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Spleen & Idéal

Spleen & Idéal

Ma « rentrée littéraire ». | 01 septembre 2006

  Pour commencer : un poème que j'aime particulièrement, « Mon rêve familier », Paul Verlaine.



 Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend. 


Car elle me comprend, et mon cœur, transparent
Pour elle seule, hélas ! Cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant. 


Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila. 


Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
 


      J'aime à essayer de lire ce texte en respectant la ponctuation, j'aimerais surtout savoir si je le lit comme il faut, pasqu'il faut avouer que cela change tout...Je me rappelle mon très cher professeur de français en Première, qui, par la seule imposition de sa voix sur un texte, pouvait nous en faire saisir les vraies intentions ; un très grand professeur que cet homme là,  quelqu'un pour lequel on ne peut éprouver qu'un profond respect et une réelle tendresse...


         En ce qui me concerne, hier soir, en m'endormant, je me suis sentie très triste, à ne pas savoir pourquoi, enfin si, j'ai peur, je suis...et puis, j'avais tellement pensé à Guillaume, au fait qu'il ne voudrait pas venir me voir à Poitiers, à savoir si entre nous ça marcherait toujours, ou même mieux ou alors moins bien, à considérer le  Lui, que j'en ais oublié de m'interroger sur mes possibles sensations ; il va me manquer, j'avais pas pensé à ce que ça aurait comme effet sur moi, en partant, en choisissant tout, je faisait ma grande, ma femme, mon indépendante, en faite, je ne suit qu'une petite fille qui a terriblement besoin de lui. Ca fait deux mois qu'on dort chaque nuit ensemble et je ne sais plus si je pourrais dormir sans lui et, même si j'ai envie de faire mon chemin, je n'ai rien, je ne sait rien, même pas comment prendre le bus, et j'aurais pas était capable de partir là bas si il n'y avait pas eu Rébecca, enfin, je crois, je ne sait plus, et je vois pas comment, sur 800 personnes, moi, moi, Moi, je pourrais être dans les 25 qui pourront prétendre à obtenir leur diplôme final, je vois vraiment pas comment, j'ai eu de la chance jusque là, je sais pas, et sinon, qu'est-ce que j'aurais dû choisir d'autre... ? mon père m'avait bien dit, que plombier–chauffagiste, ça gagnait pas mal... 

Publié par Marie_No_23 à 21:22:17 dans Ainsi soit je. | Commentaires (0) |