Les Jeunes UDF de Haute-Vienne dénoncent les dérives extrémistes
Et prônent un rassemblement démocrate et républicain
Suite à la reprise par Nicolas Sarkozy de la proposition du Front National de créer un « ministère de l'immigration et de l'identité nationale », les Jeunes UDF de Haute-Vienne dénoncent les surenchères politiciennes et les amalgames d'un discours d'ouverture vers l'extrême droite.
Ces questions exigent une politique d'intégration responsable et humaine, définie dans le cadre d'un débat dépassionné.
Evitons les amalgames entre « immigrés » et « identité nationale ». En effet, associer ces deux termes conduit à un repli national alors même qu'une politique européenne, basée sur le co-développement avec les pays en développement, est nécessaire. L'identité nationale s'est construite, se construit et se construira avec l'arrivée de nouveaux migrants dans le strict respect des valeurs républicaines. Il est de la responsabilité des femmes et des hommes politiques de faire œuvre de pédagogie sans « jouer » des peurs en stigmatisant l'Autre.
Au-delà d'un affichage électoraliste, un tel ministère n'aurait aucune plus-value. Il appartient à l'Etat de réguler les entrées et les sorties du territoire. Cette mission incombe déjà au ministère de l'intérieur, en lien avec celui des affaires étrangères. Un autre ministère est chargé de la politique d'intégration des étrangers, et plus largement de la politique de cohésion sociale. Il revient au premier ministre, responsable devant le Parlement, de veiller à la cohérence de la politique de son gouvernement.
Réaffirmons nos valeurs communes et notre désir de vivre ensemble dans une République unie, rassemblée et laïque. S'il appartient à l'Etat de faire respecter les principes républicains, l'identité nationale ne relève pas d'une politique gouvernementale. Chaque citoyen est le détenteur d'une part de cette identité. Il se l'approprie progressivement, au sein de sa famille, de l'école pour la faire vivre quotidiennement dans ses engagements.