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Il est des pierres qui servent à construire. Stables et protectrices.
Il est des pierres qui le lancent au loin pour faire des ricochets.
Il est des pierres qui s'usent avec le temps pour devenir douces.
Il est aussi des pierres qui après avoir reçu des coups et être tombées de haut se sont taillées pour devenir encore plus pointues et coupantes. Rien ne les érode, rien ne les adoucit. Le temps au contraire les rend de plus en plus dures.
Malheureuses, ces pierres ; elles refusent de voir le monde. Elle ne font que chercher à en modeler leur vision de manière à mieux expliquer le fait qu'elles s'emmurent, seules.
Publié par artemis à 15:52:36 dans Chronique terrienne | Commentaires (0) | Permaliens
La vie que j'aime ressemble à un silence,
à un endroit serein.
J'y suis seul
à mon aise
avec vous autres
ailleurs
un rêve pur
et pur
encore.
Publié par artemis à 10:30:24 dans Vers de terre | Commentaires (1) | Permaliens
Beaucoup pratiquent dès le matin au réveil une méditation pour commencer la journée.
Bien calés sur leur coussin, à moitié endormis, ils tentent l'éveil dans une position figée, parfois en silence, parfois en mantras.
C'est un bon moyen de connaître le bonheur de l'instant vous diront certains, à croire que les français sont traditionnellement dénués de cette notion.
Eh bien non, il nous reste un espoir, une ligne de conduite à la française sur la voie de la félicité : la voie de la baguette méditative.
Après avoir ouvert un oeil et appuyé sur l'interrupteur de la cafetière, le français traditionnel peut s'adonner à une pratique hautement symbolique.
Afin de se rendre à la boulangerie, le méditatif devra bien sûr se rendre présentable aux yeux du monde et donc procéder aux ablutions matinales.
Vient ensuite le moment de la marche méditative, sur la route de la baguette transcendentale. Un petit pas tranquille, le temps d'humer la fraîcheur matinale, avant le début de la véritable activité. Tant de choses à observer, sur le chemin : les passants, lents et pressés, les boutiques qui s'ouvrent, les fleurs des voisins, son propre jardin vu de l'extérieur...
L'heure de la baguette. La boulangerie n'est pas vide, on dit bonjour à un vague voisin. De loin on a déjà l'oeil rivé sur la baguette qu'on espère avoir, la dorure souhaitée, la taille, la forme, farinée ou non.
Voici qu'elle nous arrive, encore chaude parfois, et même si elle refroidit souvent le temps de rentrer, c'est un plaisir quand même, une baguette chaude, va savoir pourquoi. Le retour se fait presque sur un nuage, son petit déjeûner en main, on se projette déjà devant son café. On ouvre la porte, pas un bruit. La maisonnée dort encore.
Voila une pratique simple, confortable, tout en mouvement, sans contrainte posturale !
Le premières fois c'est la baguette qui nous pousse à sortir dans le froid, et on passe tout le trajet à se projeter dans l'avenir du déjeûner. Mais bien vite, chaque moment prend de l'importance, chaque détail : la lumière du jour, la température, l'évolution d'un jardin alentour. C'est alors que l'on découvre le bonheur de l'instant, la baguette méditative nous invite à goûter la vie dès les premières heures du jour.
Parfois, on se prend à siffloter le même air tous les matins, sans comprendre vraiment d'où il vient.
Publié par artemis à 08:34:49 dans Philosophie élément terre | Commentaires (0) | Permaliens
Petits cailloux