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Des âmes noires
Trônent au dessus de moi
Des blêmes cauchemars
Suppriment d'un rien l'émoi
Des journées grises
Voguent et je me noie
Un ciel qu'on méprise
Et qu'on veut pourtant pour soi
Et au milieu, d'un crayon
Je dessine souriant
Un chaleureux rayon
Soleil immense d'argent
Je donne l'arc-en-ciel
Aux gens las et seuls
Une once de lune de miel
Que comme moi ils veulent
Et pourtant j'en manque
De ce bonheur désiré
Je comblerai l'antre
Et mon cœur épousé
Publié par Crucify_roses à 14:30:56 dans . Mes Poemes © | Commentaires (0) | Permaliens
J'hurle et je cri dans une forêt enchantée
Pour fuir l'envie qu'on a tous de pleurer
Et pour unique raison
J'ai un compagnon
L'amertume, le remord
Parfois, le regret de la mort
Je cours je m'enfui au travers des arbres
J'aime pas les couleurs des cœur aux armes
Les seules que j'accepte sont douces et belles
Des engins de fortune qui sont là pour aimer
Un cœur et une âme ouverts aux hymens
Je vole et je ris ajoutant sorcellerie
Aux amours trop lents j'élixirs les envies
J'inaugure avant l'heure
Une vie de douceur
Et j'annule d'un geste les avant-gardistes désirs
Aimé la vie, aimé les rires.
Ceux des enfants et les vôtres aussi
Jouez-vous des burlesques comédies
Qui s'arrachent votre cœur
Et vous noie, vous écœure
La vie est belle, oui,
Mais douloureuse
Comme une sirène
Qui vous tue d'un chant voluptueux
Comme cette main qui vous frôle et vous enivre
Et qui vous quitte un jour sans rien dire...
Je cri, j'hurle dans la brume insolente
J'imagine que je brûle ses doigts qu'on dit de fée
Et je consomme l'ivresse des mots oubliés
Dans un calice de verbes étouffés
"aimer..."
Publié par Crucify_roses à 12:28:36 dans . Mes Poemes © | Commentaires (0) | Permaliens
Sur un sable d'or et de lumière
Il reposait sa tête et ses souvenirs
D'une gorgée enivrante ou pire
Oubliait le monde et ses mystères
Les tourments, l'amour ou le deuil
N'ont pas achevés cet homme dur et sage
Son cœur a connu d'impurs ravages
Du regard il brûle son propre linceul
La mer à ses pieds se bat et survit
Comme une sirène qui dans sa tête chante
Il est surpris bercé par sa voix touchante
Il n'a qu'une envie: sauter du lit.
Tel un héros, cavalier au cœur pur
Il n'a pas d'épée mais bien mieux encore
La rage et la volonté de vaincre la mort
Chassant chimères et démones élixirs sans vertu
Le cavalier, la tête haute et de courage armé
Combat non sans mal douleur et souffrance
Mais l'espoir l'anime ainsi que la délivrance
acquise le jour où il ramènera sa Dulcinée
Publié par Crucify_roses à 20:09:16 dans . Mes Poemes © | Commentaires (0) | Permaliens
Quand quelque chose me plait
Et que je veux appartenance
Quand la vie est lait
Et vin à accoutumance
Il y a toujours barrières
Feu de foret en mon cœur
Pour m'empêcher d'être fière
Un appui qui parfois m'écœure
Et pour unique compagnon
J'attend la faucheuse envie
Et nous nous en irons
Par delà le souffle de la vie
Car en ce monde terrestre et las
J'ai fait mon temps comme je l'ai du
Je ne dois rien à qui que ce soit
Et ce que j'ai donné personne ne me la rendu...
J'aime avoir parfois, une authenticité,
Un peu d'or dans les bras
Et le pouvoir d'être aimé
Les couleurs ne me vont pas...
Publié par Crucify_roses à 20:01:29 dans . Mes Poemes © | Commentaires (0) | Permaliens
Je suis comme ces rocs, plantés ici et là
Comment sont-ils nés? On ne le sait pas.
La nature les a fait abrupts et lourds
Un essence fière et dure, beau est le contour.
Et puis, le vent, la pluie, la houle, avec lenteur,
Ont causés l'érosion et rendus leur douceur
Aux objets sans raison, aux rochers innocents.
Des malheurs y sont tombés, des vingt et des cents,
Des victimes faibles ont pleurés à leurs pieds,
Des vous et moi en peine que l'écume a déposée.
Je suis comme ces rocs, plantés ici et là
Ici, dans ce monde, mais on ne sait pourquoi.
La nature m'a faite à l'apparence solide
Innocente et pure mais noir est le liquide.
L'océan qui m'emporte c'est mes larmes,
Et l'intérieur, faible, est érodé et sans arme.
J'accepte les pleurs sur mon épaule accueillante
Mais j'entends en moi la vague déferlante.
J'aime épouser les chauds grains de sable,
Mais chacun de mes maux rend la relation instable.
Je suis comme ces rocs, plantés ici et là,
A vivre en osmose avec bien et mal à la fois.
Je fais corps avec la terre et le ciel je regarde.
J'admire la nuit mais l'approcher je m'en garde.
L'air souffle sur mon crâne arrondi
Le soleil y fait résonner la maladie.
Le sel de la mer, de la folie m'enivre,
Et dans mes bras, je vous permet de vivre.
L'esprit de l'instant parfait est en quête,
Mais les pas ancrés dans la peur, je m'inquiète...
Publié par Crucify_roses à 00:30:06 dans . Mes Poemes © | Commentaires (1) | Permaliens