Ad vitam...
En moi, un cristal s'est brisé
Suspendu à un fil émotionel
L'impulsion a voyagé
Brisant toutes barrières culturelles
Ainsi que les déroutes de la raison
Le coeur a émergé
Du flots des compassions
Tu ne penses plus à aimer
Tu te battras à poings fermés
Tes sentiments ont pris du repos
Ta vie peut commencer à nouveau
Jamais plus tu n'aimeras
Mais tes yeux tu fermeras
Car un flot est là, susceptible
De te submerger encore
Saches que je suis inaccessible
Et mon coeur ne répond qu'à mon corps
Tes insultes n'y feront rien
Mon coeur ne sera plus tien
...Aeternam
Les ailes arrachées
Le coeur empli
De tout les pêchés
Des actes accomplis.
Je ne pourrais jamais être un ange
Il y en a qui aimaient
Mais d'autres que ca dérange.
Je ne suis désormais
Que matière inorganique
Je n'oublierais jamais
Ceux qui me faisaient la nique
Ils étaient fiers
Et j'étais faible
Leurs armes de fer
Et moi, j'affabules
Je m'amuses à aimer
je m'amuses à hair
Tu t'attires la vérité
Tu vas bientôt périr
Pas de mes mains hélas
Mais mes mots restent entiers
Derrière un coeur de glace
Te restes-t-il un peu d'amitié?
De vérité...
Publié par Crucify_roses à 14:30:51 dans . Mes Poemes © | Commentaires (0) | Permaliens
Comme une poupée désarticulée
j'attends l'avis
j'attends la vie
Mon existence aux couleurs acidulées
N'a décidement
Rien d'enchantant
Mon coeur égratigné
Ma mémoire arrêtée
Mes mains désemparées...
Je trembles des souvenirs violents
J'ai peur d'un avenir trop lent
Je ris d'un nid de rose
je vis dans un decor morose...
Rêves de désirs ailés
Comme une poupée désarticulée.
Publié par Crucify_roses à 14:24:21 dans . Mes Poemes © | Commentaires (0) | Permaliens

En attendant le jour ou on m'en offrira...

En attendant le jour ou elles s'ouvriront...

En attendant le jour ou mon coeur chavirera... 

En attendant celle la...

En attendant ce jour là...

En t'attendant... toi.
Publié par Crucify_roses à 15:17:09 dans . Divers | Commentaires (2) | Permaliens
Le bleu du jourPublié par Crucify_roses à 15:45:40 dans . Mes Poemes © | Commentaires (0) | Permaliens
AVANT L'EXTASE
J'étais à la fenêtre. Je regardais cet arbre sous lequel tu étais assis. Une couverture en patchwork posée sur le sol. Tu la froissais en ramenant tes genoux à ta poitrine. Elle était nue. J'imaginais ta respiration. Inspiration. Expiration. Ton torse s'arrondissait puis s'aplatissait. J'eu envie de poser ma tête sur cette vie qui était la tienne et d'entendre ton cœur battre et me rassurer.
Tu lisais Baudelaire me semble-t-il... "Les fleurs du mal", ton livre préféré, tu le connaissais par cœur.
Tu amenas un doigt à ta bouche et y passa furtivement la langue. Un frisson me parcouru. J'eu envie de goûter à ta saveur? Ta main revint au livre que tu tenais fermement. Comme tétanisé par la beauté des vers lus. Tu tournas une page. Le bruit étais doux. Le bruissement des feuilles au dessus de toi, le soleil qui n'éclairait que tes mains et tes yeux plongés entre les mots... Je l'enviais ce Baudelaire!
Et moi, j'étais là, te regardant, t'espionnant de cette fenêtre. Je regardais une dernière fois ton torse avant de me décider à venir jusqu'à toi.
L'herbe étouffais le bruit de mes pas. Hypnotisé par le génie de cet auteur tu ne m'entendis même pas venir. Je m'arrêtais à mi-chemin, observant à nouveau les aléas de ta respiration. Symphonie de l'air, des oiseaux chantant, du vent dans les arbres et de mon amour.
Je repris ma marche rapide vers toi. Pas à pas, l'envie me gagnait plus encore... "te toucher!..."
Je stoppais l'escalade de mes désirs face à toi. Je cachais malgré moi la lumière de tes vers. Tu levas la tête. Tu me regardas.
"Abandonnes Baudelaire!
Abandonne-toi à moi!"
Tu me fixais, un regard sans expression. Aurais-tu retrouvé la même clarté des strophes dans la prunelle de mes yeux?
Sans bouger, j'ai joué le jeu. Je te regardais fixement, oubliant la symphonie qui m'avait menée jusque là car une nouvelle harmonie allait commencer.
Soudain, comme une inspiration cachée depuis trop longtemps, ta voix explosa et tu me dis, plongeant encore plus ton regard dans le mien:
"- Le ciel versait ses ténèbres sur le triste monde engourdi".
Le vent soulevait ma robe. La dentelle s'agitait. Mais tes yeux ne quittaient pas les miens. Pas même lorsque doucement tu te releva, pas plus lorsque tu me pris la main et pas mieux quand tu serras ton corps au mien. Un regard immense, coloré, musical, amoureux... magique!
S'en était trop! Je fermais les yeux pour mettre un terme à cette torture. Je t'embrassais tendrement. Tes mains caressaient mes bras nus. Tu ne présentais aucune défense. Baudelaire était seul couché dans l'herbe et la couverture s'offrait à nous. Tu m'entraînas sous l'arbre. Tu m'allongeas. Ma robe en peu de temps fut ôtée et tes yeux mirent mon âmes à nu.
Mon désir m'avait porté jusque là. Mais "jusque là" ce n'était rien encore. Tout commençait. C'était ma première aventure, ma première fois...

Publié par Crucify_roses à 15:01:57 dans . Mes Nouvelles & Textes © | Commentaires (0) | Permaliens