C'est cru, direct, mais au moins c'est clair. Utilisé lors du mondial 2006 par Willy Sagnol à l'encontre de Marcel Desailly, cette expression pourrait également s'adresser à Georges Freche, président PS du Languedoc-Roussillon suite à ses déclarations sur le match France Grèce du 15 novembre.
Alors que la lutte contre le racisme et l'antisémitisme est une des priorités des autorités du football français et des pouvoirs publics, M Freche, qui s'était déjà illustré pour avoir exprimé des injures à caractère racial en insultant de «sous-hommes» les représentants de la communauté harkis, a déclaré:
Dans cette équipe, il y a neuf blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les blancs sont nuls. J'ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine.*
La France est un pays qui porte dans ses valeurs la tolérance et l'ouverture. Mixte, l'équipe de France est le parfait reflet de ces valeurs, et donc de notre pays. Ces «blacks» ont porté haut les couleurs françaises lord du mondial 2006, nous offrant ainsi une véritable cohésion nationale dans la joie et la fierté, nous offrant ce beau spectacle d'une France à l'unisson.
M Freche, ces «blacks» sont incontestablement plus français que vous! Vous qui, au travers de vos propos, stigmatisez les différences, appelez à la division en exprimant votre honte et votre peine concernant des équipes composées majoritairement de joueurs de couleurs. Vous qui, en réalité, n'avez aucun respect des valeurs françaises.
Les Jeunes UDF de Haute-Vienne condamnent fermement ces déclarations et appellent le Parti Socialiste à prendre enfin ses responsabilités. Après mars 2006, novembre 2006 est la goutte de trop.
* propos relayé par la Dépêche du Midi