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Un amour | 23 avril 2009

[Archives N° 345]

 

Le bruit des pas de Roger suivaient le rythme de la pluie.

Celui-ci se mit à chantonner doucement, puis de plus en plus

fort, mais cessa de peur d'être ridicule car de toute manière

il l'était déja .


Apercevant la photographie d'un palmier, il se prit à rêver à

un voyage, un looooong et beau voyage... aux côtés de celle

qu'il rejoignait.

Sans trop savoir comment; car il n'avait pas de Gps, il se

retrouva devant sa porte.


Il frappa doucement puis un peu plus fort puis plus

énergiquement avant qu'il ne sonne à la porte.

Des pas se firent entendre, et une voix se fit

entendre derrière la porte:

 

- Qui est là?

- C'est Roger! Répondit celui-ci.

- Je ne connais aucun Roger! Dit la voix.

 

Il y eut un silence.

 

- C'est toi, Loubna? fit Roger.

 

La porte s'ouvrit soudainement:

 

- Mais oui c'est moi, mon Roger! Je t'ai bien eu ...

 

Il allait protester, mais elle ne lui en laissa pas le temps:

 

- Entre, dit-elle; retire tes pieds et chausse les patins.


Arrivé au salon, Roger s'écroula dans un fauteuil usé et

soupira. Puis il fixa Loubna. Celle-ci était debout près de lui.

Lui tremblait d'émotion.

Elle, ne disait rien.

Il se leva, s'approcha d'elle.

 

- Loubna...

 

Elle détourna la tête.

 

- Loubna, répéta-t-il.

 

Alors elle le regarda. Au moment où leurs regards se croisaient,

leurs lèvres se touchèrent.

 

- Euh... ,bredouilla Roger.

 

Mais les mots ne venaient pas...

Alors Loubna passa sa main derrière la nuque de son ami,

et l'embrassa.

 

Cela semblait durer une éternité mais en fait,

comme le principe de la relativité, ça ne dura que 2 minutes

et 23 secondes.

 

C'était la première fois qu'ils ressentaient une telle émotion,

et ils ne s'arrêtaient plus;

Puis lorsque les premières étoiles scintillèrent dans leurs yeux

épuisés, leurs lèvres se quittèrent.

 

Comme deux plongeurs en apnée, ils reprirent leur souffle en

même temps que leurs émotions.

Après avoir repris ses esprits, Roger lança:

 

- Tu sais, je...

- Chut..., fit Loubna.

- Je...

- Il n'y a pas de mots...

- Si...

- Non...

- Mais!

- Oh!

- Allo ?

- Quoi ?

- Où ?

- Non ...

- Si... je t'aime, Loubna.

 

Celle-ci fut prise d'un sanglot:

 

- C'est vrai? Oh... moi... moi aussi mon amour!

- Cela ne fait que quelques heures que nous nous sommes vus,

et j'ai toujours su que c'était toi l'amour de ma vie, enfin pour

l'instant parce que ç'est encore récent mais bon... Et ce,

malgré mes innombrables aventures passées.

- Voyons... tu vas me faire mûrir, murmura Loubna.

- Tu veux dire, rougir, ma chérie ?

- Oh! pardon! Tu vas me faire rougir.

- Pourquoi? S'écria-t-il. Tu es la personne la plus sensuelle que

je n'ai jamais connue! La plus belle de toute la ville, les gens

ne t'arrivent pas à la cheville sauf les nains.

- Mais et toi, tu es si élégant...

- Cela n'est rien à côté de toi. Lorsque je t'embrasse,

j'ai l'impression que je m'envole, (il joint le geste à la parole)

Quand je te quitte, j'ai l'impression que mon coeur se fait

piétiner par un chat, ou transpercer par mille lances

empoisonnées, que ça me donne même la gerbe!

- Mais toi aussi, Roger, tu as beaucoup de qualités...

- Tu sais... j'ai aimé, tout à l'heure, lorsque nous nous

sommes embrassés.


Il n'en fallut pas plus à Loubna pour saisir le bras

en plastique (made in China de Roger) et lui offrir de

nouveau un baiser enflammé, tellement brûlant que le

corsage de Loubna prit feu.

 

Les deux êtres eurent cette fois l'impression d'être

emportés dans une tempête. Sur un océan rouge sang.

Leurs souffles s'échouaient invariablement dans les hurlements du vent,

et les gifles des vagues leur faisaient fermer les yeux.

C'était beau, c'était puissant, comme une photo de Doisneau.

Tout rugissait autour d'eux, ils étaient enfermés dans une

parenthèse qui les épargnait des griffes du cyclone,

des griffes signant leur passage d'une trace de salive

blanche et éphémère...

 

Tout tournait, des vertiges les prenaient, Roger ferma les yeux.

Et soudain tout s'arrêta ... après un long silence afin que tous

les deux reviennent sur terre.

 

- Je voudrais t'épouser, dit Roger.

 

Loubna tressaillit.

 

- Pardon?

- Je ...

- Quoi ?

- JE VOUDRAIS T' ..., dit-il plus fort.

- Oh!,  dit Loubna d'un air surpris

- Je t'aime. Je veux t'épouser. Veux-tu être ma femme, Loubna?...

 

Leurs lèvres tremblaient.

 

- Oui si ça peut te faire plaisir! Murmura-t-elle.

 

Ils discutèrent toute la nuit. Ils parlaient de tout,

et de rien mais surtout Roger qui parlait beaucoup

plus avec ses mains.

 

- Tu sais, c'est drôle, dit Loubna, car hier matin,

Nicolas a tenté de me séduire.

 

- Non, c'est vrai?

- Oui, et comme je lui disais que c'était toi, l'amour de

ma vie, il m'a répondu que je perdais mon temps et que je

serais bien plus heureuse avec lui.

 

- Ça ne m'étonne pas de lui, il a toujours essayé de

gâcher ma vie privée.

 

- Heureusement je lui ai dit ceci: ''Le jour où tu seras un

tant soit peu civilisé, mon petit bonhomme, tu apprendras

que mon Roger est plus naïf que n'importe qui.

Et tu ne lui arrives pas à la cheville, sauf les nains!''


- Naïf moi? je ne comprends pas ce que tu dis,

et j'y pense qui est Nicolas ?

 

Loubna enchaina.

 

- Tais toi et embrasse moi comme tu ne m'as jamais embrassé !

 

D'un mouvement expert, il prit Loubna par les hanches

et aspira la bouche de Loubna.

 

Ils s'embrassèrent pendant des heures, au fur et à mesure

que les aiguilles de l'horloge tournaient,

l'exitation de Roger augmentait, quand dans un dernier

sursaut, il hoqueta en lançant:

 

- Bon on baise ?

 


[crédit photo: la femme idéale, disponible en kit dans tous

les bons magasins KITEA]

Publié par beurk à 15:28:51 dans Les carnets de Roger | Commentaires (6) |

je pars ... | 02 avril 2009


... Je pars...


Tout a commencé depuis que l'on m'a volé mon

heure de sommeil,

j'en avais besoin moi ... de cette petite heure.

je suis tellement fatigué maintenant que ce n'est

même plus moi qui écrit ce texte mais mon assistante.


Je n'en peux plus et c'est pour cela que

j'ai pris la décision de partir.


... Je pars...


Oh, je vous vois venir, vous me direz

"C'est rien, Roger, c'est un coup de blues, c'est tout"

"Demain, ça ira mieux"

"Allez... garde la pêche"


Non! Même un genou à terre,

rien n'y fera, ma décision est irrévocable.


... Je pars...

 

Partir... oui... je vais partir ... mais comment ?!

ma voiture est en panne, elle roulait pourtant bien

cette péteuse puis d'un seul coup, et PAF!,

les pistons sont sortis du capot!

 

Bon tant pis, me dis-je,

allez c'est pas grave, j'ai mon vélo, j'ouvre le garage ...

mais la roue est crevée!

Crevée comme moi, c'est réciproque alors ?


Et mon animal de compagnie, la belle Yoko Shiwa

celle qui faisait tout dans la maison est partie avec

mon voisin Jojo.

 

Juste un petit mot dans la boîte aux lettres:


"T'est cocu connard, c'est moi qui la saute!

ton pote: Jojo"

 

Non je vous jure tout va mal,

je n'ai plus le moral, tout fout le camp ...

 


On ne m'écris plus, même mon meilleur ami,

Ping Pong que j'ai connu lors de mon voyage virtuel

en Chine, mort deux ans plus tôt.

(Ping Pong si tu lis ces lignes, réponds-moi,

ça me ferait plaisir.)

 

Quand je pense qu'il détenait le record du monde

du 100 mètres en nage libre.

Non sans rire, il ne prenait même pas la peine

de plonger au départ d'une course ...

"ça ne vaut pas la peine de se mouiller pour si

peu de temps!" avait-il déclaré aux Juges des J.O.

 

Tout va mal pour moi, même nos meilleurs produits

de l'Oxyd Institute, comme le "Grain de folie",

vous savez ce fameux bonbon acidulé que

Salvador Dali avait accepté de goûter en

tant que cobaye et volontaire pour promouvoir

nos expérimentations perd de sa notoriété.

(d'ailleurs c'est grâce a ce fameux "Grain

de folie" qu'il a eu cette fabuleuse carrière!)

 

Oui mais voila, c'est fini la recherche,

adieu laboratoire de recherche pour une vie

meilleure, on dépose le bilan. Bye!


Tout ça pour vous dire que

je pars... à la renverse ... 

 


 

 

Publié par beurk à 20:25:39 dans Les carnets de Roger | Commentaires (4) |

Avant Gérard Depardieu était mon ami | 24 février 2009

 

[courrier archivé N°67]

 

Tigné, le 7 Novembre 2008

 

Roger, ma couille

 

Je vois que tu as une grande gueule,

mais à savoir si tu pisse plus loin

que moi, j'en doute ...

Si tu te mouille les pieds; dit le moi franchement et

avec Jean Pierre (Coffe), Lulu la cuve et les autres,

on se cotisera pour t'offrir une éponge avec le

grattoir incorporé pour récurer ta connerie.


Allez reviens mon boudin!

 

Je tenais à m'excuser pour la nuit dernière,

c'est vrai que je suis un peu avare et que pour ne pas user

mes draps, je vais souvent me coucher dans la chambre d'amis...

Ne le prends pas mal, je n'avais pas de mauvaise intention ...

(quoi que !?, je suis un homme de goût; j'ai beaucoup

d'admiration pour toi, voila c'est dit!)

 

Allez reviens, ne m'oblige pas à venir te chercher!

 

Nous attendons ta réponse, espèce de trou du cul !

Réponds vite sale cloportre que je t'écrase avec ma

pelle ménagère...

 

Ton ami, Gégé

 

ps: Si tu viens, ne passe pas les mains vides,

on va être à court de liquide.

re ps: tu avais oublié ton chat au château, ne le cherche plus,

il était dans le pressoir, je suis désolé, (faut dire qu'il était con ton chat).

 

Publié par beurk à 20:20:19 dans Les carnets de Roger | Commentaires (3) |

l'amour c'est des petits gestes tout simplement ... | 14 février 2009

 

Ce matin, j'ai monté en ville

avé le petit car,

que le chauffeur, il est brave;

c'est une pâte d'homme.

Ah ce Roger, c'est de l'or!

Y'me dit

"Allez montez mémé qui fait chaud"

Ouille! pauvre de moi, on crève! j'y dis...

Il a mis l'acclimatation.

Oh comme ça fait du bien!

Tu peux pas savoir;

Quand on est arrivé au Monoprix,

j'étais fraîche comme une rose.

 

Publié par beurk à 20:37:41 dans Les carnets de Roger | Commentaires (4) |

le temps est un cercle [Vladimir Jan Kélévitch] | 13 février 2009

 

 

Publié par beurk à 22:08:56 dans Les carnets de Roger | Commentaires (5) |

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