Les résultats de l'élection présidentielle sont sans appel. La victoire franche du nouveau Président de la République témoigne du fait que Ségolène Royal n'a pas été reconnue comme une alternative crédible à Nicolas Sarkozy.
Mais la situation de la France exige que l'action politique qui sera engagée dans les cinq années à venir réussisse. Nous en sommes collectivement responsables. Et pour cela il ne faudra pas laisser toutes les clés du pouvoir à l'UMP, car le risque du pouvoir absolu est de se tromper absolument. La présence marquée d'un contrepouvoir libre et indépendant est un enjeu essentiel. La structure du Parti Socialiste qui commence à se diviser sera une nouvelle fois incapable d'assumer ce rôle. La caricature des affrontements systématiques entre majorité et opposition ont fait leur temps. Il faudra faire émerger, non pas une opposition, mais un contrepoids. C'est dans ces conditions seulement que des réformes, appelées par tous dans cette campagne, pourront être engagées et menées à bien.
Dans ce contexte, notre responsabilité est claire. Nous devons incarner une force centrale et libre, capable de soutenir le gouvernement ou de s'y opposer quand cela est nécessaire. La démocratie est faite d'équilibre. Cet équilibre reste à construire. C'est à l'Assemblée nationale que reviendra ce rôle pourvu qu'elle soit dotée d'une présence démocrate forte et suffisante.
En aucun cas le score de Nicolas Sarkozy ne représente un chèque en blanc. La démocratie est une exigence quotidienne et un bien qui demande une attention de tous les jours. Notre engagement sera plus décisif que jamais. Notre action sera essentielle et c'est à cette exigence que répond la mise en place du Mouvement Démocrate.
Mobilisons nous !