Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Bienvenu...

 


Mélissa S., née à la mi-décembre, il y a 23 ans. Eternelle petite fille. Calme et agitée à la fois. (N'oubliez pas de toujours vous mefier de l'eau qui dort...)

A travers mes textes vous verrez peut être une personne sombre. Mais sachez que
je suis peut être sensible... Mais absolument pas dépressive.

 



* Enjoy *

 

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Glossaire

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Visions Maudites | 03 juillet 2004

VISIONS MAUDITES

 

Il est tard... l'horloge indique maintenant minuit. J'attends. J'aime cette heure.. tout semble magique tout bascule une nouvelle journée arrive, de nouveaux défis, peut être de nouvelles rencontres... J'admire cette heure car elle a le pouvoir de mettre à l'aise. Chaque chose semble être là parce qu'elle le devait, le destin en a voulu ainsi ou une instance supérieure qui sait!

une chose est sur pour la première fois je ne me sentais pas à ma place.

Le champagne était près à être servit dans nos deux flûtes, la table était mise , les bougies allumées... mais je n'étais pas bien... L'attente? Non... j'avais l'habitude de tes retards, arriver à l'heure était presque devenu une impolitesse pour toi... Les lieux? Oui, ils ne m'inspiraient pas confiance... Tu avais choisis cet hôtel, "une occasion spéciale" avais tu prétexté! Je n'espérait qu'elle!

Les questions tourbillonnaient dans ma tête tandis que j'observait la suite.

Des draps de soie sur le lit... des meubles en chêne... une tapisserie parée de Lys... tout cela paraissait être "trop"... Trop je ne sais quoi... mais excessif.. je me prenais pour une princesse... mais pas telle qu'on pourrait l'imaginer: heureuse, attendant à l'heure du dîner son prince revenu des discussions lourdes des hommes pour se faire réconforter par sa Dame... Non, une princesse prisonnière... Entourée de luxe mais séquestrée... Seule...

Pourquoi diable n'arrivais-tu pas? Cela faisait deux heures que j'attendais... deux heures regardant les aiguilles de la vielle pendule tourner lentement... désespérément.

Mon prince vient vite sauver ta Doucette...

Un mot me vint à l'esprit: "peur"...

Oui cet endroit m'effrayait...

Il faut avouer que j'avais la sensibilité à fleur de peau et qu'un rien pouvait provoquer en moi l'effroi... Mais jamais au grand jamais je n'avais sentie une telle aura désagréable flotter dans une pièce...

Ma mère m'avait bercée de ces sciences occultes m'avertissant malgré tout de prendre garde moi, petite fille que j'étais, à Satan qui pourrait venir m'envenimer à tout moment... Sans raison...

Malgré le fait que je me sois tournée très jeune vers un gothisme exacerbé, les paroles de ma mère restaient à jamais gravées dans ma tête comme si je savais qu'un jour il viendrait... peut être qu'au fond j'attendais ce jour avec impatience... Ou peut être bien que je me réfugiais dans ces sombres couleurs, dans cette envie d'avoir de la beauté dans les choses les plus horribles aux yeux du commun des mortels, pour ne pas avoir à subir le courroux du prince des ténèbres... Je ne pouvais le savoir mais ma peur du noir subsistait depuis mon enfance... quand je mirais ma mère face à ses anciens grimoires, cachée dans sa bibliothèque interdite pour admirer ses incantations... Elle me faisait peur parfois!

Aujourd'hui ma chère mère n'est plus et tu étais désormais ma seule famille. Une famille si souvent absente! Je devrais m'habituer à cette solitude mais elle était ce que j'avais toujours le plus redouté...

Et cette pièce! Ah! j'étais certaine que quelque chose de terrible c'était passé ici... Mais quoi?... J'étais là, plantée au milieu de la pièce n'osant bouger pas même un cil... je fermais les yeux.. mais d'immondes visions de corps mutilés envahissaient ma tête.. mon imagination me jouait-elle des tours?...ou aurais-je hérité de par ma mère ce don de voyance... Quel fardeau! Ces visions sanguinolentes ne m'attiraient guère... Je regardais à gauche. Puis à droite... j'avais la curieuse impression d'être observée...

Mon chevalier servant ou étais-tu à ce moment là? Protéges-moi!

Je pris tout de même l'initiative et la force de m'asseoir à une des deux chaises qui nous étaient réservées. Posant mon menton à la paume de mes mains je me résignais à t'attendre dans cette désagréable ambiance morbide... Dans ma tête on se serait cru à la Saint Barthélemy.. Serais-je la Reine Margot?... Je ne veux pas avoir à faire avec ses esprits malveillants qui me tournaient autour. Serais-je devenue folle? Châtiment envoyé par ma mère depuis les Enfers où elle reposait pour avoir violé ses interdits et pénétré dans la sombre et curieuse bibliothèque infernale...

Je voulais m'échapper mais je ne pouvais bouger plus et je devais t'attendre... Oh! Combien de temps encore?... Combien de minutes, de secondes avec ce supplice!

Le lit à baldaquin semblait être destiné à un couple royal... J'avais l'impression de faire tâche au centre de tant d'ornements... Je me rappelais de tes mots me remémorant que je devais être là à tout prix car une surprise m'attendais... Et tu avais alors ajouté cette phrase qui possédait tant de mystères: "pour une occasion spéciale"... Je me demandais de quoi il pouvait bien s'agir... Mariage? Rupture? Voyage?... Des questions, rien que des questions... Mais jamais de réponse! Oh viens mon amour je t'en pris!!

Minuit quarante-cinq... Le temps passait. Tu n'étais pas là... Ma robe de dentelle noire que tu m'avais achetée pour cette "occasion" s'usait à t'attendre.

Minuit cinquante-deux... Un sursaut me tétanisa... Quelqu'un frappe à la porte... Prise de panique je n'oses répondre. Je me jettes dans un coin de la pièce. Accroupie, les larmes aux yeux. Pourquoi ais-je si peur?...

Tu étais derrière cette porte... toi! Je le savais et je n'ai pas bougé. J'étais paralysée... Les visions putrides se faisaient de plus en plus présentent...

Ouvres! Ouvres! Je t'en pris, délivres-moi!

Tu t'inquiètes de l'absence de réponse et du gémissement que tu entends au delà des murs de la chambre...

Tu enfonces la porte et te jettes sur moi... Que m'arrives t il? j'aimerais le savoir!... je voulais que ma tête explose pour ne plus voir autant d'horreurs... Un mots sort de ma bouche au milieu des pleurs et entre mes bras agrippés à mon crane tu entends ce souffle: "sortir..."

Tu me prends par le bras je pousses un cri nous sortons à l'entrée de l'hôtel... Les visions s'estompent... La réalité refait surface.

J'avais eu si peur!... Ne m'abandonnes plus jamais mon cœur! Oh mon chevalier protéges-moi corps et âme... N'oublis plus ta princesse noire...

Cela fait aujourd'hui deux ans que les visions m'ont surprises un soir dans cette chambre d'hôtel qui avait, je l'ai su plus tard, connu un grand nombre de massacres en tout genre...

La voyance oui... Un don de famille... Je n'en voulais pas assurément, car la mienne n'appelait qu'immondices et corps empilés, ensanglantés, coupés... Des visions de massacres, de fusillades, de pendaisons, de mutilations... Parfois même, de violents suicides... Voila mon "don" voila la seule chose que j'avais hérité de ma mère à part son souvenir...

Tout ce que cela m'a apporté est le fait que désormais tu n'arrives plus jamais avec plus de cinq minutes de retard. Cela n'est pas pour me déplaire car ces images lorsqu'elles surviennent et, cela dit, toujours à l'improviste, sont plus facilement supportables lorsque tu es à mes cotés... Cette folie aurait dû te faire fuire et tu es resté. C'est là la plus merveilleuse preuve d'amour que tu m'ai faite... Et les dîners aux chandelles dans une suite hors de prix n'égaleront jamais cela... Cette nuit la... Oui tu voulais me demander de m'épouser... et mon époux, aujourd'hui nous sommes heureux! Traînant, certes, parfois un calvaire insupportable. Mais nous sommes deux et ça, ça vaut tout l'or tout monde...

FIN

Publié par Crucify_roses à 01:48:15 dans . Mes Nouvelles & Textes © | Commentaires (0) |

Avant l'extase | 26 juin 2004

AVANT L'EXTASE

J'étais à la fenêtre. Je regardais cet arbre sous lequel tu étais assis. Une couverture en patchwork posée sur le sol. Tu la froissais en ramenant tes genoux à ta poitrine. Elle était nue. J'imaginais ta respiration. Inspiration. Expiration. Ton torse s'arrondissait puis s'aplatissait. J'eu envie de poser ma tête sur cette vie qui était la tienne et d'entendre ton cœur battre et me rassurer.

Tu lisais Baudelaire me semble-t-il... "Les fleurs du mal", ton livre préféré, tu le connaissais par cœur.

Tu amenas un doigt à ta bouche et y passa furtivement la langue. Un frisson me parcouru. J'eu envie de goûter à ta saveur? Ta main revint au livre que tu tenais fermement. Comme tétanisé par la beauté des vers lus. Tu tournas une page. Le bruit étais doux. Le bruissement des feuilles au dessus de toi, le soleil qui n'éclairait que tes mains et tes yeux plongés entre les mots... Je l'enviais ce Baudelaire!

Et moi, j'étais là, te regardant, t'espionnant de cette fenêtre. Je regardais une dernière fois ton torse avant de me décider à venir jusqu'à toi.

L'herbe étouffais le bruit de mes pas. Hypnotisé par le génie de cet auteur tu ne m'entendis même pas venir. Je m'arrêtais à mi-chemin, observant à nouveau les aléas de ta respiration. Symphonie de l'air, des oiseaux chantant, du vent dans les arbres et de mon amour.

Je repris ma marche rapide vers toi. Pas à pas, l'envie me gagnait plus encore... "te toucher!..."

Je stoppais l'escalade de mes désirs face à toi. Je cachais malgré moi la lumière de tes vers. Tu levas la tête. Tu me regardas.

"Abandonnes Baudelaire!

Abandonne-toi à moi!"

Tu me fixais, un regard sans expression. Aurais-tu retrouvé la même clarté des strophes dans la prunelle de mes yeux?

Sans bouger, j'ai joué le jeu. Je te regardais fixement, oubliant la symphonie qui m'avait menée jusque là car une nouvelle harmonie allait commencer.

Soudain, comme une inspiration cachée depuis trop longtemps, ta voix explosa et tu me dis, plongeant encore plus ton regard dans le mien:

"- Le ciel versait ses ténèbres sur le triste monde engourdi".

Le vent soulevait ma robe. La dentelle s'agitait. Mais tes yeux ne quittaient pas les miens. Pas même lorsque doucement tu te releva, pas plus lorsque tu me pris la main et pas mieux quand tu serras ton corps au mien. Un regard immense, coloré, musical, amoureux... magique!

S'en était trop! Je fermais les yeux pour mettre un terme à cette torture. Je t'embrassais tendrement. Tes mains caressaient mes bras nus. Tu ne présentais aucune défense. Baudelaire était seul couché dans l'herbe et la couverture s'offrait à nous. Tu m'entraînas sous l'arbre. Tu m'allongeas. Ma robe en peu de temps fut ôtée et tes yeux mirent mon âmes à nu.

Mon désir m'avait porté jusque là. Mais "jusque là" ce n'était rien encore. Tout commençait. C'était ma première aventure, ma première fois...

Publié par Crucify_roses à 15:01:57 dans . Mes Nouvelles & Textes © | Commentaires (0) |

Moi, ainsi que tous les autres. | 18 juin 2004

La douce musique s'échappe du cœur du monde.
Elle s'est plantée dans mon cœur.
Prisonnière à jamais.
La Terre n'entonnera plus la belle symphonie de ses clairons.
L'apocalypse n'aura pas lieue... J'en ai la clef!

Publié par Crucify_roses à 14:37:22 dans . Mes Nouvelles & Textes © | Commentaires (0) |

Petite fée | 18 juin 2004

Petite fée, tu t'es posée sur mon épaule cette nuit. dans le brouillard que tu as dissipé, j'ai senti un bruissement d'ailes.

Petite fée, près de mon oreille tu t'es assise. Et m'a glissé quelques mots de ta langue. Est-ce une magie que tu as fais naître en moi? Même sans la connaître, je t'ai comprise!

Petite fée, tu ne voulais plus être seule. Tu t'ennuyais. Leur discours t'importe peu, leur presence t'insupporte.

Petite fée, cette nuit là, j'ai accepté que tu m'accompagnes. Car seule moi aussi, j'ai rêvé d'un monde meilleur. J'ai marché là où mon coeur m'a porté.Et nos chemins se sont croisés.

Petite fée, la douce couleur de tes yeux, m'a submergé et dans ton regard je me suis envolée.

Petite fée, dis moi, pourquoi les hommes croient-ils, qu'une différence ou une autre fait de nous des êtres qui ne peuvent s'approcher?

Petite fée, je t'en pris, restons ensemble pour l'éternité! Créons notre monde, notre forêt, notre nid. Nos couleurs sentiront bon, et l'air sera si beau!

Un monde, Petite fée, où sur mon épaule tu t'assieras encore. Nous foulerons notre Eden.

Mais surtout, Petite fée, la magie nous transportera loin d'eux et près de nos rêves...

Publié par Crucify_roses à 14:22:19 dans . Mes Nouvelles & Textes © | Commentaires (0) |

... | 18 juin 2004

You play with me as you play with toy soldiers. My heart is not yours. Remember. My soul will be saved but not by you. Please. I suffer agonies when I hear you loving me. You're always the same and always all the world is singing watching your mouth. You love me. Remember. You tore my heart. You take my tears on your arms. I cannot cry now... You're not yourself... hate me tonight! And I try but I can't. I can't hide my feelings... yes, I loved you. Yet it's too hard! No, I considered you like a friend. The evil of my heart... The sick of my body... The death of my soul... Forget me!

Publié par Crucify_roses à 14:02:00 dans . Mes Nouvelles & Textes © | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| >>