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Roger Oxöh

explorateur en perdition

A cause de moi | 16 août 2006


Comme chacun le sait, Une loi sur la régularisation des étrangers a été adoptée et pour certains d'entre nous
dont je fais parti, doivent quitter ce pays.
Pour ma part, je vais donc rester sous forme de "Résidu vert gélatineux" (c'est beaucoup plus discret).

Mais comment comprendre le comportement étrange de Nicolas Sárközy de Nagy-Bócsa (c'est difficile a écrire le hongrois),
Moi qui le connaissait quand nous étions jeunes et bêtes, je m'en souviens, nous gambadions dans les champs,
Nous écumions les bistrots et fumions du radis sauvage.

Ah! Nicolas, tu changeas de comportement après cette rencontre avec la sublime Loubna la suédoise,
celle avec une poitrine brûlant d'un désir lubrique mais hélas, qui n'avait d'yeux que pour moi.

Alors, jaloux, tu pris la fuite, ne laissant derrière toi, qu'une lettre chargée de mots empoisonnés, pestant sur
notre amour Loubna et moi, jurant des: "Quand je serais plus grand, je vous foutrais dehors, surtout toi, l'ectoplasme!"

Voila donc ta vengeance, Nicolas! Soit, mais ne croit pas que je me laisserais faire.

En plus tout ça pour une histoire de cul, fallait nous le dire, on se serait peut être plus marré a trois!

 

Publié par beurk à 17:30:46 dans Les carnets de Roger | Commentaires (1) |

Archives | 12 août 2006

Etant donné l'état de Roger Oxöh, en phase de décomposition avancée,
et suivant son accord, celui çi m'autorise de publier une relique qu'il
conservait jalousement dans ses archives. Celle çi date du 1er Juillet 1977:

Je préçise que ce texte est authentique et se rapporte a un
certain Zebehn Straïn de Geustaah , dont je ne pourrais pas donner
plus d'informations car comme je le rapelle le vieux n'est plus en état
de m'en expliquer davantage.

(d'ailleurs il se liquéfie sous mes yeux dans son lit
crâde)
mais il tenait a ce que ce texte soit publié. (en voiçi quelques brides):

[Beurk (Technicien de surface et Assistant du vieux)]

 

Revgh duze dün, loï durz gloa, Raïtah dusz tendiwa
(Mange ton coeur, bois ton sang, brûle ton ame)

Dewa triwen ëk straïn da fennh dros zanka
(Arbre flétri que déchirent les lames du soleil)

Da zort sünh da lidenté dros dusz zaïn sowïleï fuh host
(La hargne est la fortune de ton cerveau débile aux abois)

Ek rugh da bünder dros dusz setnaït
(Que broie le pilier de ton sein)

Mennh loïle dros etnah ëk lants/ëm
(Fumet assoifé d'hérédité qu'ébauche)

Da dindol dusz urwa
(Le spectre de tes violences)

Dö sünh ud raït otsilennhet/ë ündenstaï dros kalaïl
(Tu fus ce brasier imaginaire dépourvu de passion)

Ek üd strowis üd krematöhm
(Qui se forgea dans son crématoire)

L/ëm sewolawen, l/ëm sewolawen
(Bruit silence, bruit silence)

Da theusz fü ünsaï
(Le temps a passé)

L/ëm sewolawen, l/ëm sewolawen
Bruit silence, bruit silence)

Ud slibenli dros weulh üd andaksik s'nünd
(Son flot de vagues se déverse inlassablement)

Lud s'deuhl da walomend/ëm s'runhd/ë
(Il innonde l'univers, imperturbable)

Furwolt ëk da muss dros dusz eteun hell
(Tandis que la sève de ta pauvre vie)

Luszt hindits met dusz rogh fuwest
(Perle péniblement sur ton écorche avive)

L/ëm sewolawen, l/ëm sewolawen
(Bruit silence, bruit silence)


Dusz hell lohessi uz da theusz ünsaï
(Ta vie s'étire et le temps passe)

Da urfakt heldesz dros dusz falt
(Les dernières gouttes de ta sueur)

Ubea dros dusz saaht ïnstaï lanseï dros dusz brus
(Fruit de ton angoisse constante, s'échappent de tes racines)

Dusz wurdah dusz hamtaï
(Ta mort te salue)

L/ëm sewolawen, l/ëm sowiloï
(Bruit silence, bruit repos)

Ëk dö inwa doïa
(Que tu n'attendais pas)

Dusz sinowi sruhditt üd gorkeulhzennh
(Ton échine hurle sa convulsion)

Ud sïrï üd loff m/ëm da ümd/ëm dros theusz
(Son cri se perd dans l'océan du temps)

Dö el drest eden hoï zünh
(Tu éclates sans un son)

Warreï bradia zur doïa stuhi,
(Pourquoi ne parlez vous pas, cendres,)

M/ëm da/ëmgalaï de üd soïa s'noszfeulh
(Dans l'apocalypse de cette nuit interminable)

Wï zur l/ëmworitst/ëm fuh nanseï ?
(Où vous sombrez à jamais ?)

Slibenli de theusz, slibenli de theusz
(Flots du temps, flots du temps)

Wlasik doïa
(Ne pardonnez pas)

Meurhd/ëm ud tendiwa sürra fuh hiweusz linsinh
(Vengez ces âmes pures aux veines translucides)

Ek antsik ëk fuh umennh
(Qui ne demandaient qu'a respirer)

Dusz meletsi tüduwan dros hamtaahk uz dreïak

(Tes parfums trompeurs de haine et d'hypocrisie)

Itah, rownah hud hurt wurdin !
(Terre, purge ces premier néant !)

Lah wöl dë theusz is dusz sünk
(L'air du temps comme ton sort)

Sünh rinstë de eteulsik s'hündin dros da hell
(Est prisonnier du cycle infini de la vie)

Gensünk..., gensünk...
(Je compatis... je compatis...)

Amen
(Amen)

[Theïus Bingöh/Zeben Straïn de Geustaah]



Publié par beurk à 15:00:23 dans Les carnets de Roger | Commentaires (0) |

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"Sinistre conscience:


Si tu dois absolument


envahir la mienne,


laisse moi un message."

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