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outside utopi(a)

explorer les hors-champs

Dans le cercle de craie | 11 juillet 2005

Samedi à "La Chocolaterie" Le Kremlim Bicètre, première rencontre avec le "Cercle de craie, labo de théâtre". Création de l'association Chevêtre cercledecraie@free.fr . Juste un passage rapide

17 h, performances chorégraphiques de Ladylou, Andréas et Manu " Les Enfants soldats" et " Billet d'Afrique" magnifique travail de Ladylou. Elle a la grâce et une force contagieuse. Si loin d'Avignon, de la Cour d'Honneur, de Jan Fabre et de ses Larmes, du travail, presque clandestin, pourtant si puissant, ancré dans le réel.

18h, discussion sur manières de faire, quelques bribes  : " repartir du monde / non pas des manières et des formes / être simple et profond /les gens sont profonds réellement et potentiellement / les traces laissées / voir le prélèvement dans les chevêtres / l'entrecroisement des pas / les errances de chacun / les traces, plus des promesses que des souvenirs / le froissé / quelque chose qui soit toujours en mouvement / pas forcément fini / pas pour faire joli / mais pour prendre ce risque / des collectifs forts fondés sur des solitudes fortes / convoquons nous ensemble / acteurs, spectateurs / nous sommes tous en voie (voix ?) ..."

19h, juste un bémol : où sont la dérision, l'energie du " se moquer de soi" ? le froissé qui gratte... alors je repars en me disant que ces gens me touchent de façon très profonde, mais qu'il m'y manque juste un éclat de rire ! Je repense à "La Symphonie du Hanneton" vue en juin, comme un présent.

Publié par nova à 17:08:31 dans Traces | Commentaires (1) |

Parce que c'était... | 07 juillet 2005

Il y a 2 ans, j'ai reçu cet article du Monde par mail. Les plus beaux vers de "Phêdre", cette pièce de Racine, que j'ai vue et relue un nombre "absurde" de fois, sans jamais me lasser, toujours éblouie. Je venais de tomber en amour ! Aujourd'hui l'amie de toujours, celle du mail, est un peu perdue, et l'amour ailleurs, chacun trop prêt ou trop loin, une zone de flou sensible. Pourtant le goût discret de la confiance, la saveur violente de l'exaltation, les odeurs prégnantes et ténues de ce qui a été,inconfiscable, la vie était là en mouvement. Aujourd'hui ce nouvel article sur l'amitié. J'ai eu envie de les mettre côte à côte...

Coups de cœur et folies d'amour LE MONDE | 25.11.03 | 12h54 Biologistes, psychanalystes et poètes ont beau faire : l'art et la manière de "tomber en amour" continuent de défier la raison.

"Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue /Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue /Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler /Je sentis tout mon corps et transir et brûler/Je reconnus Vénus et ses feux redoutables"...

Comment Phèdre, éperdument éprise d'Hippolyte, aurait-elle pu savoir que sa simple évocation inondait son cerveau de dopamine ? Racine lui-même l'ignorait, qui vivait en un siècle où la science des passions restait à inventer.

Si le poète, mieux que tout autre, continue de décrire les espoirs, les tourments et les affres de nos fols amours, ceux-ci, désormais, se mesurent aussi en décharges de neurones et en libération d'hormones. La neurobiologie apporte ainsi un éclairage inédit sur cette manifestation, parmi les plus étonnantes et les plus complexes de la nature humaine : le sentiment amoureux, violent état de l'âme où se mêlent émotions, sensations et désir.

Manger, boire, avoir des relations sexuelles : chez l'homme comme chez l'animal, ces activités sollicitent dans le cerveau un circuit du plaisir. Nul hasard à cela : de même que le plaisir de manger est le moteur de l'alimentation - et donc de la survie individuelle -, le plaisir d'aimer est celui de la reproduction, donc de la survie de l'espèce. L'amour a une fonction évolutive bien précise. Mais celle-ci n'explique pas tout. Et moins encore chez les êtres évolués que nous sommes.

 "La reproduction n'intéresse vraiment que les démographes ou les sociobiologistes, et l'enfant-fruit n'est présent au cours du coït que comme un tiers mythique", écrivait déjà, dans Biologie des passions (Ed. Odile Jacob, 1986), le neurobiologiste Jean-Didier Vincent, pour qui "il existe un "besoin en autre", comme il existe un besoin en eau ou en protéines". Mais entre le ciel et la terre, "entre les instances sublimes et la congestion des muqueuses, l'homme n'a pas le choix. Il aime avec tout son être : cerveau, hormones et clair de lune compris". Tel est le propre de l'énamoration, iceberg de chimie et d'imaginaire dont le comportement sexuel n'est que la partie émergée.

Que se passe-t-il donc dans cet "état central fluctuant" qui gouverne la machine humaine, lorsqu'un homme et une femme, ou deux personnes du même sexe, s'attirent irrésistiblement ? L'état amoureux étant ressenti, quand il est réciproque, comme un état heureux, voire euphorique- "Ah ! Que le temps vienne/Où les cœurs s'éprennent" -, il n'est pas étonnant que lui soit associé un taux élevé de dopamine. Ce neuromédiateur du système nerveux central, en effet, joue un rôle essentiel dans la dynamique du plaisir. Repérée depuis près d'un demi-siècle, la région du cerveau qui commande sa sécrétion se situe dans l'hypothalamus latéral, dont la stimulation - naturelle ou forcée - provoque l'état de bien-être. Lorsqu'un rat ou un singe mange son plat préféré, lorsqu'il copule ou qu'il est sous l'effet d'une drogue stimulante (cocaïne, amphétamines, nicotine), la dopamine est libérée en grande quantité dans son cerveau. De même, lorsque nous entendons, voyons, touchons l'être adoré, cette molécule a son mot à dire. Mais elle n'est pas la seule. Sans doute le désir de l'autre n'existerait-il pas sans la présence dans notre organisme d'une hormone, l'ocytocine, dont on découvre depuis une dizaine d'années qu'elle joue un rôle-clé dans la genèse de l'attachement affectif.

"Si les couples se font et se défont au hasard des rencontres chez les campagnols des montagnes, alors que les campagnols des champs forment des couples monogames unis pour la vie, c'est tout simplement parce que ces derniers possèdent un récepteur à l'ocytocine que les premiers n'ont pas", explique malicieusement Jean-Didier Vincent, dont le dernier ouvrage, Le Cœur des autres, explore les mécanismes biologiques de la compassion. Chez les humains, c'est, bien sûr, plus compliqué. Mais, là encore, "la sécrétion de cette hormone du lien participe à ce que deux êtres s'attachent irréversiblement l'un à l'autre", affirme le neurobiologiste, en précisant que sa concentration, "chez l'homme comme chez la femme, augmente durant l'orgasme". Désir et plaisir, plaisir et attachement : tout ainsi est lié.

 A force d'être étudié, mesuré, radiographié, le profil biologique de l'amoureux se dessine peu à peu. Et il réserve parfois de drôles de surprises. Il y a quelques années, des chercheurs italiens de l'université de Pise ont ainsi constaté, au sortir d'une série d'expériences, qu'il y avait une variation analogue du transporteur de la sérotonine (substance influant sur l'humeur et le comportement) chez les sujets amoureux et chez les patients souffrant de troubles obsessionnels compulsifs.

L'amour fou existerait-il aussi dans nos cellules ? L'amour romantique, en tout cas, se loge dans des zones cérébrales bien précises. A l'Institut de neurosciences cognitives de l'université de Londres, Andreas Bartel et Semir Zeki l'ont vérifié en faisant subir un examen par scanner à une vingtaine d'hommes et de femmes volontaires, s'étant déclarés "vraiment, follement et profondément amoureux". Lorsqu'ils regardaient une photographie de l'être aimé, quatre zones de leur cerveau s'activaient. Toutes appartiennent au système limbique, une structure qui contrôle diverses formes d'émotions.

"L'amour romantique aurait sa spécificité neuronale", précisent les deux chercheurs dans la revue Cerveau et psycho. "Les drogues euphorisantes, telle la cocaïne, activent des aires cérébrales beaucoup plus étendues, mais qui incluent ces quatre mêmes zones. On peut en conclure que l'amour fait partie des états d'euphorie, non seulement sur le plan psychologique, mais aussi au niveau neuronal."

Mais l'amour pour qui ? La biologie, là encore, peut-elle répondre ? Les phéromones, ces petites molécules odorantes que le nez ne sent pas (seul y a accès, sans que nous en ayons conscience, l'organe "voméronasal", ou "nez sexuel") et qui interviennent dans le choix du partenaire de nombreux mammifères, nous dicteraient-elles leur loi ? Ou bien ne s'agit-il que d'un fantasme, un regret de l'animalité perdue ? Certes, les phéromones humaines existent : on a même vérifié, il y a quelques années, qu'elles pouvaient activement participer, chez la femme, à la synchronisation des cycles menstruels. Certes, les chercheurs les plus sérieux n'excluent plus aujourd'hui que notre vie sexuelle puisse subir inconsciemment, comme celle du rat ou de la lapine, leur influence. Mais de là à leur conférer le pouvoir de désigner l'élu de notre cœur !

 "Dans ce domaine, je crois que l'état suit l'acte et non l'inverse. C'est parce que j'aurai choisi mon objet d'amour que je lui attribuerai des qualités sensorielles - olfactives, visuelles ou auditives", corrige Jean-Didier Vincent. Car, on le sait bien, l'être follement aimé n'a pas de défauts. Ainsi le veut la "cristallisation" chère à Stendhal (De l'amour), cette opération de l'esprit qui, de la même manière que le rameau d'arbre jeté dans les profondeurs des mines de sel de Salzbourg en est extrait quelques mois plus tard couvert de diamants, "tire de tout ce qui se présente la découverte que l'objet aimé a de nouvelles perfections". Catherine Vincent

L'amitié, une passion calme LE MONDE | 21.06.05 | 13h12 Comme en amour, on ne choisit pas ses amis au hasard, mais en fonction de critères qui échappent en grande partie à notre conscience Qu'est-ce que l'amitié ?

Question moins anodine qu'il y paraît au premier abord. L'amitié, pense-t-on spontanément, c'est une relation privilégiée fondée sur des affinités et une sympathie mutuelle, une forme d'attachement librement choisie qui ne doit rien aux liens familiaux. Mais que l'on songe à son faux frère, l'amour, et tout se complique. Fluctuante et perméable, la frontière entre ces deux sentiments universels ne se laisse pas définir si aisément. Dans les deux cas, il s'agit bien d'aimer. Et il s'agit bien d'une passion, au sens du terme latin passio (souffrance) : selon le Robert, le "fait de subir, de souffrir et d'éprouver" .

Bien sûr, l'amitié n'est pas que souffrance, tant s'en faut. Pour la plupart d'entre nous, elle évoque au contraire des sentiments joyeux et conviviaux. Avoir des amis, c'est ne pas être seul, c'est avoir des échanges complices, partager souvenirs et projets, compter les uns sur les autres toutes choses qui aident à traverser les difficultés de la vie plutôt que les alourdir. Mais l'amitié, la vraie, ne peut se réduire à cette entente bienveillante, qui caractérise également et peut-être mieux la camaraderie. Si la majorité d'entre nous, selon les enquêtes psycho-sociologiques, dit avoir "entre trois et quatre amis intimes" , c'est que l'amitié implique des affinités très électives. Comme l'amour, elle repose sur un choix d'objet qui ne doit pas grand-chose au hasard, mais dont les ressorts, la plupart du temps, échappent à notre conscience.

"Du fait de sa relation avec sa mère, l'enfant connaît l'amour avant de connaître l'amitié, et cette première expérience le guidera toute sa vie, à son insu, dans ses choix amoureux et amicaux" , souligne la psychanalyste Danièle Brun, dont le dernier ouvrage, La Passion dans l'amitié (Ed. Odile Jacob, 2005, 236 p., 21 euros), puise dans la littérature, l'histoire de la psychanalyse et sa propre expérience clinique. De façon plus générale, ajoute-t-elle, les relations en matière d'amitié sont rarement duales, car elles s'appuient "sur les traces oubliées des impressions composites datant de la petite enfance" . Celles des premiers soins (en général dispensés par la mère), de la première figure idéale (le père), des premiers amis avec lesquels ont été partagés les rires, les disputes et les joutes corporelles.

Comme la relation amoureuse, l'amitié serait ainsi, en quelque sorte, une manière de régler ses comptes avec ses amours d'enfant... Corollaire : elle comportera nécessairement sa part d'idéalisation. Un cadeau empoisonné qui peut être mortel. Ou décevoir si fort que plus rien, la désillusion venue, ne sera comme avant.

"On ne sait pas toujours dans le vif des choses que l'amitié comporte un but à atteindre. Mais à partir du moment où l'un des partenaires paraît se soustraire aux exigences, fussent-elles tacites, de l'autre, la relation évolue sur un fond d'amertume" , précise Danièle Brun. La psychanalyste va même jusqu'à soutenir qu'il existe une forme d'amitié "au négatif" , au sens où "elle vient s'échouer sur une demande qui, dès l'origine, paraissait difficile sinon impossible à satisfaire" . Ce que signifiait peut-être à sa manière La Rochefoucauld, qui affirmait que "quelque rare que soit le véritable amour, il l'est encore moins que la véritable amitié" .

Entre ces deux états qui, l'un et l'autre, participent à notre équilibre affectif et psychique, où se nichent donc les différences ? Dans l'union des corps, répondra-t-on. De fait, c'est aux amants, pas aux amis, que revient cette dernière. Mais la sexualité, affirment les psys, affleure aussi dans l'amitié. Entre personnes du même sexe (les tendances homosexuelles, écrivait Freud, constituent "la contribution de l'érotisme à l'amitié" ), et, plus encore sans doute, lorsqu'elles sont de sexe opposé. Les adolescents le savent bien, qui entretiennent avec leur "meilleur (e) ami (e)" de l'autre sexe des "amitiés amoureuses" dans lesquelles s'ébauchent sensations et contacts physiques, sans pour autant que soient envisagées, avec ce (tte) même partenaire, de relations sexuelles ni même de véritable flirt.

 Est-ce du fait de cette sexualité latente que les amitiés entre homme et femme restent si minoritaires ? Pour avoir mené, à trente ans d'intervalle (en 1960 et 1990), deux enquêtes fouillées et similaires sur le thème de l'amitié, le psycho-sociologue Jean Maisonneuve, professeur émérite à l'université Paris-X, confirme en tout cas la stabilité de cette tendance. "Pour l'ensemble cumulé des "vives amitiés" déclarées au cours de nos enquêtes, la proportion de personnes du même sexe est très majoritaire (de l'ordre des trois quarts)" , précise-t-il (Psychologie de l'amitié, PUF, 2004, 128 p., 7, 60 euros). Une homophilie qui ne s'est que faiblement réduite ( 5 %) depuis 1960, malgré la généralisation de la mixité. Ce qui montre que "l'évolution des opinions de principe devance très largement celle des conduites effectives" , puisque plus de 80 % des personnes interrogées affirment que l'établissement de liens amicaux entre les deux sexes est tout à fait possible.

Sur ces affinités pour le même sexe, les sujets interrogés s'expliquent par des raisons psychologiques : sentiment de sécurité, d'identification, complicité masculine ou féminine. En amitié, "l'attrait du même l'emporterait de loin sur celui de l'autre sexe, voire le protégerait contre ses sortilèges" , en conclut Jean Maisonneuve. Bien plus que l'amoureux, l'ami est "un autre soi-même" .

Une image de soi qui, parfois, plonge loin ses racines dans le temps, pour faire renaître l'enfant de naguère.

"Mon ami ne donnait jamais d'explications. Il me croyait peut-être semblable à lui. Mais moi, malheureusement, je ne sais pas voir les moutons à travers les caisses. Je suis peut-être un peu comme les grandes personnes. J'ai dû vieillir" : par le biais du Petit Prince, n'est-ce pas à lui-même, enfant, que Saint-Exupéry tente de s'adresser, pour surmonter l'angoisse de sa perdition dans le désert ?

Autre différence majeure : si l'amour peut être à sens unique, l'amitié ne se conçoit que dans le partage et la réciprocité. "Si je vous aime, écrivait Goethe, en quoi cela devrait-il vous concerner ?" L'affirmation, en amitié, perdrait tout son sens. Le psychiatre suisse Ludwig Binswanger (1881-1966), grand ami de Freud, distinguait quant à lui l'amitié de l'amour par l'aspect dual, non fusionnel, de la première. "Une part de chacun est avec l'autre, une part reste avec elle-même, notait-il. Il subsiste un peu d'espace entre mon ami et moi, ce qui nous permet à chacun de nous connaître mieux, l'autre et soi-même." Un espace qui permet au passage un meilleur respect de l'autre, de sa liberté d'action et de ses choix affectifs.

L'amitié, une passion ? Sans doute, mais une passion calme. Possession, fidélité : avec ou sans mariage, l'amour conjugal convie les partenaires à passer un contrat, dont la condition première est l'exclusivité. L'amitié n'a pas ces exigences. La jalousie, certes, peut y tenir sa place, mais elle est le plus souvent mal venue : les enfants protestent lorsque leur "meilleur ami" va jouer avec d'autres, mais ils apprennent vite à composer avec cette réalité. Avant tout et bien plus que l'amour, l'amitié est une union libre. Catherine Vincent

Le Cœur des autres- Une biologie de la compassion, de Jean-Didier Vincent. Plon, 292 p., 19 €.

Folies d'amour, de Didier Lauru. Calmann-Lévy, 270 p., 22 €. Le Coup de foudre amoureux, de Marie-Noëlle Schurmans et Loraine Dominicé. PUF, 1997, 316 p., 18 €.

La revue Cerveau & Psycho (n° 2, juin-août 2003, Pour la science) a consacré un dossier au thème "Amour et désir". Tél. : 02-37-43-65-64.

Publié par nova à 19:11:44 dans Parce que c'était lui , parce que c'était moi ! | Commentaires (0) |

Années 70 Nice l'hiver : la fête foraine | 01 juillet 2005

Photos retrouvées : une déambulation dans la fête foraine,  comme pour s'interroger sur son itinéraire personnel, comme évoquer des images de miroirs déformants; çà soulève la question de la peur, de l'errance, de l'ennui...  Ces odeurs de l'enfance, leur douceur, comme un élan ! Un lieu hors temps, hors champs, loin de la vie quotidienne, une planète itinérante,émouvante,inquiétante,troublante chanson ! ...la voix du vieux Léo quand il disait Aragon !

Un bon endroit  pour se perdre ! Album Fête Foraine

Tout est affaire de décor Changer de lit changer de corps

A quoi bon puisque c'est encore Moi qui moi-même me trahis

Moi qui me traîne et m'éparpille Et mon ombre se déshabille

Dans les bras semblables des filles Où j'ai cru trouver un pays.

Cœur léger cœur changeant cœur lourd Le temps de rêver est bien court

Que faut-il faire de mes jours ? Que faut-il faire de mes nuits ?

Je n'avais amour ni demeure Nulle part où je vive ou meure

Je passais comme la rumeur Je m'endormais comme le bruit.

Est-ce ainsi que les hommes vivent

Et leurs baisers au loin les suivent.

Publié par nova à 19:08:07 dans Fête Foraine | Commentaires (0) |

Performance déjantée | 01 juillet 2005

Juste pour le plaisir d'un moment : la performance déjantée inventée par la chorégraphe sud-africaine Robyn Orlin pour l'opening du CDN en juin 2004. Mouvements hardis, humour et dérision frénétiques,  le corps, l'imaginaire libéré, cette terre libre qu'est la danse.Quel joyeux souvenir !

Album Opening CDN

Publié par nova à 18:27:53 dans Opening CDN | Commentaires (0) |

Vagabondage dans un endroit secret, çà existe dans le 18ème ! | 16 juin 2005

Là, un petit bout d'Afrique, des enfants jouent par terre. C'est leur cour à eux. Maintenant ils doivent partager. Et c'est plutôt bien !

Album à voir   http://www.flickr.com/photos/67838130@N00/sets/72157602902243181/show/ 

Pour voir le diaporama, cliquer sur le lien qui vous mêne au site sur Le Grand Parquet  "View as Slideshow"

L'autre jour, quand je les ai rencontrés , il y avait le "Bus des Génies". Un vieux bus déglingué, transformé en espace visuel et sonore où on traversait les rues de Marrakech à la recherche des musiciens gnawa, puis l'Afrique au milieu d'un grand rassemblement nomade.Un petit gosse du quartier sur les genoux, à voix basse, on se racontait tous les deux comme c'était bien les voyages.

http://www.alternativenomade.org/

Le Grand Parquet s'est installé dans la cour des anciennes messageries de la gare de l'Est. C'est un lieu formé de murs et de toiles. La scène tout en bois est très belle : çà se trouve 20 bis rue du Département dans le 20ème. Métro La Chapelle, remontez un peu la rue Marx Dormoy et tournez à droite. Rejoignez la rue du Département, c'est là, derrière une grosse grille, une structure rouge et jaune, impossible à rater.

Voilà ce que dit  François Grosjean, qui dirige le Grand Parquet :

 «  La philosophie indienne identifie quatre étapes dans la vie : l'apprentissage, le temps de la construction, celui de la transmission, et enfin le temps du renoncement.  Le Grand parquet est le lieu idéal pour mettre en valeur les notions de plaisirs, de découverte, d'ouverture, de féerie, de magie du spectacle vivant. C'est l'humain et la question essentielle du partage qui sont aujourd'hui le centre de ce projet. » www.legrandparquet.net

Publié par nova à 14:43:01 dans Le Grand Parquet | Commentaires (0) |

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