Des inculpations pour fraude à la SABAM
La Société belge des auteurs, compositeurs et éditeurs (SABAM) et ses dirigeants ont été inculpés de falsification des comptes annuels, d'abus de confiance et de blanchiment d'argent, annonce vendredi L'Echo, qui répercute une information de son pendant néerlandophone De Tijd
La falsification des comptes annuels aurait servi à camoufler de l'argent noir versé à un fonctionnaire des Finances et l'argent aurait été blanchi via l'asbl Caisse d'entraide et de solidarité de la SABAM, selon les quotidiens. Ces inculpations sont l'aboutissement d'une enquête ouverte en 2004 à la suite d'une plainte du compositeur Philippe Delhaye, qui reprochait à la SABAM de ne pas lui avoir versé de droits d'auteur pour des génériques composés pour la RTBF. Le président du conseil d'administration, Jacques Leduc, et l'administrateur délégué, Paul Louka, figurent parmi les inculpés.
http://www.rtlinfo.be/news/article/49858/--Des+inculpations+pour+fraude+%C3%A0+la+SABAM
P2P : le SNEP demande une intervention poussée de l'État
Alors que la mission Olivennes prépare ses conclusions finales sur la lutte contre le piratage et l'amélioration de l'offre légale, les ayants droit phonographiques publient un rapport pour défendre leur secteur d'activité.
Le Snep, syndicat de l'édition phonographique, a présenté ainsi un livre blanc sur le P2P de 146 pages. Un ouvrage lancé en 2006 et qui tombe merveilleusement bien, à quelques jours des conclusions de la mission Olivennes. Ce livre blanc est en fait une somme de contributions indépendantes de divers auteurs, mais toutes sont en osmose avec les positions du SNEP.
Un marché en crise
Le constat fait par le SNEP dépeint un marché en crise : le chiffre d'affaires des producteurs de disques était de 1 302 millions d'euros en 2002, 819,2 millions d'euros en 2006. « Au premier semestre 2007, le chiffre d'affaires des ventes physiques a encore baissé de 20 %, et le marché numérique (téléphonie et Internet) progresse, lui, trop peu : 30 660 milliers d'euros en 2005, 43 545 milliers d'euros en 2006 et 22 973 milliers d'euros en 2007 » On retrouve le principal accusé : les échanges pirates et les craintes habituelles dont celle de l'appauvrissement de l'offre, « voire de tarissement de la création ».
Principale question : « Comment lutter contre le téléchargement illégal de fichiers protégés sur les réseaux Peer to Peer ? »
Le filtrage, clef de cette crise ?
Au fil des 146 pages, tout est passé en revue. On apprend ainsi que le filtrage en vue de l'élimination des flux indésirables est possible. L'approche est différente de celle de M. Olivennes qui estime le filtrage pas encore au point. Une technologie envisagée ici peut être très poussée allant jusqu'à l'autoconfiguration de la politique de filtrage et un contrôle automatique du réseau. La reconnaissance automatique des contenus se fait alors en identifiant les données en circulation avec une base de référence. Lorsque l'empreinte est vérifiée, on peut alors prendre la mesure adéquate.
Sur la question du chiffrement, on fait valoir que :
« Une solution pour traverser les filtres sans être reconnu est de chiffrer les informations nécessaires à la détermination de la signature » note le livre blanc. « Cependant, pour cela, il faut au préalable ouvrir la connexion et mettre en accord les deux correspondants sur des clés de chiffrement communes. Cela laisse le temps de suivre la connexion qui se met en place et de l'identifier. Pour que le chiffrement puisse être réellement opérationnel, il faut que les deux correspondants se mettent d'accord au préalable sur les clefs de chiffrement à utiliser, ce qui limite de nouveau la taille du groupe pouvant utiliser cette solution de traversée des filtres sans être reconnu ».
A plusieurs reprises, le document affichera une position neutre vis-à-vis du P2P : « le peer to peer doit être au service du bien-être collectif et de l'intérêt général et non être détourné par des intérêts particuliers et mercantiles de court terme » annoncera-t-on. Voilà un changement de stratégie de communication avec le passé, où souvent tuyau et contenu ont été condamnés dans les mêmes termes. Pierre Sirinelli, professeur de droit, met malgré tout en avant la responsabilité des FAI, une part responsabilité « qui ne les autorise pas à se réfugier dans la passivité, s'appuyant notamment sur certaines décisions de justice autant que sur la loi dite LCEN sur le commerce électronique ».
Régulation technique et coups de pouce financiers
Le Livre blanc propose deux types de réaction : des actions de régulation et des actions financières.
On demande ainsi la création d'une autorité administrative indépendante qui s'occupera de toutes les questions liées à la contrefaçon sur les réseaux. Cette commission devrait avoir plusieurs missions. Elle devrait ainsi s'assurer de la mise en œuvre par les FAI de la régulation des flux et des contenus sur les réseaux et serveurs électroniques à l'aide d'outils techniques. En outre, elle serait chargée de veiller à la bonne exécution d'un dispositif de prévention et de sanctions appropriées vis-à-vis des abonnés à l'Internet en cas de téléchargement illicite. Cette autorité indépendante est également envisagée par M.Olivennes pour mettre en place un régime de sanctions pénales dans le cadre de la riposte graduée.
Objectifs chiffrés
Mais ce n'est pas tout puisque l'on demande à l'État d'organiser des expérimentations des solutions techniques de régulation des flux et des contenus pour lutter contre le piratage en ligne. Mieux, l'État se doit de chiffrer des objectifs chiffrés de réductions du piratage par le biais d'outils de mesures adéquats. Ainsi, il faut mettre en place un système national de dépôt d'empreintes d'œuvres, lequel pourra servir de base pour le filtrage par comparaison.
Par ailleurs, sur le plan financier, l'industrie phonographique demande la mise en place de coup de pouces fiscaux pour aider au financement par les FAI des outils permettant le filtrage. De plus, il demande non seulement l'abaissement de la TVA à 5,5% sur la distribution des contenus sur internet, mais encore la création d'une Agence de valorisation des contenus protégés sur les réseaux de communication électronique. Elle serait « dotée de fonds d'urgence pour les industries culturelles les plus touchées par la contrefaçon et par les mutations engendrées par la distribution immatérielle ».
http://www.pcinpact.com/actu/news/39710-snep-filtrage-fiscalite-P2P-contrefacon.htm
Interviews d'Hervé Rony
Piratage : pour le SNEP, les FAI n'ont pas le vent en poupe
Alors que la mission Olivennes a terminé ses auditions et s'apprête à proposer une série de mesures pour lutter contre le piratage, le Syndicat national de l'édition phonographique (SNEP) publie un livre blanc sur la question et appelle les pouvoirs publics à responsabiliser les FAI. Hervé Rony, directeur général du SNEP, revient sur les principaux enjeux soulevés par le rapport.
Lepoint.fr : Quelle réponse au piratage ce livre blanc apporte-t-il ?
Hervé Rony La mise en place de solutions de filtrage. Pour la première fois, et au contraire de ce que les FAI ont toujours affirmé, des experts indépendants venus d'horizons différents - économiques, juridiques ou technologiques - sont tombés d'accord sur le fait qu'il est possible de réguler les réseaux et le trafic. En bref : il y a des moyens pour empêcher l'internaute d'avoir accès à un contenu illégal.
Lepoint.fr : De quelle manière ?
Hervé Rony : Par le biais du filtrage protocolaire, qui va permettre de bloquer le protocole des logiciels peer to peer. C'est le système de filtrage le plus efficace mais qui contient un risque : celui de faire barrage à tout type de téléchargement, y compris légal. Mais puisqu'on sait très bien que le peer to peer est pour l'essentiel lié au piratage, nous estimons qu'il ne faut pas tergiverser. Pour exemple, imaginez qu'un kiosque vende 98 % de journaux illégaux, faudrait-il le laisser ouvert sous prétexte qu'il y a 2 % de ventes légales ? Nous pensons que non.
Lepoint.fr : Et que penser du filtrage numérique, solution adoptée notamment par Dailymotion ?
Hervé Rony : C'est ce qu'on appelle le filtrage de contenu et c'est une possibilité. On sélectionne des oeuvres que l'on tatoue numériquement afin de les comparer aux oeuvres diffusées. Mais cet outil permet de s'assurer qu'on ne filtre que du contenu illégal, il est moins efficace que le système protocolaire et coûte plus cher.
Lepoint.fr : À qui revient la charge financière d'un tel outil ?
Hervé Rony : Aux fournisseurs d'accès Internet. Mais il faut les aider. En ce sens, pourquoi ne pas envisager la création d'une agence de développement du numérique ?
Lepoint.fr : Au-delà du financement, quel rôle ce livre blanc attribue-t-il aux fournisseurs d'accès Internet ?
Hervé Rony : Le rôle des FAI tient essentiellement en deux points : accepter les mesures de filtrage et s'associer à des sanctions quand ce filtrage est contourné. Aujourd'hui, la loi contraint les FAI à donner aux juges les adresses IP des pirates. Mais il faut aller plus loin : qu'une intervention des pouvoirs publics les oblige à accepter de résilier l'abonnement du client en faute. Ce à quoi ils se sont toujours refusés, se contentant d'envoyer des messages d'avertissement.
Lepoint.fr : Les FAI ont donc une part importante de responsabilité ?
Hervé Rony : Ils sont clairement au coeur du problème Même si les choses sont en train de changer. Ils se rendent compte qu'au-delà des problèmes moraux engendrés par le piratage, le peer to peer ne crée pas de valeur ajoutée. La culture comprend aussi une partie commerciale créatrice de richesses, qu'il faut à ce titre protéger.
Lepoint.fr : Vous parliez d'une intervention des pouvoirs publics...
Hervé Rony : Oui. En ce moment, on peut dire que les FAI ne sont pas forcément bien vus et que la balance penche un peu en notre faveur à l'Élysée. Mais le risque est qu'on s'attaque ici aux internautes, cela exige du courage politique.
Lepoint.fr : La lutte contre le piratage passe-t-elle aussi par une promotion de l'offre légale ?
Hervé Rony : Oui, et pour cela nous proposons l'abaissement de la TVA à 5,5 % sur la distribution des contenus sur Internet. Pour l'heure, tout ce qui concerne le téléchargement sur le Net relève de la prestation de service et par conséquent de la TVA à 19,6 %. Pour permettre aux plates-formes de faire une meilleure marge et aux consommateurs de payer moins cher, il faudrait baisser la TVA. Mais il s'agit là d'une directive européenne et donc très difficile à modifier.
http://www.lepoint.fr/content/tech_net/article.html?id=207673
Le CNC et l'Alpa tentent de mesurer l'offre de films pirates
lors que le livre blanc du SNEP vient tout juste d'être publié et que les conclusions finales de la mission Olivennes sont attendues, le Centre National de la Cinématographie décoche à son tour son rapport. Il s'agit cette fois d'étudier l'offre pirate de films sur Internet. Un rapport publié chaque année depuis trois ans, mais qui tombe lui aussi merveilleusement bien en plein débat sur les droits d'auteur
L'examen a été effectué par l'ultra active ALPA, association pour la lutte contre la piraterie audiovisuelle, présidée par M. Seydoux, également président de Gaumont. Cette étude « permet de livrer des estimations sur les délais moyens de mise à disposition des fichiers « pirates » par rapport à la sortie des films en salles et à leur distribution en vidéo et selon leur nationalité ». Dans l'avalanche de chiffres, on n'oubliera pas de souligner que d'une part la méthode d'analyse n'a pas été fournie et d'autres part, que seules les versions pirates de films comportant une piste sonore en français et apparaissant sur plusieurs réseaux « Peer to Peer » ont été prises en compte. Les versions originales « sous titrables » à l'aide de fichiers textes sont ainsi totalement ignorées
Cela dit, que retenir des estimations de l'ALPA ? En 2006, près de 94 % des films piratés sont disponibles sur le net avant leur sortie en DVD en France (contre 91% environ en 2004 et 2005). Toujours sur cette année, les films sont piratés, en moyenne, 4 mois et 9 jours avant leur sortie en vidéo sur le marché français (6 mois et 12 jours pour les films d'origine américaine).
40,5 % des films en salles en 2006 sont piratés sur Internet l'année de leur sortie. C'est le cas pour 7 films américains sur 10 environ, et 4 sur 10 pour les films français. Il ne faut pas attendre longtemps : une quarantaine de jour suffisent pour retrouver un de ces titres encore en salle, sur le net.Parfois même, ces films sont également disponibles avant leur sortie au cinéma (37,7% des films, essentiellement des films américains, et aucun film français)
Au niveau des sources des fichiers pirates, notons la petite percée de ce que l'ALPA nomme les « télécinés », ces copies pirates de sources professionnelles réalisées à partir de la numérisation d'une copie argentique (5,4% de l'offre). Le DVDRip et la TéléSynchro (filmé en salle, mais le son est synchronisé à partir d'une source autre, comme la cabine de projection) restent les principaux puits d'où l'on tire ces données avec respectivement 55,8% et 24,2% des sources. Signalons l'arrivée notable des films en HD qui débute leur périple sous pavillon noir avec 1,9% du marché.
http://www.pcinpact.com/actu/news/39725-alpa-cnc-cinema-piratage-offre.htm
Skinkers Raises $16 Million for Branded Newsreaders, P2P TV Service
Skinkers, a developer of branded desktop applications, such as news readers, has raised $16 million in its second round of venture capital financing, led by Acacia Capital Partners.
Previous investor Spark Ventures, and Skinkers management also participated.
London-based Skinkers' ShouldKnow service delivers information from customers including CNN, the BBC and UPS to the desktops of users who have downloaded its applications.
The company plans to use the funds to further develop its corporate communications platform, as well as to launch LiveStation, its peer-to-peer based online broadcast network for live TV and radio.
Skinkers launched a private beta of LiveStation in September, and said it plans to soon launch a large scale technical trial with "leading global broadcasters."
http://www.dmwmedia.com/news/2007/10/29/skinkers-raises-16-million-for-branded-newsreaders-p2p-tv-service
La fronde du tribunal de Saint-Brieuc contre la DADVSI
Le délit de recel de fichiers musicaux illicites est puni par la loi. Mais par sa décision du 6 septembre 2007, le tribunal de grande instance de Saint-Brieuc (22) a purement et simplement annulé toutes poursuites contre l'accusé mis en cause par la Sacem.
Le tribunal de Bobigny l'avait fait aussi dans une affaire similaire (jugement du 14 décembre 2006), le tribunal de Saint-Brieuc a annulé la procédure judiciaire engagée contre un internaute qui abusait du peer-to-peer en mettant à la disposition du public des milliers de fichiers audio. Pourquoi ? Nous présentons ici l'argumentation juridique du tribunal.
Le tribunal de Saint-Brieuc reconnaît que l'adresse IP est, au sens strict, un identifiant d'une machine connectée à internet et non pas l'identifiant d'une personne. Jusqu'ici rien de contraire à la jurisprudence dominante, notamment celle de la Cour d'appel de Paris (27 avril 2007, 15 mai 2007) pour laquelle les adresses IP, collectées à l'occasion d'une recherche en vue de la constatation d'une contrefaçon, ne permettent pas d'identifier, même indirectement des personnes physiques. En conséquence ces données ne sont pas des "données personnelles" au sens de la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978. Ce qui dispense de l'autorisation préalable de la CNIL pour la création de traitement de données personnelles.
Mais, le tribunal de Saint-Brieuc déclare que l'adresse IP est une donnée personnelle puisque l'association de deux moyens - l'adresse IP et le nom du fournisseur - permet d'identifier la personne. Il ajoute que l'agent assermenté de la Sacem ne pouvait pas constituer de façon légale un fichier de données personnelles. Car, si la loi de 1978, modifiée par la loi du 6 août 2004, autorise la Sacem ou la SCPP à réaliser des traitements de données personnelles, ces personnes morales ne peuvent le faire qu'après avis de la CNIL puisqu'elles ne sont pas des auxiliaires de justice (article 25 de la loi de 1978).
Il est trop tôt pour savoir si ce jugement fera jurisprudence et surtout s'il ne sera pas infirmé en appel. Il conviendra donc de suivre l'évolution de cette matière. Mais, au-delà de l'affaire et du délit invoqué, se pose la question du pouvoir de la CNIL. Cette commission s'est vu déposséder progressivement de son pouvoir de contrôle (Rappel de mon article : La CNIL n'a plus les moyens nécessaires pour assurer sa mission). Alex Türk, président de la commission a publié le rapport annuel de la CNIL dont le titre pour 2006 est "Alerte à la société de surveillance !" A la suite des deux décisions de la Cour d'appel de Paris (voir ci-dessus), la CNIL s'était fâchée et en avait appelé au Garde des Sceaux pour intenter un pourvoi en cassation. Elle rappela à cette occasion que le groupe 29 (composé des autorités de protection des données des Etats membres de l'Union européenne) a récemment rappelé, dans un avis du 20 juin 2007 relatif au concept de données à caractère personnel, que l'adresse IP attribuée à un internaute lors des ses communications constituait une donnée à caractère personnel. Elle a aussi souhaité alors que la juridiction européenne examine cette question. Mais que pèse la CNIL aujourd'hui ?
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=30646
Concerts : la filière musicale française est soucieuse
Longtemps consolée de la mauvaise santé du disque par la vitalité du spectacle vivant, la filière musicale française est soucieuse. Trop d'événements gratuits, trop d'affiches identiques, trop de billets chers, trop de mauvais temps... Après une saison estivale en demi-teinte et une rentrée frileuse, marquée par la Coupe du monde de rugby, le spectacle vivant présenterait des symptômes identiques à ceux qui ont précédé l'effondrement du secteur euphorique qu'a été le CD jusqu'en 2002.
Hier encore, on citait en référence les Américains abandonnant le terrain du disque pour conquérir pleinement celui du concert - la tournée A Bigger Bang des Rolling Stones qui a généré près de 400 millions d'euros de 2005 à 2007 ; la machinerie Madonna quittant sa maison de disques Warner pour Live Nation, filiale spectacle de Clear Channel, pour 84,4 millions d'euros... Aujourd'hui, on fait de la microéconomie.
Baromètre de la scène musicale, le Centre national de la chanson, des variétés et du jazz (CNV) s'inquiète. Cet établissement public chargé de collecter la taxe fiscale auprès des spectacles de variété (3,5 % du prix d'entrée) et de la redistribuer, a engrangé 14,9 millions d'euros hors taxes en 2006 sur un total de billetterie de 425,5 millions d'euros (16,1 millions de spectateurs). La prévision de recettes est à la hausse pour 2007 (aux alentours de 16 millions d'euros HT).
Ce bilan d'apparence positive est "cependant en baisse par rapport à nos prévisions, explique Catherine Giffard, directrice du CNV. C'est l'arbre qui cache la forêt. Nous avons passé une période économiquement faste, marquée par l'augmentation des prix de la billetterie et par de gros concerts". Avec, en première ligne, la machine Polnareff (environ 500 000 spectateurs en France). Comment s'annonce 2008 ? "Peu de visibilité, précise Mme Giffard. Car, parallèlement, le nombre de demandes d'aides exceptionnelles s'est multiplié. Elles émanent de producteurs de spectacles en difficulté, privés notamment de l'aide financière des maisons de disques pour monter les tournées (les tour supports)."
Signe de l'urgence : tout change très vite. Pessimiste, mais averti, Vincent Frèrebeau, fondateur du label indépendant Tôt ou Tard (Thomas Fersen, Vincent Delerm), constate qu'on "arrive à l'inévitable. La musique se joue groupée, si l'une des composantes périclite, l'ensemble va mal. Le disque a perdu 50 % de son chiffre d'affaires en quatre ans et cela se reporte sur le coeur de métier de chacun". Invoquant les démons du téléchargement illégal, et "l'absence totale de courage politique face à ce phénomène dévastateur", le jeune patron observe les lames de fond qui secouent l'industrie de la musique.
"Madonna bouge, tout le monde en parle, mais la mutualisation des centres d'intérêt (disques, concerts, merchandising, images...) n'est pas une nouveauté, en premier lieu parce que les producteurs de disques en crise ont exigé un retour sur investissement par le biais des concerts." Les coproductions entre majors du disque et producteurs de spectacles se sont multipliées depuis deux ans (par exemple, Universal avec Gilbert Coullier pour Polnareff). Rachats de salles (L'Olympia par Universal ; le Théâtre de Dix Heures par Sony-BMG), de sociétés de production (Arachnée Productions, qui produit Indochine et Pascal Obispo, par Sony-BMG cet été) sont à l'ordre du jour. "Il y a un écosystème à créer", dit Vincent Frèrebeau.
Tout cela n'est pas sans danger, souligne Marc Hernandez, directeur du label historique RCA chez Sony-BMG. "Monter une tournée est très compliqué, c'est un métier délicat. Un mauvais timing vide une salle et aucun artiste n'y résiste. Travailler ensemble, oui, mais en préservant son métier." Inquiets de l'arrivée des ventes de tickets électroniques via les téléphones portables, qui les priveraient de la maîtrise de leur public, les producteurs de spectacles ne comptent pas se laisser manger par les sociétés discographiques. Ces dernières martèlent, pour leur part, qu'elles sont les premières à investir sur un artiste, et que si elles ne supportent plus ce coût, c'est le prix du billet, en hausse de 8 % en 2006, qui en pâtira.
En France, le prix moyen du billet est de 28 HT. Au New Morning, salle mythique parisienne, le prix moyen est de 20 . Sa programmatrice, Christine Badier, dit souffrir "d'une trop grande concurrence, parce que tout le monde se met à la scène en roue libre : les artistes, les collectivités, les maisons de disques". Mais si l'engouement pour les événements comme The Police au Stade de France (60 000 spectateurs pour des places coûtant de 11 à 56 ) ou Mika au Zénith (à partir de 45 ) ne se dément pas, les petites salles peinent à réunir quelques centaines de spectateurs.
Manou Combi, directeur du Cylindre, salle de musique actuelle (SMAC) proche de Besançon, propose un prix moyen de 8,20 : "C'est peu. Mais nous souffrons de la disparition de la musique de proximité, dans les bistrots par exemple, étouffés par la chape de plomb de la législation : sécurité, antibruit... Or la musique ne peut vivre qu'en ayant une valeur sociale et politique."
Pour Daniel Colling, directeur du Zénith parisien (800 000 spectateurs annuels) et du jeune Zénith nantais (400 000 spectateurs annuels), "il faut se garder des conclusions lapidaires. La baisse est certaine en septembre, mais elle accompagne celle du marché immobilier ou des agences de voyages. Quand les Français sont moroses ou inquiets, le spectacle est immédiatement touché".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-971964,0.html
Google Video condamné pour contrefaçon
35 000 euros à titre de dommages-intérêts, c'est la somme dont Google Inc. devra s'acquitter auprès de Jean-Robert V. et Mathieu V. et de la Société Zadig Productions pour la diffusion du documentaire « Les enfants perdus de Tranquility Bay » à partir de son site Google Video (TGI Paris, 19 octobre 2007 [Juriscom.net]). Ce documentaire avait été diffusé sur France 2 le 11 mai 2006. Au courant du mois d'avril, ayant été informé que son œuvre était diffusée sur Google Video sans son autorisation, la Société Zadig Productions avait adressé à Google Inc. trois lettres de mise en demeure pour obtenir le retrait de son œuvre. Google s'est exécuté dans de courts délais puisqu'elle indiquait à la société Zadig avoir retiré l'accès au documentaire en cause. Comme on pouvait s'y attendre, ce dernier est réapparu un ou deux jours plus tard sur le service de Google Video, mais sous une autre adresse. Belote et rebelote, Zadig Productions envoie deux nouvelles lettres recommandées à la société Google qui s'exécute presque aussitôt. La lassitude des demandeurs ne tarda pas à se matérialiser devant la juridiction parisienne. Ils assignèrent Google Inc. devant le Tribunal de grande instance de Paris en contrefaçon de leurs droits d'auteur et de producteur. Lorsqu'ils constatèrent que le contenu en cause refit surface une nouvelle fois sur le site de vidéo en streaming, le 1er décembre 2006, ils obtinrent du juge de la mise en état une ordonnance d'interdiction provisoire prononcée à l'encontre de Google Inc.
http://www.juriscom.net/actu/visu.php?ID=976
Atrya prend une participation de 34% dans EMI
Le groupe Atrya, composé des marques Tryba, Soprofen et Norba, a pris une participation à hauteur de 34% dans la société EMI, spécialiste des fermetures industrielles.
«Cette prise de participation s'inscrit dans la stratégie de développement du groupe en France et à l'international», commente Atrya dans un communiqué.
Avec 11 millions d'euros de chiffre d'affaires et un effectif 110 personnes, EMI (Equipement Maintenance Industrie) est implantée en Roumanie, Russie, Ukraine et Maroc.
De son côté, le groupe Atrya compte 15 sites de production en Europe dont la moitié implantée en France.
http://www.batiactu.com/data/25102007/25102007-173912.html
Affaire Comcast-P2P : 2 sénateurs US souhaitent une enquête
Vendredi dernier, deux sénateurs états-uniens ont demandé l'ouverture d'une enquête sur les restrictions opérées par les opérateurs de téléphonie et Internet sur les communications de leurs abonnés.
Byron Dorgan et Olympia Snowe ont déclaré que les récents incidents impliquant notamment Comcast, Verizon et AT&T avaient sérieusement augmenté les inquiétudes quant au pouvoir des opérateurs télécoms sur le contenu qui transite via leurs réseaux.
Ils souhaitent qu'une enquête soit ouverte pour déterminer si de tels incidents ont été basés sur des pratiques légitimes, déloyales ou anticoncurrentielles et si c'est le cas, de lancer une régulation au niveau fédéral. " Les compagnies téléphoniques et câblées ont précédemment affirmé qu'elles n'utiliseraient jamais leurs pouvoirs sur le marché pour opérer comme des gardiens des contenus diffusés et ont appelé à la mise en place de règles pour protéger les consommateurs ", ont ils déclaré dans leur lettre.
En effet, il y a quelques jours, Associated Press relatait les restrictions opérées par Comcast, second opérateur du pays, sur les contenus diffusés via les logiciels d'échanges de fichiers comme BitTorrent ou Gnutella. Le FAI s'était défendu en indiquant qu'il s'agissait de conserver une bonne qualité de navigation pour la majorité des utilisateurs. Fin septembre, Verizon rejetait la demande du groupe Naral Pro-Choice America qui souhaitait utiliser son réseau pour mettre en place une campagne d'inscription par SMS, une décision que l'opérateur avait qualifiée d'erreur et " d'incident isolé ".
http://www.generation-nt.com/comcast-fai-internet-p2p-senat-usa-enquete-actualite-46753.html
La nouvelle protection anti-copie de Nintendo déjà obsolète
Nous vous reportions pas plus tard qu'hier qu'une nouvelle protection anti-copie venait visiblement d'être mise au point par Nintendo afin de contrer l'épineux problème des copie de jeux illégales circulant sur le Web, et par la même occasion des consoles Wii modées. Cette nouvelle protection est apparue sur le nouveau hit tant attendu Super Mario Galaxy, dont une copie NTSC fait déjà le tour des réseaux P2P.
Les premières informations concernant cette nouvelle protection font état d'un système empéchant le jeux de se lancer sur les Wii équipées d'un modchip. Le jeu (disque original comme copie), détecte à priori la présence de la puce, et bloque le lancement du jeu tout en affichant un message d'erreur : "un obet non autorisé a été détecté". Seuls les possesseurs de Wii équipées en D2CKey semble ne pas être touchés par cette nouvelle protection.
Voilà un bon coup joué par Nintendo, dont les nombreuses opérations "anti-pirates" (cf: cette actu) ont pu démontrer la détermination de la firme dans cette lutte contre le détournement et l'utilisation illégale de ses produits.
Sauf que..., voilà que 24h plus tard, il semblerait que cette nouvelle protection ne soit déjà plus que de l'histoire ancienne. La Team Cyclops vient en effet de rendre public une nouvelle mise à jour de son firmware, permettant à présent de rendre le titre SMG compatible sur les Wii NTSC et PAL (rendez-vous sur le site officiel de la Team Cyclops pour récupérer cette mise à jour). De son côté, la Team Wiikey annonce avoir identifié la nouvelle protection et être parvenue à la détourner. Il faudra cependant attendre encore un peu avant de voir une mise à jour de leur firmware débarquer, car des changements importants du code sont à prévoir.
Une fois de plus, les hackers auront repris l'avantage... jusqu'à la prochaine inititive de Nintendo.
http://wii.gx-mod.com/modules/news/article.php?storyid=794
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