Dans l'air du temps...
...ou complètement à côté de la plaque!
Un peu de moi
Un peu de tout
Un peu de rien
Bref!
Le vrac dans son expression la meilleure!
Enjoy your trip on this blog!
Attention! Certaines images ou propos sur ce blogg pourraient possiblement heurter la sensibilité des lecteurs
Publié par Booly à 20:25:20 dans Gros titres | Commentaires (2) | Permaliens
Bientôt...
Encore quelques jours et nous allons enfin nous revoir.
J'ai tant de choses à te dire et tant de choses à entendre de toi.
Peut être faudra-t-il enfin que nous pensions à nous et à ce que nous allons faire de...
...nous
Peut être.
Publié par Booly à 20:23:37 dans C'est pour la vie...? | Commentaires (0) | Permaliens
Elle n'est venue que pour récupérer le double de mes clefs puisque je part en vacances, mais déjà sa visite se prolonge et se transforme en psychodrame familial dont elle seule à le secret.
Ah ma mère !
Comme d'habitude, après être entrée chez moi, elle se précipite dans toutes les pièces pour faire une sorte d'état des lieux, un état des lieux qui la renseigne, selon elle, sur la bonne marche ou pas de ma vie. Je n'ai jamais compris ce concept qui est son concept mais, toujours selon elle, il fonctionne. Même si je me demande bien comment la façon dont je range mes chaussettes dans leur tiroir peut bien lui donner des indications sur ma vie en cours...
S'en suit ensuite une conversation banale, échange de politesses autour d'un soda bien frais, où l'un l'autre nous discutons de tout et de rien. Puis vient le moment où elle me dit d'un ton plein de sous entendus :
« J'ai eu ta sœur au téléphone... »
Nous y voilà. La grande scène du IV. Ouvrez le rideau et mettez-moi en pleine lumière : le spectacle commence ! Et donc... Je fume trop, j'ai une sale tête, j'ai maigri, j'ai des cernes, j'ai vraiment besoin de vacances, mais que diable m'arrive-t-il enfin ? Bref ! Je suis subitement plein de défauts et rien ne semble aller dans mon existence. Mais, comme elle me dit, elle ne fait que constater ce que ma sœur lui a dit à mon sujet, avant d'ajouter avec un rien de reproche dans la voix :
« Mais bon, ce que j'en dis moi c'est pour toi »
Encore heureux ! Je laisse planer un petit silence avant de lui répondre, tentant d'expliquer sans expliquer vraiment ce dont il retourne. Oui, je suis fatigué, mais entre mon boulot de nuit et la chaleur qu'il fait la journée, j'ai un peu du mal à récupérer question sommeil. Oui, j'ai maigris et je fume un peu trop en ce moment, mais mes nerfs sont un peu mis à rude épreuve et j'ai besoin de compenser quelque part. Oui, j'ai besoin de vacances et cela tombe bien parce que, justement, je suis en vacances depuis ce matin 6h45... Oui, oui, oui maman... Tu sais et comprends toujours tout, n'est-ce pas ?
Elle s'empare d'une cigarette dans mon paquet, l'allume, et tout en me dévisageant d'un regard brillant, elle tire deux longues bouffées dessus avant de me demander :
« Comment s'appelle-t-il ? »
Mon Dieu qu'elle m'énerve quand elle fait ça ! Mais je ne me laisserai pas avoir.
« Il s'appelle Christophe, maman. Et je n'ai pas envie d'en parler
- Je le connais ? Il est d'où ? Il a quel âge ? Il fait quoi ?
- Tu as entendu ce que je t'ai dit ? »
On se toise et à défaut de s'affronter verbalement ce sont nos yeux qui mènent toute la bataille. Et, comme d'habitude, avec une espèce de renoncement rageur, c'est moi qui perd le combat...
« Il n'y a rien à en dire, maman. De toute façon, c'est une histoire terminée
- Et donc, tu te mets dans cet état pour une histoire terminée. C'est ça ? »
Je peux l'étrangler ? Allez, s'il vous plait ! Non ? Bon, d'accord... Je n'ai vraiment pas envie de lui parler de ma relation « étrange » d'avec Christophe pour la bonne et simple raison qu'essayant de l'oublier, je n'ai pas envie de m'entendre répéter encore et encore la même chose à son sujet. Et puis aussi parce que tout cela me gonfle royalement et que tant que je n'aurai pas pris de recul je ne serai pas capable d'avoir les idées claires à ce sujet. Mais elle, elle ne lâchera pas l'affaire comme on dit. Alors...
« C'est juste un mec avec qui je suis sorti et avec qui ça n'a pas marché. C'est tout.
- C'est tout ?
- Oui. Seulement, je l'ai revu il n'y a pas longtemps et je crois que je n'ai pas réglé le problème... euh... sentimentalement parlant
- Tu l'aimes encore tu veux dire ?
- Oui. Non. Peut être. Je n'en sais rien. Ecoute maman, c'est compliqué. Je ne veux pas en parler, juste oublier pour le moment »
Elle écrase sa cigarette et me regarde avec toujours ce même regard que je déteste chez elle. Ce regard qui veut dire : « attends mon coco ! Tu vas pas t'en tirer comme ça ! »
« Et donc, reprend-t-elle, tu penses que lorsque tu reviendras de vacances, ce Christophe sera de l'histoire ancienne, comme si s'éloigner du problème le résolvait ? »
Je suis sur qu'en cherchant bien, j'ai une arme dans la maison... Personne n'en saurait jamais rien...
« Maman...
- Quoi ?
- Arrête d'accord ? »
Elle finit son verre de soda et me fixe à nouveau.
« Qu'est-ce qui n'a pas marché entre vous ? »
Je suis stupéfait par la question et je commence à me demander si depuis des années ma mère et moi ne vivons pas dans deux univers parallèles coexistants, dans lesquels je parlerais mais où elle ne m'entendrait pas.
« Tu écoutes ce que je te dis ? Je ne veux pas en parler !
- J'ai compris, mon chéri, mais je pense que tu devrais au contraire tout sortir de toi. En parler, ça fait du bien. Et si je peux t'aider »
C'est plus fort que moi et incontrôlable : j'éclate de rire.
« Toi ? M'aider ? Non mais laisse-moi rire ! »
Son regard se fait dur et son visage se ferme instantanément. Je sais que je viens de la blesser, mais tant pis. Encore un des innombrables dommages collatéraux de la relation mère fils. Ce qui n'empêche pas que je me sens bizarrement coupable et que, en guise d'excuse inconsciente, je lui dis après un long silence :
« Désolé... C'est peut être à cause de la différence d'âge que ça n'a pas marché »
Il lui faut un tout petit temps pour comprendre que j'ai finalement choisi de lâcher le morceau et de parler de cette relation qui me pèse. Mais lorsque c'est fait, elle attaque à nouveau aussi sec, avec une espèce de satisfaction dans la voix qui, avec le temps, ne me fait même plus rien.
« Pourquoi ? Il a quel âge ?
- Dix sept ans »
Une seconde, l'information ne passe pas. Je le vois dans ses yeux. Puis son visage prend un air ironique et elle me dit dans un rire :
« Mais bien sur... Non, sérieusement, il a quel âge ?
- Sérieusement, maman, Christophe a dix sept ans »
La fermeté que j'ai mis dans ma voix est pour elle sans équivoque : je ne suis pas en train de lui mentir. Son visage change alors et je crois y discerner une forme d'incompréhension dégoûtée qui me blesse plus que je ne le pensais possible.
« Dix sept ans ?! T'es malade ou quoi ? »
J'allume une cigarette à mon tour et je prends le temps de tirer longuement dessus avant de lui répondre.
« Je vais très bien. Qu'est-ce qui te poses problème, maman ?
- Mais enfin ! Il est... mineur ! Il... il... Tu te rends compte que ça pourrait être ton fils ?! »
C'est à mon tour de poser un regard dur sur elle.
« Argument stupide, maman. Il n'est pas mon fils. Je ne vois pas le problème
- Tu sais très bien ce que je voulais dire !
- Non, je ne sais pas... »
Soudain, j'en ai marre. Toute cette situation m'insupporte et je n'ai plus envie d'entendre un seul de ses commentaires au sujet de ma relation avec Christophe.
« Et ça ne te fais pas plus que ça ?! Tu sors avec un gamin de dix sept ans et ça te passes au-dessus ?!
- Ce n'est pas un gamin, crois-moi, et je ne vois pas où est le problème
- Mais enfin ?! Tu as dix huit ans de plus que lui !!!
- Et ? »
Elle est au bord de la crise, je le sais rien qu'en la regardant. D'un ton furieux, elle me lance :
« Il y a vraiment des moments où je ne te comprends pas !
- C'est toi qui ne comprends pas, maman. Tout ce que tu vois dans ce que je te dis est la différence d'âge. Entre parenthèses, pour quelqu'un large d'esprit, ça pêche un peu là... Moi, je te parle de sentiments
- Oh arrête ! Des sentiments ?! Avec un gamin de dix sept ans ! Mais ça va vraiment pas ! »
Un silence pesant se fait et nous nous dévisageons longuement d'un regard plein de violence.
« Tu as... ? »
Sa voix tremble un peu. Je ne sais pas si c'est à cause de la colère qui l'étreint en cet instant ou parce que ses nerfs sont mis à rude épreuve. Elle n'avait sûrement pas envisagé une telle conversation en venant chez moi, et sûrement pas non plus imaginé une telle révélation sur ma vie.
« Tu as... ?
- J'ai quoi, maman ?
- Est-ce que tu as... Tu vois ? »
Oh oui je vois ! Mais ce que j'aimerai voir vraiment, c'est ma mère aller au-delà de ses petits principes ridicules et n'avoir pas peur d'appeler un chat un chat.
« Tu veux savoir si j'ai couché avec lui ? »
Elle se crispe en m'entendant dire à voix haute la question qui n'a pas franchi ses lèvres.
« La réponse est oui, maman »
Elle baisse la tête et ne me regarde plus. Je donnerai cher pour savoir ce à quoi elle pense en cet instant. Mais c'est impossible. Lorsqu'elle se redresse, c'est pour se relever et faire un pas vers la porte.
« Bon. Donne moi tes clefs. Je vais y aller
- Maman...
- Non ! Ca suffit ! Je n'ai plus envie de parler de ça ! Je ne veux plus parler de cela ! »
Le ton est monté et elle est presque essoufflée. Je me lève à mon tour et, après les avoir récupérées sur un meuble, je lui tends les clefs de chez moi.
« Maman ? »
Elle se contente de me regarder sans rien dire. Mais ses yeux parlent pour elle. Cela ne m'empêche pas de continuer.
« J'ai fait l'amour avec lui parce que je l'aimais. Parce que nous nous aimions. Je ne l'ai pas forcé, maman. Je ne l'ai pas violé non plus. C'était quelque chose de réfléchi et que nous voulions tous les deux »
Elle ne dit toujours rien, triturant mes clefs dans entre ses doigts. Puis, après une hésitation, elle me demande d'une toute petite voix :
« Pourquoi tu me dis cela ?
- Parce que c'est la vérité et que j'aimerai que tu arrêtes de me regarder comme si j'étais un pédophile ! »
Ce n'est que lorsque que j'ai dit cela que je me rends compte que je viens de crier, et que je me suis libéré d'un poids énorme dont je ne n'avais pas conscience. Un poids qui n'a rien à voir avec ma mère ou bien la situation actuelle, un poids qui ne concerne même pas ma relation avec Christophe.
C'est le poids d'une culpabilité qui me ronge et que je n'arrivais pas à comprendre. Je réalise que depuis des mois je me mets en fait en situation d'échec par ma propre faute parce qu'incapable d'aller au-delà de certaines idées reçues ancrées en moi...
Quelle horreur...
Ma mère me dévisage et ses traits se font plus tristes. J'ai soudain l'impression d'être redevenu son petit bébé comme lorsqu'elle me consolait de mes peines enfantines. Elle vient vers moi et me caresse tendrement les cheveux.
« Mon chéri... Comment veux-tu que ça marche si toi-même tu n'y crois pas ? »
Et après un sourire affectueux, elle se retourne et marche vers la porte d'entrée. Là, elle s'arrête et me demande.
« Tu fais toujours un crochet par Chicago ? »
J'ai la gorge nouée par une émotion que j'ai du mal à cerner, une émotion qui m'anéanti. Aussi je hoche la tête pour lui faire comprendre que oui.
Elle inspire et me dit alors :
« Alors pendant que tu oublieras... Christophe, essaye de résoudre enfin ton histoire avec Laurent »
C'est comme une gifle en pleine face donnée avec toute la force possible qu'il soit. Et ma mère m'achève en disant :
« Une marche à la fois, mon chéri. Une marche à la fois... »
La seconde suivante, elle a disparu. Et je reste seul. Avec une âme en morceaux.
Et mes larmes.
Publié par Booly à 20:16:25 dans Gros titres | Commentaires (0) | Permaliens
Toute cette histoire avec Christophe va finir par me rendre dingue. Ce qui veut dire que, en écrivant cela, j'en ai conscience et donc que je suis encore apte à prendre les bonnes décisions avant qu'il ne soit trop tard.
Je crois que ce qui me blesse le plus est que, comme souvent dans ma vie jusqu'à présent, ce n'est jamais le bon moment ni le bon tempo pour mes histoires de cœur. Et avec les ans qui passent, tout cela m'use. Le cœur justement, mais l'âme aussi... Ma vie en quelque sorte.
Je ne suis pas capable d'être un tantinet cohérent face à tout cela parce que trop impliqué. J'ai la tête farcie de mille questions, mille envies, mille indécisions que je tourne et retourne en boucle dans mon esprit sans entrevoir la moindre solution. De toute façon, tout me semble insolvable à l'heure qu'il est.
Et je ne sais même pas ce que je veux. C'est peut être la question essentielle, la seule question qui devrait retenir toute mon attention mais je suis incapable d'y apporter une réponse vraie et sincère.
Je ne comprends pas comment je peux lui souhaiter tout le bonheur du monde avec Fabien (qui semble être un jeune homme des plus corrects, je dois l'avouer...) et en même temps souhaiter que leur couple capote pour qu'il revienne vers moi.
Et s'il revenait vers moi, qu'est-ce que je pourrais bien lui proposer de mieux ? Etre ensemble ? Nous avons déjà essayé... Et ça n'a pas marché.
Peut être, au fond, suis-je simplement jaloux de la relation qu'il a. Christophe a réussi là où nous avons échoué. Ailleurs, avec quelqu'un d'autre...
Je cours peut être aussi après ma jeunesse envolée, sans vouloir (pour l'instant) admettre et reconnaître le fait... Ce qui en soit est effrayant.
Tout est top confus, j'ai besoin de recul. Sinon, comme je le dis au début de ce billet, tout cela va me rendre dingue et je vais commettre des bêtises irréparables.
La seule chose qui me brise vraiment le cœur est de penser que jamais plus je ne pourrais être vraiment son ami. C'était une promesse que je lui avait faite et que j'espérai de tout mon cœur pouvoir tenir. Mais... je l'aime. Et comme muraille infranchissable à l'amitié, il n'y a pas mieux !
Je sais aussi que Christophe se doute de quelque chose. Nos conversations MSN où je suis évasif au possible et que j'abrège toujours abruptement, ses sms auxquels je réponds par un mot ou bien un smiley, et ses nombreux coups de téléphone auxquels je ne réponds pas en prétextant que j'étais occupé à autre chose... S'il y a une chose que je sais sur lui, c'est qu'il n'est pas bête. Aussi je pense que son insistance à savoir ce qui me tracasse n'est pas anodine.
Mais je ne peux pas lui dire. Je ne veux pas le blesser (encore), je ne veux pas lui imposer mon marasme d'adulte perdu dans ses propres sentiments. Il doit vivre et il doit vivre bien. Avec Fabien.
Quoi que cela me fasse.
Seule consolation : les jours à venir vont se charger de nous séparer puisque chacun part en vacances de son côté. Et en étant à plus de 7000 km d'ici me concernant... Il me tarde d'être loin.
Dire que j'ai encore la force de dire que l'Amour est la chose la plus merveilleuse au monde...
Et d'y croire ?
Publié par Booly à 16:12:28 dans Gros titres | Commentaires (2) | Permaliens
Et si, j'ai tort
De lire, dans tes pensées
Ou rien de beau,
Ne m'échappe, à par toi
Et seul quelques silences
M'effleurent encore quand je dors
Je n'ai plus de raison d'aimer
Et tant pis, si je me détruis
Et je fais le tour
De tes mots, tes promesses
Et tes envies d'ailleurs
Et tant pis, si tu m'interdis
D'être pour toi l'unique objet
Du désir
Même obscur
Et fier, ou non
Là n'est pas la question
Et je n'attends rien
De tes ombres, de tes efforts
J'ai pris au soleil
Le feu qui manque à ton corps
Et perdu ton âme à l'horizon
Et tant pis, si je me détruis
Et je fais le tour
De tes mots, tes promesses
Et tes envies d'ailleurs
Et tant pis, si tu m'interdis
D'être pour toi l'unique objet
Du désir
Même obscur
Je m'attends à tout, sauf à toi
Je ne t'aurai jamais que pour moi
Et quand j'y crois ton coeur n'ose pas
Alors tant pis, si je me détruis
Et je fais le tour
De mes mots, mes faiblesses
Et mes envies d'ailleurs
Et tant pis, si tu m'interdis
D'être pour toi l'unique objet
De ton désir
Je reste pur
Malgré ma blessure
(Tant pis - Roch Voisine)
Publié par Booly à 19:55:44 dans Gros titres | Commentaires (0) | Permaliens
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