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Mélissa S., née à la mi-décembre, il y a 23 ans. Eternelle petite fille. Calme et agitée à la fois. (N'oubliez pas de toujours vous mefier de l'eau qui dort...)

A travers mes textes vous verrez peut être une personne sombre. Mais sachez que
je suis peut être sensible... Mais absolument pas dépressive.

 



* Enjoy *

 

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Mise à nu d'une mystérieuse inconnue | 04 août 2004

    Dans l'obscurité de cette vie perdue, j'ai cru trouver refuge, j'ai cru trouver lueur.
Face à la bêtise du monde engourdi j'avais confiance en ce lien absolu. Je ne suis plus rien au regard du flot qui autrefois m'avait envahi. L'océan qui coulait en moi à jamais s'est tari et la source première à dévié son cours.
    Dans la pénombre de mon cœur, le sang coule, le flux tue, les amours à oublier et une ancienne amitié.
    Et pour finir ses jours, la bouche éperdue, esseulée, effleurée, veut à ses côté un chevalier au long cours, un prince charmant de qui elle attend l'amour et le désir qu'elle pourra lui offrir. Sans toi j'existe oui. Mais sans amour je ne suis rien.
    Sans amis, c'est le néant...
    Sans famille, c'est repoussant...
    Sans toi, c'est effrayant...
   Ma vie a fait s'en aller un à un les gens que j'ai aimé: Mon père, mon grand-père, des amis... Tous à jamais loin, vivront une autre vie ou plutôt poursuivront la leur... Certains dans l'eau delà, certains juste sans moi.
    Les yeux mouillés, le cœur débordant, je sais que des vies quelque part sont pires. Je sais que l'existence avec moi, n'est pas la plus dure. Mais je connais Souffrance et je sais que c'est dur.
    Perdre un amour qu'on croyait le seul et l'unique... Je connais.
    Perdre l'envie d'aimer... je le sais.
    Perdre ses larmes sur une feuille de papier... Je le vis.
   Les formes inconvenables de cette vie nouvelle, les choses méconnues qui m'appèlent à elles, l'avenir: angoisse infinie...
    Tous est contraire.
    Tout est chaos.
    Tout s'écroule.
   Je voudrais recouvrer la raison. J'aspire profondément à moins d'obstacles. Vivre le petit théâtre de ma vie. Voir du haut de mon nid, les bonnes choses prendre racine et les malheurs s'arracher aux vents.
    La fraîcheur qui me submerge, tu la remplacera par ta chaleur. Les douleurs passées cicatriseront par la force de notre amour.
    C'est dur d'être positif... L'optimisme inespéré, l'hypocrisie non évitée. Le rêve lui même n'est que mensonge. Les idéaux trompent. La distance des réalités déçoit.
    Mais alors, pourquoi j'y crois?
    Effacer douleur et passion par autre déraison. Oublier une blessure en s'ouvrant une nouvelle veine. Les sentiments sont agonie durable et assommante. Le train de vie est suicide à accoutumance.
    Mais tous y croient! Tous... sauf toi. L'espoir s'est éteint, la main n'est plus tendue à d'autres rêves.
    C'est en tombant qu'on apprend. C'est en se blessant qu'on comprend. "Si tu tombe sept fois, toujours se relever huit". Tu aimes les belles leçons mais tu es mauvais élève. Relèves toi, prends ma main, regarde ton courage et avance sans regarder derrière... Oui, on me la dit tellement de fois! On m'a craché dessus et en même temps on me prenait dans ses bras.
    J'ai voulu être différente. J'ai désiré toujours plus fort inspirer respect et harmonie... Et voilà se que je suis... Un monstre de bonté déguisé en sorcière sans son ballet?...
    La lueur que j'espérais s'est éteinte par le noir que j'ai broyé. Mais je suis coincée, perdue, dans ce labyrinthe trop grand pour ma si petite âme, trop sombre pour me montrer le bon chemin...
    Je sais tout ça. Je sais le tort que je cause et les peines que j'envoie. Je sais la déception dans les yeux de mes proches, les questions des plus innocents. Et voici un morceau de réponse:
    C'est mon abri, ma sécurité. Mince bouclier contre la grande folie urbaine. Douce immensité face à la mode gangrène. Noires idées emmêlées et causées des maux en chaîne. Franc caractère et sotte image. Peut-être un moyen d'avoir une identité, une appartenance, être reconnue dans un milieu...
    Moi qui désirais plus que tout être acceptée, je suis montrée du doigt et évitée par la plupart. Moi qui voulais être unique, je suis de la "tribu" ou seuls certains, comme moi, adhèrent, au réalisme de ces mots, de ces maux...
    Je n'entrevois pas encore la sortie du labyrinthe, mais il ne faut pas s'arrêter à mon apparence... Regardez autour. J'aime la couleur, j'aime l'art, j'aime l'osmose des joies picturales, j'aime la palette et les arabesques des notes dans l‘air. Mais tout ce que j'aime hélas, n'est que factice, n'est que façon et mensonge.
    Je suis mi-joie, mi-mélancolie, mi-sombre et mi-colorée... J'aime mon monde car il est tout ça. J'aime ma vie car je ne la connais pas. J'ai trop à apprendre, trop à rêver, trop à aimer...
    Je suis triste oui, de voir l'incompréhension et le désœuvrement dans la pupille de ma famille.
    Je suis gaie oui, de savoir, parfois, que je ne suis pas seule.
   Mais que faire, quand la solitude envahie tout? Quand les murs jaunes et les guirlandes arc-en-ciel sont doucement remplacés par l'obscurité? Comme si, quelqu'un avait pressé l'interrupteur et fait en sorte que tout s'en aille. Le vent peint, c'est beau, mais il emporte tout trop vite...
    Étrangement, j'ai toujours eu peur du noir. Depuis ma "tendre" enfance, je ne peux pas faire un pas dans l'obscurité totale, sans craindre un quelconque démon ou fantôme (venant de mon passé?). Peur enfantine oui. Angoisse d'une enfant traumatisée sûrement... Par quoi? Par qui? Je sais que bien des choses ont été refoulées. Je sais que bien des souffrances sont restées cachées... Alors, je tais les maux les plus intenables, je n'oublie pas mais fais semblant.
    Je suis quelqu'un de sensible, oui, de touchée, par la moindre once de beauté, par la moindre larme versée. Et je suis quelqu'un d'extrêmement susceptible, c'est certain, et mon caractère est parfois dur à vivre... J'attend trop de la vie, j'exagère au maximum ses moindres défauts, et je passe mon temps, peu précieux, à être déçue...
    Changer? oui... Mais c'est dur. Et changer pour qui? Pour celui qui un jour voudra de moi pour ce que je serais? Où est-il? J'ai pensé à toi, oui... Mais j'ai peur. C'est toujours comme ça, quand j'aime, la paranoïa m'envahit et, je doute constamment des sentiments d'autrui et de la sincérité de ceux-ci. J'agace, j'irrites et tous, prennent la fuite... Car, tous trouvent chaussures à leur pied à deux pas de chez eux, tandis que moi, J'ai toujours aimé l'impossible à des kilomètres de la raison.
    Tu ne veux plus t'accrocher?
    Tu ne veux plus aimer?
    Tu voudrais devenir machine?
    Moi je veux être fée.
    Réaliser tes vœux,
    Et vivre en harmonie...
   Une bonne fée, altruiste, aimante, amante et serviable, comme tout le monde en veut... Je serais n'importe quoi pour peu que ça me plaise, à moi, mais aussi et surtout à mon entourage.
    Dans l'obscurité de cette vie perdue, ma plume a voyagé. L'encre s'est posée à un port inconnu et l'écume a mise mon âme à nu...

Publié par Crucify_roses à 15:57:11 dans . Mes Nouvelles & Textes © | Commentaires (4) |

L'Antéchrist | 16 juillet 2004

L'ANTECHRIST

  Les chants des chœurs résonnaient dans l'enceinte de l'église. Ces appels du ciel m'avaient attirés jusqu'ici. Je regardais les jeunes gens chanter et la belle jeune fille qui était en avant et qui enivrait la maison de Dieu de sa voix cristalline.
  Elle avait de longs cheveux noirs qui retombaient, frêles, sur ses jolies épaules. Elle n'était pas très grande mais du haut de son estrade elle dominait toute l'assistance, aidée par ses yeux d'un vert lumineux.
  Je m'étais avancé vers l'église et voilà qu'à présent je me trouvais dans le couloir qui séparait les deux rangés de bancs. Je fixais le fond de la nef gothique où se trouvait les chœurs ensorcelants et l'ange qui chantait encore et encore comme des incantations, les paroles glorifiant leur Dieu à tous...
  Je regardais autour de moi. Étaient présents dans la salle, personnes âgées en grand nombre, quelques trentenaires avec parfois des enfants ou des poussettes. Pas d'adolescents, pas de très jeunes personnes.. Avaient-ils perdus la foi? Non, ils étaient tous admirés chantant les louanges comme s'ils étaient eux-même des anges, voire même des Dieux et des Déesses.
  Vêtu de noir, comme à mon habitude, et compte tenu de mon âge, je ne me trouvais pas à ma place ici. J'avais plus l'air d'être un envoyé du Diable qu'un fidèle de Dieu.
  Mais je ne partais pas pour autant, les voix célestes m'avaient amenés jusque là, je ne renoncerai pas au son aigu et magique de la jeune demoiselle qui  poussait la chansonnette a cappella sous mon nez.
  Immobile au milieu de ce couloir, j'attendais la fin ou, me mêlant à la foule sortant, j'irais sans me faire remarquer dans l'autre sens afin d'avoir un espoir de l'aborder.
  Mon plan était naïf, celui d'un ado en quête d'amour et de relation intense que j'étais.
  La chorale acheva son dernier chant le soir tombant. Mes yeux plongeaient dans sa chevelure ébène lorsqu'elle se tourna. Elle semblait flotter dans son large uniforme blanc.
  Elle échangeait quelques mots avec des spectateurs admiratifs venus la féliciter pour sa prestation. Elle avait eu un bon effet puisque tous sortaient avec le sourire aux lèvres. Je me rendis compte alors, que je ne souriais pas. Mon visage semblait sans expression...
  Ma théorie se justifia lorsque je penchais ma tête au dessus de l'eau bénite. On aurait dit un pantin sans articulation incapable de sentiment...
  Lorsque je relevais la tête... Oh! Malheur! La maligne avait disparue et j'étais seul dans ce magnifique édifice.
  Tournant la tête en quête de l'ange aux cheveux sombres, je vis alors une porte se refermer lentement au fond de la nef. Je me précipitais et me retrouvais dehors. Là, je cherchais des yeux une silhouette blanche dissoute dans la pénombre.
  Mais mes yeux tombèrent des nues face à une créature magnifique vêtue de rouge et noir. Son visage était bien celui de mon ange mais son allure diabolique ne concordait pas avec les glorieux chants qu'elle entonnait quelques minutes auparavant. Une jumelle? Malgré moi, je cherchais encore la soyeuse robe blanche... Et je la vis, à l'arrière d'une voiture, jetée et froissée. C'était donc bien elle!
  La créature ténébreuse s'aperçue que j'étais là et s'approcha de moi. Je voulus lui demander comment était-ce possible... Mais elle posa son index sur mes lèvres pour me signifier de me taire, ses yeux verts plongeant dans les miens.
  J'eu le temps de l'examiner. Elle portait un petit short noir et des bas résilles qui allaient parfaitement avec ses petites bottes vernies rouge. Son débardeur en dentelle noire laissait entrevoir un large décolleté ainsi qu'au travers des mailles de ce filet où elle m'avait pris au piége, un merveilleux soutien-gorge de satin rouge.
  Elle retira son doigt de ma bouche et se retourna pour voir si personne ne guettait. Elle s'approcha alors de mon oreille et y glissa en chuchotant comme si c'était un secret:
 -"Le Bien et le Mal existent tous deux. Si je crois en Satan, alors je dois croire en Dieu."
  Voilà l'explication aussi simple soit-elle qu'elle me donna. Je trouvais son raisonnement logique et acquiesçais d'un mouvement de tête.
  Elle recula alors de deux ou trois pas, me regarda de haut en bas et courut en rigolant jusqu'au cimetière. Je ne pus m'empêcher de la suivre.
  La brume s'était installée sur les pierres tombales. On se serait cru dans un film d'angoisse. Pourtant, je n'avais pas peur.
  Elle jouait à cache-cache avec moi, ou bien avec les morts... Je ne pouvais savoir, je ne pouvais bouger.
  Ses mouvements étaient très rapides, son rire: étrange, et ses yeux étaient devenus entièrement noirs. Son teint pâle s'accentua encore plus... Cette fille était un démon!
  Une voix résonna dans mon crâne.
 -"Tu te demandes qui je suis, n'est-ce pas?"
  Et elle avait des pouvoirs en plus de cela! Mais qu'était devenu l'ange?
 -"je vais te le révéler... Mais pas sans condition!"
  Mon oreille toute ouïe attendait la requête...
 -"Tu devras me vendre ton âme et te résoudre à la damnation éternelle."
  Elle disait cela très calmement et à chaque fin de phrase son rire retentissait.
  Je me dis alors, qu'en en ayant vu autant, je pouvais difficilement faire marche arrière, et au fond, je n'avais pas vraiment le choix. Je pensais un "oui" très fort, qu'elle dûe entendre puisqu'elle apparut aussitôt face à moi.
  Elle pencha sa tête légèrement en avant, me regardant par en dessous et avança lentement dans ma direction avec la démarche d'un mannequin. Elle avait l'air de beaucoup s'amuser.
  Elle posa ses deux mains de démone sur mon torse et renifla ma chaire. Puis, elle recula, alla vers une tombe en silence, s'allongea sur le marbre blanc et dit doucement:
 -"Tu vois, les gens vivent des années sous l'aile de Dieu. Ils existent, mènent leur train de vie avec lui à leur côté. Mais lorsque leur heure arrive, ils retournent à la Terre, dans les bras de Satan. Le monde est gouverné par deux puissances égales: le Bien et le Mal, les Anges et les Démons."
  Je l'écoutais débiter ses évidences qui semblaient toutes droites sorties d'un roman fantastique. Moi-même j'étais passionné depuis des années par les histoires de créatures imaginaires, mais de là à y croire... Non. J'allais changer d'avis.
 -"Dieu et Lucifel ce sont aimés durant des années, des siècles, des millénaires... Tout deux eurent dans leurs jours heureux, l'idée de créer un être puissant, qui ferait régner la paix sur Terre. Cependant, les choses évoluant, Lucifel trouva sa voie en le Mal. Ange déchu, il fut condamné à vivre sous terre pour l'éternité dans les brûlantes vapeurs des Enfers prenant alors le nom de Lucifer. Son pouvoir aidant, il créa des centaines de créatures diaboliques différentes dont les plus célèbres sont: les loups-garous, les vampires, les lycans et autres diableries. Tandis que Dieu, fît naître grand nombre d'anges tous égaux, tous 'parfaits'."
  J'écoutais, attentif, ma conteuse, assis face à elle. Cette histoire était d'autant plus passionnante que je commençais à y adhérer...
 -"Le projet dont Dieu et Lucifel avaient eu l'idée, fut un jour réalisée, mais pas comme ils l'entendaient. Dieu osa créer un être pur, humain, sage et non-violent. Pendant que Lucifer s'acharnait à fabriquer la plus merveilleuse, la plus séduisante et la plus diabolique femme qu'on est vu depuis une éternité. La beauté ensorcelante rencontra, comme un fait exprès, la pureté, et naquit de cette union l'ANTECHRIST!"
  Elle avait prononcé ce dernier mot en criant. Elle était maintenant debout, les bras ouverts aux ténèbres comme si elle fut crucifiée à une croix invisible.
  Voilà donc ce qu'elle était... Le fruit du Bien et du Mal, l'enfant de Dieu et de Satan... Je comprenais à présent pourquoi elle était si angélique en la maison de Dieu et tellement diabolique entre les tombes de ce cimetière.
  La diablesse récupéra ses yeux vert, s'avança vers moi et réclama son cadeau comme une petite fille. Je rétorquais qu'une promesse était une promesse.
  Seul au monde, je n'avais absolument rien à perdre. J'avais vécu à l'instant l'évènement le plus époustouflant de toute ma vie et je venais de voir et d'apprendre des choses que personne n'aurait soupçonné.
  La nuit était déjà très avancée lorsque mon ange démoniaque avança son visage de Vierge Marie et son corps de serpent tentateur vers moi, lorsqu'elle posa ses douces lèvres empoisonnées sur les miennes et lorsque dans la pénombre, je perdis mon âme et en même temps la protection de Dieu. Mais je préférais davantage l'idée d'être sous son aile à elle!
  A la place de mon âme, il n'y avait désormais qu'un trou noir. Mes yeux ne voyaient plus les mêmes choses, et ma protectrice envoyait sans cesse son ombre me surveiller.
  C'est une nouvelle vie qui commençait pour moi. Une vie maudite, une vie de damné. Mais tellement plus palpitante, tellement plus excitante! Vivre dans la pénombre en compagnie des chauves-souris et côtoyer les créatures de l'ombre... Jamais plus je ne serais seul! J'avais vendu mon âme à la fille du Seigneur des Cieux et du Roi des Enfers... A ma Déesse à l'allure de petite fille. A dix sept ans j'avais creusé ma tombe et je m'en réjouissais.
  J'appris plus tard que cette jeune fille avait l'ambition de faire de moi son messager, son prophète.
  Mon devoir était d'annoncer à la population la venue de l'Antéchrist et dire par là que la fin du monde était proche et que le Christ ne reviendrait jamais, qu'ils avaient espéré en vain. Elle était avide de pouvoir. Elle avait décidé de nier Dieu dit "le père" afin de ne garder que son côté satanique.
  Lorsqu'elle marchait dans les rues les nuits de pleine Lune, elle prenait plaisir à inscrire sur chaque portes "666" comme une menace d'un chaos prochain.
  Pour elle, le Christ n'était qu'une affabulation, un homme comme un autre, qui s'était prit pour le fils de Dieu et son retour ne viendrait pas car cet homme là était bel et bien mort. Et elle, elle était vivante. Elle voulait être le nouveau Jésus Christ, en chaire et en os. Un Jésus Christ version Lucifer.
  Elle désirait plus que tout régner sur un monde de désolation, de peine, de larmes et de cris de douleurs... Un monde apocalyptique qu'elle aurait engendré elle-même.

"[...] et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, c'est celui de l'Antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde".(Apocalypse de Saint jean 4/3)

Publié par Crucify_roses à 20:13:32 dans . Mes Nouvelles & Textes © | Commentaires (3) |

Ma vie | 11 juillet 2004

Ma vie c'est quoi?
Monotone, pas fraiche et pas belle
Ma vie c'est la même que celle des autres
Ma vie c'est vivre ici dans ce petit appartement en plein centre ville.
Ma vie c'est quelques fois voir des gens et souvent ne pas les voir.
Ma vie se résume à ça...
Sortir, rester, tappoter, lire, pleurer, parfois rire..
Ma vie est noire.
Ma vie est ça.
Ma vie c'est rien.
C'est des études.
C'est une famille.
C'est tout.
Ma vie est belle.
Ma vie n'est pas Extraordinaire.
Mais c'est ma vie.
Ma vie c'est aussi l'art.
Ma vie c'est les couleurs.
Ma vie c'est les musées.
Ma vie c'est Picasso, Rubens, Rembrandt ou Dali...
Ma vie c'est vous.
Ma vie c'est toi.
Ma vie c'est tout ce que je dis et ce que je ne dis pas.
Ma vie est là.
Ma vie est ailleurs.
Ma vie c'est les minutes que je prends pour la résumer.
Ma vie c'est chaque instants, chaque moments, chaque rêves.
Être éveillée, dormir, boire, manger.
Ma vie c'est une serie d'épisodes.
Ma vie c'est mal.
Ma vie c'est bien.
Ma vie c'est un peu tout ca et un peu rien.
Ma vie je pourrais la continuer encore longtemps comme ca.
Ma vie c'est ma force.
Ma vie c'est...

Publié par Crucify_roses à 14:44:36 dans . Mes Nouvelles & Textes © | Commentaires (0) |

Petite info au vitriol | 11 juillet 2004

Une amie et moi projetons d'écrire à deux un roman...

Il s'apellera "Vie Triole".

En effet cette histoire se déroulera dans une famille d'empoisonneurs italiens de l'époque des Borgia.

Nous essayerons de la truffer de complots, de quiproquos et de manigences en tout genre...

Pour commencer voici un petit debut non définitif et susceptible d'être modifier à tout moment (et n'oubliez pas ceci--> © ;)

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Assis sur les pierres arrondies par l'érrosion, je repensais aux tourments engendrés par une famille des plus méprisables. Ceci ne pouvait plus durer.
Heureusement dans chaque famille naît un rayon de soleil. Le mien était une soeur. Mon rayon de soleil, ma raison de vivre... Ne pouvant parler, chanter ou rire, elle était la seule à ne pas m'injurier de mots hideux et ses yeux ne refletaient aucune haine. Juste une joie de vivre et une beauté merveilleuse.
Aléanor, ma belle! Ma douce! Rejoin ton Marius, partons d'ici! Le plus vite sera le mieux.

Je n'avais en effet pas une famille brillante et rêvée. Ma mère était fidèle à son comte qui lui servait de mari et d'amant. La marquise qu'elle était n'avait aucun scrupules, jamais de remord. Elle avait mis au monde trois enfants. Deux fils et une fille. Mon frère était mort lors d'un combat acharné. J'étais le seul fils qui lui restait... l'héritier. Hélas. Mon père passait ses journées à flaner dans les jardins et à s'occuper de ses plantes empoisonnées qu'il collectionnait.
 Il ne restait que moi et ma soeur pour agrémenter la vie de cette famille. Malheureusement ma mère me rejetait. Elle ne se comportait pas avec moi comme une douce mère avec son enfant, mais comme si j'étais son vallet, son esclave. Elle me reniait et cela depuis que ma soeur etait née. Ce jour ou chacun, subjugué par la beauté de cette enfant, voyait alors en moi un monstre hideux... Malheureusement, il faut un fils pour assurer l'héritage d'une famille noble et en assurer la périnité.
Une espece non protégée, en voie de disparition. Voilà ce qu'était notre famille. Plongeant dans la déchéance, je craignais les pires pensées de la part de ma mere... Elle serait capable de tout poussée à bout par son mépris envers son désormais unique fils.
Je la connaissais trop parfaitement tant je l'avais observée durant toutes ces années. D'ailleurs je craignais fort qu'elle ne m'observe également ou bien qu'elle n'envoie quelques messagers le faire à sa place. Cette femme qui était ma mere et ma patronne, sa sévérité, tout finissait par me faire peur en elle.

 -Marius, votre mère vous demande!
  Josepha était de loin la plus aimable des domestiques. Elle avait été choisie pour veiller sur moi dès ma naissance. Ainsi, elle avait remplacé la douceur qu'il manquait à ma mère.
  Je traversais lentement le long couloir effrayant, sombre et profond. Au bout, droite et solide, se dressais la porte des appartements de ma mère.
  Cette sensation je ne la connaîssais que trop bien!
  Depuis près de vingt années, ma mère me faisait appeller lorsque le soleil était au zénith afin de s'assurer que j'eu bien efféctué les tâches du matin et m'en donner de nouvelles pour l'après-midi.
 -Entre mon petit.
  Lorsque je frappais, ces trois mots emplis d'hypocrisie retentissaient à chaque fois.
  J'ouvrais lentement le porte et baissais la tête... Il était trop tôt pour appercevoir son teigneux visage. J'avais tort...
 -Redresses la tête! Regardes moi!
  Elle fit trembler les murs.
  Je levais les yeux et ma tête suivit le mouvement. Je decouvrais alors sa longue robe noire. Elle était en deuil depuis six années déjà, lorsque mon frère périt d'une flèche en plein coeur.
  Ses cheveux étaient fortement tirés à l'arrière où ils de rejoignaient sous forme de chignon sérré. Ses rides témoignaient du peu de sourires qu'elle avait dû faire dans sa vie. Ses yeux noirs viraient au rouge lorsqu'elle les posait sur moi.
  Dans mon vieux haillon de valet mal nourrit, je venais depuis toujours entendre les même phrases assomantes de part leur force et leur caractère opposés à ma fragilité naturelle.
 -Tu as bien taillé les arbres ce matin? Tous?!
 -Oui mère.
 -L'allée doit être propre, nous recevons ce soir!
 -Oui mère, je m'en chargerai...
 -Bien. Vas!
  Elle jeta un dernier regard furtif sur moi et esquissa un sourire mesquin avant de prendre son air hautain habituel en attendant mon départ: les bras croisés face à la fenêtre.
  Elle avait toujours fait en sorte de m'éloigner de ma soeur. Aléanor était occupée à coudre, à peindre ou à ramasser des fleurs pendant que je devais travailler loin d'elle.
  M'en séparer, voilà l'ultime but de ma mère!


  Aléanor était d'une beauté surnaturelle. De petits yeux verts illuminaient son visage et de longs cheveux bruns qu'elle laissait volages descendaient le long de son dos. Sa peau était d'une blancheur semblable aux premières couleurs immaculées d'hiver. Mais cela n'avait rien d'étonnant lorsqu'on savait qu'elle avait ouvert les yeux sur le premier flocon de l'hiver de l'an 1480. Il y a vingt ans de cela. Je m'étais penché sur son berceau. du haut de mes dix ans j'avais vu là, la seule merveille que je m'étais juré d'admirer et d'aimer toute ma vie. Hélas, cette merveille était vite devenue inaccessible: des dizaines de nourrices s'occupaient sans cesse de ma sœur, l'entourant jour et nuit et la cachant de ce fait à ma vue. Il m'arrivait toutefois d'entrevoir les boucles de sa chevelure, les perles qu'elle portait à ses petites oreilles ou la traîne de sa robe s'égarant derrière elle. Mais jamais depuis mes dix ans je n'avais de nouveau croisé son regard.
  Si par malheur il m'arrivait de tenter une infiltration entre les nurses pour approcher ma belle; celles-ci avaient pour ordre de m'amener immédiatement à ma mère. Mon maque de prudence ma value un nombre inconsidérable de fois de croiser le regard haineux de ma mère qui passait alors sa colère avec un bâton mince mais solide qui me flagellant le dos  produisait grand plaisir à ses saints yeux. Souvent, je devais par la suite de cela, porter pendant des heures deux seaux d'eau soutenus par une barre de bois reposant sur mes épaules et me faisant atrocement souffrir.
  Je penses que je garderais à jamais les cicatrices de ses tortures infâmes. Ma mère n'était pas du genre à disparaître sans laisser de trace. Et j'aspirais grandement au jour ou elle s'en irait et ou je pourrai enfin vivre en tout quiétude et admirer ma belle sœur...

  un jour que j'eu terminé mes travaux plus tôt que prévus, j'entrevis sans que l'on me voit, ma mère accompagnée de quelques conseillers ainsi que d'un homme qui m'était inconnu. Ils allaient lentement dans les allées et je connaissais in raccourcis pour se faufiler dans les appartements de ma mère. Endroit où je supposais qu'ils allaient s'établir. Ainsi, ma curiosité grandissante j'atteint avant eux le bureau et me cacha dans une armoire qui ne servais jamais. Comme je m'y attendais, ils entrèrent dans la pièce peu de temps après. Ma mère les invita gentiment à s'installer sur les canapés. Sa bienveillance me parue suspecte. C'est alors, qu'ils se mirent à parler de choses étranges.
  Ma mère avait ouïe la naissance d'une certaine duchesse de Ferrare qui aurait aujourd'hui un an et qui déjà avait la réputation d'être le plus beau bébé d'Italie. Dépassant même la splendeur si célèbre de  ma petite sœur. Ceci me parut bien curieux. Comment un bébé d'un an pouvait-il dépasser par sa beauté une merveille de vingt années? Cette dénommée Lucrèce Borgia était alors l'objet d'un complot, stratagème mit en place par ma mère pour causer sa fin.
  J'avais entendu parler bien des fois déjà de cette famille Borgia dont la renommée en Italie était grande.
  Josepha m'avait conté un jour, qu'un certain César Borgia de Rome, qui était prince italien et duc de valentinois, avait maintes fois demandé la main de ma sœur à ma mère qui avait bien plus d'influence que mon père... Aussitôt, une haine pour cette homme m'avait envahie. Cependant jamais ma mère n'avait été favorable à sa demande car elle méprisait et jalousait la tyrannie de cet homme d'état sans scrupules.
  Dans le noir de ma cachette j'appris alors que la duchesse de Ferrare était la sœur de César Borgia. Alors que les conseillers ainsi que l'homme inconnu s'insurgeaient à l'idée de représailles de la part du maître Borgia si l'ont venait à assassiner sa propre sœur, je m'imaginais moi-même l'homme vil pourfendre ma mère et laissant le champ libre à un amour sincère pour ma sœur. Il est vrai que cet homme aurait bien fait. Si l'on touchait à ma sœur, moi-même qui ne suis qu'une poussière à comparer du grand César Borgia, ne resterai pas indifférent. Curieusement, j'étais en train de prendre la défense de celle qui avait volé la beauté de ma Aléanor, ainsi que d'une grande famille de criminels. Mais ma despote de mère avait elle-même adopté désormais des idées de criminelle et je craignais fort qu'elle ne les mette en pratique.

  Face à l'indignation des hommes qui l'entouraient, la femme de son air hautain proclama:
    -Cela sera l'occasion d'éliminer deux gêneurs!
   Je l'imaginais prononcer ces paroles avec un sourire dans le coin comme savait si bien faire. Lorsqu'elle poursuivit:
    -Ce... César Borgia ne viendra plus m'importuner pour me demander ma fille et du même fait celle-ci restera la beauté, seule et unique visage d'ange de l'Italie toute entière voire même plus!
  Finalement, j'entendis l'inconnu approuver. Le ton qu'il y mettait indiquait même qu'il avait hâte que le drame se produise.
    -Qu'il en soit ainsi! Lucrèce Borgia périra! Et se sera de mes mains! Quels moyens désirez-vous utiliser pour mettre fin à ses jours et à ses nuits?
  L'homme devait se pourlécher en disant cela. Le son de sa voix me répugnait presque. Les conseillers de ma mère sentant leurs reproches et jusqu'à leur présence même, inutiles, se levèrent et claquèrent la porte en sortant. Ma mère ne parut même pas y prêter attention, elle devait savoir qu'ayant bien trop peur d'elle, ces idiots se tairaient. Elle continua donc en toute intimité avec l'assassin:
    -Le poison, mon cher! Le poison! Croyez-vous que dans cette histoire mon mari me soit inutile? Pendant qu'il s'occupe avec amour de ses petites plantes, moi je m'en fais des élixirs mortels, et je concocte ce complote depuis déjà un moment!

Publié par Crucify_roses à 01:25:23 dans . Mes Nouvelles & Textes © | Commentaires (0) |

Ecrire | 06 juillet 2004

  La nuit est noire, tout s'est éteint. Je prends ma plume et j'oses les mots. Dans cette obscure intimité je craches l'encre de ma vie. J'éxorcises mes peurs, mes envies, mon passé, mon avenir... Et pourquoi pas tant qu'on y est mon présent?!
  Le sombre inspire c'est bien connu. Le silence dort comme tout le monde. Seule étrangère à la coutume... Ma plume.
  Elle écrit encore et encore. Elle éxpire les souffrances quand j'inspires les idées.
  Les mots viennent comme ca, sans réfléchir... L'envie? Le besoin?... c'est vital!
  Ecrire, oui! Ecrire encore!
  L'osmose du papier et de l'encre bleue... La relation intime de mon être et des mots. Leur pouvoir! J'en suis chaque fois plus étonnée. Plus submergée.
  J'apprends. J'ecris.
  J'écris. J'apprends.
 La légerté de certains mots quand d'autres sont trop pesant. La beauté de quelques phrases face à la noirceure des mal-aimés crachant leur venin sur mes inspirations diverses. Mordant de leur intolérance le cou de mes vers.
  Mais vient la fin... Quelle plaisir! Quelle extase! Quand le point arrive. Et contemplant mes mots je sais que j'y arrives... J'ai réussi à éxprimer mes sensations! Enfin!... Et en attendant le prochain dîner des poëtes... Point final.

                                           

Publié par Crucify_roses à 11:34:08 dans . Mes Nouvelles & Textes © | Commentaires (2) |

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