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POESIE DE GIL DEF SUR CAHIERS BLEUS

QUAND LE BLEU DEVIENT ORANGE

POESIE EN HERITAGE

GRANDS POEMES  

COUCOU, C'EST MOI

 

GIL DEF

Né en 1949 près de Calais
Aîné de 10 enfants
Famille ouvrière
Instituteur et directeur retraité
Officier des Palmes Académiques

Ecrivain depuis juin 2004
Plus de 500 textes

Contrat Creative Commons

"ECOUTE" - LARMES BLEUES

ECOUTE "LES BELLES VOIX"

"ECOUTE" - EN CASTELLANO

"ECOUTE" - PAROLES DE POETES

"ECOUTE" - A NOS MEMOIRES

O MA REINE PRIEZ POUR MOI | 21 janvier 2006


Ô ma Reine, vous savez tous les dangers
Tous les combats que j'ai toujours affrontés
Sans jamais faiblir l'ardeur de mon bras armé
A pourfendre les ennemis de Votre Majesté
A défendre ce beau royaume dans ses lois sacrées

Ô ma Reine, vous avez comblé ce chevalier
Du plus grand honneur qu'il n'eut jamais espéré
Au titre de connétable le Roi m'a élevé
Il le voulut dans la plus grande solennité
J'ai su qu'à vous il avait faveur accordée

Ô ma Reine, vous avez comblé ce chevalier
De toutes les attentions que vous puissiez lui donner
Tant de confiance jusqu'au cadeau de son épée
Avec quatre pierres précieuses aux reflets bleutés
De la forme de ces larmes que parfois vous versiez

Ô ma Reine, aujourd'hui, il ne faut pas pleurer
Vous savez déjà que le trépas m'a emporté
Que dans ce cas ce pli vous serait destiné
Je me devais de mon secret me délivrer
Pour que Dieu m'accorde pardon au Jugement Dernier

Ô ma Reine, j'ai été pour mon sort bien ingrat
Trouvant injuste ma destinée, je perdis foi
Espérant sans le droit trouvé dans votre voix
Dans votre regard la réponse à mes émois
L'amour qui ne pouvait être plus roi que le Roi

Ô ma Reine, pardonnez moi, priez pour moi
J'ai gardé cette foi que Dieu vous écoutera
Et si vous ne pleurez pas, Il me pardonnera

Gil DEF. 25 novembre 2005 (1021)

Publié par Gil à 13:06:59 dans HISTOIRES D'AMOURS | Commentaires (0) |

C'est toi la belle | 01 juillet 2005

C'EST TOI MA BELLE

C'est toi la belle que j'irais retrouver
Et toi la belle que j'emmènerai danser
C'est toi la belle que j'oserai embrasser
Et toi la belle que je veux fiancer

Et si le vent peut porter l'oiseau blanc
Et si le temps veut écrire le printemps
Alors pour nous l'arbre gravera le jour
Et pour nous la sève naîtra l'amour
Et le hasard attend le quai d'une gare
Et ton regard trouve enfin mon regard
Pour moi ma belle, ce jour a goût de miel
Ô toi ma belle, je t'aimerai jusqu'au ciel

C'est toi ma belle je t'ai enfin trouvé
Tu es si belle je t'emmène danser
Tu es si belle tu me rends mon baiser
C'est toi ma belle te voilà fiancée

Alors le jour rêve d'enchanter son tour
Alors la nuit joue tant de ses atours
Pour toi ma belle l'ombre fleurit de l'amour
Pour toi ma belle la lune sourit à toujours
Et puis le ciel s'envole à l'intemporel
Et le soleil t'embrasse en vermeille
Et on s'aime tant que la nuit se surpend
A toi ma belle je te fais le serment

C'est toi ma belle tu es ma fiancée
Je sais ma belle tu veux toujours danser
Et toi si belle tu me prends un baiser
Et toi ma belle, tu voudrais te marier

Alors le ciel tourne une robe de dentelle
Alors le soleil embrasse à l'immortel
Et la musique enlace la première danse
Et les coeurs pour un toujours s'élancent
Et puis la nuit sème l'infini sans voile
Et l'océan suit le chemin des étoiles
Et toi ma belle tu surprends les parfums
Pour toi ma belle la lune pleure au matin

C'est toi ma belle tu ris à mes côtés
Bien sûr ma belle on va toujours danser
Bien sûr ma belle tu aimes nos baisers
Tu es ma belle et nous sommes mariés

Et si nos jours peuvent s'étonner encore
Et si nos nuits peuvent éblouir si fort
C'est que pour nous le soleil brûle d'amour
Rien que pour nous la lune sourit toujours
Et l'océan répète sans fin nos serments
Et le printemps renaît passionnément
C'est toi ma belle, tu l'es depuis longtemps
C'est toi ma belle tu l'es éternellement

Gil Def. 3 mars 2005 (101)


Publié par Gil à 01:21:00 dans HISTOIRES D'AMOURS | Commentaires (8) |

Ils étaient venus de si loin | 18 juin 2005

ILS ETAIENT VENUS DE SI LOIN

Sur l'océan une voile passait dans le lointain
Ils avaient espéré cet instant tant de matins
Ils étaient venus de si loin
Si loin
Et voilà qu'enfin ils se tenaient la main
Ils se sentaient si bien
Si bien
Les coeurs n'avaient pas à se dire
C'étaient leurs corps qui voulaient s'unir
Sous le premier rayon de lune
Au pied de la première dune
Ils ont dévoilé leurs nudités
Sous un ciel étoilé d'été
Doucement ils se sont allongés
Avec les premiers frissons
Et des coeurs qui battent à déraison
Du bout des doigts il a caressé ses lèvres
Et senti la douce fièvre
Elle s'est abandonnée les yeux fermés
Derrière des nuages la lune s'est cachée
Préférant garder leur jardin secret
Ils ont uni leurs corps
Encore et encore et encore
Entre la vie et la mort
Encore et encore et encore

Sur l'océan la voile avait disparu dans le lointain
Elle était partie si loin
Si loin
Ils se sont jurés de se donner encore
Encore et encore
A chaque jour commencé
Même le corps fatigué
Ils étaient venus de si loin
Si loin

Gil Def. 23 septembre 2004 (38)


Publié par Gil à 12:26:26 dans HISTOIRES D'AMOURS | Commentaires (0) |

A l'aube du premier jour | 18 juin 2005


 
A L'AUBE DU PREMIER JOUR.

Ce matin, j'ouvre la fenêtre
J'ai le coeur en fête
Sur la chaise une robe fuschia
Et une paire de bas de soie
Et toi
Toi tu es là
Le corps légèrement dénudé
Au milieu des draps froissés
Je garde encore sur moi ta divine senteur
Qui m'a enveloppé pendant toutes ces heures
J'ai sur mes lèvres le goût de tes lèvres
Qui m'ont donné le vertige et la douce fièvre
Je ferme les yeux pour revoir ta nudité
Oser dans la pénombre la blanche clarté
Ma peau a le souvenir de tes mains
Qui ont exploré tant de chemins
J'entends encore tes longs soupirs
Quand mes mains ont glorifié tes désirs
Jusqu'aux confins du plaisir
Mon corps fatigué sent encore tes frissons
Tes vagues tes remous et ton abandon

Et toi
Toi qui m'a redonné la vie
Tu ouvres les yeux et tu souris
Tu n'as pas rêvé mon amour
Pour la première fois cette nuit
Nos corps se sont unis

Ô mon amour
Viens dans mes bras
Viens contre moi
Et embrasse moi
A l'aube de notre premier jour
Et dis moi
Qu'on fera l'amour encore
Encore et encore

Gil Def. 30 septembre 2004 (41)

Publié par Gil à 12:15:59 dans HISTOIRES D'AMOURS | Commentaires (0) |

Hotel de l'été | 16 juin 2005

HOTEL DE L'ETE

Il n'y avait plus personne sur la plage
La chambre était au premier étage
Quand la porte s'est refermée
Il s'est doucement avancé
Elle n'osait pas bouger
Il a caressé tendrement son visage
Elle ne pouvait plus rester sage
Il a ouvert lentement son corsage
Elle a fermé les yeux
Il avait sur ses lèvres
La plus brûlante des fièvres
Elle s'est serrée contre lui
Elle sentait son envie
Il ne pouvait cacher ses désirs
Elle voulait sans plus attendre s'offrir
Ils se sont regardés un instant
Et ils se sont embrassés longuement
Ils se sont enlacés et caressés
Sur le lit ils se sont allongés
Ils ont découvert leurs corps
Ils se sont caressés encore
Encore et encore
Ils ont osé bien des chemins
Et elle s'est abandonnée enfin
Il a pénétré dans son jardin
Elle a soupiré elle a crié
Il a gémi il a glorifié
Toutes les vagues de ses désirs
jusqu'aux confins du plaisir
Ils ont respiré très fort
Encore et encore
L'étreinte de leur corps
A duré duré jusqu'à la petite mort
Et dans un dernier effort
Ils ont exulté encore
Encore
Elle ne voulait plus quitter son corps
Il avait atteint la montagne d'or
Ils sont restés corps dans corps
Jusqu'à l'aurore

Hôtel de l'été
Au premier étage
Les volets sont restés fermés
Ils ne sont pas allés sur la plage

Gil Def. 26 octobre 2004

Publié par Gil à 12:09:48 dans HISTOIRES D'AMOURS | Commentaires (3) |

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