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Cent nouvelles de Bob - Coatis et compagnie

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C'est pas assez ! De qui se moque-t-on ?

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Lumpen attitude



J'aime ????


J'aime encore Svetlana, sans vous faire tout un couplet sur la culpabilité et la déshérence mais je ne l'aime plus de la même manière. J'aime encore le souvenir des clefs parce que c'est un bon souvenir et que sans clef on ne parvient pas à passer au deuxième niveau de l'aventure ou à démarrer un foutu scooter. Mais le souvenir des clefs commence à s'estomper. J'aime Encelade, huitième lune de saturne et ses Geysers de glace mais je trouve aussi qu'Encelade est une lune parfaitement immature (je ne l'oublie pas pour autant).


J'aime D..., avec un grand A et j'aime ses lèvres et ses yeux et ses fesses... Son ventre Issaq, ses rondeurs Somali, sa bouche en tutti quanti... Et j'aime la combler tant et tant que cela me laisse rêveur.

Je suis là et je n'y suis plus... Je suis au Niaké et on crêve vraiment de châleur quand on galopine.



Toujours pas installé, je continue à briquer mon Teck.
De bric, de broc et de crocs (nombreux chiots à adopter). Que le grand Cric me croque !

Pas plus sympathique qu'auparavant !!!

Accroc aux puddle-pool, aux grands (et petits) fauves et à la Tusker malt... Avec le panthéisme en ligne de mire.

Putain de cible !

Evidemment tout ici est sous contrat de protection CC même si j'arrive désormais à m'en passer et cela va le rester...


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Recherchons si on trouve, voyons vouair

C'est bö, Gudrum

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Bob est-il toujour vivant ? | 08 décembre 2005



- Bob, Mort ?
Ecoute mec, j'en sais foutrement kedechi mais ça m'étonnerait ? En tout cas, il bouge encore des doigts de pieds... Bob, il adore crapahuter dans les sous-bois, nous tirer la trombine, jouer à se frotter les pompes dans la mélasse, financer des voyages improbables alors qu'il est grave à découvert. Mais d'un autre côté, depuis quelques mois, faut être honnête, il a plutôt été avare en nouvelles. Il a été un peu... comment dire... cachottier. C'est ça cachottier. On voit bien qu'il pense à autre chose. Il est pas du genre drôle, ces derniers temps. On a des cousins magots qui nous on écrit du Maroc pour nous dire qu'à leur sens "quelque chose" le préoccupe.

- Quelque chose ou quelqu'un ?

- Moi, je dirais plutôt quelqu'un... Sans doute une Bonobo un peu sauvageonne, voire même une lémurienne de derrière les fagots. M'étonnerais pas qu'il couve une forme d'amourite aigue pour un genre d'inconnue au coeur généreux.

- Ouais, ça m'avance pas beaucoup.

- Désolé mais eh, si vous le croisez dites-lui qu'il nous manque... Et qu'il reste pas dans ces pays froids à s'estourbir le ciboulot. Sa place est ici avec nous sous le soleil à nous refaire le portrait en 24x36. Tenez, ouais, précisez-lui bien que s'il revient, on serra pas chien, on ferra les singes... Comme il aime...


Photo : CLD - Interview du Mono titi à face blanche : John Tarascon

Publié par Chachlik à 20:21:26 dans Sans nouvelle de Bob | Commentaires (7) |

Concert exceptionnel/ Une seule représentation | 08 décembre 2005

Bon, parce que Jean-Michel Chevry est un des rares amis de ma femme que j'ai réellement apprécié.
Parce que je le considère toujours comme un ami.
Parce que j'ai goûté particulièrement l'ambiance qu'il a laissé lors de ce concert de mariage...
Parce qu'il a réussi à imiter le cri de la police en ces terres reculées de Basse-Bretagne.
Parce que dans mon petit chez moi, un boycott que je n'avais pas voulu le frappait honteusement.
Parce j'aime la chanson : "le petit Léon qui pête un plomb"
Parce que j'aime les vaches qui font meuh
Parce que nous avons eu un temps une passion commune pour le Baïkal
Pour toutes ces raisons et pour beaucoup d'autres, je vous engage instamment à vous retrouver dare dare à ce concert le 27 janvier.

Je sais, c'est pas demain mais je remettrais cette annonce en ligne ultérieurement. En attendant, je vais le seriner : le 27 janvier tous à Mee-sur-Seine ! Et en avant la scène !



Publié par Chachlik à 15:20:34 dans Période sombre | Commentaires (47) |

Le mouvement | 08 décembre 2005

Il y a des gens qui se meuvent encore... Qui ont un but précis... Des trucs à faire, mû par un mouvement quelconque... Je ne sens rien de cet ordre en ce moment.

Photo : Le Coati

Publié par Chachlik à 11:17:34 dans Yalors là, c'est drôle | Commentaires (44) |

Hulk est son nom ! | 08 décembre 2005

J'aurais bien voulu faire un compte-rendu de la soirée d'hier... Mais j'ai sans doute été frappé (énervé, agacé sont d'autres synonymes possibles) par quelqu'un et dans ces cas-là, j'ai tendance à me dédoubler et à oublier ce qu'il m'arrive... Des quidam prétendent m'avoir aperçu ensuite dans un bar argentin du XXe arrondissement (limite Belleville) avec une magnifique livrée verte en lieu et place de mon bronzage habituel... Il paraîtrait également que je n'avais plus de pantalon et que je grimpais sur les tables en hurlant des cris de bêtes sauvages... La griffe (Kelvin Klein) et la dent (contre L'évanescente). On ne prête qu'aux Verts...

Photo (ah ah) : SD

Publié par Chachlik à 04:52:15 dans Nature - Amour contre Nature | Commentaires (10) |

Les Minables VII (il est blanc donc intelligent !) | 08 décembre 2005

Le Blanc Amédé écoeuré par le sang s'est recroquevillé sous le comptoir, côté consommateurs. Il a les mains sur la nuque ; Il est à genoux, les mollets croisés, ses babouches ont disparu sous le tissus de son futal trop large. Même s'il est pas rassuré, l'idée qu'il avait tout à l'heure a fait un sacré bon'dieu d'chemin dans ses cellules blanche...
Amédé cette mallette noire l'intrigue; il jurerait qu'il y a à l'intérieur du pouvoir qui rend blanc : ben ouais ! Du flouze, du poignon, d'l'oseille, d'la caillasse, des deniers...
Il le sait à l'odeur... l'odeur, l'odeur de l'argent !
Ne reste plus au Blanc qu'à subtiliser la mallette... et là ça devient problématique... Une question lui taraude les neurones :
Comment qu'on procède pour subtiliser une mallette quand on a une tronche avec écrit voleur en panorama ?

Allons, Amédé va bien trouver, il est Blanc donc intelligent.
Julia !, maintenant c'est Elle qui mène l'Action.
Elle prend la mallette. A Lui elle hystérise : “ Lève toi ! Putain lève toi ! On sa casse en vitesse !”
Lydian, peine à se relever, s'aide du Riot Gun... pénible, pénible... et puis l'a mal, mal à sa joue, Lui, la nausée dans la bouche, proche de l'évanouissement, se persuade qu'il faut se raccrocher à Elle...

Elle, pas la plus infime trace de compassion dans les mots qu'elle lui adresse... professionnelle, strictement professionnelle. Qui pourrait penser qu'hier encore Elle était juste une gentille choureuse ?
Julia, le regarde dégoûté, Lui, qui se débat, glisse dans l'liquide, pédale dans sa semoule, Lui qui lui fait perdre du temps. Elle s'amuse aussi, un peu, du sang qui s'échappe de sa joue à Lui, qui poisse plein partout, sur son visage, dans ses cheveux, sur ses mains, qui se mélange avec le sang de l'Autre dont la caboche, cabotine, s'est carapatée au quatre coin du troquet...
Lydian, ouiiste patenté, Européen choqué, étudiant raté, hypocondriaque maltraité, l'oeil hagard, aviné, humilié... Par ses mots à Elle, qui le pénètrent dans son crâne en bribes... Ces mots qui, le déconsidèrent, le rabaissent, le “déténébrisent” : “ Dépêche toi ! t'as rien ! Une éraflure ! Arrête d'te lamenter ! Mauviette !
Fais moi confiance ! Je me charge de tout ! Comme d'hab !”

Et Lydian, qu'à mal, qu'à honte, qu'à peur surtout, ne sait plus bien ce qu'il faut faire. Mais Lui n'est pas les seul à avoir mal, pas le seul à avoir honte, pas le seul à avoir peur...
L'Homme, Cristophéro le visage snob cassé, déconfit, le nez en sang, violet-rouge... Cristophéro rampe en pleurnichant pire qu'une fillette, le pantalon écru est maculé d'une tâche marron. Le dégueu l'a chié dans son falzar !

L'Action sentait déjà pas bon, là c'est carrément suffoquant.
Pour L'Homme se pourrait être l'humiliation suprême, mais L'Homme ne pense plus à son apparence, veut juste rester en vie... en vie sans tragédie !
La conscience un peu brumeuse, L'Homme se persuade, à juste titre, que c'est cette petite garce métis, cette Julia qui à tout moment peu rompre le fil de sa vie. Tant pis s'il hait les femmes, les exècre, les méprise... il rampe vers Elle, Eve salvatrice, il rampe vers Elle... pour qu'Elle lui accorde son pardon...

Julia est de plus en plus agacée par la lenteur de Lydian, en plus il a l'air complètement dans le coaltar. Elle qui se dit, que décidément, elle aurait pu faire le coup toute seule. Toute seule, ça veut dire sans hommes...
A la seconde où cette réflexion la traverse, Elle croise mes yeux ironiques à Moi, y lit une intention. Je suis toujours assis à la même place, en vis à vis du comptoir. Elle me toise, me fixe, évalue la question sous-jacente...
La question pour nous autres hommes est toujours la même :
N'est ce pas avec Moi par hasard, ton Wladislas, ton “grand malade” que t'aurait pris ton meilleur pied ?
Alors, si y'a vraiment affinités, on pourrait pt'être envisager d'aller plus loin ?
Moi, Moi, j'te le dis, largue le ce Lydian ! Largue cette cave...
Mais Lydian, est peuh t'être pas complètement cave, peuh t'être même pas dans le coaltar. Lydian a bien remarqué notre manège... du coin de son entaille, il nous observe.
Julia a saisit le sens de mes oeillades. Elle est pas encore décidé sur le choix final, entre deux hommes son coeur danse... ça se lit au reste d'moue boudeuse qu'elle affiche en commissure de lèvres.
Elle se demande sans doute pourquoi elle serait obligée de choisir ?
Elle, ce qui lui plairait au fond c'est d'être riche et d'en aimer plein à la fois... en somme, d'aimer sans compter...
Pourtant, Julia revient vers Lydian, elle lui passe la main sur le front, le caresse en forme de guérison. Lui est brûlant de fièvre.
Elle lui dit qu'ils doivent partir. Elle le dit doucement, une attitude qui ne lui ressemble pas. Serait-elle en train de me rendre jaloux ?
Sans attendre de réponses, sans me regarder, sans le regarder, Elle tourne les talons, marche tranquille, sous l'oeil lubrique d'une bonne quinzaine de minables buveurs de bières trop chères.
Elle s'apprête à sortir. Dehors, la nuit est encore chaude.

Le Blanc Amédé a eut une idée.
Le Blanc a dû réfléchir vite.
Ce sont les circonstances qui lui sont favorables; désormais, c'est Elle, cette petite dinde qui a la mallette... selon toute vraisemblance, ce sera plus facile !
Le Blanc aperçoit son copain l'homme, Cristophéro qui rampe à terre; qu'est ce qu'il rampe vite cet Homme, il rampe vite, mais iln'est pas beau à voir...
Le Blanc jette un oeil à L'Homme qui rampe vers la fille, Julia. L'Homme rampe vers la mallette, aussi.
Amédé sourit. Un sourire byzantin. Il pense que Cristophéro va bien l'aider... oh oui bien l'aider !... dommage que Cristophéro ne le voit pas sourire.
Le Blanc Amédé sort de son fute trop large le cran d'arrêt qu'il a confisqué hier à un sauvageon... CLICK ! CLACK ! La lame sourd !

A suivre assidûment...

Texte et photo : Wlad Coati et CLD

Publié par Chachlik à 04:19:58 dans Les Minables (une romance noire et tragique) | Commentaires (3) |

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