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Droits D'auteurs - P2P - Podcasting - Mobiles et autres Technologies

news p2p | 16 octobre 2007

des Infos sur la DADVSI et la mission Olivennes. Pour le moment certains pensent qu'elle sera éfficace , et d'autre non. Je fais partie du Non et je pense que l'année prochaine on aura le droit à une DADVSI Saison 3 ..A SUIVRE .

Voici une Recap :

Copie privée et « peer to peer » : le débat encore ouvert

Pas d'exception de copie privée pour les copies provenant d'oeuvres téléchargées sans autorisation.

La cour d'appel d'Aix-en-Provence vient de rendre, sur renvoi après cassation, un arrêt attendu concernant les exceptions au droit d'auteur et notamment l'exception de copie privée qui permet à un utilisateur de copier une oeuvre sans l'autorisation de l'auteur à condition que cette copie soit réalisée « à l'usage privé du copiste et non destiné à une utilisation collective ». (1)

Cette exception avait pourtant été invoquée avec succès à l'origine par le protagoniste dans cette affaire qui était poursuivi pour avoir reproduit sur 488 CD des films « dont un tiers avaient été téléchargés sur Internet ». Les premiers juges avaient en effet estimé que le prévenu pouvait invoquer l'exception de copie privée pour sa défense dans la mesure où il n'était démontré aucun usage à titre collectif de ces oeuvres (bien que plusieurs CD aient été « prêtés à des copains »). Le prévenu avait donc été relaxé par le tribunal, décision confirmée par la cour d'appel de Montpellier en mars 2005.

Cette position a été censurée par la Cour de cassation (2) qui a reproché aux juges d'avoir admis l'exception de copie privée sans « s'expliquer sur les circonstances dans lesquelles les oeuvres avaient été mises à disposition du prévenu » et sans répondre à l'argument soulevé par les parties civiles (les producteurs des oeuvres reproduites) selon lequel l'exception de copie privée ne peut s'appliquer que si la source des copies ainsi réalisées est licite.

La cour d'appel d'Aix a donc été désignée par la Cour de cassation pour juger à nouveau cette affaire « conformément à la loi ». Et sur ce point, les magistrats aixois ont décidé que les copies de CD provenant de téléchargements sur Internet constituaient une contrefaçon et ont rejeté l'exception de copie privée à nouveau invoquée par le prévenu.

Mais la cour d'Aix a continué d'éluder certains points sur lesquels la Cour de cassation l'avait pourtant sommée de statuer et notamment le fait de savoir si l'origine illicite de la source de l'oeuvre copiée (exemple d'une oeuvre téléchargée sans autorisation sur Internet) faisait obstacle ou non à l'application de l'exception de copie privée.

Retour à la case départ

En effet, concernant les copies obtenues par téléchargement, la cour s'est contentée d'indiquer qu'il n'y avait pas d'usage à titre privé en l'espèce puisque le prévenu les avait à nouveau rendues disponibles au téléchargement sur les réseaux « peer to peer ». Cela laisse entendre a contrario que l'exception pourrait être recevable si ces copies issues de téléchargements non autorisés n'avaient pas été remises à la disposition d'autres internautes sur des sites de partage en ligne.

Il est donc difficile de donner à cet arrêt une portée générale et cette sorte de « retour à la case départ », dommageable en l'espèce, est aussi source d'insécurité juridique pour l'avenir. Ce qui devrait importer selon nous, c'est la justification par l'internaute du caractère autorisé ou non de la reproduction effectuée, comme l'a relevé d'ailleurs la cour en énonçant que la personne en question « ne justifie pas (...) avoir procédé à ces reproductions (...) après avoir obtenu l'autorisation de l'auteur ».

Si la personne en possession de copies provenant d'un téléchargement ne peut justifier d'une quelconque autorisation (comme des preuves d'achat de l'oeuvre en ligne par exemple) alors le téléchargement devient illicite et les copies en sa possession doivent également être qualifiées d'illicites quand bien même il serait démontré que ces copies sont à usage privé.

Sur ce point d'ailleurs, la circulaire d'application (3) de la loi du 1er août 2006 dite « DADVSI » prévoit explicitement que le téléchargement, à défaut d'être autorisé, constitue une contrefaçon. Mieux, le garde des Sceaux a pris le soin de préciser, au terme de son texte, qu'« en matière de téléchargement d'oeuvres proposées illégalement sur Internet, l'exception de copie privée n'a pas vocation à être retenue ».

Il est donc juridiquement osé de soutenir que le détenteur de copies provenant de téléchargements non autorisés puisse échapper à une condamnation au prétexte qu'il fait un usage « privé » de ces copies.

Une telle position n'est pas non plus justifiable économiquement car permettre à toute personne de copier sur tous supports des oeuvres téléchargées sans autorisation - fût-ce pour leur « usage privé » - ne peut que conduire à une aggravation du préjudice que subissent déjà les industries musicales et cinématographiques.

L'exception de copie privée ne devrait donc pas pouvoir être invoquée dès lors que l'on est en présence de copies d'oeuvres téléchargées sans preuve d'autorisation.

http://www.lesechos.fr/info/metiers/4635166.htm

Piratage : un point sur la mission Olivennes à mi-parcours

La Ministre de la Cuture et de la Communication a reçu Denis Olivennes pour faire un premier bilan sur sa mission avec pour objectif le dégagement de solutions pour lutter contre le téléchargement illégal. La riposte graduée risque de revenir sur le devant de la scène.

Sur le front de la lutte contre le piratage, la fin de semaine dernière aura été bien chargée pour Chrisitine Albanel. Hormis son " coup d'éclat " avec Free, la Ministre s'est en effet également entretenue avec son émissaire auprès des représentants des ayants droits, des FAI, consommateurs et autres diffuseurs de contenus afin de tirer un premier bilan de ces rencontres placées sous l'égide de la mission Olivennes. Une mission pour rappel confiée au PDG de la Fnac, Denis Olivennes, dont les conclusions définitives sont attendues pour le mois de novembre.


Un refrain incessant
Soulignant des auditions qui se sont déroulées avec des interlocuteurs ouverts et coopératifs, Denis Olivennes a indiqué que leur désir d'aboutir à une solution commune afin de prévenir le piratage et de développer l'offre légale ne faisait pas l'ombre d'un doute. Fort de ces auditions, Olivennes s'est dit en mesure de dégager trois points de consensus autour de la question :
  • La mise en oeuvre, inspirée d'exemples étrangers, d'un système d'avertissement en cas de téléchargement illégal et de sanction proportionnée à la gravité des actes en cas de récidive.
  • La recherche d'assouplissements des modalités de téléchargement légal des fichiers : interopérabilité, rapidité de mise à disposition des oeuvres.
  • La nécessité de poursuivre plus avant les travaux sur la question du filtrage des contenus illicites.

Des divergences de points de vue demeurent, a précisé Olivennes, notamment quant aux modalités applicatives concernant la mise en oeuvre du mécanisme d'avertissement et de sanction (responsabilité et rôle à jouer par les FAI, ...), ou encore au sujet de la chronologie des médias pour la mise à disposition des oeuvres dans le cadre des offres légales. Sur ce dernier point, les FAI attendent des initiatives fortes et immédiates alors que les ayants droit se montrent plus réservés.

http://www.generation-nt.com/olivennes-albanel-piratage-lutte-actualite-46229.html

chantage envers Free (Free favorise t il la Piraterie , ou est que l'opérateur est a la pointe de la technologie ?)

Pas de 3G pour Free tant que le service dl.free.fr ne change pas

Début octobre, on pouvait entendre des associations de protection du cinéma critiquer fortement le service de partage de fichiers en ligne de Free, intitulé dl.free.fr. En effet, ce service, d'amélioration en amélioration, propose désormais 10 Go de stockage, et ces associations signalent qu'un tel service permettra des échanges toujours plus nombreux de films piratés.

Puis, la semaine dernière, Free s'est vu refuser l'attribution de la 4e licence 3G, sous le motif que Free ne répondait pas aux qualifications requises (puisque l'opérateur voulait payer « en plusieurs fois » les 619 millions d'euros demandés).

Christine Albanel, actuellement ministre de la Culture, vient de déclarer que, je cite, « si les mesures élémentaires de protection ne sont pas prises alors ces services sont des instruments mis gracieusement à la disposition des pirates de la toile. La ministre considère que l'engagement tangible de Free dans la lutte contre le piratage est un préalable essentiel à l'examen de leur dossier d'attribution d'une 4e licence de téléphonie 3G. ».

Petit jeu pour les visiteurs de Net-Actuality : trouvez le rapport entre dl.free.fr et la licence 3 G. On attend vos réponses dans nos commentaires, car nous sommes pressés de comprendre...

http://www.net-actuality.org/news/6176-pas-de-3g-pour-free-tant-que-le-service-dlfreefr-ne-change-pas.html


Réaction de Free

Contactée ce week-end, la direction de Free nous a indiqué n'avoir eu aucune demande de fermeture officielle de DL.Free.fr provenant d'une autorité ou d'un ayant droit. Sans surprise, elle ajoute qu'elle ne tiendrait pas compte des remarques illégitimes de Mme Albanel sur ce créneau. Comment en serait-il autrement ? Free ruinerait immédiatement son image de marque en se positionnant à la solde gouvernementale, déjà fortement sensible au lobbying de la musique et du cinéma.

On ne sera donc guère étonné que quelques heures après cette intervention d'un autre âge que la SACEM publiait un communiqué. Elle y déclarait soutenir la prise de position de la ministre contre « cette initiative qui, sous couvert d'offrir un meilleur service aux internautes, contribue à offrir de nouvelles facilités dont la mise en œuvre sans garde-fous juridique et technique contribuerait sans nul doute à encourager la poursuite et le développement du piratage des œuvres de l'esprit ».

http://www.pcinpact.com/actu/news/39441-free-licence-3G-umts-christine-Albanel-chant.htm

Que reproche donc le ministère de la Culture à DL.free.fr

dans un son dernier communiqué applaudi par les majors ? La mise en place d'un service d'hébergement de fichiers (jusqu'à 10Go au total), et donc de diffusion sans tabou ni frontière.

Avec lui, une communauté d'utilisateurs, ici les internautes de tout poil, peuvent profiter de ce tuyau pour échanger des données, licites ou non. Bien évidemment, Free a pris les mesures habituelles pour jalonner les responsabilités.

Dans un avertissement, le FAI indique « qu'en mettant à disposition des fichiers, vous [l'émetteur] devenez responsable de leur diffusion. Il est rappelé que les échanges illicites d'enregistrements et d'œuvres protégées ainsi que le piratage nuisent à la création artistique ». Il s'agit là de clauses de style qu'on retrouve un peu partout, et relative au respect de la propriété intellectuelle et artistique et aux éventuels risques de poursuites et de condamnations pour contrefaçon.

Dans la logique française du droit de l'hébergement, il revient à chaque usager d'agir en son âme et conscience. C'est le principe que pose d'ailleurs la loi sur la confiance dans l'économie numérique (LCEN).

Le ministère de la Culture est d'ailleurs bien conscient de ces règles du jeu. Et pour cause : il les applique à la lettre dans un site quasi identique à DL.Free.fr.

Tout se passe sur http://zephyrin.ext.culture.fr/, un maillon des serveurs du portail du ministère (Culture.fr). La page présente des similitudes troublantes avec le service de Free. Il « permet de déposer/télécharger des fichiers » décrit laconiquement la page web,  « des fichiers trop volumineux pour être envoyés par messagerie électronique vers l'intérieur du réseau du Ministère » ajoute la FAQ.

La taille maximum des fichiers est de 1 000 Mo, soit une bonne quinzaine d'albums MP3 (en licence libre, évidemment) ou un film compressé en DivX (sous Creative Common, bien entendu) ou beaucoup, beaucoup, beaucoup de documents Word. Certes, Zephyrin est réservé à une communauté plus restreinte (seuls les agents du Ministère de la Culture peuvent télécharger les fichiers déposés), mais qu'importe la population considérée, la logique reste la même.
 
La gémellité avec DL.Free.fr ne s'arrête pas en si bon chemin et touche aussi les conditions d'utilisation. Le ministère rappelle aux fonctionnaires tentés par ce  tuyau, des règles de base qui sonnent commme un écho : « toutes les transactions sont enregistrées. Vous serez donc tenu responsable des fichiers que vous déposez. Des poursuites pourront être engagées si vous déposez des fichiers illégaux ou qui enfreignent les lois du copyright(*) ». Ne croirait-on pas lire la prose d'iliad ?

Résumons. Hormis l'espace (ici 1Go, là 10Go) et le degré d'ouverture, qui ne sont que des détails quantitatifs, les services, les craintes de téléchargement illicite, la responsabilité de l'émetteur et du récepteur ou la neutralité de l'intermédiaire au regard de la LCEN, etc. sont identiques qu'on soit rue de Valois (siège du ministère) ou de la Ville l'Evêque (siège d'Iliad).

Cela montre une fois de plus que l'échange est intrinsèquement lié au net ou qu'un réseau sans capacité d'échange est tout sauf un réseau. Cela montre aussi que vouloir torpiller un outil pour l'usage potentiel qui peut en être fait revient à sanctionner le coutelier pour les crimes commis par un énergumène tiers. Une ineptie que ne parvient pas à juguler le ministère lorsqu'il invite Free à fermer DL.free.fr s'il veut retenter sa chance au grand jeu de la quatrième licence 3G, en laissant http://zephyrin.ext.culture.fr au libre vent des pulsions des fonctionnaires en mal d'échange.

http://www.pcinpact.com/actu/news/39468-zephyrinextculturefr-DLFreefr-free.htm?vc=1

Le consensus de la mission Olivennes non partagé par l'April

Un point d'étape a été effectué jeudi dernier par la mission Olivennes, devant Mme Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication. Ce point d'étape, prévu lors de l'instauration de cette mission (notre dossier) se veut un bilan des travaux et auditions effectués au cours de cette « mission » chargée par le gouvernement de trouver des solutions contre le piratage et favoriser le développement de l'offre légale.

« Sur l'état d'esprit de ces auditions, Denis Olivennes a souligné que les acteurs, ouverts et coopératifs, sont manifestement désireux d'aboutir à une solution commune qui permette de prévenir le piratage et de développer l'offre légale » indique la ministre. Toujours selon le gouvernement, il y aurait déjà convergence sur trois points de consensus :

  1. L'adoption d'un système d'avertissement en cas de téléchargement illégal et de sanction proportionnée à la gravité des actes en cas de récidive
  2. En matière de téléchargement légal, des mesures en faveur de l'interopérabilité (DRM) et de la rapidité de mise à disposition des œuvres (amélioration de la chronologie des médias)
  3. « La nécessité de poursuivre plus avant les travaux sur la question du filtrage des contenus illicites », qualifié de « piste prometteuse pour l'avenir mais sur laquelle pèsent encore d'importantes incertitudes techniques et juridiques. »

Lisons bien. La Mission Olivennes aurait obtenu une quasi harmonie des audités autour d'un régime de sanction réglé au quart de tour, une symbiose sur la mise en place d'un système d'avertissement similaire à celui d'outre-Atlantique – le « bel » exemple – , un concert de louanges pour ce filtrage « prometteur » des échanges sur tous les bits transmis par connecté et un accord autour de quelques promesse d'interopérabilité (la DADVSI n'a donc pas tout réglé ?...).

Un consensus magnifique qu'on croyait fantasmagorique tellement les questions soulevées sont sensibles pour les droits et libertés de chacun. Il est vrai que le communiqué relativise (un peu) l'apothéose puisque le rapprochement des points de vue « devait être encore approfondie sur deux sujets » : d'une part les modalités concrètes de mise en œuvre du mécanisme d'avertissement et de sanction et d'autre part, « la nature exacte et le calendrier de mise en œuvre des mesures d'incitation au téléchargement légal »

Ces bémols mis de côté, la mission Olivennes à une odeur de sainteté persistante. En conclusion, la ministre de la Culture n'a ainsi pu qu'applaudir, féliciter et saluer son géniteur, M. Denis Olivennes, patron de la FNAC.

Sauf que...

Le rapport oublié de l'April

L'April, Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre, a fait partie des structures entendues par la mission Olivennes, tout comme les représentants de la ligue ODEBI et de StopDRM. Or, avec un enseignant de polytechnique, ils ont « démontré par A+B que les mesures que souhaitent voir mises en œuvre les industries culturelles (riposte graduée et filtrage) étaient des impasses ».

 L'April n'est pas étrangère à ces questions puisqu'elle avait déjà été à l'origine des dispositions relatives à l'interopérabilité, en pleine DADVSI. Adoptées à l'Assemblée Nationale, elles furent retirées par le Sénat suite aux pressions américaines...

Dans un mémoire présenté et remis à la mission Olivennes, mais oublié dans le communiqué, l'association alerte : « Nous attirons ainsi particulièrement votre attention sur le fait que les échanges visibles ne sont sans doute que la partie émergée de l'iceberg dans la mesure où une masse considérable d'échanges se fait via d'autres canaux ». Traquer le visible, c'est s'assurer d'une explosion de l'invisible. L'association cite alors les échanges de disques durs à disques durs, via des réseaux privés chiffrés, ou encore des services comme dl.free.fr « qui ne peuvent être ni interdits, ni filtrés, ni surveillés sauf à faire de la France la Chine ». Et de risquer, outre un déficit d'image, des sanctions européennes pour atteinte aux droits fondamentaux...

Relancer la question des DRM bâclée par la DADVSI

Elle démonte par ailleurs le filtrage tout comme l'approche radar qui croit se satisfaire d'une simple adresse IP comme base palpable de la sanction. Le rapport Cedras, nom d'un éminent pénaliste (Jean Cedras), expliquait déjà très clairement qu'en aucun cas une politique de lutte contre le téléchargement illégal ne peut reposer sur la seule adresse IP (pensons à la simple porosité des raisons Wifi domestiques..) et qu'une perquisition était toujours nécessaire pour fonder une sanction, aussi légère ou grave soit elle.

Sur le sujet des DRM, l'April a exposé une nouvelle fois sa position, inflexible : « les mesures techniques sont utilisées par des entreprises en situation de position dominante à des fins de mise en captivité du consommateur (...) La loi DADVSI empêche des PME françaises de distribuer des offres attractives : les seuls outils d'accès à des contenus multimédia qu'ils peuvent proposer sont assimilables à des outils de contournement et ils risquent la prison s'ils les diffusent. C'est là une distorsion de concurrence flagrante : l'exemple de l'Assemblée nationale qui n'ose pas installer le très populaire logiciel libre de lecture de DVD – VLC équipé de libdvdCSS – et celui de la société Mandriva qui n'ose pas le distribuer sont plus que parlants. Comment donc répondre à des appels d'offres ou proposer une offre grand public à armes égales dans de telles conditions ? ».

Et le groupe de demander encore et encore l'adoption d'une disposition autorisant le contournement des mesures techniques à des fins d'interopérabilité, la sécurisation des exceptions d'ingénierie inverse et de décompilation, ou encore à l'abandon de l'Autorité de Régulation des Mesures Techniques, « usine à gaz » inutile du fait de sa saisine et sa marge de manœuvre ultra limitées. « Il faut reprendre le chemin d'un droit à l'interopérabilité opposable devant un tribunal par tout justiciable. Et pour garantir le droit à la copie privée et redonner sa légitimité à la redevance, il faut interdire les DRM ne permettant pas la récupération d'une copie à un standard ouvert. Le consommateur pris en otage doit avoir les moyens de se défendre ».

On lira l'ensemble de ce rapport oublié sur ce lien

http://www.pcinpact.com/actu/news/39457-April-DADVSI-Olivennes-Albanel-Cedras.htm

« La loi DADVSI n'a absolument rien réglé »

Jérôme Relinger, membre du Conseil national du PCF, est animateur de la commission révolutions numériques.

Où en est-on depuis la loi DADVSI contre le piratage ?

Jérôme Relinger. Cette loi DADVSI (droit d'auteur et aux droits voisins dans la société de l'information) qui mécontente tout le monde n'a absolument rien réglé et est dépassée dans les faits puisque la plupart des majors se dirigent vers des solutions de type forfaitaire sous la forme de licence globale. DADVSI a introduit en plus un certain nombre d'absurdités techniques, comme de considérer comme une infraction punissable d'une lourde amende le fait de contourner une mesure technique de protection. Comme lire un CD sous Linux. C'est à cause de cela que l'Assemblée nationale, qui a basculé ses postes sous le logiciel libre, n'a pas pu installer le lecteur libre VLC de peur que les députés se retrouvent hors la loi par rapport à la loi qu'ils avaient votée un an auparavant.

Quelles en sont les conséquences ?

Jérôme Relinger. Elle a introduit un climat d'intimidation et des zones de flou juridique au point que plus personne ne sait où commence la loi et où elle s'arrête. Toutes les interprétations sont possibles, le but évident étant de faire peur aux gens pour les orienter massivement vers des offres dites légales. Ce n'est pas un hasard si, aujourd'hui, la mission diligentée par le ministère de la Culture est pilotée par Denis Olivennes (patron de la FNAC - NDLR). C'est un peu comme si on demandait à Dassault de présider une commission sur un moratoire de vente d'armes. C'est parfaitement absurde. DADVSI permet surtout d'aller plus loin dans le marché captif de ceux qui continuent à vendre cher à des consommateurs qui n'ont pas le choix (parce qu'autrement ils sont traités de pirates) des produits artificiellement onéreux.

Que pensez-vous de la mission Olivennes ?

Jérôme Relinger. Dans la mission commandée par Christine Albanel et présidée par Denis Olivennes, il n'y a ni associations de consommateurs, ni associations d'internautes, et pas de représentants des citoyens. On note aussi l'absence des artistes eux-mêmes, en pleine recherche d'une voie alternative. C'est donc une commission condamnée à tourner sur elle-même. Et à faire un audit de gens ayant tout intérêt à ce que la situation perdure. Or le problème n'est pas de savoir si trente millions de Français sont des pirates. Ni de savoir si la musique doit être gratuite ou payante. Cette façon de présenter le problème est caricaturale et ne correspond pas à la réalité qui n'est ni au bénéfice des artistes ni de celui du public. Mais uniquement des majors qui sont des intermédiaires techniques n'ayant plus lieu d'être puisqu'on n'a plus besoin d'eux pour distribuer des contenus culturels, et qui justifient des marges colossales sur des produits standardisés.

Quelle est alors la véritable question ?

Jérôme Relinger. La véritable question est de savoir comment faire pour que ceux qui produisent des richesses culturelles, ou informationnelles, puissent avoir un autre choix que le faux choix entre renoncer à en vivre, et donc la gratuité, ou passer par des intermédiaires qui s'accaparent plus de 90 % des bénéfices. Il faut savoir que lorsqu'un album de musique est vendu en magasin 25 euros, l'artiste touche moins de 2 euros. Ce n'est pas une situation satisfaisante pour les artistes.

Que faudrait-il faire alors ?

Jérôme Relinger. La lutte contre la loi DADVSI est une lutte pour la recherche de solutions d'universalisation culturelle et de renforcement de ce qui est reversé aux ayants droit. On a essayé d'opposer le public, taxé de piratage, et les artistes qui seraient menacés de mort à cause des pirates. Pourtant, ce qui menace la production artistique dans ce pays est l'industrie culturelle. Ce sont les multinationales du loisir. Nous avons aujourd'hui les moyens techniques de construire un nouveau rapport, à moindre coût, des artistes à leur public, en mettant à contribution des profits privés pour reverser aux ayants droit la même rétribution, sans passer par les intermédiaires comme les majors. La totalité de ce qui a été versé en 2006 aux ayants droit (musique, cinéma, télévision...) représente 1 % des profits du CAC 40. Il y a donc d'autres voies que celle d'entretenir des situations de monopole et de rente des gens qui exploitent l'industrie des contenus culturels.

Des alternatives aux majors...

Jérôme Relinger. À l'exemple de Radiohead (voir ci-dessous - NDLR), il y a de plus en plus de groupes qui choisissent de passer outre les intermédiaires pour trouver un modèle économique qui soit une démarchandisation des produits culturels. L'accession de ces produits sur des plates-formes publiques de téléchargement pourrait être suivie d'un reversement à l'artiste lui-même en fonction du nombre de téléchargements.

http://www.humanite.fr/2007-10-12_Medias_-La-loi-DADVSI-n-a-absolument-rien-regle

(Mise à jour) Les producteurs indépendants diffusent gratuitement leurs titres sur Deezer
Après un premier accord avec Sony BMG, le site musical signe comme prévu avec la SPPF, qui représente des labels indépendants

http://www.01net.com/editorial/361448/(mise-a-jour)-les-producteurs-independants-diffusent-gratuitement-leurs-titres-sur-deezer/

Publié par Reuther à 00:48:00 dans Actu P2P | Commentaires (0) |

news p2p | 16 octobre 2007

Total Music, la surprenante future offre illimitée d'Universal

Universal trouvera-t-il enfin sa voix sur internet ? Après avoir refusé de but en blanc la licence globale, après s'être allié à Neuf Cegetel et proposé un service illimité, après avoir lancé Gbox et SpiralFrog outre-Atlantique, après s'être quelque peu éloigné d'iTunes, voilà qu'Universal remet le couvert avec Total Music, une plateforme qui pourrait bien faire du bruit.

Comme son nom l'indique, Total Music se veut être une plateforme où sera disponible l'intégralité du catalogue musical de façon illimitée, moyennant un abonnement mensuel de 5 dollars, à l'instar de l'offre de Neuf Cegetel (à 4,99 euros/mois). Mais Total Music ne sera pas une simple plateforme comme les autres.
Gérée par les maisons de disques, à savoir Universal Msuci Group et potentiellement Sony BMG Music et Warner Music (en discussion), Total Music se veut gratuit envers les consommateurs, du moins en apparence. En effet, le client final n'aura pas à débourser 5 dollars chaque mois à Total Music. Ce "travail" sera "offert" au fabricant de votre baladeur préféré. En somme, le but de Doug Morris, le président d'UMG, est de reporter les frais sur le matériel.
Une logique qui signifie par conséquent une forte augmentation du prix des baladeurs, à hauteur de 60 $ pour l'équivalent d'une année d'abonnement ou 90 $ pour 18 mois, soit la période moyenne de changement de baladeur ou de téléphone portable par les consommateurs. Une idée à demi nouvelle, puisque pour chaque Zune acheté, un dollar est reversé à Universal. A contrario, Apple reçoit une commission de la part des opérateurs téléphoniques pour chaque iPhone vendu.
Reste que ce concept de Doug Morris est pour l'instant bien flou. Tous les grands labels seront-ils de la partie ? Quid des labels indépendants ? Pourra-t-on garder ses morceaux ou cela ressemblera-t-il à de la location "illimitée" limitée dans le temps ? Quel sera l'impact sur le prix des baladeurs ? Quid des DRM ? Comment réagiront les autres plateformes de musique, notamment iTunes et Amazon ?
Des réponses à toutes ces questions devraient nous parvenir d'ici ces prochains mois. À moins que Total Music soit en fin de compte irréalisable.

http://fr.news.yahoo.com/pcinpact/20071015/ttc-total-music-la-surprenante-future-of-c2f7783_1.html

Newsgroups : Usenet.com poursuivi en justice par les labels

Après s'être attaqués aux réseaux P2P, les maisons de disques tournent leur attention vers le vieux réseau Usenet, qui a gagné une seconde jeunesse en protégeant l'anonymat des utilisateurs. Le fournisseur Usenet.com est ainsi poursuivi par de nombreuses maisons de disques pour le fait de faciliter le piratage...

Les newsgroups ne sont plus en paix. Ca avait commencé avec le belge Belgacom qui avait décidé de supprimer ses serveurs, puis par la condamnation en Allemagne de Usenext, l'un des principaux fournisseurs européens. Ensuite Firstload a vu ses encaissements bloqués par Visa et Mastercard, et plus récemment Free a décidé de supprimer 14 des newsgroups les plus litigieux relayés par ses serveurs Usenet (pour plus d'explications sur le réseau Usenet et Newsgroups, rapportez-vous à notre dossier de 2005).
Lundi, Billboard annonce que plusieurs gros labels ont décidé de porter plainte contre le fournisseur d'accès aux newsgroups Usenet.com. La plainte a été déposée vendredi au tribunal d'instance fédéral de New York, et fait grief au prestataire d'autoriser et d'encourager ses clients à reproduire et à distribuer des millions d'enregistrements musicaux sans l'autorisation des labels.
Coupable mais pas responsable ?
Le fournisseur propose en effet des serveurs Usenet qui, fidèles au protocole mis en place bien avant l'arrivée du P2P (il s'agit de l'ancêtre des forums de discussion), dupliquent et stockent ce qui est proposé sur les autres serveurs Usenet. Ensemble, ces serveurs constituent une sorte de réseau P2P géant, où les fichiers restent accessibles pendant plusieurs semaines aux utilisateurs. Tous sont répartis entre différents "dossiers", qui sont autant de newsgroups aux noms parfois évocateurs (par ex. alt.bin.divx). Face à la fébrilité des FAI qui hésitent à rendre le service accessible à leurs abonnés, de nombreux fournisseurs payants comme Usenet.com se sont engoufrés dans la brèche et proposent des giga-octets de téléchargements à vitesse éclair pour quelques euros par mois (le site newsgroups-info.com propose un comparatif des offres). Pour leur défense, ces fournisseurs indiquent qu'ils ne contrôlent pas ce qui est envoyé sur leurs serveurs, et qu'ils servent uniquement de relai technique à un réseau autonome. Ils se disent alors protégés par les lois qui déresponsabilisent les hébergeurs en cas d'utilisation frauduleuse de leur service.
Mais dans leur plainte, les labels prennent un angle astucieux pour contrer cette défense. Pour eux, Usenet.com copie ce qui est disponible sur le réseau Usenet et vend ensuite l'accès aux newsgroups auxquels il a délibéremment choisi d'autoriser l'accès. Comme l'ont démontré les exemples de Free et Belgacom, il est tout à fait possible techniquement de ne pas donner l'accès à certains newsgroups triés sur le volet. Les labels reprochent donc à Usenet.com de ne pas censurer les newsgroups qui hébergent explicitement des milliers d'albums piratés, et ne sont dédiés qu'à cela. Difficile de leur donner tort.
De plus, ils reprochent à l'hébergeur d'avoir fait la promotion du téléchargement gratuit de musique, et de l'anonymat permis par son service de téléchargement par protocole SSL (un service également proposé par Giganews). Car contrairement aux réseaux P2P, les maisons de disques n'ont aucun moyen de savoir qui télécharge quoi sur le réseau Usenet. C'est pour elles autant un problème marketing qu'une véritable entaille dans leur politique de répression contre les internautes.
Cet été, la firme Big Champagne notait que les newsgroups ont réalisé une forte percée chez les consommateurs cette année...
Les plaignants sont Arista Records, Atlantic Recording, BMG Music, Capitol Records, Caroline Records, Elektra Entertainment Group, Interscope Records, LaFace Records, Maverick Recording, Sony BMG Music Entertainment, UMG Recordings, Virgin Records America, Warner Bros. Records et Zomba Recording.

http://www.ratiatum.com/news5834_Newsgroups_Usenetcom_poursuivi_en_justice_par_les_labels.html

L'Innovation Internet en Chine

Un vidéo sur l'innovation dans l'Internet en Chine avec deux experts: Kaiser Kuo le directeur de stratégie numérique en Chine pour Ogilvy et Andrew Lih, qui écrit un livre sur le Wikipedia.
Des tendances qu'ils citent: P2P super rapide; des Media Players innovateurs; des concurrents de Daily Motion et YouTube avec des solutions intéressantes pour publicité et les jeux où on achète des niveaux.

      http://www.loiclemeur.com/france/2007/10/linnovation-int.html

Le système d'échanges BitTorrent fait le pari du payant

itTorrent, le système d'échanges de fichiers de pair à pair (P2P), lancé sur Web il y a 5 ans par Bram Cohen, poursuit sa diversification dans les offres légales. La société californienne a annoncé le lancement d'un service de diffusion de contenus (films, séries télévisées) baptisé BitTorrent Delivery Network Accelerator (DNA). Ce système permet de diffuser sur Internet de la vidéo en streaming (flux continu) via un réseau de pair à pair.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-966291@51-950951,0.html

79 000 comptes dans la nature.

79 000 internautes finlandais retrouvent leurs login, mots de passe et adresses email sur les réseaux de peer-to-peer.
 

Des informations personnelles, login, adresses email, mots de passe de 79 000 comptes, de différents forums finlandais, ont été mis à disposition sur les réseaux peer-to-peer par des pirates informatiques s'identifiants sous les pseudonymes de "The Magical Pink Bear" et "ZeroPoint".

 Les pirates informatiques ayant commis ce méfait ont pris la peine d'écrire une petite phrase dans le fichier nfo (fichier d'introduction lors de téléchargement peer-to-peer), "Nous avons piraté 79 000 comptes sur différents forums, et bien sûr nous apprécions de les partager avec vous", ou encore "Nous espérons que vous profitez tous de notre acte. Vous allez de nouveau entendre parler de nous d'ici peu. Alors ne vous inquiétez pas si vous n'êtes pas sur la liste, attendez la prochaine release".
 Une grande majorité des mots de passe disponibles sont sous la forme de hash (crypter), mais de nombreux outils compilant dictionnaires et la méthode "brute-force" permettent de retrouver facilement ces mots de passe en clair.
 Cette liste de login, mots de passe et adresse email vont malheureusement sûrement être réutiliser par des spammeurs, ou pirates effectuant des attaques de phishing.

http://www.zataz.com/news/15336/79-000-finland-forum-hacking-magical-pink-bear-zeropoint-p2p.html

Grooveshark, le P2P qui paie ses uploaders 0,25 $ le titre

Grooveshark est le premier logiciel de peer-to-peer qui rémunère ses utilisateurs pour les titres qu'ils partagent. Lancé en mars dernier, son modèle innovait considérablement en offrant 0,10 $ au P2Piste pour chaque morceau qui serait téléchargé par un autre à partir de son disque dur. Cela permettait ainsi de favoriser le partage, tout en rétribuant chaque parti : le label, la plateforme, et l'utilisateur.
Il fallait y penser. Plutôt que d'assumer les coûts d'un serveur, pourquoi ne pas les reporter sur les milliers d'utilisateurs et leur faire profiter de la marge dégagée ? Une plateforme s'appuyant ainsi sur le partage des P2Pistes aurait de grandes chances de grandir beaucoup plus vite que les plateformes numériques traditionnelles ; rien d'étonnant, dès lors, à la voir revendiquer six mois après pas moins de 3,5 millions de titres dans son catalogue.
Fort de son succès, Grooveshark a même décidé d'augmenter la compensation financière des utilisateurs, la portant de 0,10 $ à 0,25 $. Il ne suffit donc plus se faire "aspirer" 10 titres afin de pouvoir en télécharger un gratuitement (le prix d'un morceau s'aligne sur 0,99 $) mais seulement 4. Le classement des utilisateurs dans les résultats de recherche dépend de leur contribution à la communauté, du soin qu'ils ont accordé à vérifier les tags, modérer, commenté, et recommandé la musique ; Grooveshark réduit par là même ses besoins financiers pour entretenir une équipe.
Cette hausse de rétribution confirme donc la réussite d'un tel modèle que nous ne pouvons que saluer, car il tire pleinement profit des possibilités offertes par le protocole peer-to-peer. La logique Web 2.0 est poussée jusqu'au bout, et Grooveshark a réussi à faire tomber les suspicions quant à la légalité de son service en signant ses premiers accords avec les maisons de disque. On attend plus qu'à ce qu'il ouvre ses portes à la communauté française.

http://www.ratiatum.com/breve5812_Grooveshark_le_P2P_qui_paie_ses_uploaders_025_le_titre.html

Les FAI pourraient être contraints de filtrer le P2P

La « mission Olivennes » sur le piratage a déjà dégagé trois points de consensus, dont la mise en place d'un filtrage des téléchargements illicites et d'un système d'avertissement des pirates.
Les défenseurs des libertés sur Internet peuvent préparer leur nouveau combat. Lentement, l'idée de filtrer les échanges de fichiers « peer-to-peer » fait son chemin. Evoquée parmi d'autres pistes lors du lancement de la « mission Olivennes », qui vise à trouver des mesures contre le piratage, cette mesure technique émerge désormais parmi les trois points de consensus dévoilés vendredi par la ministre de la Culture. Concrètement, comme cela vient d'être imposé à Tiscali en Belgique, les FAI français pourraient être obligés de bloquer l'accès aux serveurs de téléchargement de fichiers piratés. « La nécessité de poursuivre plus avant les travaux sur la question du filtrage des contenus illicites, qui apparaît comme une piste prometteuse pour l'avenir » fait encore l'objet « d'importantes incertitudes techniques et juridiques », résume toutefois prudemment le ministère.
Autre mesure polémique : le système d'avertissement automatique. Là aussi, le ministère de la Culture avance en terrain miné, d'autant qu'un système comparable, la « riposte graduée », a été retoqué par le Conseil constitutionnel lors du débat sur la loi Dadvsi. Il n'empêche, « la mise en oeuvre, inspirée d'exemples étrangers, notamment américain et britannique, d'un système d'avertissement en cas de téléchargement illégal et de sanction proportionnée à la gravité des actes en cas de récidive » figure parmi les points de consensus. Néanmoins, le patron de la Fnac, Denis Olivennes, en charge de la mission, souligne qu'il faut encore répartir « les responsabilités entre les représentants des ayants droit, les fournisseurs d'accès à Internet et les pouvoirs publics ». En clair, définir celui qui sera chargé du mauvais rôle et devra détecter puis sanctionner les internautes. Les fournisseurs d'accès, notamment, militent pour la mise en place d'une autorité publique qui surveillerait les réseaux.
Pour faire passer la pilule répressive, la mission Olivennes a retenu une troisième piste, plus consensuelle : « la recherche d'assouplissements, au bénéfice des consommateurs, des modalités de téléchargement légal des fichiers, s'agissant notamment de l'interopérabilité (DRM) et de la rapidité de mise à disposition des œuvres (chronologie des médias) ». Seulement, cette fois, c'est du côté des fournisseurs d'accès et des ayants droit que ça coince. « Les fournisseurs d'accès attendent des initiatives fortes et immédiates, les ayants droit, pour leur part, demeurant partagés », a expliqué Denis Olivennes à la ministre de la Culture. Christine Albanel, néanmoins, a « salué les premiers résultats de cette concertation ». Les auditions doivent s'achever à la fin du mois.

http://www.lexpansion.com/economie/actualite-high-tech/les-fai-pourraient-etre-contraints-de-filtrer-le-p2p_128850.html

Pour Joost, le temps est compté

Un vraie bombe est sur le point d'exploser et Joost a son nom gravé dessus. La diffusion de vidéo en qualité plein écran, l'argument numéro un de Joost avec son client P2P, arrive en force sur le web. Brightcove offrira bientôt des diffusions de cette qualité à ses éditeurs de contenu grâce au BitTorrent DNA. Mais la plus grande menace pour Joost va venir de Adobe et de son incontournable lecteur flash.
Au cours des prochains mois, Adobe est supposé intégrer le H.264 codec dans tous ses lecteurs Flash, dans le cadre du lancement de la version 9 ducelui-ci. Vous pouvez déjà télécharger une version beta depuis Adobe Labs. Le H.264 codec fait partie du MPEG4 et est le codec utilisé par Apple pour la compression des vidéos sur iTunes. Une fois le H.264 intégré dans Flash, et avec la vitesse actuelle de bande passante, la qualité de la vidéo en ligne va considérablement progresser. Ce qui signifie que des vidéos comme celles de Youtube paraîtront deux fois meilleures.
Chaque site vidéo sur le web espère voir ce lecteur Flash 9 être largement diffusé et devenir un standard; permettant à tous de diffuser de la vidéo de qualité en plein écran aussi bonne ou meilleur même que chez Joost; et accessible seulement avec un simple navigateur classique.
La plus grande valeur de Joost actuellement est sa technologie Peer to Peer. Son avantage vient d'avoir été l'un des pionniers. Quand Joost est sorti de beta le 1er octobre, un million d'utilisateurs s'étaient inscrits et 15 000 shows furent disponibles. Mais une grande majorité du contenu vidéo n'est pas exclusif à Joost. Tous les Tv Internet peuvent proposer ce contenu. Et bientôt la qualité de la vidéo ne sera plus un facteur différentiel.
Avec l'amélioration des technologies de compression, les sites de vidéo pourront améliorer la qualité des diffusions en streaming. L'approche de Joost, en P2P, n'est pas aussi bénéficiaire pour le consommateur qu'elle l'est pour Joost (parce que cette technique déplace en fait les frais de bande passante, de vidéos populaires du service, vers les utilisateurs eux-mêmes). La diffusion de vidéos sur le web va devenir de plus en plus bon marché et avec l'explosion de la publicité vidéo tant attendue, une véritable manne se profile. Une fois l'aspect économique établi, certains affirment que la diffusion par les services web centralisés sera plus fiable que le P2P. C'est pourquoi H.264 est si capital. Il va changer l'économie du streaming.
La dernière force de Joost demeurera son réseau de spectateurs et leur interaction entre eux ainsi que les applications tierces bâties autour du réseau. Les utilisateurs considèrent que l'expérience vidéo sur Joost est plus conviviale qu'un simple visionnage seul depuis un site web classique, peut-être donc qu'ils resteront fidèles. Mais l'aspect social n'est pas non plus exclusif à Joost et ses plans de plateforme non plus. Le fin du festin est peut-être proche pour Joost.

http://fr.techcrunch.com/2007/10/14/pour-joost-le-temps-est-compte/

Publié par Reuther à 00:14:59 dans Actu P2P | Commentaires (0) |