| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 |
Dans ma main, fourmis et insectes divers. Les émotions qui courent la mort. Pleurs et acides, ceux qui rongent la bouche, creusent les dents, les estomacs. Creuse : l'œil, les mines de sel.
Les insectes, à plusieurs reprises. Le froid, aussi local dans cette cave aux musiques sombres. Les mélanges, les sens, l'enfance qui regarde à la lumière de cet œil neuf que j'aimerais avoir. Sans autre. Sans plus. Que j'aimerais avoir sur moi-même, le monde, cet instant précis où j'avais faim, quand la lumière décline et que l'amour a besoin.Une vague sur la frange dit que tu es inquiète. Ton geste finit lentement sur ton oreille que je presse contre ma main. C'est ta tendresse que j'aime, la fraîcheur-chair, tendresse des cœurs que je répète aux infinis.
Vie d'émois,
vide amour
Publié par pareil à 23:06:53 dans Des choses pareilles | Commentaires (0) | Permaliens
Les mots que l'on regarde à peine.
Avec des mots sourds, on ne peut rien comprendre. Soi compris. Comme des notes que l'on écoute à peine, ou rien du tout : Pas un regard de sens. Comme la femme que j'ignore, sans un regard.Les femmes sont des mots que l'on ne veut pas voir, par peur de faire des phrases de vie. Alors, comme les mots du dictionnaire, on reste seul, les uns sous les autres, alignés avec un peu du sens que Larousse décide. Sauf que de ce livre-là, on peut sortir. Lentement, on peut ajouter du sème différent, comme le temps fait glisser les mots, il fait glisser les vies. L'intime, qu'on ne veut pas voir, comme les mots, les vies, la magie du sens qui est là, comme l'amour. On ne veut rien savoir.
Publié par pareil à 08:27:13 dans Des choses pareilles | Commentaires (0) | Permaliens
Dans ma bière, ma belle bière, il naît des bulles. Il pleut à l'envers, pour ainsi dire. Il y a une sorte de course à l'oxygène où chacune se bouscule pour arriver la première à la mousse libre.
J'ai 31 ans et je regarde une blonde pour la première fois bien au fond des yeux.
Y a comme des grappes, des sortes de petits troupeaux vivant et mobiles Ca va vite. Y a comme des couloirs invisibles dans lesquels les bulles se bullent. J'aimerais dire qu'elles laissent faire l'apesanteur, mais c'est une contre-pesanteur qui les attire inexorablement à la surface de la bière, puis de ma lèvre.
Cruel sort de la bulle qui redescend dare-dare au fond des gorges à mon estomac. Mmmmh, mon cou gorgé de bière !
Sur ma langue, ça fait "skipulli-skipulli" lorsqu'elles rendent âme et goût. "Skipulli-skipulli", le bruit de la (gorgée de) bière.
Publié par pareil à 19:42:27 dans Des choses pareilles | Commentaires (3) | Permaliens
Je veux ton corps
entrer ton corps
encore
ton amour
mon amour
encore.
Je marche
ta main
nous sommes beaux
l'un pour l'autre
et l'eau
les vapeurs
[de l'autre]
le soleil
[son soleil]
les lumières
[ses lumières]
fais-moi
l'astre
de ta nuit
l'amour
interdit
à d'autres.
[respire]
On se donne
la vie
la mort
à d'autres
[à] chacun
son tour.
Publié par pareil à 23:14:27 dans Des choses pareilles | Commentaires (1) | Permaliens
Je passais l'aspirateur.
C'était 10 heures et des poussières...
Publié par pareil à 21:13:43 dans [En short] | Commentaires (1) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| >>
Karma