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YOU ARE WHAT YOU IS

Histoire edifiante d'un hystéricophobique

| y'a pas de mal a se faire du mal | Le poete psychopathe >>

y'a pas de mal a se faire du mal | 16 mai 2005

                                        

                                                            

                                            

                                                UN

Je suis un état limite

 

 

Tout a commencé par une psychanalyse. Non, ne riez pas ! Je vous assure que ça n'est pas drôle. Quand vous entrez dans le cabinet du diable qui hante le lieu, vous laissez derrière vous tout espoir et toute possibilité de retour. Ah ! Comme les gens sont stupides ! Ils s'imaginent naïvement que cette thérapie est une merveilleuse aventure, qu'ils entreront dans leur inconscient comme on découvre une terre inconnue peuplée de dangers excitants et de plaisirs subtils, bref, qu'ils seront plus intelligents qu'avant. Et bien moi, je vous le dis tout net, j'aimerais retourner à mon idiotie primitive. La psychanalyse ne guérit pas la connerie. Elle ne fait que la confirmer.

« Borderline à structure psychotique ! » Voilà ce que m'a craché à la figure un psychiatre obèse dont j'ai bien envie de citer le nom ridicule pour qu'il s'étrangle avec les glaçons de son whisky. Imaginez un peu. Vous êtes un jeune homme romantique de dix sept ans, vous adorez Chateaubriand, vous dites « mademoiselle » aux jeunes filles qui vous sourient et «salope » à celles qui vous tendent un majeur humiliant, vous tentez la lecture de Hegel pour faire plaisir à votre professeur de philosophie qui sort, frais et moulu, le premier de l'école supérieure des philosophes et, tout à coup, patatras ! Tout s'écroule. Une baudruche criminelle hurle à vos oreilles chastes et délicates : « Espèce de borderline psychotique ! » Je n'ai jamais fantasmé sur le meurtre mais là, j'ai été tenté.

J'ai bien eu envie de le traiter d'enfoiré de social-démocrate à structure psychopathique mais je me suis abstenu car je ne savais pas vraiment ce qu'était un social-démocrate. Aujourd'hui, je le sais, c'est Robert Hue. Alors donc je l'ai regardé le psychiatre obèse et j'ai répondu avec un courage qui me surprend la nuit avant de m'endormir : « Vous êtes beaucoup trop gros pour regarder une porte en face. »

Mais, mais, mais, il faut revenir à notre récit dramatique, antique, épique, surmoi-que, phallique, baltique, hystérique, pas de panique ! Après l'insulte du gros crapaud alcoolique, j'ai «fait » bon nombre de psychiatre pour qu'ils me prennent en psychanalyse parce que j'étais malade d'angoisse. « Non, non, non et puis non ! » C'est ce qu'ils m'ont répondu en chœur, en habit d'huissier, gentiment, méchamment, négligemment, heureux comme des députés pacsés. Et puis aussi ceci : « Vous n'êtes pas fait pour ce genre de pratique, vous êtes trop petit, nous n'avons pas le temps mais beaucoup d'argent, vous n'êtes pas assez grand, il faut beaucoup d'argent, nous n'avons rien affaire de votre affaire et, surtout petit bonhomme, vous avez les mains moites. » Stop ! Frappez et l'on vous ouvrira m'a dit mon petit-neveu qui se destinait à être chef de la sécurité au Vatican. Empli de cette divine parole, j'ai cherché et j'ai trouvé, prés de chez moi, à côté du marché et de la place Lénine, un psychiatre juif, psychanalyste, expert prés les tribunaux et accessoirement sexologue. C'est un homme très bien. Il a des petits chiens et des petits poissons de toutes les couleurs genre année soixante dix. Il a aussi des tortues naines qui mordent les enfants méchants. Il a toujours des toilettes très propres car c'est un homme très bien habillé. Chez lui, y'a même une salle de bains. Il en prend souvent parce que son métier est très fatigant. C'est un homme très sage. Il a une caméra devant sa porte. N'entre pas qui veut. Et puis comme ça il peut sortir de son bain quand il veut. En dépit de ses nombreuses qualités que j'ai n'ai pas énuméré (ce serait épuisant), c'est à cause de lui que les ennuis ont commencé.

Oui, oui, oui, je vous entends déjà vous lamenter, pleurer, miauler, hennir et demander qu'on ne touche point à vos acquis sociaux. « Qu'est-ce donc que cet âne qui se prend pour un écrivain ? Est-il hystérique ou diplomatique, agent de la C.I.A ou Jacques Seguéla, est-ce un lacanien ou bien un crétin. Rien de tout cela et bien plus que cela. Je suis un état limite.

Publié par fedydurke à 10:10:30 dans ETAT LIMITE | Commentaires (4) |

05-04-2006  16:57  05-04-2006 16:57
aider moi aider mi=oi aider moi aider moi aider moi aider moi  De  wafa  Sujet:  aider moi aider mi=oi aider moi aider moi aider moi aider moi
cher ; amis aidez moi j un grand probleme , j un defficulter a parler par exemple je dis pas ( salut ) non je dis ( isisisisissalut ) je ne sais pas qsq s'appelle cette maladie en francais mai je sais que je suis si fatiguer je veux guerire mes amis se moquent de moi vquand je parle alors donnez moi une solution pls je vais mourire et je peux pas continuer comme ca
16-05-2005  11:13  16-05-2005 11:13
You rock !  De  Malaga  Sujet:  You rock !
Welcome to Bloggland. Franchement pour un premier post, c'est super interessant...
16-05-2005  10:21  16-05-2005 10:21
17 ans tu dis...  De  heaven  Sujet:  17 ans tu dis...
ULM n'est pas loin pour toi non plus alors... tu promets...
16-05-2005  10:15  16-05-2005 10:15
Bienvenue Fedydurke  De  Eva  Sujet:  Bienvenue Fedydurke Url: [Liens]
Etat limite ? ça promet ! J'ai hâte de lire la suite...

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