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Roger Oxöh

explorateur en perdition

E = master of ceremony 2 music | 01 novembre 2009

 

[Archives N°451905]:


[...]

Cher Roger, j'ai enfin trouvé la solution

à ton problème,

la personne que tu fréquentes est pourtant

bien une femme,

même si elle a du poil sur les jambes.

(je te rassure, c'est normal en

période proche de l'hiver).

Ce qui est relatif c'est qu'elle en a aussi sous les bras. [...]

Relatif ... relatif ... relaaaaatiiiif ...

Bon sang Roger, ça y est!, j'ai trouvé un nom à ma théorie.

[...]

je te bise bien fort, ton copain Albert.

ps: merci pour cette superbe paire de lunettes,

j'vais assurer grave dans les bals musette ...


Publié par beurk à 18:56:36 dans Les carnets de Roger | Commentaires (1) |

qui a marché sur la Lune sans s'essuyer les pieds ? | 20 juillet 2009


Le 21 juillet 1969, Neil Armstrong pose un pied

(le gauche) sur la Lune, tâtonne le sol puis pose

le deuxième;  (Tout est une question de paire sauf

pour un unijambiste qui lui est une exception à la règle,

mais ceçi est un autre sujet).


Il devient donc le premier homme à poser le pied sur la Lune ...

Et bien non! non et non, je ne suis pas d'accord ...


Parce que c'est trop facile de le montrer sur de la pellicule

noir sur blanc avec des sons de microphone et des bip-bips

avec des mouvements lents qui reproduisent parfaitement,

je l'admets, cette sensation d'apesanteur,d'un type tout

mou; flasque et sans énergie.


Parce que ça passe sur un écran télé et voila qu'il

porte l'étiquette du PREMIER homme à mettre les pieds

sur la Lune.


Et mon pied au cul alors, tu le veux ?


Surtout que bien avant il y avait:


- le baron de Münchhausen

- Michel Ardan, qui par une idée insensée parvint à atteindre le

disque lunaire et sans oublier Tintin, ce reporter belge avec son

fidèle chien Milou, qui d'ailleurs et  pour enfoncer encore

un peu plus le clou dans vos petites têtes que Tintin, lui, il est

connu dans le monde entier, lui ...


et Neil Armstrong!? hein ?! c'est qui?


Allez hop! ni une, ni deux... Question dans la rue: 


Moi: - "Pardon madame, vous savez qui est Neil ...

(la dame commence à s'enfuir);

Madaaame ... N'ayez pas peur madame, ne partez

pas,  je ne vous veux aucun mal ...

je ne suis pas de la police, je voudrais seulement

vous poser une question:Pourriez-vous me dire

qui est Neil Armstrong ?"

 

La dame: - "euh, c'est pas, le monsieur dopé avec une

seule couille qui fait du vélo ?"

 

Une autre personne:

 

Moi: - Bonjour M'sieur,  Savez-vous qui est Neil Armstrong ?

Lui: - ...

Moi: - Vous ne voulez pas me répondre ?

Lui: - ...

Moi: - Vous avez déja vu un monsieur tout nu ?

Lui: - ...


(au bout d'un petit quart d'heure de mutisme, je me

rends compte que je parlais à un mannequin d'un

grand magasin, ceçi expliquait cela.)

 

De retour chez moi, je posais la question à mon

voisin du troisième, Robert, un ancien junkie qui

écoute les Pinks Floyd à l'envers sur une platine

disque persuadé d'y déceler un message subliminal.

 

Lui: - Neileuu, ah... wouais, je le connaissais quand j'étais

aux "Staitsseu" (traduisez Etats-Unis) pour ses concours

du "pissé le plus loin" au sortie de certains bars de l'Ohio.

aaaah p'tin, le con ... trop marrant le Neileuu!"

 

Pffff, Absolument ridicule! voila donc comment on

plombe la notoriété de Neil.

 

Alors, hein Neil, tu fais moins le malin maintenant hein ?!

Ah c'est sûr, que tu as du bien te marrer à sauter comme

un kangourou(*) la-haut mais tu sais Neil, moi j'y suis tous

les jours et ça c'est l'avantage de pratiquer la rêverie.

 

(*) Et pour rebondir comme le fait si bien ce grand marsupial,

je voudrais terminer ce billet en citant un article lu récemment

de Antonio Fischetti sur le sommeil et ses effets:

 

"On savait que le sommeil favorise l'apprentissage. (...)

Des chercheurs ont commencé a apprendre à des rats à s'orienter

dans un labyrinthe en échange d'une récompense.

L'original est venu après, en découvrant que, lorsque les rats dorment,

leur cerveau rejoue les évenements appris.

Et surtout, pas n'importe lesquels car les neurones utilisés par

le rat lorsqu'il a compris et réussi sa tâche sont ceux qui sont

les plus actifs dans le sommeil.

 

Donc, tout en dormant, le cerveau consolide les

informations les plus utiles.

 

Une expérience qui permettra enfin aux élèves surpris à

pioncer en classe de répondre scientifiquement à leur prof:

"Je ne dors pas, je révise.""


[Crédits:Stefan Rappo (photographie)/Antonio Fischetti (Charlie Hebdo N°5777)]

 

Publié par beurk à 16:15:57 dans Les carnets de Roger | Commentaires (3) |

Raccrochez c'est une horreur | 09 juin 2009

 

[Archives N° 346]

 

En ce début d'été, il faisait sur la région ligérienne

un temps chaud et cependant maussade.

Peut-être l'odeur de fauve se ressentait-elle dans cette

atmosphère. Roger sortait ses clefs Allen, tournait le verrou

et entra dans son petit appartement habité par quelques

fantômes qui le traversent parfois.

Un miroir au cadre de bois innondait d'un légère luminosité

un couloir long et sombre.

 

Au loin, tout là-bas, à plusieurs centimètres de là, attendait

patiemment la douce Loubna. Celle qui aimait Roger, celle

qui le regardait partir vers sa voiture, la même qui lui

déposait ses chaussons aux pieds de son canapé quand il

rentrait de son travail.

- C'est moi, Loubna, tu es là? Appela-t-il.


Un bruit de pas précipités se fit entendre. Peu après,

elle apparut dans le couloir, un sourire aux lèvres.


- Donne ton manteau en peau de zèbre,je vais te

débarrasser, dit-elle.


- Oh, Quelle délicate attention, répondit simplement Roger.


- Tu viens? Fit gaiement Loubna.


Arrivé au salon, Loubna se glisse dans un fauteuil

de cuir et soupira. 


- Viens sur mes genoux, dit-elle. Je vais te raconter

quelque chose:


"Tout a commencé ce jour où le téléphone sonnait

pendant que je nettoyais mes mains couverte de

doigts; j'avais travaillé sur la chaîne de bicyclette et,

après avoir enlevé le plus gros avec un gros chiffon,

je les avais plongées dans un acide, j'étais en train

de les frotter quand le téléphone sonna."



- Tu as réparé le vélo à l'intérieur de la maison ?


- Je te demande de ne pas m'interrompre, dit Loubna,

pour une fois que j'ai quelque chose à raconter de ma

journée et toi, tu ne m'écoute pas!.


- Désolé, soupira Roger en baissant la tête.


- Dégoulinant de détergent et de doigts souillés, dit-je,

et sans pouvoir retrouver mon chiffon, poursuivit-elle,

je portais comme je le pus le combiné à mon oreille.


- mouais et alors ?!


- j'entendis une petite voix exitée qui me dit:


"Allo, allo, tu sais ce que je tiens dans la main ?

hein ? hein ? tu le sais hein ?!! rhaaaaa!!!


Roger se leva, ses yeux grand ouvert,brillaient

de vert puis d'orange puis de rouge par la reflexion

d'un feu tricolore.


- sûrement un pervers, j'espère que tu avais

immédiatement jeter le téléphone, verrouillé

la porte d'entrée pour te cacher dans le placard

à balai ?



- non ... j'étais curieusement attentive à cette voix,

je voulais savoir... je... j'étais comme... comme figée

par cette voix, je voulais savoir ce qu'il tenait dans

cette main. Cette voix me semblait tremblante,

énervée par mon silence, j'entendais un souffle roque

comme un soupir ...un gémissement..., je ne disais rien,

j'attendais qu'il parle de nouveau.

Roger, se leva, le corps tendu comme un i grec,

fixa un instant la pendule qui indiquait maintenant

22 heures 10 minutes et 15 secondes, 36 ... 55 ...

il se rassit puis lança:



- Quand Elvis Presley apparaissait, les jeunes filles

hurlaient, se trouvaient mal. Elvis, qui s'accompagnait

toujours de son affreuse coupe de cheveux avait une

très belle voix, ce que l'on ne peut  pas dire de tous

ses imitateurs. Il mourut en 1977 mais tous les

hommes préféraient Marilyn Monroe.

Pourtant derrière ce visage souriant se cachaient

des problèmes complexes qui devaientconduire

l'actrice à mourir en 1962 d'un abus de dynamites ...

Oui, C'est complètement absurde ce que je te

dis, tout comme cette histoire. Mais bon

sang Loubna!, qu'a dit cette voix ? je veux

le savoir ?!


- mon téléphone ...

- quoi ?

- ce qu'il tenait dans sa main; c'était son téléphone !

 - Ah bon!? Fit Roger.


Loubna se jeta sur lui avant qu'il n'ait eu le temps de

tenter quoi que ce soit, et l'embrassa.

Ils se regardèrent. Roger approcha sa bouche

de l'oreille de Loubna et chuchota:

- Je t'aime...



Bien sûr, il lui avait déjà dit qu'il l'aimait. Bien sûr,

il lui avait dit des milliers de fois. Mais ce sentiment

était toujours le même. Il voulut le lui dire. 


 
- Il en est de même pour moi, mon chéri, déclara

Loubna. Personne ne pourra remplacer ton sourire.

Tu es unique, grâce à plein de petites choses.

Personne n'a ta démarche de crabe. Personne n'imite

aussi bien que toi le petit cri du cochon d'inde qui me

fait sottement rire.



- Embrassons-nous encore... souffla Roger.



Ils s'embrassèrent donc. Au loin, on entendait

''Le Rap à fromage'' des De La Soul.

D'où cela venait-il? Quelle importance, du moment

que c'était là. Bientôt, la musique, l'amour,

les entraînèrent dans un tourbillon sans fin.

Il n'y avait plus de plafond, plus de mur.

Angers était loin. Ils virent passer une mouette,

au dessous d'eux. Puis deux. Maintenant, ils étaient

sur la mer. Ils frissonnèrent... était-ce le vent qui

s'était levé et qui faisait frémir un peu leur peau?

Quelques nuages voilèrent le ciel. A mesure que les

notes s'envolaient, la musique devenait de plus en

plus belle, et le ciel de plus en plus gris. 


Des larmes de joie dans la voix, la musique jouait.

Quelques gouttelettes de pluie vinrent alors

troubler cet océan, tels des missiles scuds que

le vent sifflant emportait au loin avant de les

renvoyer à la figure des amoureux. Après quelques

instants les gouttes grossirent, s'écrasant lourdement

sur la surface de l'eau.

 

Loubna, que la folie saisissait, se voyait finir au milieu

des éclairs... Plus la musique jouait plus le temps

s'agitait, plus le ciel s'assombrissait, plus les vagues

grandissaient, se brisant bientôt contre leurs pieds

dans une explosion d'écume crépitante, poussées par

des bourrasques assassines... leur baiser dansait sur

cet air tourmenté, cet océan symphonique, cet opéra

dramatique, les vagues étaient à présent immenses et

la pluie tranchait le ciel plus sombre que la plus noire

des nuits, c'était affreusement grand et terriblement

beau, si beau que ça faisait mal, la musique hurlait

sa douleur, de plus en plus fort, les notes tourbillonnaient,

le vent devenait tornade, les vagues devenaient rouleaux,

les amants tournoyaient, autour de leurs bouches,

autour de leurs mains... Soudain ... tout s'arrêta.



   - Marions-nous...

   - Pourquoi n'est-ce pas déjà fait?

   - bah, non!


Ils rirent. Ils étaient heureux.

Toute la nuit, ils restèrent enlacés, collés,

décollés, toujours nus, à parler, ou à s'embrasser,

ça en deviennait pénible pour les passants.



Dans un sourire, un souffle, un battement de cils,

ils se dirent ''je t'aime''. Ce sourire brille encore au

fin fond des étoiles...

Ce souffle chante encore dans les hautes couches

de l'atmosphère actuellement nocif...

Ce battement de cils scintille toujours quelque part.

Ils s'aiment.


Un tambourinement violent et répété tira Roger de sa rêverie.

La porte de sa chambre s'ouvre, une tête chevelue innondée

de bigoudis surgit:



- Roger, debout faudrait sortir le chien avant qu'il ne

pisse sur le tapis: ça fait 2 heures qu'il attends et

ensuite tu ranges ta chambre, tu changes les draps,

c'est une vraie porcherie!"

- oui môman!


Publié par beurk à 19:06:52 dans Les carnets de Roger | Commentaires (3) |

Edition spécial: le clash! | 15 mai 2009

 

Le fameux groupe "Roger and the cabbage flowers"

musique inclassable mais avec des tentatives

Electro, Rock, Hardcore, absolument désagréable

et inaudible, se séparent.

 

En effet, Roger a pris la décision de quitter ce

groupe de bêllatres bêllant franchouillard pour

des raisons vraiment sordides.


"Comme nous étions tous sur scène en même

temps pour crier chanter, personne ne pouvait

descendre discrètement dans la salle pour

faire les sacs à mains."

 

 

"La torture acoustique avait un nom,

heureusement que Dieu existe, il a exaucé

ma prière" (Philippe Manoeuvre)

 

Source: Rock and Folk N°501 bis"

 

Publié par beurk à 17:55:27 dans Les carnets de Roger | Commentaires (6) |

Un amour | 23 avril 2009

[Archives N° 345]

 

Le bruit des pas de Roger suivaient le rythme de la pluie.

Celui-ci se mit à chantonner doucement, puis de plus en plus

fort, mais cessa de peur d'être ridicule car de toute manière

il l'était déja .


Apercevant la photographie d'un palmier, il se prit à rêver à

un voyage, un looooong et beau voyage... aux côtés de celle

qu'il rejoignait.

Sans trop savoir comment; car il n'avait pas de Gps, il se

retrouva devant sa porte.


Il frappa doucement puis un peu plus fort puis plus

énergiquement avant qu'il ne sonne à la porte.

Des pas se firent entendre, et une voix se fit

entendre derrière la porte:

 

- Qui est là?

- C'est Roger! Répondit celui-ci.

- Je ne connais aucun Roger! Dit la voix.

 

Il y eut un silence.

 

- C'est toi, Loubna? fit Roger.

 

La porte s'ouvrit soudainement:

 

- Mais oui c'est moi, mon Roger! Je t'ai bien eu ...

 

Il allait protester, mais elle ne lui en laissa pas le temps:

 

- Entre, dit-elle; retire tes pieds et chausse les patins.


Arrivé au salon, Roger s'écroula dans un fauteuil usé et

soupira. Puis il fixa Loubna. Celle-ci était debout près de lui.

Lui tremblait d'émotion.

Elle, ne disait rien.

Il se leva, s'approcha d'elle.

 

- Loubna...

 

Elle détourna la tête.

 

- Loubna, répéta-t-il.

 

Alors elle le regarda. Au moment où leurs regards se croisaient,

leurs lèvres se touchèrent.

 

- Euh... ,bredouilla Roger.

 

Mais les mots ne venaient pas...

Alors Loubna passa sa main derrière la nuque de son ami,

et l'embrassa.

 

Cela semblait durer une éternité mais en fait,

comme le principe de la relativité, ça ne dura que 2 minutes

et 23 secondes.

 

C'était la première fois qu'ils ressentaient une telle émotion,

et ils ne s'arrêtaient plus;

Puis lorsque les premières étoiles scintillèrent dans leurs yeux

épuisés, leurs lèvres se quittèrent.

 

Comme deux plongeurs en apnée, ils reprirent leur souffle en

même temps que leurs émotions.

Après avoir repris ses esprits, Roger lança:

 

- Tu sais, je...

- Chut..., fit Loubna.

- Je...

- Il n'y a pas de mots...

- Si...

- Non...

- Mais!

- Oh!

- Allo ?

- Quoi ?

- Où ?

- Non ...

- Si... je t'aime, Loubna.

 

Celle-ci fut prise d'un sanglot:

 

- C'est vrai? Oh... moi... moi aussi mon amour!

- Cela ne fait que quelques heures que nous nous sommes vus,

et j'ai toujours su que c'était toi l'amour de ma vie, enfin pour

l'instant parce que ç'est encore récent mais bon... Et ce,

malgré mes innombrables aventures passées.

- Voyons... tu vas me faire mûrir, murmura Loubna.

- Tu veux dire, rougir, ma chérie ?

- Oh! pardon! Tu vas me faire rougir.

- Pourquoi? S'écria-t-il. Tu es la personne la plus sensuelle que

je n'ai jamais connue! La plus belle de toute la ville, les gens

ne t'arrivent pas à la cheville sauf les nains.

- Mais et toi, tu es si élégant...

- Cela n'est rien à côté de toi. Lorsque je t'embrasse,

j'ai l'impression que je m'envole, (il joint le geste à la parole)

Quand je te quitte, j'ai l'impression que mon coeur se fait

piétiner par un chat, ou transpercer par mille lances

empoisonnées, que ça me donne même la gerbe!

- Mais toi aussi, Roger, tu as beaucoup de qualités...

- Tu sais... j'ai aimé, tout à l'heure, lorsque nous nous

sommes embrassés.


Il n'en fallut pas plus à Loubna pour saisir le bras

en plastique (made in China de Roger) et lui offrir de

nouveau un baiser enflammé, tellement brûlant que le

corsage de Loubna prit feu.

 

Les deux êtres eurent cette fois l'impression d'être

emportés dans une tempête. Sur un océan rouge sang.

Leurs souffles s'échouaient invariablement dans les hurlements du vent,

et les gifles des vagues leur faisaient fermer les yeux.

C'était beau, c'était puissant, comme une photo de Doisneau.

Tout rugissait autour d'eux, ils étaient enfermés dans une

parenthèse qui les épargnait des griffes du cyclone,

des griffes signant leur passage d'une trace de salive

blanche et éphémère...

 

Tout tournait, des vertiges les prenaient, Roger ferma les yeux.

Et soudain tout s'arrêta ... après un long silence afin que tous

les deux reviennent sur terre.

 

- Je voudrais t'épouser, dit Roger.

 

Loubna tressaillit.

 

- Pardon?

- Je ...

- Quoi ?

- JE VOUDRAIS T' ..., dit-il plus fort.

- Oh!,  dit Loubna d'un air surpris

- Je t'aime. Je veux t'épouser. Veux-tu être ma femme, Loubna?...

 

Leurs lèvres tremblaient.

 

- Oui si ça peut te faire plaisir! Murmura-t-elle.

 

Ils discutèrent toute la nuit. Ils parlaient de tout,

et de rien mais surtout Roger qui parlait beaucoup

plus avec ses mains.

 

- Tu sais, c'est drôle, dit Loubna, car hier matin,

Nicolas a tenté de me séduire.

 

- Non, c'est vrai?

- Oui, et comme je lui disais que c'était toi, l'amour de

ma vie, il m'a répondu que je perdais mon temps et que je

serais bien plus heureuse avec lui.

 

- Ça ne m'étonne pas de lui, il a toujours essayé de

gâcher ma vie privée.

 

- Heureusement je lui ai dit ceci: ''Le jour où tu seras un

tant soit peu civilisé, mon petit bonhomme, tu apprendras

que mon Roger est plus naïf que n'importe qui.

Et tu ne lui arrives pas à la cheville, sauf les nains!''


- Naïf moi? je ne comprends pas ce que tu dis,

et j'y pense qui est Nicolas ?

 

Loubna enchaina.

 

- Tais toi et embrasse moi comme tu ne m'as jamais embrassé !

 

D'un mouvement expert, il prit Loubna par les hanches

et aspira la bouche de Loubna.

 

Ils s'embrassèrent pendant des heures, au fur et à mesure

que les aiguilles de l'horloge tournaient,

l'exitation de Roger augmentait, quand dans un dernier

sursaut, il hoqueta en lançant:

 

- Bon on baise ?

 


[crédit photo: la femme idéale, disponible en kit dans tous

les bons magasins KITEA]

Publié par beurk à 15:28:51 dans Les carnets de Roger | Commentaires (6) |

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"Sinistre conscience:


Si tu dois absolument


envahir la mienne,


laisse moi un message."

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