Appel pour un classement sans suite en faveur de Stéphane Lhomme,
porte parole du réseau Sortir du nucléaire menacé de 5 ans de prison
pour avoir révélé la vulnérabilité du réacteur nucléaire EPR en cas de
crash d'avion de ligne.
La vérité doit aussi être faite concernant les espionnages dont
le Réseau "Sortir du nucléaire" et Stéphane Lhomme ont été l'objet
de la part d'EDF et de sociétés privées mandatées par EDF.
Nous, soussignés, demandons un classement "sans suites"
de la procédure en cours pour Stéphane Lhomme,
porte parole du Réseau "Sortir du nucléaire",
soupçonné de "terrorisme" et menacé de 5 ans de prison.
En novembre 2003, le Réseau "Sortir du nucléaire"
révèle qu'il détient un document confidentiel défense issu
d'EDF qui reconnaît que, contrairement à ce que prétendent
les autorités françaises, le réacteur français EPR n'est
pas conçu pour résister à un crash d'avion de ligne
(voir notre dossier Document confidentiel défense).
Ce document a été évoqué à de nombreuses reprises
dans la presse, et a jeté le trouble sur le débat public
officiel organisé en 2005 et 2006 sur le réacteur EPR:
La Commission nationale du débat public a même
censuré (voir ici, page 90) la contribution de "Sortir
du nucléaire" qui évoquait le fameux document.
En mai 2006 et mars 2008, Stéphane Lhomme,
porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire",
a été placé en garde à vue par la DST
(aujourd'hui DCRI), sur réquisition du Parquet de Paris
(section antiterroriste). Accusé de "compromission
du secret de la défense nationale", alors qu'il n'a
fait que son devoir de citoyen, Stéphane Lhomme
risque 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.
Depuis mai 2006, Stéphane Lhomme est visé par
une "enquête préliminaire" bien curieuse puisqu'elle
court depuis plus de trois ans: une durée tout à fait
hors norme.
Les conséquences principales de ce "sur-place"
judiciaire sont l'impossibilité d'accéder au dossier
et le fait de garder sur la tête une "épée de
Damoclès" de 5 ans de prison.
Le 4 avril 2008, le vice-procureur Alexandre Plantevin,
sollicité à plusieurs reprises par l'avocat du Réseau
"Sortir du nucléaire" Me Busson, avait enfin répondu,
assurant que l'accès au dossier serait possible
"sous quinzaine", dès que la DST aurait "transmis les
derniers actes effectués". Or, plus d'un an après,
malgré d'autres relances, rien n'a changé.
Aussi, le 4 mai 2009, Réseau "Sortir du nucléaire" a
saisi Laurent Le Mesle, Procureur général près la Cours
d'appel de Paris. Nous soutenons cette démarche,
demandons la clôture de l'enquête préliminaire et,
surtout, demandons un classement "sans suites"
en faveur de Stéphane Lhomme.
Par ailleurs, toujours dans cette affaire de document
confidentiel défense, EDF aurait mis en place des
opérations illégales d'espionnage (*) de Stéphane
Lhomme et du Réseau "Sortir du nucléaire", lesquels se
sont constitués parties-civiles.
Nous demandons là aussi à ce que toute
la vérité soit faite.
(*) Dans son édition du 8 avril 2009, le Canard
enchaîné affirme que, depuis 2006, EDF a placé
Stéphane Lhomme sous surveillance par le biais
de sociétés privées. Le magazine Le Point, dans
son édition du 23 avril 2009, affirme que
"La boîte mail de Stéphane Lhomme aurait été
espionnée grâce à un contact chez Wanadoo".
Soutenir Stéphane Lhomme: [lien direct]
Accès au site: [Sortir du nucléaire]
crédit photo: Sortir du nucléaire
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