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Mister Jones

Ceux que j'ai rencontrés ne m'ont peut-être pas vu !

Alain Michel

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Je voudrais vous faire part d'un constat que j'ai pu faire quand je vais m'alimenter à la cantine. Avant de m'y rendre, j'entends les oiseaux chanter dans les arbres lesquels me transportent par leur parfum printanier. Le chemin de carrelage que j'emprunte pour la circonstance semble certes inadapté pour la nature qu'il traverse mais le fait qu'il s'affaisse de jour en jour témoigne du temps qui passe et le rend moins quelconque qu'une vulgaire plaque de béton goudronné à merci. Bref c'est dire combien je suis sensible à ce qui est beau.

Soudain, j'entre dans le grand réfectoire dans lequel ma rêverie éthérée est interrompue. La queue commence et sa longueur est proportionnelle à la rigidité de la hiérarchie pour les horaires du « miam-miam » ! (Mot largement utilisé par ceux qui ont un estomac à la place du cerveau)... 12 heures pile sonnent dans ma tête par la vue de cette queue qui vient durement me le rappeler. Soudain quelqu'un me serre la main que j'ai pourtant pris soin de laver avant de me rendre au grand réfectoire. Si c'était encore de bon cœur... Mais non c'est par principe car la personne ne me connaît que de vue et compte les mouches en attendant d'en avoir fini. Souvent aussi c'est en parlant avec quelqu'un d'autre comme si elle voulait se rassurer elle-même de sa bonne action dont elle ne se donne plus la peine de se demander pourquoi elle l'exerce.

Plus je m'enfonce dans le bâtiment alimentaire, plus je me sens parcouru par des ondes négatives. Naturellement elles passent inaperçues pour ceux et celles qui ne veulent pas les voir préférant les assimiler dans leur manifestation à une simple illusion d'optique ou à un simple courant d'air. Mais moi je les sens qui m'envahissent comme un courant malsain chargé des tensions de chaque mouton qui entre dans ce grand bazar. Soudain une onde plus forte me transperce le corps et me scie le ventre au plus profond de mes entrailles. J'ai demandé du poisson qui de ses yeux globuleux me rappelle une ancienne émission regardée à la télé sur le sort des saumons éventrés. J'avais posé une pierre magnétique sur mon poste récepteur afin d'être protégé par les radiations intrépides. Mais les ondes m'ont saisi quand même dans ce grand garde manger. Le poisson me fusillait du regard et les haricots verts au goût insipides résistaient fortement à ma tentation d'en connaître le goût. Le brouhaha amplifié me fait « HA HA HA » ! Et la fourchette que j'engouffre dans ma grande bouche se confond avec une aisance déconcertante avec l'arrête que je viens d'avaler et qui me transperce la gorge. Mon collègue « Manny » en face de moi m'apparaît comme un « Pouf » ! Qui s'étale inerte tel un chewing-gum géant. Je me retourne dépité et en même temps dégoûté et je vois mes collègues du service qui tchatchent sur la mesure des arrêtes pour ce qui est des garçons et sur la rondeur poissonnière pour ce qui est des filles. Je n'entends pas naturellement car j'ai un déficit de l'audition mais les ondes amplifient pour la circonstance.

J'arrive au dessert tel qu'un buveur de cognac « cul sec » ! Plantant la cuillère dans mon pot de yaourt. Il se transperce de toute part et le yaourt laiteux et gluant envahit la salle en se brassant au « Pouf » ! Dont je parlais tout à l'heure. Au bout de 50 minutes qui m'ont paru être 50 ans, je réussis à sortir dans un semi-coma. Je roule téléguidé sur le béton armé jusqu'à ma « Cracabulle » ! Où je roupille sur mon ordinateur. Soudain un collègue me crie à mon oreille de sourd :

« HEY PETIT TON BUS ETRE-LA » !

Telle une sauterelle, je saute par-dessus le tourniquet et me sens soudain libéré. Mais je sais que désormais les ondes seront encore là lors de la prochaine sortie pour la « Cantoche » ! ...

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Une journée cracabulesque

La miss pensante : je dois prouprouter mais je n'ose pas. Ca risque de ne pas sentir bon

Castagnettes : vous savez, j'adore Vanessa Paradis, elle est sublime. Quand elle chante jo le moisi, elle est belle à croquer.

Valériane calmante : moi je l'aime quand elle fait la pub cocorico chickel. Elle est presque à poil et sa personne
transparaît plus.

Collerette : c'est quoi le cocorico chickel ? C'est qui Vanessa Paradis ? Je ne connais ni l'un, ni l'autre. Il faut dire que je n'ai pas la télé. Les radiations vous savez, ça n'est jamais bon. Et les ondes, ah les ondes c'est nocif aussi.

Kamajojo : tu déconnes Collerette. La télé n'est pas nocive quand on respecte les règles suivantes :
- sur le meuble télé elle doit épouser la surface de ce meuble. Pas un millimètre ne doit dépasser de derrière, de face, de droite et de gauche.
- les yeux du téléspectateur doivent à tout prix former un angle droit avec l'écran. Si l'angle est de 91° c'est foutu. Il sera atteint de cécité foudroyante.
- l'écran comme le reste ne doit pas contenir une seule particule de poussière. Sinon le téléspectateur risque de l'aspirer et la particule se démultipliera dans ses bronches. C'est la bronchite chronique aggravante meurtrière assurée !
Quant aux ondes, si je ne les vois pas c'est qu'elles n'existent pas. Je ne vois que les faisceaux de poussières à la lumière du soleil. Je les vois nettement depuis que j'ai changé mes lunettes symétriques. J'ai 10/10 de l'œil droit et 10/10
de l'œil gauche. Je ne vois pas les ondes pour autant. Donc ce qui disent que les ondes existent doivent se faire soigner.

Collerette : je ne suis pas d'accord avec toi. Moi je brûle de l'encens et je mets la bougie pour les faire partir. La lumière vaincra l'ombre et la bonne odeur vaincra la mauvaise. Les énergies bio vaincront les énergies matérielles.

Baderrière : tu as raison. La purification céleste commence par celle de notre corps par l'épuration des déchets. L'eau chaude administrée à jeun de l'enfant au vieillard nettoie le corps. La viande est à proscrire de l'alimentation. Il faut
manger une tomate non traitée avec un jus de citron non traité. Le pain doit être mangé chaud dès la sortie du four. Si vous attendez il devient froid et ne procure plus de l'énergie. Fort de cette alimentation frugale mais Ô combien saine, votre corps perdra ses impuretés et les os constitueront la meilleure arme contre les agressions extérieures. La purification céleste se poursuit alors dans une deuxième étape que voici : vous vous exposez au soleil en priant pour les forces solaires. Vous ne risquez pas de rougir car vos os ne rougissent pas. Vous ne transpirerez pas car le corps n'a presque plus d'eau. Au bout d'un moment vous tombez dans une semi-conscience vous rapprochant de l'Eternel. Vous communiez avec l'Esprit et votre corps devient Corps libéré de toutes ses impuretés.

Collerette : Et ma bougie alors ? Et mon encens alors ? J'ai aussi de l'huile odorante aussi. On la chauffe et elle purifie la pièce.

Kamajojo : Moi j'ouvre bien grand la fenêtre pour aérer été comme hiver. J'ai néanmoins un problème de taille. Quand j'ouvre les mauvaises odeurs s'en vont mais la poussière entre. Je dois alors prendre le balai et le chiffon pour l'enlever.
Hier j'ai trouvé un juste milieu. Au lieu d'ouvrir la fenêtre à 90° je l'ai ouverte à 30°. Cela permet à deux tiers de poussière visible de rester dehors. Mais l'odeur, l'odeur, ah l'odeur quelle solution puis-je adopter pour qu'elle sorte de la
pièce ?

La miss pensante : merde, ça fait bien deux heures que j'ai envie de prouprouter. J'ose ou pas ? En plus Kamajojo risque de m'engueuler si elle qui n'aime pas les odeurs. Mais j'en peux plus. Il le faut avant que je n'explose comme un ballon. Comment faire sans bruit à défaut de sans odeur.

La miss déjà rougeaude de nature devient rouge comme une pivoine lorsque le prout sort de ses entrailles avec un pff !!! inaudible mais une odeur qui témoigne que le prout était resté trop longtemps en elle. Elle partit en courant se soulager du reste sans que personne ne la remarque.

Castagnettes : Ca sent pas bon, vous ne sentez pas ?

Collerette : vite de l'encens et une bougie

Kamajojo : Alain, veux tu ouvrir la fenêtre à 180 ° ?

Valériane calmante : il ne fait pas chaud de reste. C'est l'hiver je crois.?

Baderrière pensant : les corps en dehors du mien sont impurs. C'est bien ce que je pensais

Blanche : c'est curieux cette odeur. Nous ne sommes pourtant que des femmes et les deux hommes sont absents.

Castagnettes : il y a Alain comme homme.

Kamajojo : je ne pense pas que ce soit lui vu qu'il a ouvert la fenêtre à 180 ° comme je lui ai demandé. Et puis quand il s'est levé l'odeur ne s'est pas amplifiée.

Blanche : bonne remarque. Tu es d'une logique indiscutable Kamajojo.

Kamajojo : merci Blanche

Castagnettes : au fait vous savez que Vanessa Paradis passe à la télé ce soir ?

Tous en chœur : Ah bon, eh bien nous l'écouterons alors. Si elle ne passe pas, nous ne l'écouterons pas.

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La cantochemedia del blabl'arte

Distribution

Myrtille : Secrétaire
Pomponette : Secrétaire des grands chefs
Manilégoré : Spécialiste des placards
Alanus : L'handicapé de l'oreille en statut exécution chronique

La scène se déroule dans une grande salle dans laquelle on trouve des tables et des chaises pour le miam miam. Des habitués s'y rendent pour satisfaire leur appétit. Afin de ne pas être déstabilisés, ils occupent toujours la même place que la veille. C'est dans un brouhaha continu que ce petit monde discute. Nos quatre héros représente un groupe parmi d'autres.

Pomponette : T'as vu le gars là-bas ? Figurez-vous que je connais sa femme.

Myrtille : Ah bon !

Manilégoré ; Oui je l'ai vu avec son caddie à Super U. Elle était avec un autre homme ce matin là. Je m'en souviens, ils se sont embrassés là tous les deux à la caisse. De gros bisous qu'ils se faisaient. Fallait voir. C'est un comportement moderne comme les femmes qui se font couper les cheveux courts. Ca revient à la mode. Avant on les appelait des "garçonnes". Moi je les aime bien. Mais maintenant avec les teintures, elles ont une allure moderne.

Pomponette : Moi aussi je l'ai vu à Super U figures-toi. Elle est divorcée parait-il et elle a eu de son premier mariage 6 enfants.

Myrtille : 6 enfants ? C'est pas mal.

Manilégoré : 3 sur 6 sont à l'orphelinat je crois. Et les 3 autres ont été récupérés par une amie nommée Nounoula. Un prénom africain de centre Nord-Est de l'Afrique je crois. J'ai entendu parlé de ça sur le canal 5 de la télé. Vous savez l'émission quotidienne "Ca en a tout l'air". Vous ne pouvez pas la rater, ça commence après le boulot. Je disais donc que les 3 autres
chez Nounoula, ils avaient eu bébé la varicelle.

Pomnponette : Non. Nounoula avait les varices et les 2 enfants qu'elles gardaient avaient eu la varicelle.

Manilégoré : Oui c'est ça, je me disais bien. Les 3 autres de l'orphelinat n'ont pas eu de maladies car l'orphelinat était parait-il nickel. D'après le canal 5, ce n'est pas toujours le cas. Moi je pense à tous ces enfants sans parents. Ca me fait mal au cœur si bien que je n'écoute plus les infos sauf celles de canal 5 où de grands docteurs la décortiquent. Faut voir
ils font ça bien. Ils tournent toujours autour du sujet sans mettre la tête dedans. Ce sont des gens qui ont de la réflexion ces docteurs.

Myrtille : Je ne connais pas ce canal.

Pomponette : Moi je connais pas trop non plus mais l'ancien chef la regardait avec ses 9 enfants. Je te dis pas, ils braillaient tellement qu'il écoutait au casque. Suite à ça, sa femme l'a fait cucu.

Alanus : Cocu, tu veux dire ?

Pomponette : Oui c'est ça.

Manilégoré : Il est docteur en patates frites. Pour un sourd, c'était plus facile qu'en médecine.

Pomponette : Oui c'est sûr. Mon grand-père est sourd d'une oreille et presque sourd de l'autre oreille. Donc, j'ai trouvé la solution pour pallier ce problème : ne pas lui parler. J'ai connu un ancien agent administratif qui travaillait ici et j'avais peur de lui car il n'entendait rien. Alors quand il me parlait je me bouchais les oreillons et là je me suis dit que j'étais enfin à sa portée. Ca me rassurait un peu.

Myrtille : Je comprends. Une des copines à moi m'a dit qu'ils ne devraient pas avoir d'enfants ces gens. Moi je ne sais pas trop qu'en penser.

Manilégoré : C'est pas très sympa pour eux mais bon je comprends. Ils ont des petits moyens, c'est comme ça. Sur canal 5 dans l'émission " Ca en a tout l'air " ils en ont parlé. Des spécialistes ont ratissé le sujet et ils en sont venus à la conclusion suivante : ils sont normaux et en même temps ils sont pas comme nous. Ils entendent pas et en même temps ils entendent quand ils veulent. D'ailleurs, Alanus est intervenu tout à l'heure c'est la preuve qu'il est sourd mais pas comme un pot.

Pomponette : J'avoue que c'est compliqué pour moi. Le Cora a fermé ses portes le week-end dernier. Monsieur BOULEZ Benoît, le chef, n'a pas pu s'acheter ses poireaux. Faut voir comme il les prépare avec sa 4e femme, un régal.

Myrtille : Hum ! J'en ai l'eau à la bouche. Moi je les aime à l'eau.

Manilégoré : Ah ! Oui je vois. Une fois en les préparant, elle s'est coupée ou le pouce ou l'index ou le majeur ou l'annulaire ou l'auriculaire.

Pomponette : Un doigt mais je sais plus lequel.

Manilégoré : C'est bien ce que je disais. Mais c'était avec la 3e femme ça non ? Ou la 2e plutôt.

Pomponette : La 4e. Celle avec qui il vit en ce moment.

Manilégoré : C'est bien ce que je pensais tout haut mais que je disais tout bas. Je les ai aperçu au Super U et....

Pomponette (interrompant Manilégoré): Oh là ! Déjà 13 h 30, il faut que j'y aille sinon le chef des chefs aura ma peau.

Myrtille : Oh ! Là moi aussi sinon les filles de RICORE vont me faire pan pan cocu.

Alanus : Cucu tu veux dire ?

Myrtille (rires) : Oui c'est ça. Bon je me sauve. Bon après-midi

Alanus et Manilégoré : Bon après-midi, mesdames.

http://armanny.blogg.org

http://www.ipernity.com/home/armanny

Mes impressions...

Poésie et vapeur m'évadent...
Ah ! Que la pensée est belle
Quand on lui trouve des images...
Aimez les jardins, la pluie,
Les orages, la vague des saisons...
Le voile d'un sourire,
Le langage des fleurs,
Les choses muettes...
Toujours, derrière les nuages,
Existera ce même soleil...


Si cela fait du bien quand on a mal ?
Quand on écrit de la poésie, c'est
Souvent sous l'appel d'une certaine
Souffrance et pouvoir s'en guérir.
Et quand on s'en guérit,
On va vraiment mieux ...
Plus on va mal, mieux on va !
C'est là que la source d'inspiration
Est la plus présente.
Être dans l'attente d'une souffrance,
Pour pouvoir l'exprimer...
On lit et on écrit de la poésie,
Pas parce que c'est joli.
On lit et on écrit de la poésie,
Parce que l'on fait partie
De l'humanité et que l'humanité
Est faite de passion.
C'est pour cela que l'on vit...
Quand on se trempe
Dans la poésie, on touche
Les limites de son âme...
Et peut-être ne comprennent
Que ceux qui ont touché
Cette profondeur...


La poésie se lit
Dans l'eau transparente
Des torrents
La poésie s'écrit
Dans l'ivresse du bonheur
Ou dans l'intense douleur
La poésie se lit
Dans les traits
De l'aimé
La poésie s'écrit
Avec les battements
Du cœur
La poésie se lit
Dans le sourire
Que dessinent les lèvres
La poésie s'écrit
Dans l'émoi
De l'instant
La poésie se lit
Dans les regards
Perdus
La poésie se lit
La poésie s'écrit
La poésie redonne vie...


Les hommes apprennent à aimer
La personne qui les attire !
Alors que les femmes,
Elles sont de plus en plus
Attirées vers la personne
Qu'elles aiment !
Le couple est une thérapie !
Quand l'un des deux
Guérit, il s'en va...
Aujourd'hui, on prend
Notre petit déjeuner,
Et on trouve cela excitant !
Dans un mois, on se voit
Tous les jours, on trouve
Cela agréable !
Dans six mois, on habite
Ensemble, on trouve
Cela normal !
Sur la table, j'ai mis
Une toile cirée...
Dans deux ans, on n'a plus
Rien à se dire !
Dans quatre ans, on se quitte,
Et je déchire la toile cirée...
Elle serra passé à côté de lui,
Juste à côté de lui sans le voir.
Parce qu'il était de ces âmes
Qui ne font aucun signe,
Mais qu'il faut patiemment
Interroger, sur lesquelles
Il faut poser le regard...


De toute façon,
Il n'est plus besoin
De se marier aujourd'hui.
Pour que cela dure,
Ces trucs là !
On commence par boire
Dans le même verre,
Puis on finit par se mettre
Du coton dans les oreilles,
Pour ne plus s'entendre ronfler.
La passion, l'amour, la fuite.
Et tout ça ! Pour baiser !
Mais, où est la tendresse ?...
Quand on dit : « Je t'aime » !
C'est qui « Je » ?
Est-ce que l'on est sûr
De soi pour dire « Je » ?
En s'adressant à la personne
Que l'on aime. Qui est-t-elle ?
C'est qui le « t' » ? Une fiction,
Une réalité, une reconstruction ?
Et « Aimer » ? On aime le chocolat,
La vitesse, la musique, « ? »...
Et puis on aime l'être de sa vie !
Il vaut mieux ne pas le dire,
Mais le montrer en ayant le soucis
Des signes qu'autrui donne
Et s'offrir le plaisir d'exister...


La société qui engendre et cultive
L'apathie, comme si c'était une vertu.
L'apathie est une solution !
C'est plus facile de tomber
Par la drogue, que d'affronter la vie.
De voler ce que l'on a envie,
Que de le gagner !
De battre un enfant,
Que de l'élever !
L'amour par contre demande
Des efforts, du courage.
Aimer est le souci de voir
Grandir l'autre...
Le « Mal » est un vide,
Qui doit être comblé,
Qui doit toujours s'attaquer
A quelque chose.
C'est pour cela qu'il est actif,
Plus fort que le « Bien »,
Qui est passif,
Qui se suffit à lui-même.
Et pourquoi le « Mal »,
Est-il un vide ?
Le « Mal » est un vide,
Car il ne peut jamais
Être satisfait...
Souffrir,
C'est comprendre.
Comprendre,
C'est avoir de la compassion.
Avoir de la compassion,
C'est aimer...


Qu'ils sont tristes,
Les trains manqués,
Peut-être le bonheur
N'est-il que dans les gares ?
Ces endroits où il y a des secondes
Magiques d'oubli de soi.
Comme des cours des miracles,
Où l'on peut partir vers d'autres
Lieux improbables...
Le temps ne s'y écoule pas ailleurs.
Les aiguilles d'une horloge de gare
Ne marquent pas seulement
Les minutes qui passent...
Elles déterminent le destin !
« Trop tôt » ou « Trop tard »
« Pas encore » ou « Jamais plus »
Sans cesse pour moi,
Un sentiment d'instant
De flottement à l'état pur...


Ecrire pour que se réalise,
Sous sa forme
La plus spontanée,
La plus immédiate,
Ce dégagement
Des sens et des objets.
Pour vivre ce pur élan,
Aucun effort
Ne doit être nécessaire.
Chaque aube change
Et recrée notre être
Pour retrouver le temps
D'un éclair la vraie vie.
L'aube véritable
Ne dure qu'un instant.
Une poésie qui est née à l'aube,
A cette heure indicible
Du commencement absolu.
C'est dans ce creux temporel
Où se produit
Une explosion de force,
De pensée,
Et une giclée d'existence.
D'un seul coup,
Le silence devient un cri
Et l'immobilité se mue en un frisson.
Naissante depuis les brumes
De l'adolescence,
Par les chemins de traverse ;
La poésie est restée ma confidente
Dans ma réflexion
D'une « pierre philosophale »
Non celle du « paraître »,
Celle qui par une simple
« Alchimie du verbe »
Saura nous rendre humain...
En chaque cercle la vie
Engendre de nouvelles formes
Et chaque coquille renferme
Des perles que le soleil
N'a jamais vues...


Il n'existe sûrement rien
D'autre que l'unique raison
D'être du moment présent.
Toute la vie est une
Succession de moments.
Si on comprend parfaitement
Le moment présent,
Il n'y aura rien d'autre à faire
Et rien d'autre à poursuivre...
Etais-je aveugle et sourd ?
Ou bien fallait-il nécessairement
La lumière d'un contrecoup pour
M'éclairer sur ma vraie nature...


Un jour, votre amie,
Vous propose la rupture...
Et vous entendez
Une chanson à la radio !
Les paroles parlent
Exactement de la situation.
L'émotion vous submerge
Comme jamais auparavant ;
Cette chanson vous l'avez entendu
Des centaines de fois !
Mais ce jour là,
Vous êtes saisi par
Cette sensation incroyable ;
Vous, vous sentez vivant,
Même si c'est un peu de la torture...
Pourquoi les gens mentent ?
Ils mentent parce qu'ils ont peur
De faire souffrir et peur de souffrir.
Voilà pourquoi ils mentent.
Même, si au-moins,
Il n'y a plus rien à se dire.
Je préfère la vérité,
Souffrir et faire souffrir...
C'est la vérité qui blesse,
Ou le mensonge qui tue ?
Au final, une affaire
De vie ou de mort !
Même quand on a été trahi,
Il suffit d'un instant vrai
Pour que tout s'illumine
Et rende le désir...


Dans une vie,
Parmi tout le monde
Que l'on pourra connaître,
On est l'unique personne
Que l'on ne va jamais
Quitter ou perdre...
Vivre, comme si on voulait
Voir sans cesse se répéter
Ce que l'on va faire...


armanny@aliceadsl.fr

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Autour de soi...

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