Entre trentaine
et quarantaine
Infirmier
Gay
Dans l'air du temps...
...ou complètement à côté de la plaque!
Un peu de moi
Un peu de tout
Un peu de rien
Bref!
Le vrac dans son expression la meilleure!
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IT'S A WEIRD LIFE... ...BUT WHAT ELSE DO WE HAVE? = C'est une vie bizarre... ...mais qu'avons nous d'avons nous d'autre?
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"Je rêve ou... ton voisin te drague?"
J'ai continué à décharger les courses du coffre à ses côtés, le temps de noter avec un certain amusement son regard teinté d'agacement, regard qui allait de pair avec le ton identique de sa voix. En souriant, je l'ai dévisagé et je lui ai rétorqué:
"Je rêve ou tu es jaloux?"
Avec une certaine crispation qu'il a essayé de dissimuler dans un sourire raté, il a simplement dit, froidement:
"J'ai posé la première question..."
Quelque chose n'allait plus du tout dans le tour que prenait cette conversation, parce que la balance n'était pas la même dans l'émotion que nous y metions chacun de notre côté. Il semblait vraiment sérieux et piqué tout à la fois, alors que je ne pouvais me départir d'une drôlerie liée au fait qu'il ose simplement prendre cela si à coeur.
"Tu plaisantes, David?
- Non."
J'ai cessé de décharger le coffre et je l'ai regardé en plantant mon regard dans le sien.
"Non?
- Non
- Mon voisin me sourit et, ça y est, je me fais draguer?
- Je n'en sais rien. C'est pour cela que je te le demande
- Et quand bien même, David?!"
Un peu trop appuyé le ton de ta question mon gars... Je m'en suis presque voulu d'avoir prononcé ma dernière phrase avec un peu trop d'empressement énervé. Un très court silence, très court mais aussi très pesant, s'est installé, le temps que j'ajoute calmement ensuite:
"Je suis avec toi. Le reste n'a pas d'impotance à mes yeux. - Les autres - n'ont pas d'importance à mes yeux. Alors ta jalousie, tu peux la ranger et on dira que c'était ta première et denière crise à ce sujet. D'accord?"
Son regard est devenu... effrayant. Pour la première fois depuis que je le connais, j'ai ressenti une peur viscérale à l'idée qu'il allait très mal prendre ce que je venais de lui dire, inexplicablement, et qu'il allait partir, comme ça, sans se retourner, et sans jamais revenir.
"David?"
Seigneur! D'où me sort cette voix de gamin apeuré?
"Que ce soit bien clair: je suis jaloux si je veux. Tu es à moi. Rien qu'à moi."
Il a rammassé cinq des sacs et s'est avancé vers l'ascenceur du garrage. Ma voix l'a arrêté, pleine de mots que j'ai laissé s'échapper de ma bouche malgré moi.
"Je ne suis à personne, David."
Il s'est retourné et m'a fixé d'un regard furieux.
Je ny ai opposé que la fermeté du mien.
Un nouveau silence, pire que le précédent.
Un soupir. Le sien.
"Je n'ai pas envie d'avoir cette conversation dans le garage de ton immeuble, ok?
- Je n'ai pas envie d'avoir cette conversation tout court, David."
Il a froncé les sourcils, visiblement un peu plus agacé.
"Tu sais que tu me gonfles quand tu fais ta tête de mûle?"
Tu sais que tu viens de me tordre le coeur pour la première fois, connard?
"Je crois que tu ferais mieux de rentrer chez toi David."
Trois secondes. Trois secondes d'éternité. C'est le temps qu'il a pris avant de s'en aller...
J'ai compté, oui. Je ne savais pas quoi faire d'autre à ce moment.
Peut être aussi parce que je ne voulais pas affronter la douleur en train de naître en plein milieu de ma poitrine.
Et qui me fait toujours mal alors que j'attends à côté du téléphone...
Publié par Booly à 13:33:32 dans L'important c'est: | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Booly à 12:43:10 dans Rayon bazar | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Booly à 09:07:35 dans L'important c'est: | Commentaires (0) | Permaliens
L'ENCHANTEUR
Vous m'avez enfermé à l'écart de votre société
Persuadés que le Mal habite toute ma pensée
Juste parce que j'ai tué un homme à l'épée
Vous pensiez sauver toute l'humanité
Désormais je suis cloîtré dans votre asile
Je m'y sens comme naufragé sur une île
Entouré de gentils hommes en blanc
Moi qui vous soigne depuis si longtemps
Les longues nuits où je ne dors pas
Je plonge mes yeux dans les étoiles
Rares instants où je suis moi
Où l'obscurité déchire son voile
Je me souviens alors du temps lointain
Où j'étais jeune, déjà plus vieux que tous
Quand le Mal ne travaillait pas à temps plein
Quand la justice régnait pour tous
Le temps où la force que vous nommez Bien
N'était pas un souvenir, même pour un païen
Ce soir la Lune scintille et je vais m'en aller
Car ces quatre murs ne sont pas ma destinée
Je dois mourir si je veux continuer
Petit passage pour que l'âme puisse s'envoler
Mais avant de quitter, je dois raconter
Pour le peu de cœurs purs qui semblent exister
L'histoire de ma vie, à travers cette contrée
Pour que tout recommence, dans l'éternité
Je suis né il y a bien plus de deux mille ans
Trouvé nu au pied d'un arbre dans une clairière
Par une femme qui n'attendait plus d'enfant
Mais qui me voyant redevint mère
Remerciant Dieu, elle me baptisa Keran
Paix à son soldat de mari, et à son âme
Et ne m'offrit que ce qu'elle donnait à tous, toujours
Ce petit rien que l'on dénomme l'amour
Adolescent je devins vite si différent
Pour mon village de pauvres et petites gens
Que ma mère me mandata Pour Ys
Afin que pour le meilleur je grandisse
Le grand druide Arik y fut mon guide
Il m'inculqua, me protégeant du Vide
Jusqu'à ce que le Temps fit de moi un homme
Lorsque L'Univers perdit son propre métronome
L'Equilibre semblait déjà basculer
S'approchait lentement le moment de ma quête
Trouver le roi, le rendre chevalier
Et poser la couronne sur sa tête
J'étais pur, n'ayant aucun lien
Que le savoir de l'Univers en moi
Je maîtrisais tout et presque rien
Bien au-delà de la physique et ses lois
J'étais loin de la cité quand elle fût engloutie
En chemin pour la forêt m'ayant donné la vie
Mais je du la chercher presque cent années
Avant de contempler l'arbre où j'étais né
Il était devenu d'or, et un ange en descendit
Pour me dire en une langue inconnue mais que je compris
Que Dieu m'avait choisi pour infiniment le servir
Et qu'il déciderait du moment où je devrais partir
Puis il m'indiqua le chemin vers Arthur
Et le Saint Graal garantissant le futur
Me priant de tout faire pour L'Equilibre
Que ce monde de choisir soit libre
Je m'agenouillai alors qu'il me tendit Excalibur
L'Epée Sacrée aux tranchants si durs
Et j'entendis la voix de Dieu dire par son cœur
« Keran, tu es l'Enchanteur »
Depuis ce jour quiconque entendit mon nom
N'en compris pas réellement le son
Les siècles ne retiendrait de mon destin
Que ce qu'évoquerait le mot « Merlin »
Je quittais la forêt aux arbres millénaires
Laissant au Tout Puissant la garde du sanctuaire
Il était temps de me rendre en grande île de Bretagne
Pour y poursuivre mon chemin, et renverser des montagnes
Je vois maintenant à vos yeux brillants
Que la légende vous fait toujours rêver
Redevenez donc un enfant
Pensez qu'elle contient un fond de vérité
Je suis là pour une fraction d'éternité
Le Roi des Cieux en a ainsi décidé
A faire du Bien une possibilité
Et de l'Equilibre une réalité
Mais hélas vous ne comprenez pas l'enjeu
Et restez stoïques au bord d'un gouffre dangereux
Ma magie, vous n'y croyez même plus
Même si vous l'avez vu de vos yeux vus
Jusqu'aux enfants me demandant où est le truc
Que sont devenus les chérubins ? Du stuc ?
Les mauvais temps reviennent, j'en suis fatigué
Chevalier du Bien n'est même pas un métier
Et je ne peux seul le Mal combattre
Mais vous êtes trop peu à vouloir vous battre
Trop séparés du pouvoir infini d'aimer
Le mieux que vous fassiez est de savoir oublier
Tant pis je suis là, poursuivant mon destin
Et l'œuvre qu'Il entend pour demain
Seul avec ma foi
Je n'ai aucun choix
Je contemple la Lune une dernière fois
Touche mon pendentif en forme d'épée
Puis je prie yeux fermés à haute voix
Et m'écroule mort avant d'arrêter
J'aime ces moments suspendus dans l'Ether
Où entre deux vies je ne suis que lumière
C'est là que je revois celle qui m'est chère
Celle qui comme moi erre sur la Terre
Petite fée, des malices plein son sac
Elle fût Viviane la belle Dame du Lac
Hannaëlle est son nom dans la langue des Cieux
A jamais notre amour est des plus heureux
Il me tarde le jour où tout sera possible
Où les gardes de Satan ne seront plus des cibles
Quand je courrai avec elle à travers Brocéliande
L'Amour et la Paix régnant sur toutes les landes
Ce jour où Il illuminera le monde
Où tous nous sortiront de l'ombre
Où nous deux séparés ne formeront plus qu'un
Avec vous ?
Booly - Décembre 1999
Publié par Booly à 20:09:32 dans L'important c'est: | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Booly à 13:07:25 dans Rayon bazar | Commentaires (1) | Permaliens
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