Cheveux éparpillés
Sur le lit blanc
Mémoire oubliée
Fantômes troublants
N'hantes plus mes nuits
Esprit déstructeur
Ton air aigris
Ne m'a jamais fait peur
Damné de ma vie
Cage solide
Barreaux putrides
Eloignes tes voix, maudit!
Tu ne sais où aller
Maintenu dans mon linceuil immaculé
Tu n'auras pas tâché
Mon existence de regret
Part donc en fumée
Et n'y retourne jamais.
Publié par Crucify_roses à 20:10:12 dans . Mes Poemes © | Commentaires (0) | Permaliens
Touches mes mains
Elles tremblent pour toi.
Vois mon coeur
Qui se languis de toi.
Entres en ma demeure
Maître de mon âme.
Fais de ma vie un jardin
Un paradis pour toi et moi.
Ecoutes ta main
Qui se pose sur mon coeur.
Vois ma vie
Qui grandit avec toi.
Restes là à jamais
Toi mon chaleureux secret.
Sens nos doigts
Entrelacés, aimés.
Vis avec moi
Cet instant magique.
Regardes-moi encore
Mon fabuleux trésor.
Publié par Crucify_roses à 16:29:06 dans . Mes Poemes © | Commentaires (0) | Permaliens
Ma vie c'est quoi?Publié par Crucify_roses à 14:44:36 dans . Mes Nouvelles & Textes © | Commentaires (0) | Permaliens
Tu danses sur mon coeur
Comme sur un tapis de douleur.
Tu affectes ma vie
Et moi, j'en souris.
Tu chantes la beauté de la vie
Comme si c'était une manie.
Tu bois, rapide, mon calice
Et moi, je glisses.
Tu vis sur un nuage
Dans ton sang, je nages.
Tu aspires mon existence
Et moi, je perds conscience.
Tu regardes mes yeux
Ils t'aiment, tu sais, eux.
Tu parts à ma merci
Et moi, je t'en remercie.
Publié par Crucify_roses à 14:23:12 dans . Mes Poemes © | Commentaires (0) | Permaliens
Une amie et moi projetons d'écrire à deux un roman...
Il s'apellera "Vie Triole".
En effet cette histoire se déroulera dans une famille d'empoisonneurs italiens de l'époque des Borgia.
Nous essayerons de la truffer de complots, de quiproquos et de manigences en tout genre...
Pour commencer voici un petit debut non définitif et susceptible d'être modifier à tout moment (et n'oubliez pas ceci--> © ;)
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Assis sur les pierres arrondies par l'érrosion, je repensais aux tourments engendrés par une famille des plus méprisables. Ceci ne pouvait plus durer.
Heureusement dans chaque famille naît un rayon de soleil. Le mien était une soeur. Mon rayon de soleil, ma raison de vivre... Ne pouvant parler, chanter ou rire, elle était la seule à ne pas m'injurier de mots hideux et ses yeux ne refletaient aucune haine. Juste une joie de vivre et une beauté merveilleuse.
Aléanor, ma belle! Ma douce! Rejoin ton Marius, partons d'ici! Le plus vite sera le mieux.
Je n'avais en effet pas une famille brillante et rêvée. Ma mère était fidèle à son comte qui lui servait de mari et d'amant. La marquise qu'elle était n'avait aucun scrupules, jamais de remord. Elle avait mis au monde trois enfants. Deux fils et une fille. Mon frère était mort lors d'un combat acharné. J'étais le seul fils qui lui restait... l'héritier. Hélas. Mon père passait ses journées à flaner dans les jardins et à s'occuper de ses plantes empoisonnées qu'il collectionnait.
Il ne restait que moi et ma soeur pour agrémenter la vie de cette famille. Malheureusement ma mère me rejetait. Elle ne se comportait pas avec moi comme une douce mère avec son enfant, mais comme si j'étais son vallet, son esclave. Elle me reniait et cela depuis que ma soeur etait née. Ce jour ou chacun, subjugué par la beauté de cette enfant, voyait alors en moi un monstre hideux... Malheureusement, il faut un fils pour assurer l'héritage d'une famille noble et en assurer la périnité.
Une espece non protégée, en voie de disparition. Voilà ce qu'était notre famille. Plongeant dans la déchéance, je craignais les pires pensées de la part de ma mere... Elle serait capable de tout poussée à bout par son mépris envers son désormais unique fils.
Je la connaissais trop parfaitement tant je l'avais observée durant toutes ces années. D'ailleurs je craignais fort qu'elle ne m'observe également ou bien qu'elle n'envoie quelques messagers le faire à sa place. Cette femme qui était ma mere et ma patronne, sa sévérité, tout finissait par me faire peur en elle.
-Marius, votre mère vous demande!
Josepha était de loin la plus aimable des domestiques. Elle avait été choisie pour veiller sur moi dès ma naissance. Ainsi, elle avait remplacé la douceur qu'il manquait à ma mère.
Je traversais lentement le long couloir effrayant, sombre et profond. Au bout, droite et solide, se dressais la porte des appartements de ma mère.
Cette sensation je ne la connaîssais que trop bien!
Depuis près de vingt années, ma mère me faisait appeller lorsque le soleil était au zénith afin de s'assurer que j'eu bien efféctué les tâches du matin et m'en donner de nouvelles pour l'après-midi.
-Entre mon petit.
Lorsque je frappais, ces trois mots emplis d'hypocrisie retentissaient à chaque fois.
J'ouvrais lentement le porte et baissais la tête... Il était trop tôt pour appercevoir son teigneux visage. J'avais tort...
-Redresses la tête! Regardes moi!
Elle fit trembler les murs.
Je levais les yeux et ma tête suivit le mouvement. Je decouvrais alors sa longue robe noire. Elle était en deuil depuis six années déjà, lorsque mon frère périt d'une flèche en plein coeur.
Ses cheveux étaient fortement tirés à l'arrière où ils de rejoignaient sous forme de chignon sérré. Ses rides témoignaient du peu de sourires qu'elle avait dû faire dans sa vie. Ses yeux noirs viraient au rouge lorsqu'elle les posait sur moi.
Dans mon vieux haillon de valet mal nourrit, je venais depuis toujours entendre les même phrases assomantes de part leur force et leur caractère opposés à ma fragilité naturelle.
-Tu as bien taillé les arbres ce matin? Tous?!
-Oui mère.
-L'allée doit être propre, nous recevons ce soir!
-Oui mère, je m'en chargerai...
-Bien. Vas!
Elle jeta un dernier regard furtif sur moi et esquissa un sourire mesquin avant de prendre son air hautain habituel en attendant mon départ: les bras croisés face à la fenêtre.
Elle avait toujours fait en sorte de m'éloigner de ma soeur. Aléanor était occupée à coudre, à peindre ou à ramasser des fleurs pendant que je devais travailler loin d'elle.
M'en séparer, voilà l'ultime but de ma mère!
Aléanor était d'une beauté surnaturelle. De petits yeux verts illuminaient son visage et de longs cheveux bruns qu'elle laissait volages descendaient le long de son dos. Sa peau était d'une blancheur semblable aux premières couleurs immaculées d'hiver. Mais cela n'avait rien d'étonnant lorsqu'on savait qu'elle avait ouvert les yeux sur le premier flocon de l'hiver de l'an 1480. Il y a vingt ans de cela. Je m'étais penché sur son berceau. du haut de mes dix ans j'avais vu là, la seule merveille que je m'étais juré d'admirer et d'aimer toute ma vie. Hélas, cette merveille était vite devenue inaccessible: des dizaines de nourrices s'occupaient sans cesse de ma sœur, l'entourant jour et nuit et la cachant de ce fait à ma vue. Il m'arrivait toutefois d'entrevoir les boucles de sa chevelure, les perles qu'elle portait à ses petites oreilles ou la traîne de sa robe s'égarant derrière elle. Mais jamais depuis mes dix ans je n'avais de nouveau croisé son regard.
Si par malheur il m'arrivait de tenter une infiltration entre les nurses pour approcher ma belle; celles-ci avaient pour ordre de m'amener immédiatement à ma mère. Mon maque de prudence ma value un nombre inconsidérable de fois de croiser le regard haineux de ma mère qui passait alors sa colère avec un bâton mince mais solide qui me flagellant le dos produisait grand plaisir à ses saints yeux. Souvent, je devais par la suite de cela, porter pendant des heures deux seaux d'eau soutenus par une barre de bois reposant sur mes épaules et me faisant atrocement souffrir.
Je penses que je garderais à jamais les cicatrices de ses tortures infâmes. Ma mère n'était pas du genre à disparaître sans laisser de trace. Et j'aspirais grandement au jour ou elle s'en irait et ou je pourrai enfin vivre en tout quiétude et admirer ma belle sœur...
un jour que j'eu terminé mes travaux plus tôt que prévus, j'entrevis sans que l'on me voit, ma mère accompagnée de quelques conseillers ainsi que d'un homme qui m'était inconnu. Ils allaient lentement dans les allées et je connaissais in raccourcis pour se faufiler dans les appartements de ma mère. Endroit où je supposais qu'ils allaient s'établir. Ainsi, ma curiosité grandissante j'atteint avant eux le bureau et me cacha dans une armoire qui ne servais jamais. Comme je m'y attendais, ils entrèrent dans la pièce peu de temps après. Ma mère les invita gentiment à s'installer sur les canapés. Sa bienveillance me parue suspecte. C'est alors, qu'ils se mirent à parler de choses étranges.
Ma mère avait ouïe la naissance d'une certaine duchesse de Ferrare qui aurait aujourd'hui un an et qui déjà avait la réputation d'être le plus beau bébé d'Italie. Dépassant même la splendeur si célèbre de ma petite sœur. Ceci me parut bien curieux. Comment un bébé d'un an pouvait-il dépasser par sa beauté une merveille de vingt années? Cette dénommée Lucrèce Borgia était alors l'objet d'un complot, stratagème mit en place par ma mère pour causer sa fin.
J'avais entendu parler bien des fois déjà de cette famille Borgia dont la renommée en Italie était grande.
Josepha m'avait conté un jour, qu'un certain César Borgia de Rome, qui était prince italien et duc de valentinois, avait maintes fois demandé la main de ma sœur à ma mère qui avait bien plus d'influence que mon père... Aussitôt, une haine pour cette homme m'avait envahie. Cependant jamais ma mère n'avait été favorable à sa demande car elle méprisait et jalousait la tyrannie de cet homme d'état sans scrupules.
Dans le noir de ma cachette j'appris alors que la duchesse de Ferrare était la sœur de César Borgia. Alors que les conseillers ainsi que l'homme inconnu s'insurgeaient à l'idée de représailles de la part du maître Borgia si l'ont venait à assassiner sa propre sœur, je m'imaginais moi-même l'homme vil pourfendre ma mère et laissant le champ libre à un amour sincère pour ma sœur. Il est vrai que cet homme aurait bien fait. Si l'on touchait à ma sœur, moi-même qui ne suis qu'une poussière à comparer du grand César Borgia, ne resterai pas indifférent. Curieusement, j'étais en train de prendre la défense de celle qui avait volé la beauté de ma Aléanor, ainsi que d'une grande famille de criminels. Mais ma despote de mère avait elle-même adopté désormais des idées de criminelle et je craignais fort qu'elle ne les mette en pratique.
Face à l'indignation des hommes qui l'entouraient, la femme de son air hautain proclama:
-Cela sera l'occasion d'éliminer deux gêneurs!
Je l'imaginais prononcer ces paroles avec un sourire dans le coin comme savait si bien faire. Lorsqu'elle poursuivit:
-Ce... César Borgia ne viendra plus m'importuner pour me demander ma fille et du même fait celle-ci restera la beauté, seule et unique visage d'ange de l'Italie toute entière voire même plus!
Finalement, j'entendis l'inconnu approuver. Le ton qu'il y mettait indiquait même qu'il avait hâte que le drame se produise.
-Qu'il en soit ainsi! Lucrèce Borgia périra! Et se sera de mes mains! Quels moyens désirez-vous utiliser pour mettre fin à ses jours et à ses nuits?
L'homme devait se pourlécher en disant cela. Le son de sa voix me répugnait presque. Les conseillers de ma mère sentant leurs reproches et jusqu'à leur présence même, inutiles, se levèrent et claquèrent la porte en sortant. Ma mère ne parut même pas y prêter attention, elle devait savoir qu'ayant bien trop peur d'elle, ces idiots se tairaient. Elle continua donc en toute intimité avec l'assassin:
-Le poison, mon cher! Le poison! Croyez-vous que dans cette histoire mon mari me soit inutile? Pendant qu'il s'occupe avec amour de ses petites plantes, moi je m'en fais des élixirs mortels, et je concocte ce complote depuis déjà un moment!
Publié par Crucify_roses à 01:25:23 dans . Mes Nouvelles & Textes © | Commentaires (0) | Permaliens