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J'ai mal.
Est-ce la vie?
Est-ce la mort?
Je ne le sais. Mais je souffre.
Mon âme s'emplie (où bien se vide t-elle?), d'un liquide noirâtre dont la lumière me perturbe.
Je me noie dans l'idée d'une sombre déchéance.
La folie me guète t -elle?
La raison apparaît-elle enfin?
Comment savoir où je vais, s'il n'y a pas de chemin?
Ma finitude l'a effacé...
Ma solitude l'a enterré...
Que puis-je donc faire? Rien, assurément!
Pourtant toute la conscience qu'il me reste, me pousse indéfiniment, désespérément, vers ce gouffre obscur, vers les hommes, vers le néant.
Claustrophobie? Paranoïa? Schizophrénie? Qui es-tu? Qui m'épie? Quel est donc cet élément incontrôlable qui a épousé mon moi et fait de mon corps un maudit parmi les maudits, un fou parmi les fous, un homme parmi les hommes?
(Mais qu'est ce donc la folie?)
Rendez la! Tout puissants je-ne-sais-quoi! Rendez-moi ma substance, ma liqueur, mon authenticité!
Je veux être unique... J'en ai le besoin.
Quels Démons vous habitent? qu'essayez-vous de m'instruire?
Je ne suis pas vous! Je ne veux pas de ça chez moi!...
Je ne mérite aucunement un traitement si défavorable à mon égard.
Laissez moi avec moi.
Laissez je et tu tranquille.
Vous êtes mes tourments éternels, ma lutte indescriptible.
Vous m'épuisez.
Je n'en puis plus...
Ta lumière m'envahie.
Vague de chaleur.
Est-ce la mort?
Est-ce la vie?
J'ai mal.
Publié par Crucify_roses à 12:14:13 dans . Mes Nouvelles & Textes © | Commentaires (0) | Permaliens
"Approche... approche... Je ne vais pas te manger!"
Pourquoi diable disait-elle cela?
Pourquoi pensait-elle que je m'imaginais qu'elle allait me manger?
Ou alors n'était-ce pas plutot elle qui, disant cela, voulait se persuader qu'elle ne me devorerait pas malgré son envie gandissante?
Je trouvais cette derniere supposition plus interessante. J'ai toujours pensé que l'homme était cannibal par nature. Mais il le refoulait.
Rien que de penser à cette carnation entre mes dents, j'en fremis.
Bien sur, jamais on ne m'aurait autorisé à goûter à cette viande.
Alors, seule, je m'imaginais l'aspect de celle-ci. Je la voyais saignante a souhait... exquise. Je la humais, odeure magique et je la sentais, cette chair, tendre et delicieuse sous l'emprise de mes canines.
J'espers un jour, connaitre ce plaisir immensément grand que je m'étais contenté d'imaginer jusque là.
Elle m'appellait à elle, cette femme, dont je ne connaissais rien à part, à ce moment là, ce physique que je n'oublierai jamais.
Des cheveux qui melaient en couleur, or et bois. Ils étaient à la fois fins et épais et retombaient joliement sur de frêles épaules. Ses yeux pétillaient de me voir alors qu'elle ne me connaissait absolument pas.
Ce petit nez fin qui par moment et si on l'observait avec attention frissonait de temps en temps. Et pour finir, sa bouche, qui m'appellait. Cette bouche merveilleuse, humide et désirable.
Et j'entendais son appel, de cette voix que je n'avais jamais ouïe. Un appel, que j'aurai aimé interminable pour avoir le plaisir infini d'entendre ces doux mots m'emportant et m'évoquant tant de belles choses!
Je n'étais pas timide d'ordinaire, bien au contraire. Mais cette femme me tétanisait par sa splendeure. elle était... differente. oh combien différente des autres! Je le vis tout de suite, même si elle n'était aupravant personne de connu à mes yeux, jamais je n'aurai voulu la quitter. Oh ca non! Même pour tout l'or du monde!
C'était là mon unique souhait, aussi impossible fut-il!
Si seulement la Terre avait pu cesser de tourner! Le temps ne s'écoulant plus et me laissant interminablement face à cette créature venue de je ne savais où. Immobile pour l'éternité. Mes yeux rivés sur son visage d'ange. Mes oreilles n'entendant plus que sa voix à l'infini. elle aurait été à moi pour toujours! Mon ange! Ma princesse!
Jamais elle ne m'appartenue. Pour la simple raison que tellement subjuguée, je ne pu répondre à son appel et elle en fut vexée.
Plutôt que le temps s'arrete j'aurai alors preferé retourner de quelques minutes en arriere afin d'éviter cette faute impardonnable.
Mais bien sur, ce qui fut fait, fut fait, et il fallu continuer malgré.
Je pensais alors tenter de réparer mon injustice.
Mais apres courte réflexion jen conclu que, si les choses s'étaient déroulées ainsi, c'était parce que sa manificense me faisait rêver et il devait être écrit quelque part que ça devait se passer de cette facon.
Alors, pour ne pas chercher à modifier les prédictions d'un tout puissant je-ne-sais-qui, je m'abstenais de lui courir apres en implorant son pardon.
cette femme disparut aussi vite et facilement qu'elle m'était apparue.
Jamais elle ne pourra goûter à ma chaire que je lui aurai généreusement offerte si elle me l'avait demandé. Tout comme elle ne saura jamais l'effet qu'elle me fit outre un silence vexant et une apparente indifference à ce que j'avais comis.
C'est alors, que commença dans mon esprit une chose étrange.
Cette femme m'avait marquée au point d'hanter ma pensé sans interruption. Je m'imaginais faisant sa connaissance tout en lui laissant une part de mystere afin que la magie que je vit en elle persista. Je l'habillais dans des tenues differentes avec toujours cette voix merveilleuse. Je nous plaçais dans contextes de ma vie quotidienne qui devint petit à petit la sienne.
Ainsi commenca notre histoire...
Publié par Crucify_roses à 23:01:44 dans . Mes Nouvelles & Textes © | Commentaires (0) | Permaliens