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POESIE DE GIL DEF SUR CAHIERS BLEUS

QUAND LE BLEU DEVIENT ORANGE

POESIE EN HERITAGE

GRANDS POEMES  

COUCOU, C'EST MOI

 

GIL DEF

Né en 1949 près de Calais
Aîné de 10 enfants
Famille ouvrière
Instituteur et directeur retraité
Officier des Palmes Académiques

Ecrivain depuis juin 2004
Plus de 500 textes

Contrat Creative Commons

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Je t'aime dans la cuisine | 29 décembre 2005

JE T'AIME DANS LA CUISINE

Ce soir, si tu le veux, on pourrait rire un peu
En parlant de nous deux, en des termes pas sérieux
Tu vas rire, je le crois, tu sais déjà pourquoi
Je peux écrire comme ça et pour la première fois

Voilà je t'imagine d'humeur un peu coquine
Un soir dans ta cuisine les mains dans la farine
Et voilà tu m'appelles je quitte mes ritournelles
J'arrive comme l'hirondelle ta pâte est en dentelle

Je sais ce que tu veux je le vois dans tes yeux
S'il te faut un baiser je veux bien le céder
Tu en veux peut être deux et j'aime beaucoup ce jeu
Je devine tes pensées on ne sait pas compter

Là, je ne dirais pas, le jeu de toi et moi
Et le temps a passé, la pâte n'a pas levé
Tu cherches ton tablier je crois qu'il est tombé
La cuisine sait pourquoi souvent on est comme ça

Pourquoi je suis tout blanc ? Tu l'es également
La farine est étalée, encore quelques baisers
Et la pâte est ratée, mais que va-t-on manger ?
On hésite un instant c'est juste pour faire semblant

La cuisine ferme le temps on est au restaurant
Tu souris c'est troublant le tableau est charmant
Et la table croise nos mains on rit déjà demain
Le bleu te va si bien me grise dans son parfum

Etc etc etc etc

Ce soir je l'imagine tu es dans la cuisine
Je suis d'humeur coquine la suite tu l'imagines
J'arrive comme l'hirondelle je dis ta pâte est belle
Et ton sourire m'appelle ... quelle belle ritournelle !

Tu sais ce que je veux tu le vois dans mes yeux
S'il me faut un baiser tu veux bien le donner
Et si je t'en prends deux tu ne demandes pas mieux
On devine nos pensées on ne va pas compter

On aime faire la cuisine la suite on l'imagine
Le tablier la farine la pâte devient coquine
Tu souris c'est troublant je joue le prince charmant
Et on n'a pas le temps d'aller au restaurant

On sort de la cuisine pas besoin j'imagine ...

Que passe-t-il après ça ? Je ne le dirai pas
Nous, c'est comme ça comme ça etc etc

Etc etc etc etc

Gil Def. 19 avril 2005 (131)

Publié par Gil à 20:26:30 dans HUMOUR | Commentaires (0) |

Clic et fric | 06 juin 2005

CLIC ET FRIC


Ma vie c'est clic et fric
Je suis fatigué
Je voudrais m'arrêter et rêver

Mais tous les matins, c'est clic
Réveil clic machine à café clic
Radio météo clic et puis clic
Avec ma belle mécanique
Jantes alu peur qu'on me pique
Je repars dans le trafic
La pagaille la panique
Jamais un seul flic
Faut pas oublier le disque
Pas oublier le fisc
Qui reprend ton fric

Ma vie c'est clic et fric
Je suis fatigué
Je voudrais rêver et m'en aller

Mais tout la journée, c'est clic
Distributeur automatique
Panne informatique
Toujours la même musique
Je n'aurais pas mon fric
Rêves néons électriques
Pas assez de fric
Faut régler au fisc
Sinon tout confisque

Ma vie c'est clic et fric
Je suis fatigué
Je voudrais me reposer et rêver

Mais tous les soirs, c'est clic
Sur l'écran cathodique
Je monte l'audimat du fric
Infos sur les trafics
Séries venues d'Amérique
Stars académiques
Télés boutiques
Zappeur frénétique, c'est clic
Je trouve rien c'est pathétique
Pas assez de fric
Pour une soirée romantique

Ma vie c'est clic et fric
Je suis fatigué
Je voudrais dormir et rêver

Et les nuits aussi, c'est clic
Réveil à régler clic
Cauchemars électriques
Voisins à fond la hard gothique
Numéro des flics
Je déprime prosaïque
Et demain clic
Je repartirai dans le trafic
J'avais oublié le fisc

Je voudrais rester couché
Demain je vais en rêver
Clic

Gil Def. 19 février 2005(94)

Publié par Gil à 17:37:30 dans HUMOUR | Commentaires (1) |

Chouette, pirouette ... marcassin | 06 juin 2005

 

CHOUETTE, PIROUETTE ... MARCASSIN

Il est une heure du matin, la chouette chuinte
Un hibou hulule, on entend une belle complainte

Je serai mieux avec les copains à boire une pinte
Pour parler de la Vénus de Millau ou du viaduc de Milo
Qu'est-ce que vous croyez ? On se cultive dans mon bistrot
On n'écoute même que de la musique classique
La chevauchée des vaches qui rient; ça c'est romantique
Et le beau vélo de Javel ; je vois vous êtes sceptique

Au fait il faudrait que je programme le sèche-linge

C'est fait ! Maintenant faut que je me creuse les méninges
Jouer avec des mots et rimes à une heure du matin
Pour faire rire les amis d'hier avec un poème taquin
On m'a laissé un blanc-seing; on me prend pour un saint ?
Mais où est le mot imposé ? Je l'évite à dessein ?

Il est deux heures du matin, la chouette chuinte, chuinte
Le hibou hulule plus fort, on entend comme une plainte
Je vais enlever mes chaussures, je devrais aérer mon cor
Mais non ! Je ne suis pas chasseur je ne vois pas le rapport
Je ne voudrais pas faire pleurer le gentil marcassin
Surtout depuis que j'en ai vu un dans un bois messin
Je ne suis jamais allé à ? En êtes-vous certain ?

Au fait il faudrait que j'arrête le sèche linge

C'est fait ! Je bois un bon thé parfum fraise des bois
Tiens justement, c'est dans le bois messin, ce jour là,
Quand je savourais ces fruits-là,
Que j'ai vu ce petit marcassin qui passait par là
Il était aux abois mais il n'a eu peur de moi

Trois heures du matin, la chouette chuinte, chuinte, chuinte
Le hibou hulule encore, moi, je vais porter plainte

Au fait il faudrait que je vide le sèche linge

Zut ! Une énorme fuite ! Plein d'eau dans la buanderie
Faut dire que le sèche-linge a déjà beaucoup servi !
J'en étais où déjà ? Le marcassin était perdu et il me dit
Qu'il avait rencontré une oursonne qui cherchait un essaim
Une oursonne ? Elle arriva, elle n'était pas loin

Quatre heures du matin, la chouette ne chuinte plus
Le hibou n'hulule plus, le sèche-linge est fichu

Le marcassin vit ma surprise, mais non, pas de méprise,
Des ours avaient bien élu domicile dans la forêt voisine
Vous ne me croyez pas ? Je confirme, ils l'ont dit à la télé
Je peux continuer ? J'en perds le fil de mes idées
Je voudrais pouvoir terminer et aller vite me coucher
Au fait pour le sèche-linge Il faudra le remplacer
Colmater la fuite ? Ca ne coûte rien d'essayer


Cinq heures du matin, la chouette chuinte à nouveau
Le hibou dort sous un viaduc, le café est trop chaud

Ensuite ? L'oursonne finalement retrouva sa tanière
Grâce à un papillon qui avait de bien belles manières
Ils devinrent très amis mais c'est une autre histoire
Disponible dans la collection folio j'en ai marre
Le marcassin ? Il n'a pas quitté le bois messin
Il a grandi, a trouvé une laie et a plein de marcassins

MORALITE

Quand la chouette chuinte et que le hibou hulule,
Quand le sèche-linge suinte, et que vous regardez la pendule
Il vaut mieux aller se coucher au lieu d'écrire n'importe quoi
Et surtout pas l'histoire d'un marcassin au fond des bois

AUTRE MORALITE

A six heures du matin, il est vain de jurer par tous les saints
Quand l'inspiration n'est pas venue
Quand le sèche-linge est foutu
Même si la chouette ne chuinte plus

MORALITE DU JOUR

Restez chez vous même si on vous donne rendez vous
Restez au plumar même si on vous file un rencard

Gil Def. 18 janvier 2005(70)

Publié par Gil à 13:08:48 dans HUMOUR | Commentaires (0) |

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