
Encore la Chine, encore ! Décidément, je n'arrive pas à en finir avec ce pays. J'ai du mal à déblogger de mes escapades asiatiques quotidiennes sur la toile pour comprendre qui///quoi j'ai croisé durant mon trop court voyage là-bas.
Alors pourquoi pas " MAD IN CHINA, Nomad in Beijing" revue franco-chinoise, réalisée les photographes de Tendance Floue, associés aux journalistes Cécile Cazenave et Vincent Rea.
" Au départ, il y avait le désir d'entrer dans cette ville dont la rumeur du monde ne rapporte que des histoires de transformations, de Jeux Olympiques et de chantiers pharaoniques. Nous voulions, ensemble, poser notre regard sur elle, nous laisser emporter par son mouvement....
Onze photographes et deux journalistes, jetés dans la ville, pour fabriquer un portrait éclaté, volontairement subjectif. Treize nomades décidés à transformer cette errance fiévreuse en une revue : « Mad in China ». Quinze jours pour tout faire, des images à la fabrication. Un pari fou, aux limites de notre résistance, porté par l'énergie de cette ville. On dit qu'à Pékin, tout peut arriver... Le choc a été plus violent que nous ne l'avions imaginé. Notre expérience a été mise en page dans l'urgence. Elle n'existerait pas sans une conversation avec les Pékinois. Artistes, poètes, graphistes sont venus confronter leur vision à la nôtre. Nous avons vu et écrit sur Pékin. Des écrivains pékinois nous ont confié leurs textes. Dans un sens comme dans l'autre, ces mots ne sont traduits qu'en partie. Ils reflètent des bribes de réalité. Celles que nous percevons les uns des autres. Nous n'avons pas compris Pékin. Nous l'avons vécu intensément".
Tendance Floue est un collectif de photographes créé en 1991 qui s'est construit sur une envie de travailler ensemble sur des projets photographiques, de disposer d'un espace de liberté sans concession et de préserver son indépendance : une conscience partagée. http://www.tendancefloue.net/
Et aussi un coup d'oeil à cette expo " Sommes-nous ?" organisée par Tendance Floue, encore eux, autour de Dashanzi International Art Festival de Pékin au Three Shadows Photography Art Centre cet automne. http://www.threeshadows.cn
Et enfin et surtout ce blog que j'ai vraiment///vraiment aimé, qui donne beaucoup de clés sur la Chine d'aujourd'hui, Manger du chou chinois , pensées gratuites, choses banales vues dans la petite ville,Tianjin, la plus grande petite ville de Chine ce sont ses habitants qui le disent.
tian jin signifie ciel et passer l'eau. C'est leger, subtil et intelligent, plein de d'infos, surtout ça parle de bouffe avec un vrai talent de gourmand.
En bref, je "kiffe trop" ce blog http://ebolavir.blog.lemonde.fr/
Et puis non, encore un petit blog en Chine qui m'a bien fait rire !
http://camillenchine.canalblog.com/
Publié par nova à 16:55:27 dans Et la photo ... | Commentaires (1) | Permaliens
Eté 2006, la découverte de ce spectacle magnifique de Jean-Claude Gallotta " My Rock". 15 courtes séquences dansées sur les titres essentiels de l'histoire du rock, impégnées de toute sa mémoire la plus intime, à la rencontre d'autres âmes perdues...
Entrecroisement de routes, de métissages, le rock du coté de Memphis, la danse du coté de New-York ! Ce moment a suscité en moi une immense émotion. J'en ai fait " My Jap Rock", un petit travail de mémoire///collage avec quelques photos prises pendant le spectacle et les textes de trois morceaux qui m'ont marquée comme une explosion contestataire, violente, poétique !
"My Happiness /// Every shadow make me blue..." Elvis Presley 1953, comme une naissance...
"My Generation /// Talkin' about my generation..." Peter Thownshend, le guitariste taciturne des WHO, a écrit ces paroles le jour de son 20ème anniversaire le 19 mai 1965.
"Gloria /// My sins, my own, They belong to me, me..." comme la violence austère dans le punk-rock de Patty Smith.
http://www.flickr.com/photos/67838130@N00/sets/72157602721517811/show/
Pour voir les photos, cliquer sur le lien qui vous mêne à l'album sur Flickr.com.
Publié par nova à 18:13:17 dans My Jap Rock | Commentaires (0) | Permaliens
Album Photos Portraits
http://www.flickr.com/photos/67838130@N00/sets/72157602848330359/show/
Pour voir les photos cliquer sur le lien qui vous mêne à l'album.
Un carnet de route dans la Chine réelle. (Extraits de l'avant-propos - P.A. Bonnet)
" Il y a la Chine des touristes de passage, les yeux grands ouverts sur les vestiges magnifiques d'une civilisation qui a longtemps brillé sur le monde. Ils en repartent généralement éblouis par le "prisme déformant" de cette visite au pas de course dans la Chine éternelle."
"Il y a la Chine du nouveau capitalisme chinois, celle des magasins de luxe, des galeries marchandes illuminées et des gratte-ciel aux gigantesques baies vitrées de Pékin ou de Shanghai, la Chine des entrepreneurs fortunés cachés derrière les murs de leurs immenses villas gardées."
" Il y a la Chine des gens ordinaires, ces cohortes de chinois pour qui la vie est un combat quotidien, ces centaines de millions d'individus qui représentent une majorité écrasante et qui sont pour la plupart réduits au silence par un régime autoritaire miné par la corruption qui gangrène le régime, les laissés-pour-compte des réformes."
" Il y a la Chine des combines, des sans-grades, des crève-la-faim, des familles spolièes par une spéculation immobilière effrénée, des maisons traditionnelles rasées pour faire place au béton, d'un environnement violé par la croissance économique à tout prix, de la pollution de l'eau et de l'air qui étouffent les grandes villes, du scandale du sang contaminé, des milliers de morts vivants du sida galopant, de la prostitution ordinaire, de la surveillance des médias et des internautes, celle d'un peuple habitué aux temps difficiles, montrant une capacité à la débrouille et à la survie hors du commun, celle de ces jeunes, enfants des " quatre modernisations", pleins d'envies et de rêves face à un avenir pas vraiment radieux, un immense pays où vit un cinquième de l'humanité.
Source : "Voyage au centre de la Chine" de Fréderic Bobin Collection Reportages Editions PicquierJanvier 2007Publié par nova à 15:54:21 dans Voyage au centre de la Chine | Commentaires (0) | Permaliens
三峡好人 Sānxiá hǎorén "
Still Life est un film chinois de Jia Zhangke, réalisé en 2006 avec Han Sanming et Zhao Tao.
"Les bonnes gens des Trois-Gorges"Le film tourné début 2006 prend pour cadre la ville de Fengjïe sur le Yang-Tsé, destinée à être complètement submergée par le gigantesque barrage des Trois-Gorges quelques mois plus tard. Le film raconte deux histoires, en quelque sorte parallèles, celle de Han Sanming, un mineur, qui y arrive pour retrouver sa femme et celle de Shen Hong, qui recherche son mari absent dont elle veut divorcer. Le mineur arrive avec une adresse en poche mais ne reconnaît plus la ville, dont une partie est déjà engloutie : sans argent, il cherche à retrouver une femme dont il a eu une fille qu'il n'a jamais connue, dans une ville qui elle-même disparaît. Deux histoires de solitude et d'abandon qui finiront de manière opposée, que le réalisateur montre avec un rythme lent et mélancolique, comme résigné de les voir ainsi souffrir. "J'ai eu envie de me rapprocher de ceux qui vivent ces bouleversements et d'exprimer mes émotions par le biais de la fiction", déclarait Jia Zhangke dans une interview.
Un des grands mérites de ce film est celui de filmer une Chine qui ne croît pas mais qui au contraire se désagrège (le mineur devient démolisseur des maisons qui seront submergées par les eaux), qui montre l'autre côté du miracle économique et décrit une humanité qui n'imagine même pas l'existence d'un droit au bonheur.
La même année, il présentait " DONG"东 un film sur le peintre contemporain Liu Xiaodong, documentaire tourné en grande partie dans la région du barrage des Trois-Gorges qui donnait déjà la couleur de ce que serait "Still Life". Considéré comme un des membres du mouvement des réalistes cyniques, héritier d'une peinture réaliste-socialiste dont il a altéré la signification, Liu est reconnu pour ses descriptions de l'aliénation et de la discorde sociale. Peignant des gens du peuple et des scènes quotidiennes de la vie, apparemment anodines, il leur confère de manière imperceptible un caractère surnaturel, extra-ordinaire. Marié à une autre peintre néo-réaliste, Yu Hong, il décrit les changements sociaux en Chine comme dans Fumeur (2000).
Album Photos Yang-Tzé
http://www.blogg.org/blog-22607-album-20891.html
Pour voir les photos cliquer sur le lien qui vous mêne à l'album.
Publié par nova à 18:05:42 dans Empire du Milieu | Commentaires (0) | Permaliens
" Le fait d'habiter Shanghai joue beaucoup. Une grisaille brumeuse, des rumeurs oppressantes ainsi que cet éternel sentiment de supériorité que nous cultivons planent continuellement sur la ville..."
Nous avancons lentement vers le Bund. Un vrai coin de paradis. Puis nous grimpons sur le toit de l'hôtel de la Paix... Du toit, nous contemplons les buildings illuminés sur les rives du Huangpu. La Perle de l'Orient, notre fierté appelée "la première tour d'Asie" et qui n'est autre qu'un long pénis d'acier pointé vers les cieux, une preuve évidente du culte que voue cette cité à la reproduction...
Les ferry-boats, les vaguelettes, les sombres pelouses, les néons aveuglants et les constructions mirobolantes. Tout un luxe ostentatoire issu de la civilisation matérielle, stimulant dont une ville se repait. Les individus, eux, ne sont pas concernés. Ils peuvent perdre la vie dans un accident de voiture ou à cause d'une sale maladie, l'ombre luxuriante et invincible de la ville resistera comme l'infinie circonvolution des planètes."
Extrait de " Shanghai Baby" roman de Weihui - Picquier poche (1999)
Ce roman, interdit, saisi et pilloné dans son pays bouscule hardiment les tabous et souffle un vent nouveau et provocateur en Chine. Pour décor, Shanghai et le goût de ses nuits. Pour moteur, le désir de faire entendre sa voix au rythme original, une écriture jonglant avec poésie occidentale et chanteurs pop. «Dans mon époustouflant roman, je révélerai le véritable visage de l'humanité, sa violence, son raffinement, son érotisme, son exaltation et puis ses énigmes, ses machines, son pouvoir et sa mort.» L'aveu de Coco, l'héroïne de Shanghai Baby, est un programme en soi. En dépit de la censure, ce texte trouve aujourd'hui d'innombrables lecteurs, Weihui devenue un véritable phénomène national. Aucun écrivain n'a depuis longtemps provoqué un tel remue-ménage en Chine.
Shanghai est une des places fortes de l'art contemporain en Chine. Hormis ces deux "écrivaines" célèbres, de nombreuses galeries qui se trouvent souvent dans des endroits insolites et surprenants de la ville.
En pédalant le long de Suzhou Creek, on arrive sur la petite Moganshan Lu Au numéro 50, d'anciennes usines de farine ont été reconverties en ateliers-galeries d'artistes.http://www.creekart.org
L'endroit est calme. Ce premier centre d'art contemporain de Chine découvre et promeut les nouveaux aspects artistiques du pays et de l'étranger. En fait, BizArt est le premier espace privé de Chine où l'installation, les nouveaux arts et la musique techno se trouvent réunis dans un processus de développement. BizArt, un mot qui combine « business » et « art », intégre ces deux approches tout en les gardant indépendantes. www.biz-art.com
On retrouve également à Moganshan la galerie phare de l'art contemporain chinois, ShanghART, fondée par la Suisse Lorenz Helbling à Fuxing Park. http://www.shanghartgallery.com/galleryarchive/
Le centre d'art Island6 est installé dans une ancienne usine de farine bâtie au début du 19ème siècle. Elle fut par la suite transformée en entrepôt et elle abrite aujourd'hui une galerie d'art moderne. Explorer les dernières tendances de l'art contemporain et créer des échanges entre les artistes asiatiques et européens. http://www.island6.org/
Loin de Shanghai, Pékin n'est pas en reste. Un bon aperçu, à travers la photographie exposée aux Rencontres d'Arles 2007 évoquant la production du quartier artistique de Dashanzi , connu sous le nom de 798. Créé en 2002 à l'initiative de quelques artistes visionnaires qui désiraient réaliser une plate-forme de création et d'expositions ouverte au public, une enclave située dans d'anciennes usines de style Bauhaus au nord-est de Pékin est apparue comme un phénomène sans précédent en Chine depuis 4 ans. 798 s'est révélé comme un site de réflexion et de dialogues sur la société chinoise. Vicitime de la merchandisation et des enjeux mercantiles de la spéculation sur les terrains, la sauvegarde du lieu n'est pas assurée. Des artistes commencent même à en être expulsées.
http://french.china.org.cn/culture/archives/dashanzi/node_7011618.htm
http://www.rencontres-arles.com/index.php/groupe/fr/3
Publié par nova à 18:48:07 dans Le fait d'habiter Shanghai... | Commentaires (0) | Permaliens
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