Entre trentaine
et quarantaine
Infirmier
Gay
Dans l'air du temps...
...ou complètement à côté de la plaque!
Un peu de moi
Un peu de tout
Un peu de rien
Bref!
Le vrac dans son expression la meilleure!
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IT'S A WEIRD LIFE... ...BUT WHAT ELSE DO WE HAVE? = C'est une vie bizarre... ...mais qu'avons nous d'avons nous d'autre?
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Je sortais d'un repas d'anniversaire chez des amis, retenant ma mère par le bras pour lui éviter de tomber en marchant sur la neige gelée, lorsqu'une boule de neige, venue dans mon dos, s'écrase à mes pieds.
Comme ma soeur qui suit derrière, je me retourne, et je découvre une dizaine/douzaine de grands adolescents (toutes ethnies confondues) qui sont tous hilares après cette bonne blague...
Ma soeur, qui part toujours au quart de tour, leur lance une réplique cinglante bien sentie, histoire de marquer clairement son désacord avec le geste.
Et nous sommes alors obligés de fuir sous les boules de neige qui pleuvent, alors que le groupe de jeunes s'avancent en nous huant et en nous insultant, jusqu'à ce qu'une femme ait le courage de s'arrêter en voiture, et de faire face aux jeunes en leur demandant où ils ont appris le respect. Elle ajoute que s'ils veulent insulter quelqu'un, ils n'ont qu'à venir lui dire en face ce qu'ils nous crient, parce qu'elle aussi vient du bled tout comme eux, et que, je cite, "c'est pas des p'tits connards comme vous qui vont faire la loi!"
Je ne me suis pas souvent senti si humilié, aréactif et totalement incompréhensif d'une situation...
Mais qu'est-ce qu'on leur a fait?
Et qu'est-ce qui pousse à ce genre de comportement?
C'était tellement surprenant comme "attaque" que je n'ai su quoi faire, ni comment réagir proprement.
A part ressentir après une grande insécurité, et comme une honte de soi de n'avoir pas réagi...
Et aussi un peu de colère sourde à leur encontre, il faut bien le reconnaître...
Mais bon... Je n'en deviendrai pas sarkosyste pour autant. :)
Publié par Booly à 21:45:18 dans L'important c'est: | Commentaires (0) | Permaliens
*Levé 7h30 / barre dans le front, sinusite, nez qui coule / fatigué ++ au réveil
*Petit dèj copieux (bizarrement, j'ai faim) / rien n'a de goût
*Petite cibiche sur le balcon, dans le froid / regard perdu dans la neige
*Longue douche / très longue douche / brûlante / je me gèle quand même
*Vérif des e-mails / mouais... / subitement marre d'être le psy des autres
*Web surf pour un quart d'heure / euh... en fait je reste 2 heures... / merde !
*Départ pour la ville / évidemment à pied / no bus because neige / re-merde !
*2 km à pied, ça use, ça use
*Quatre heures suivantes dans le bar où travaille ma sœur / déjeuner sur le pouce (salade chèvre chaud / miam !)
*Café(sss) / départ avec ma sœur / Taxi (youpi !!! il y a toujours du goudron sous la neige !!!)
*Retour à la maison, avec passage par la case « j'déneige la bagnole » obligatoire
*Crevé / ça doir être le temps... / sieste réparatrice (mais un peu short)
*Le dîner déjà ? / Waow... / qui tourne les aiguilles plus vite ?
*Le PC encore / Lost épisode #212 / pas mal du tout (mais quand on est fan...)
*Allez... web surf again ! / ou comment tuer son samedi soir quand on à la crève et qu'il gèle dehors (Foucault sur TF1 ? Non merci...)
*Errance sur BLOGG.ORG / tiens, envie de poster
Et voila.
Encore une journée pour rien.
Ah non, j'oubliais...
Il m'a sourit.
Publié par Booly à 22:31:11 dans L'important c'est: | Commentaires (0) | Permaliens
Un très beau film qui m'a particulièrement touché, parce qu'il raconte une histoire d'amour passionnelle et qui, comme toute passion, ne peut mener qu'au drame.
Ang Lee (le réalisateur) réussit encore une fois à mettre en scène la vie dans tous ses aspects, et nous livre un film magistral d'émotions.
Superbe travail des acteurs principaux, qui semblent être ceux qu'ils incarnent tant ils jouent à la perfection, tout comme des seconds rôles.
A voir absolument, en version originale de préférence, pour percevoir un peu plus encore toute la profondeur des personnages.
Publié par Booly à 18:00:11 dans Rayon bazar | Commentaires (0) | Permaliens
01/01/2006 4h57. L'affichage digital de l'horloge au tableau de bord ne m'a jamais paru aussi lumineux qu'en ce moment. Peut être est-ce parce que j'ai quelques bulles de champagne qui éclatent encore dans ma tête, ces fameuses bulles qui donnent au monde un aspect si simple et si paisible, comme si tout était subitement possible.
Or certaines choses sont impossibles.
Je me sens bien, empreint d'une certaine joie que je ne saurai expliquer si on me le demandait. Peut être est-ce cette soirée qui se termine enfin, peut être est-ce cette nouvelle année qui commence... Je n'en sais rien, et je n'ai pas envie de le savoir.
Assis dans le fauteuil passager, il me dévisage. Le regard qu'il pose sur moi est tellement vrai que j'en ai presque mal au cœur : il me renvoie l'idée (effrayante) que moi, et mes quelques années d'histoire à la traîne, je ne sais plus lancer ce genre de regard. J'ai oublié.
A moins que les bulles de champagne qui éclatent aussi dans sa tête ne donnent toute cette véracité que je lis dans ses yeux...
Quelque chose fait que j'ai une acuité incroyable de ce qu'il est en train de se passer. Tout semble palpable au-delà du raisonnable, au-delà de l'habituel.
Son parfum, l'odeur de la cigarette sur nos fringues, la senteur du chauffage de la voiture... Le givre sur le rétro extérieur, ces deux personnes qui passent au loin, le ciel bas et lourd...
J'ai la sensation qu'il gèle dans la voiture, et pourtant je crève de chaud. Comme de rares fois dans ma vie, je ne comprends pas ce qu'il se passe, tout en étant en plein dans l'évènement.
Et je m'en fous comme de la nouvelle année qui commence.
Et soudain, il se penche vers moi.
« Christophe, non... »
Il se fige, probablement de surprise et de stupeur, avant de me regarder d'un air d'adolescent contrarié. Sa voix est toute petite.
« Mais...
- Non, Christophe. Non »
Une seconde, je suis persuadé qu'il a compris, mais la seconde suivante, il est pressé contre moi, m'entoure de ses bras, et pose ses lèvres sur les miennes.
Je ne suis qu'un homme...
Notre baiser est plein de la passion qui existe quand il s'agit du premier. Et je ne fais rien pour le repousser. Quelques instants, notre effusion nous détache du monde et plus rien n'existe vraiment que son corps contre le mien, ma main qui lui caresse la nuque, et l'amour impossible qui nous lie depuis ce jour où il m'a croisé dans ce bar.
Tendre passion qui s'éternise, avant que le désir ne s'en mêle et que tous deux prenions conscience que nos langues joueuses éveillent en nous d'autres envies plus basiques, qu'on ne contrôle pas toujours.
J'ai toujours été un briseur de magie. Je me demande parfois si ce ne sera pas mon rôle pour la vie...
Je le repousse, il tente avidement de m'embrasser encore.
Je le repousse plus fort, sa main s'aventure sur ma cuisse.
Je saisis sa main et la pose ailleurs, vers lui. Il cesse de résister.
Il me regarde, d'un regard plein de tristesse et de frustration. J'ai le sentiment écoeurant d'avoir brisé quelque chose en lui. Et cela me fait peut être aussi mal à moi qu'à lui. Encore un truc que je ne saurai jamais...
« Ecoute, Christophe... »
Peine perdue, il n'a pas envie de m'écouter de toute façon. Sa main est presque déjà sur la poignée de la portière. Sans me regarder, il marmonne entre ses dents :
« Tu sais pourtant ce que je ressens pour toi. Tu n'as rien écouté de ce que je t'ai dit alors ?! »
Oh si j'ai écouté... Je t'ai écouté et je t'ai observé aussi. Tous ces mois qui viennent de passer où tu m'as tantôt dragué, tantôt fait la cour, usant de toute ta jeune et emportée séduction pour essayer de me convaincre que nous deux ce serait tellement formidable... Toutes ces paroles que tu m'as dites, ces presque déjà toujours que tu me jurais, ces promesses éternelles inhérentes à la jeunesse de ta vie.
J'ai écouté tes merveilles, Christophe. Mais j'aurai du te dire il y a bien longtemps qu'elles n'étaient pas pour moi.
Et c'est là ma seule faute, mon énorme faute : ne pas t'avoir repoussé plus tôt, quand j'ai compris que rien n'était possible.
Ma punition sera de te regarder souffrir et de me dire que c'est un peu/entièrement de ma faute...
Fougue de la jeunesse, il sort en trombe de la voiture et marche vers sa maison, sans se retourner. Je crois bien avoir vu ses yeux briller lorsqu'il est parti.
Après un moment de vide, de rien, je reprends ma route. Direction: chez moi.
Aretha Franklin chante Respect à la radio. Première vraie chanson de 2006 pour moi.
Une chanson qui me fait dire que j'ai fait le bon choix.
Et me voici à parler tout seul dans ma voiture, alors que se profile déjà ma rue à l'autre bout de l'avenue :
« Tu n'as que 17 ans, Christophe... Comprends-moi »
Et une infime milliseconde, j'ai émis le désir d'avoir 15 ans de moins... Avant de remercier la vie de ce petit cadeau du nouvel an.
Publié par Booly à 17:57:05 dans L'important c'est: | Commentaires (0) | Permaliens
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