Mon blog, c'est ma récré à moi; un petit jardin dont je cultive chaque m² avec tendresse et patience.
<< pfff! | Dalva | alors? je vais gagner? >>
Dernier gros roman lu en date, précisément pendant nos vacances en Sardaigne et en Corse.
Sans mentir, j'ai dû lire les deux premières pages au moins quatre fois...je ne comprenais rien ! Les situations évoquées n'avaient ni queue ni tête, et la narratrice passait d'un sujet à l'autre.
Tout n'était qu'implicite, je l'ai compris bien après (genre 200 pages après...il en fait 470). Mais tout arrive à qui sait attendre (dicton approximatif). J'ai tenu bon (a fortiori puisque je n'avais que 2 livres pour ces 4 semaines de vacances : il valait mieux persévérer : pas d'échappatoire possible pour trouver des livres en français en territoire italien !). Mais, mais, mais... ! Passées les obscures premières pages, j'étais accro.
J'ai goûté à la grande Amérique, l'Amérique des grands espaces, l'Amérique des indiens à qui l'on a tout volé. Je me suis attachée à Dalva, à sa famille, à leur liberté. Quel plaisir de me couler le soir sous le drap pour les retrouver. En plein camping sauvage dans l'aride Sardaigne, Dalva et les siens me rassuraient un peu.
Une originalité dans l'écriture : le changement de narrateur entre le livre un et le livre deux. Le point de vue de la narration est d'abord observé par Dalva et ensuite par Mickael, ce qui permet d'avoir deux approches différentes sur un même sujet. L'approche de Mickael est très drôle et il a le don pour déclencher des situations totalement absurdes et grotesques dont il ne sort pas indemne. Pour le coup, Jim Harrison fait fort en explorant les affres du cœur de deux personnages de sexe opposé. Il parvient tour à tour à se glisser dans leur peau, et nous, lecteur, nous savourons son émouvant récit.
Il entame là une fabuleuse fresque familiale (qui se poursuit avec la Route du Retour, que j'ai déjà acheté et que je lorgne de temps en temps du regard en me disant : -« j'ai hâte de te retrouver Dalva ma chérie tu sais.») qui laisse derrière elle des envies de grands espaces.
Publié par crevettedesiles à 18:27:50 dans Nourritures Terrestres (attention: j'aime les gros pavés) | Commentaires (1) | Permaliens
14-09-2005 18:54
De zélie Sujet:
crevette
Depuis le 29-06-2005 :
73156 visiteurs
Depuis le début du mois :
311 visiteurs
Billets :
56 billets