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Chacun connaît l'autre. Un peu. Chacun vaque, si possible, à son essentiel avancement.
Amalita a su me dire, a su être mon miroir, a su être celle qui m'a donné une sorte de contremarque. La confiance. Elle a remercié mon écoute, mon silence. Ce que disent les mots que je ne prononce qu'à l'intérieur.
Elle m'a dit : La pépinière de jeunesse m'étonne encore. Chacun grandit son ombre. Chacun y croit. Chacun espère et croit à un sapin de la Noël du prochain âge.
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Publié par pareil à 15:20:48 dans Des choses pareilles | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par pareil à 22:59:30 dans [De saison] | Commentaires (2) | Permaliens
Ce type, c'est mon père. Un type qui souffre, comme chacun de nous. Un type, quoi. Un gars qui s'offre des joies simples : un coup de rouge, un thé dansant, une virée en car. Un type.
Un type qui a une double hernie discale, une sciatique, la goutte, quelques problèmes cardiaques et un peu de cholestérol. Un type qui a bossé quarante et un ans dans sa boîte. Un type fidèle, en somme.
Un type à qui on dit qu'il ne retrouvera pas sa place. Qui devra faire la merde des autres et qui pense que les autres en profiteront.
C'est la vie d'un type, quoi. Un type qui connaît son entreprise mieux que son fils et à qui son fils à de la peine à le lui reprocher. Peut-être même que il n'y a pas à le reprocher ? Parce que ce type, il a fait des fautes, plein de fautes ! Même des fautes d'erreur ! Il en a bavé. Mais en silence. "Oh, ben je veux pas me plaindre..."
Qu'est-ce qu'un type comme moi peut reprocher à un type comme lui ?
Publié par pareil à 15:11:34 dans Des choses pareilles | Commentaires (3) | Permaliens
L'écriture a besoin de temps. D'attention, comme ici et maintenant au Ve à Vevey. Il y a les biscuits de Noël, Coldplay, les éclairages de couleur, les suisses-allemands, les toiles du gars qui a dessiné la terrasse du XXe à Fribourg.
Il y a l'amour différent, les amants d'un jour, tous ceux qui m'ont rendu grâce, qui ont souillé mon corps dans des amours vulgaires, sales, dans ce qui n'est pas de l'amour vraiment.
Ce que je (me) cache. Les horreurs, les choses simples. Les pulsions. Ce qui dit "Je vis dans les tubes". Je suis normal. Je souffre. Je souffre et je suis normal.
Publié par pareil à 20:02:38 dans Des choses pareilles | Commentaires (1) | Permaliens
De la lumière
j'ai vu le jour,
couleur blanche,
verveine délicate
la peau du bras.
L'histoire ouvre
plus encore,
et je reste
les yeux des éponges
à la chaleur du monde.
Un peu seul,
seulement là,
mes petites laines
une cage en verre,
à l'endroit
qu'elle pose à peine
et que je prends déjà.
Il reste un geste
et je n'ai plus rien à faire.
Publié par pareil à 12:25:38 dans Des choses pareilles | Commentaires (2) | Permaliens
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