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J'aime ????
J'aime D..., avec un grand A et j'aime ses lèvres et ses yeux et ses fesses... Son ventre Issaq, ses rondeurs Somali, sa bouche en tutti quanti... Et j'aime la combler tant et tant que cela me laisse rêveur.
Je suis là et je n'y suis plus... Entre Niaké et Goto, je crêve un peu moins de châleur quand je galopine... Mais ça risque de changer bienasseztôt
Toujours pas installé, je continue à briquer mon Teck.
De bric, de broc et de crocs (quelques neurones à adopter). Que le grand Cric me croque !
Pas plus sympathique qu'auparavant : pour vous en convaincre, plus de tophes et plus de textes vengeurs sur http://www.flickr.com/photos/86778817@N00/
Accroc aux puddle-pool, aux grands (et petits) fauves et à la Tusker Cervoise Lancelot malt... Avec le panthéismealon (de Pierrot le fou) en ligne de mire.
Putain de cible !
Evidemment tout ici est sous contrat de protection CC même si j'arrive désormais à m'en passer et cela va le rester...
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Longtemps pourtant j'ai cru à son pouvoir.
Tiens, si je me souviens bien. J'avais 4 ans à peine. J'étais un garçonnet peureux en vacance au Portugal post-Salazar avec papa, maman, tonton, tata... Et puis, dans un de ces coins de l'Algarve v'là ti pas qu'on s'arrête devant un tas d'os de 8 millions d'années sous un aquarium de verre et que ma mère explique d'un ton par trop doctoral : « lui, c'était un enfant comme toi, c'était ton ancêtre et il est mort».
Sûr, ça sent pas encore le souffre mais ça questionne.
Beaucoup plus tard, période fin des acnés purulentes... Nancy... Bourgeoisie. Centre ville. Fac de Droit. Deuxième session du module d'économie politique. Le gros poussah pousse un gros pet sulfureux en même temps que sa gomme au coin de la table. Elle choit. Le signe vicieux que ce goret m'a gratifié d'un zéro éliminatoire, le deuxième en deux ans et l'assurance de tripler ma première année de Droit.
Là, ça pue la mort et ça énerve... Bizarrement, c'est ce jour-là que j'ai définitivement cessé de croire en Dieu, pas à cause du Droit, j'ai fait Histoire et c'est tant mieux, à cause de l'odeur, littéralement nauséabonde... la preuve par la sailli verbale qui m'est spontanément venue en sortant dans le couloir "c'est pas Dieu permit de puer pareil !".
Paname. Vie d'adulte, appart à Gambetta, période en demie teinte... Métro boulot dodo. La sonnerie sur le portable. Oui c'est important. Je la retrouve dans une brasserie insipide du 7e arrondissement. Une table ronde, l'odeur des gitanes maïs. L'horreur totale. En face de moi, ma femme, dans quelques secondes, elle sera mon ex. Solennelle, ça elle sait faire, elle m'annonce que c'est finit : elle veut divorcer... Je crois que les larmes, la détresse et le désir d'en finir me submergent aussi sec... Douché comme du goémon une marée d'équinoxe... Je me retourne, on dirait aujourd'hui machinalement, et là en face de moi à cinq pas, au comptoir, il y a Judith. Judith n'est pas Lilith... C'est juste la seule autre fille à l'exception de cette femme qui va devenir mon ex, la seule alors jamais aimé de ma vie d'homme... La seule aussi que j'ai vraiment quitté comme un saligaud, quatre ans auparavant sans jamais jamais la revoir.
Qu'est-ce qu'elle foutait-là ? Et pourquoi ce jour précis ? Honnêtement, je n'en sais foutre rien mais ça me hante toujours... Et dans mon souvenir, il me semble encore aujourd'hui qu'à cet instant, elle ricanait doucement à contempler ma déconfiture... ça ne sentait plus rien que l'odeur des frites mais assurément le Diable alentour hurlait de joie.
Seulement voilà... depuis ce dernier évènement, plus rien.
Pourtant, je suis en Afrique et l'Afrique question horreur, c'est assez infernal au quotidien...
Certes, je vis des moments diaboliques... Mais rien qui ne dénote à coup sûr la présence du malin.
Alors, je me cantonne à des petits signes.
Séminaire à Arusha autour du TPIR, les crimes pour le Rwanda qu'on s'exonère à compte-à-rebours, contribution citoyenne sur la mauvaise conscience européenne... Combien de millions d'Euros déjà pour juger un tortionnaire ? 16 millions par accusé me suggère une petite fée clochette en maraude... Même au kilo, ça fait cher le génocidaire...
Mais c'est bath le TPIR... ça donne des petits airs d'Amérique à une bourgade d'Afrique. Et puis, mes étudiants sont ravis... On ne va pas les décevoir. Pour l'instant, ils assistent au théâtre de marionnettes en même temps qu'ils acquièrent des techniques en sciences sociales... Le soir dans nos bungalow, à l'ombre du Mont Méru, sous le haut-patronage d'une Kilimandjaro, des sommets d'alcool en renfort de nos velléités d'alpinistes, on rit de nos erreurs, on se bâfre, on se l'a raconte, putain dire qu'on a failli faire une faute d'interprétation dans l'entretien biographique... Le lendemain, on s'en branle, parce que dans vingt-et-une chambrées, c'est la débandade des culs gosiers, le dilemme des transit... ça chiasse et ça dégueule de partout...
Un mauvais virus, ch'ais pas j'imagine une sorte de crabe en miniature, inconnu au bataillon des armes létales mais terriblement efficace dans le domaine plus conventionnel des stratégies incapacitantes.
Dire que j'ai ignoré l'ampleur du drame : rentré 24 heures avant les autres, j'ai éprouvé le privilège solitaire d'un tête-à-queue avec mes chiottes... Et puis, j'ai tellement flippé d'avoir enfin chopé une bonne maladie mortelle que j'ai un peu forcé la main d'un taxi pour qu'il rallume le flambeau éteint de Nikki Lauda en route vers l'Aga Khan Hospital. Résultat prévisible, ah, l'accident de bagnole... Bring Brang, le rêve guimbarde... Même si cette taule n'est pas la mienne ni les diables en ces lieux païens intéressés par mon âme : le chauffeur y a laissé sa couenne. Moi, on m'a découpé la peau au chalumeau et désincarcéré indemne avec une terrible brûlure au premier degré d'au moins 3 cm de longueur sur l'avant bras...
Qu'est-ce que tu veux, c'est ça l'Afrique... C'est terrible. Terriblement banal, rien qui n'existe pas déjà dans la vie réelle.
Et je ne parle même pas des sueurs froides que me causent la surveillance quotidienne de ma mousmée, déclarée par quelques ganaches nationzunisées « plus belle plante du patelin »... Tiens, l'autre jour, j'allais un peu mieux mais j'en fus quitte pour quelques frayeurs quand je reçu ce SMS ami mais curieusement anonyme... Le texto me déclarait tout de go et dans la langue de Shakespeare : « et si je te disais que ta bombasse est en ce moment même en train de se taper mon pote qui est aussi son ex, tu dirais quoi ? »
Là, la trouille m'a saisi je l'admets... ça m'a fait pareil que le Haka des Néo-Zélandais avant leurs matchs contre la France... Avec une infinie tendresse, j'ai regardé le visage de ma femme qui dépassait de la couette. Elle s'est levée et dirigée vers la salle de bain. Je l'ai suivi et j'ai soupiré...
Le soupir évacué, je suis quand même tenté de répondre à l'amical corvidé sur un mode préventif : « s'il s'avérait que cette information soit bonne, je dirais que ton pauvre pote qui est aussi son ex a dès lors toutes les chances de se choper cette saloperie de virus d'Arusha. Virus dont la virulence ne cesse de m'étonner si j'en conclus par l'état déplorable de ma moitié à l'heure où toi, ami anonyme, tu m'adresses ce message. En effet, il semble établit que le virus d'Arusha a bel et bien franchit la frontière tanzano-kenyane et, qu'en m'utilisant comme hôte intermédiaire, il a désormais provisoirement vaincu les barrières immunitaires de « ma bombasse », du moins si j'en juge par le flot discontinu d'humeurs qu'elle rend à cette minute aux conduits d'évacuations nairobiens ».
Trouvant le SMS un peu long, j'ai finalement opté pour un « va te faire foutre en Ossétie du Sud » totalement hors de propos mais assez éloquent pour décourager l'ami de venir nous rendre visite pendant l'épidémie.
Ces quelques exemples pour vous démontrer que si le Diable se mêle encore de ma vie c'est un Démon mineur. Au final je n'ai plus rien à gagner à croire en lui.
Oui et tout cela ne m'aide pas. Dés lors que j'ai admis que ni Dieu ni à fortiori Diable n'avaient à voir dans cette affaire, tandis que tout un chacun ici me déclare vivre un enfer, il me reste à établir une définition de l'enfer.
C'est quoi d'ailleurs au juste l'enfer ?
Les autres ? Répartie facile d'un champion de faction, questionné par un clone de présentateur télé.
Une fois que je me suis désengagé des yeux charbons braises des mômes abonnés à l'héraldite, des réunions fleuve que mon boss nous concocte les mercredis en matinée ou de l'hésitation qui me taraude quand j'hésite entre te soigner, mon amour ou boire un verre, un dernier verre, c'est juré, mon amour, avec des amis, des vrais de vrais... Une fois que j'ai fait le tour de ce qui est effectivement atroce, il faut bien admettre que ma définition de l'enfer bat de l'aile.
Là-bas en Somalie, un attentat grenade déchire quelques entrailles.
Ici rien. Il fait chaud, je déguste un jus d'ananas.
L'enfer est là, entre les lignes.
Si au moins, je pouvais rêver d'un attentat d'ananas au moment où je déguste mon jus de grenade.
Photo : Le Coati
Publié par Chachlik à 18:55:55 dans Animaux du monde | Commentaires (8) | Permaliens
On dira que c'est notre nain président qui m'a aidé à grandir... Ce stupide gamin vantard et sa soif de partager son bonheur vulgaire - ou du moins l'image qu'il s'en fait - avec la terre entière.
Allez d'accord mon nabot, les aventures, ça se partage, mais avec des aminches, des connivences, des dames pipi, au pire une toile virtuelle...
Tu aimes quoi chez elle ?
Sa gueule de faucille cécillienne ? Son anorexie conjoncturelle ? Sa voix de faussette ? Son accent d'Italie ? Allons, Stendhal m'est témoin, ça ne vaut même pas un voyage rital.
Elle est moche et tu es laid tellement t'y as perdu en inhumanité. Tu devrais le savoir pourtant, l'artifice ne génère rien d'autre que des frustrations et le pouvoir est incompatible avec la vraie beauté.
Je parle d'un truc qui ne t'a même pas effleuré tellement, pauvre ornement, tu te gargarises de ton insupportable narcissisme... ce n'est plus de l'égo, c'est du tout l'égo....
Mes formules simplistes, je les assume, la haine en devanture, comme blason, elles sont pauvres mais, va savoir leur pouvoir en tant qu'étendard.
Tu hais les intellectuels, ils te méprisent, tu les crains, ma peste comme la galle sur une cerise... Gâteau, gâteux, radote ma linotte, tête de piaf... En guise de réponse tu leur brandis une autorité de pacotille, braquemart (une épée inculte) en devanture... Parce que l'enfant gâté, primaire, œdipien, possessif ne rêve de rien d'autre que d'avoir sous le coude tous les jouets du monde... Et si l'envie lui en prend de tous les casser... Le problème c'est qu'on n'a jamais vu un sale gamin décider du sort d'un pays.
Ce n'est pas discourtois, mais il me semble que tu manques d'éducation, de sens civique, de morale.
A ta décharge, tu n'es pas le seul.... D'ailleurs, ce n'est point l'école républicaine qui lui a fait dire à ce type : « touche moi pas... quand tu me touches, tu me salis ».... Ni toi lui répondre « si t'es pas content, casses-toi, casses-toi connard ! »
De Gaulles, en bédé (à lire le très bon De Gaulle à la plage de Ferri), en virée à Colombey (bal tragique) ou à Paris aurait eu la répartie de dire : oui Monsieur, pour l'aimer la France, il a fallu se salir » tandis que Mitterrand plus docte aurait rétorqué : « pas plus à Jarnac que sur le Champ de mars, la boue ne crotte un Président des Français».
Mais voilà Panzani, pâte indigeste, tu veux coller à l'époque, aux méandres incompréhensibles qui l'accompagnent ... Aux médias qui n'ont de médium que la racine latine. Pendant ce temps tes grognards s'indignent des temps nouveaux, du direct digitalisé que tu as contribué à créer. En vérité, tu es fou... Je les aime ordinairement les débulbés, mais toi, ta folie m'atterre, m'attriste, m'inquiète... Je ne te t'aime pas et, rassuré, je sais que tu n'useras pas d'un renfort de psychanalyse pour me rétorquer que mon désamour n'est qu'une part de son contraire.
Je ne t'aime pas et j'en suis fier. Et puis, je me répète, mais, ma femme incertaine, que je n'ai acheté ni par le pouvoir, ni par les sunlight... Ma femme, disais-je est plus belle que la tienne.
Quant à ton avenir ?
On mérite toujours son siècle, petit Nicolas... Son siècle et le boomerang qui l'accompagne.
Tu as déjà perdu et - crois bien que je le regrette - tu as déjà ouvert la boîte...
Pauvre Pandore !
Photo (strange monument in Mombasa) : le Coati
Publié par Chachlik à 12:47:17 dans Animaux du monde | Commentaires (7) | Permaliens
Chaleur et poussière... Toute la sainte journée...
Sans doute un peu le besoin de me changer les idées, de cesser de me ronger le sang, les ongles et les encres...
Une éléphante qui s'arrose de poussière à l'ombre du Kilimandjaro est une manière d'y parvenir...
Ce que je hais le doute, quand même....
Photo : Le Coati
Publié par Chachlik à 19:51:18 dans Animaux du monde | Commentaires (5) | Permaliens
Deux version une en Anglais et une en Francaoui... Two version, French and English, First English
I'm not a soothsayer. I didn't know by going to pick you yesterday that our meeting would have a taste of global drama. They just break the bad news on TV, you said: they killed Benazir Bhuto. A moment of wavering. I'm thinking: naturally, they killed her as they killed Marie Stuart, Rosa Luxembourg, Ann Frank or Indira Gandhi ...
We rose in the car. I had the head which buzzed a little. A mixture of fear and disgust for this wonderful world. The intolerance not having moved back of an iota since Saint-Barthélemy, womens have always taken full the face, with a kind of constancy, particularly when they have the power to change things. I say to myself that I defenitly love womens. Even if this one did some mistake, she didn't deserve the martyr of the torn nick, the shouts, the tears and the blood on her sari.
I had promised you this meeting with Adrian, the boss of ECHO.
He doesn't know about the bad new... that puts him in a whirl and that is noticeable. " Pakistan is not going well " he murmurs ... Then, we speak about everything, about nothing, bout elections in Kenya and about the likely alternation, the archaeological discoveries, about our professions, in many aspects exhausting, about holidays, about our small place of paradise ... Before reaching the deep of subject: we evoke the financing of humanitarian projects in Somalia. Adrian give to you his business card: kind of sesame but not a treasure. No promise but meeting is taken for January. And my part of contract is filled.
Adrian swallows his lemon Perrier then goes away: fatherly love and duty of the father. He is perfect Aadrian, he is serious, he is professional and I'm not the first one to think that.
What we made, then? We fetched a restaurant opened one day of electoral evening. Nairobi strangely deserts for a Thuesday night.
Side room Havana. We sit down, we have mutually tested each other and it is so for three days, we talk of little things of everything of nothing ... Some words for Huda whose defence you take ... Bites of mischievousness, your stories of disposed marriages, the worsened negotiations - housewife, that definitly not your business! Two compliments, an excuse, some jokes and the kings prawns ...
I can't more there look at your great eyes of Hiran, at your Issak's face, at your dark clear skin. Beforehand, I apologize, in anticipation of any emphasis: But it is sure that you are nice to look. You launch into a persevered defence of my comprehension of freedom, you go into ecstasies on the fact that you found in me a small brother of friendship. Persevered supporter of the football and Arsenal, we don't stay over football subject: it could damage our sudden empathy.
Your feet on cushions, you laugh and your tong bangs in the mouth ... with air of queen, the one of Saba, undoubtedly ... We leave towards the bar. Music! A crazy dance ... A last beer.
Two screens. The silent television shells results in Kenya. The win of Raila is seem to be confirm. Poor clown, I think. Stupefied! Tomorrow the international press will speak only about Pakistan ... Some pictures on the other screen: human in tears, angered men, in the middle of the chaos. Don't wait for her guys, Benazir will not come any more. Elsewhere some infirm oldsters shout their joy to be cleared out from the impious person ... The mustache of pervert Mucharaf, lips pinch in the corner of baby Bush: promises of castigation of course. And sails the galley!
Tiredness earns me. I am going to burst into tears, the falt of this big tragic joke ... you confort me. Thank's ma jolie !
Intensely, I look in your eyes one more time just before suiting: it is probable that this day is an important date of history... As for my fickleness: without any doubt this one begins boring my friendly knowledge a bit!
It's the day of the assassination of Benazir. But i'm thinking; now it almost doesn't concern me any more. I am once again victim of a bewitching. Because I, when they will speak to me later about that day... I would remember only you.
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Je ne suis pas devin. Je ne savais pas en allant te chercher hier que notre entrevue auraient des accents de drame planétaire. Ils viennent de le dire à la télé, « tu m'annonces » : ils ont tué Benazir Bhuto. Un moment de flottement... Je songe : bien sûr, ils l'ont tué comme ils ont tué Marie Stuart, Rosa Luxembourg, Anne Frank ou Indira Gandhi.
On est monté dans la voiture. J'avais la tête qui bourdonnait peu. Un mélange d'angoisse et de dégoût pour ce monde en marche. L'intolérance n'ayant pas reculé d'un iota depuis la Saint-Barthélemy, les femmes trinquent toujours avec la même constance, particulièrement quand elles ont le pouvoir de changer les choses. Je me dis que j'aime décidément les femmes. Même si celle-ci avait quelques défauts, elle ne méritait pas le martyr de la taule déchirée, des cris, des larmes et du sang sur son sari.
Je t'avais promis ce rendez-vous avec Aadrian, le boss d'ECHO.
Il n'est pas au courant de la mauvaise nouvelle... ça le tourneboule un peu et ça se remarque. « Le Pakistan ne va pas bien » murmure-t-il... Puis, on parle de tout, de rien, des élections au Kenya et de la probable alternance, des découvertes archéologiques, des nos métiers, à bien des égards épuisants, des vacances, de nos petits coins de paradis... Avant d'en arriver à l'essentiel : on évoque le financement de projets humanitaires en Somalie. Aadrian te sort sa carte de visite, sésame. Aucune promesse mais rendez-vous est pris pour janvier. Et ma part de contrat est remplie.
Aadrian avale son Perrier citron puis s'en va, le devoir paternel. Il est bien Aadrian, il est sérieux, il est pro et je ne suis pas le premier à le penser.
Qu'est-ce qu'on a fait ensuite ? On s'en est allé chercher un restaurant ouvert un jour de soirée électorale. Binairo étrangement déserte pour un jeudi. Havana côté salle. On s'assied, on s'évalue et s'est ainsi depuis trois jours, on cause de petites choses de tout de rien... Quelques mots pour Huda dont tu prends la défense... Des brins d'espiègleries, tes histoires de mariages arrangés, les tractations mises à mal - femme au foyer, ça te fait carrément gerber... Deux compliments, une excuse, quelques jokes au milieu des kings prawn...
J'en peux plus de regarder tes grands yeux de l'Hiran, ton visage Issak, ta peau sombre-clair. Je m'excuse par avance, en prévision d'une quelconque insistance de ma part : mais c'est vrai que tu es belle à regarder. Tu te lances dans une défense acharnée de ma conception de la liberté, t'extasie sur le fait que tu as trouvé en moi un petit frère de concorde. On ne s'attarde pas sur le sujet football, en farouche supportrice du ballon rond et d'Arsenal, tu pourrais mettre à mal notre soudaine empathie.
Tes pieds sur les coussins, le rire et ta langue qui claque, avec des airs de reine, celle de Saba sans doute... On se déporte vers le comptoir. Une dernière bière. Deux écrans. La télé silencieuse égrène les résultats au Kenya. La victoire de Raila se confirme. Pauvre pitre... malheureux ! Demain, la presse internationale n'en aura que pour le Pakistan... Quelques images sur l'autre écran. Des hommes en pleurs, en colère, au milieu du chaos. Benazir ne viendra plus. Ailleurs quelques impotents vieillards crient leur joie d'être débarrassé de l'impie... La moustache de Pervers Mucharaf, la commissure pincée de Bush le petit... Des promesses de châtiment bien sûr. Et vogue la galère vogue !
La fatigue me gagne. Je suis au bord des larmes: la faute de cette grande farce tragique, tu me consoles. Je plante une fois encore mes yeux dans les tiens avant de convenir : il est probable que ce jour sera à marquer d'une pierre blanche... Quant à mon inconstance : Nul doute que celle-ci commence à lasser un peu dans les chaumières !
On est le jour de l'assassinat de Benazir... J'en ai maintenant presque rien à faire... je suis une nouvelle fois victime d'un sortilège... Moi quand on me parlera plus tard de ce jour-là, je ne me souviendrais que de toi.
Photo (carcasse a Garowe) : Le Coati
Publié par Chachlik à 19:19:09 dans Animaux du monde | Commentaires (6) | Permaliens
Quand tu es loin, tu me remplis d'inquiétude. Diverses inquiétudes. La trouille de te perdre, de toute manière.
Quand tu es là, tu ne me laisses jamais dormir. Quand tu es là, je n'ai plus peur. Quand tu es là, j'ai pas sommeil et je sais malgré tout que viendra un moment où tu vas t'assoupir... Alors, je prendrais une photo, un vol à l'arraché.
Quand je suis avec toi, mon cœur bat la chamade. C'est toujours trop peu souvent, c'est en pointillé, c'est difficile, c'est doux, c'est bien, c'est encore et encore même quand tu me dis que ça va fatalement se terminer un jour. Et moi, je ne sais pas que croire.
Aujourd'hui, c'est un réveillon de noël particulier. Je n'ai pas sommeil mais je n'ai pas non plus envie de réveillonner. Petit Jésus ou papa Noël, mon ascension ne sera pas de même nature que la vôtre.
Parce que ce soir, j'ai juste de passer toute la nuit avec toi, faire Cattleya ou plus sérieusement de te prendre résolument les fesses et de monter en cadence jusqu'au cieux facétieux.
Dans une petite heure... sans doute
Joyeux noël quand même, vous z'ôtre !
Photo d'hier : Le Coati
Publié par Chachlik à 17:32:49 dans Animaux du monde | Commentaires (5) | Permaliens
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