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IT'S A WEIRD LIFE...

...BUT WHAT ELSE DO WE HAVE?

Bienvenue!


Dans l'air du temps...
...ou complètement à côté de la plaque!

Un peu de moi
Un peu de tout
Un peu de rien

Bref!
Le vrac dans son expression la meilleure!

Enjoy your trip on this blog!



Attention! Certaines images ou propos sur ce blogg pourraient possiblement heurter la sensibilité des lecteurs



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zleum@hotmail.com



IT'S A WEIRD LIFE... ...BUT WHAT ELSE DO WE HAVE? = C'est une vie bizarre... ...mais qu'avons-nous d'autre?
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100 fois sur le métier... | 29 avril 2006

...remettre ton ouvrage.

Moi je veux bien, mais si à chaque nouvelle version de BLOGG ou bien à chaque maintenance il faut se retaper toute la mise en page de nos espaces de communication libre...

C'est lassant.

Et ça donne envie d'aller voir ailleurs.

Publié par Booly à 15:35:30 dans Rayon bazar | Commentaires (6) |

De la vonlonté...? | 25 avril 2006


Il faudrait que...

... j'arrête de fumer... j'arrête de boire du café... je mange plus sainement... que je fasse du sport... que je m'occupe enfin vraiment de moi... que je dorme vraiment... que je cesse de croire que ma quatrième décade sera la dernière si je ne fais pas ce que je cite avant...

... que je dise plus souvent « je t'aime »... que je le dise plus souvent à tout le monde... que je me remette à croire en cette priorité qui régissait ma vie il n'y a pas si longtemps... que je m'applique les conseils que je distille sans fin aux autres...

... que je cesse de croire aux causes perdues...

... que je me botte franchement le cul une bonne fois pour toute...

... et que j'arrête de croire que l'amour est soluble dans le sexe et la débauche d'une nuit.

Waow... Quel chantier... Encore une belle liste à punaiser sur le frigo à côté de celle des courses...

Ultime ajout : ... que j'arrête peut être ce blog ? Ce qu'il reflète est-il vraiment utile ou bien n'entretient-il indirectement que la négativité dont ma vie (toute vie...) est empreinte ?

Publié par Booly à 16:35:59 dans Gros titres | Commentaires (2) |

Voeu | 24 avril 2006

Les hommes qui passent maman
Ont des sourires qui sont un peu
Comme des grimaces maman
Les hommes qui passent troublants
Me laissent toujours avec mes rêves
Et mes angoisses d'avant
(...)
Les hommes qui passent pourtant
Qu'est-ce que j'aimerai en voler un
Pour un mois pour un an...

- soupir -

Publié par Booly à 11:12:23 dans Gros titres | Commentaires (3) |

Proverbe | 18 avril 2006


"Il est doux de se promener bras dessus bras dessous mais nous portons nos épaules tout seul"
 

Publié par Booly à 09:49:20 dans Rayon bazar | Commentaires (0) |

La gifle | 14 avril 2006

(note: ce billet fait suite à celui du 05/01/2006 intitulé Lendemain de fêtes)

« Tu peux venir me chercher ? ... S'il te plait ? »

Le trémolo de sa voix me fait comprendre qu'il est à bout, et qu'il va soit hurler son exaspération soit pleurer toute sa détresse. Raconter ce qui lui arrive l'a quelque part amené au bord de lui-même, à une extrémité de sa conscience où il ne sait plus ce qu'il doit faire pour réagir face à tout cela. Il est seul, il se sent perdu, rejeté, abandonné... Il est redevenu un enfant en manque d'amour et de tendresse, et qui se raccroche à n'importe quoi. A n'importe qui. A moi. Quitte à faire marche arrière sur les compromis et promesses qu'il s'est fait à lui-même me concernant.
Je regrette presque d'avoir répondu à son appel. J'ai hésité une (très longue) seconde en voyant son nom s'afficher sur l'écran de mon portable, mais en prenant conscience de l'heure qu'il était et assailli soudainement par un pressentiment d'inquiétude, j'ai pris la communication... Ce qui explique que je suis au volant de ma voiture 15 minutes plus tard, à parcourir les rues presque désertes de ma ville en pleine nuit, la tête encombrées d'images d'un passé récent, de questions sur un avenir immédiat, et d'appréhension sur le devenir de cette soirée inattendue. J'ai la sensation de me mettre en danger mais de ne rien faire pour éviter cela non plus. C'est tout moi, ça...
Je suis en train de me garer quand je le vois avancer vers ma voiture. Il monte précipitamment et se laisse tomber dans le siège passager où il se tasse comme si un monstre allait fondre sur lui l'instant suivant. Pas un regard vers moi. Pas un mot à mon intention. Si ce n'est le plic-plic des rares gouttes de pluie qui tombent sur le pare brise et le ronron assourdi du moteur, je n'entends plus que son souffle court et rapide. Son souffle d'adolescent angoissé qui vient de se précipiter vers ce qu'il croit être sa bouée de sauvetage.

« Merci... »

Son premier mot est pour moi. Dans un souffle. Presque inaudible. Inexplicablement cela me touche et me pince le cœur. Et je prends alors conscience, avec une sorte de dégoût de moi-même, que je suis en train de me forcer à ne pas me laisser aller à sa détresse parce que je ne veux pas tomber dans le piège une nouvelle fois. Pas encore. Pitié... Pas encore.
Et puis il craque. Sans que je comprenne comment, il se tasse encore plus sur lui-même, comme s'il voulait disparaître dans le siège, comme s'il cherchait à entrer en lui, et dans un sanglot étouffé, il se met à pleurer, retenant toutes ses larmes de frustration et de douleur sans vraiment le pouvoir.
Ce qui suit me dépasse et me procure l'atroce sensation de n'être plus maître de mon corps, mais je me vois tendre la main vers son épaule, en un geste de sympathie plein de compassion. Or mes doigts ne font qu'effleurer son épaule... Je l'attire vers moi et le prends dans mes bras. Aucune surprise de sa part, aucune tentative pour me repousser. Il se laisse faire. Suis-je en train de penser à ce moment là que tout cela est trop naturel ?
Et je le sens s'abandonner complètement à mon étreinte. Ses pleurs redoublent, il se cramponne à moi en me serrant tellement fort que j'en ai mal aux cotes. Ma bouche se retrouve à errer près de son oreille... Dire quelque chose. Lui dire quelque chose...

« Ca va aller, Christophe. Ca va aller... »

Combien de minutes restons nous ainsi hors du temps ? Je n'en sais rien... Le Temps n'existe plus de toute façon. Peut-être s'est-il endormi, peut-être ne pleure-t-il plus. Peut être apprécie-t-il comme moi la douceur de ce moment. Tout est tellement flou et vague. Quelle importance ? Mon retour à la réalité est brutal, et se produit lorsqu'une voiture se gare devant la mienne et que le couple qui en descend me jette un regard d'abord incrédule avant d'être accusateur et réprobateur, comme si je n'étais qu'un pervers en train de faire des choses innommables avec un enfant. Et là, tel un coup de masse sur la tête (et en plein cœur), je comprends que ce regard étrange que l'on me lance trouve sa source dans ce que je suis en train de faire. Tétanisé de sidération, je réalise que je suis en train de lui embrasser et caresser les cheveux en lui murmurant des mots de réconfort... Une voix hurle dans mon esprit. Ma voix. « Non ! » Je repousse lentement et gentiment Christophe et il reprend sa place dans son siège, me dévisageant avec une expression étrangement vide. Un autre morceau du temps s'écoule...

« Qu'est-ce qu'on va faire ? »
Je tourne mon regard vers lui.
« On ?
- Oui... Tous les deux ?
- Il n'y a pas de « on », Christophe. Tu vas appeler tes parents et...
- Non ! Je ne veux plus leur parler !
- Alors tu vas leur envoyer un texto pour leur dire que tu vas bien, que tu dors chez un copain et que tu discuteras de tout ça avec eux plus tard. »

Je suis un peu étonné par la froideur de ma propre voix et le calme avec lequel je lui dis cela. Christophe, lui, n'est pas étonné. J'ai même l'étrange impression qu'il s'attendait à ce que je lui dise quelque chose de la sorte. Il continue à me dévisager mais cette fois-ci avec un regard luisant de fureur.

« Et ?
- Comment ça, et ?
- Ben je sais pas, mais tu as l'air d'avoir déjà tout prévu en venant me chercher... Alors j'aimerai savoir la suite de ton plan. »

Le dédain ironique et l'amertume de sa voix me mettent mal à l'aise. Mais je ne cèderai pas. Et je ne craquerai pas. Pas cette fois.

« Et ensuite, je te pose dans un hôtel, parce que tu ne vas pas dormir dans la rue non plus, et demain tu essayes d'arranger tout ça. »
La fureur de son regard se mute en surprise totale.
« A... l'hôtel ?
- Tu croyais quoi, Christophe ? Que j'allais te ramener chez moi ? »

Il ne répond pas et détourne le regard. Mais j'ai eu le temps de lire dans ses yeux la réponse à ma dernière question. Comme j'ai eu le temps de voir l'espoir y mourir. Et c'est là que tout se révèle à moi, en une douche froide mentale des plus gelée... Une bouffée de colère m'étreint la poitrine alors que je sens un masque de surprise s'imprimer sur mon visage.

« Ne dit pas que tu as pensé que te faire foutre à la porte de chez toi était le meilleur moyen de te rapprocher de moi quand même ?! »

La sonorité soudaine de ma voix n'a d'équivalent que la colère sourde qui envahit tout mon corps. Tout à coup, tout me dépasse. Et m'énerve au plus haut point. Je regarde Christophe et je ne vois que déception, mensonge et trahison. J'ai un mal infini à admettre que ce gamin de 17 ans vient de me rouler comme un bleu et qu'il a été capable de faire de moi ce qu'il voulait. Un ressentiment qui me parait sans limite noie mon cœur, et je deviens un tel mélange d'émotions contradictoires qu'il me semble avoir du mal à respirer. Seigneur ! Comme je lui en veux ! Je suis trop vieux pour ce genre de conneries, merde ! Un vieux plein de ressources puisque j'arrive quand même à me contenir et à ne pas lui exploser de rage au visage. Christophe ne dit rien, il ne me regarde même plus. Il fixe un point que lui seul peut voir au-delà de la vitre de sa portière. Je suis sur le point de l'apostropher un peu durement lorsqu'il se retourne et plante son regard dans le mien. Un regard qui ne cache plus rien de son émoi, qui ne cache plus rien de la vérité. Ce regard que lui seul sait avoir et me donner. Ce regard qui me touche et me transperce toujours beaucoup trop. Mon Dieu aidez-moi...

« Je ne me suis pas enfui de chez mes parents, juste engueulé grave avec mon père. En fait, je devais dormir chez un pote ce soir pour laisser couler un peu avec lui. Mais... je me sentais seul, je me sentais... Je ne sais pas trop comment dire en fait, mais je sais qu'il n'y a que toi qui peut m'aider dans ce moment là. Alors j'ai eu envie de te voir et... »

Ma main s'abat sur sa joue avec un claquement sec. Fin de ma colère avec ce geste qui me soulage, inexplicablement. Lui me dévisage, ahuri, la main sur la joue que je viens de frapper et où il me semble distinguer la marque de mes doigts près de son oreille.

« Tu m'as... giflé ?!
- Comment as-tu pu me mentir à ce point, Christophe ?!
- Tu m'as giflé ? Personne ne m'avait jamais giflé... »

Des larmes envahissent et embrument ses yeux. Quelque chose de nouveau est en train de se passer dans la voiture, comme une nouvelle étape dans cette non relation que nous avons depuis des mois, ce sentiment d'attachement que lui éprouve pour moi avec toute la fougue de sa jeunesse alors que ma lucidité pour deux empoisonne tous ses rêves. Une fois encore, je me sens investit du rôle du briseur de charme, du casseur de vie, du destructeur de romance. Parce qu'au-delà de cette gifle, j'ai probablement tout foutu en l'air. Pour de bon cette fois-ci.
Je ne me comprends plus l'espace de quelques secondes : n'est-ce pas ce que je voulais ? Qu'il comprenne que nous deux n'était qu'une histoire de roman de gare ? Qu'il se détache de moi et qu'il vive vraiment sa vie d'adolescent, sans s'amouracher d'un mec comme moi de presque 17 ans son aîné ? Si. Alors qu'est-ce que c'est que ce sentiment de culpabilité qui me serre le cœur ? Que vient-il faire là ?
Le bruit de la portière que l'on ouvre me ramène à l'ici et maintenant. J'ai à peine le temps de voir sortir que, se retournant pour me regarder, il me lance d'une voix brisée, entrecoupée de larmes :

« Je t'aime. J'y peux rien... J'aimerai tellement que... »

Il n'arrive pas à terminer sa phrase. Il essuie ses larmes d'un revers de main et referme la portière. Je le regarde s'éloigner, sans réaction aucune, subitement anéanti et ne comprenant pas pourquoi. Mes yeux le suivent à travers le pare brise désormais constellé de gouttes de pluie jusqu'à ce qu'il ne soit plus qu'une forme distordue au loin dans la nuit.
Combien de temps suis-je resté dans ma voiture, moteur toujours allumé, à essayer d'appréhender ce qu'il venait de ce passer ? Je n'en sais rien...

Je suis reparti vers ma vie. Il était tard.

J'avais des larmes plein les yeux.

Publié par Booly à 17:59:38 dans Gros titres | Commentaires (0) |

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