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P2P : Neuf Cegetel favorable aux pièges à souris et aux amendes
Jacques Veyrat, le président de Neuf Cegetel, était invité ce matin du Journal de l'Economie sur iTélé. Pour lutter contre le piratage, "il faut pouvoir avoir une offre variée riche", a-t-il d'abord indiqué, fidèle aux positions publiques des FAI. Mais Jacques Veyrat a ensuite abordé la question beaucoup plus délicate de la lutte armée contre le piratage, en manifestant son accord avec les propos de Pascal Nègre, qui accuse les fournisseurs d'accès à Internet de pousser les abonnés à pirater.
Les deux hommes étant désormais partenaires depuis la sortie de l'offre Neuf Music limitée au catalogue d'Universal, Veyrat ne peut plus s'opposer au président d'Universal Music (les deux sociétés sont déjà liées par l'intermédiaire de Vivendi, qui possède Universal Music et SFR, actionnaire à 40 % du FAI). Mieux, il se dit "parfaitement d'accord" avec son interlocuteur, puisque l'opérateur veut désormais favoriser ses propres offres de contenus, ce qui passe par une chasse au piratage dans sa propre clientèle. Mais pas question de faire le ménage soi-même, ça ferait mauvais genre. "Nous réclamons la création d'une autorité indépendante qui soit capable de mettre des contraventions, comme les radars sur les routes", a indiqué le président de Neuf Cegetel. "Nous avons eu une éducation faite pour les automobilistes, nous pouvons faire la même chose pour les internautes, avec des autorités indépendantes qui voudraient verbaliser ceux qui téléchargent de façon illégale".
Pour Jacques Veyrat, l'autorité devrait donc placer des leurres sur les réseaux P2P pour attirer les internautes dans des pièges (de faux fichiers pirates) et les prendre en flagrant délit d'intention de télécharger. "Ensuite l'autorité indépendante se tourne vers nous, nous sommes les seuls capables de transformer une adresse internet en une adresse personnelle et de reconnaître qui est derrière l'ordinateur". C'est la piste que Neuf Cegetel propose à Denis Olivennes pour ses recommandations de lutte contre le piratage. Piste qu'il ne manquera certainement pas de suivre.
Evoquant enfin le déploiement de la fibre optique qui va considérablement augmenter la bande passante accordée aux internautes, Jacques Veyrat a indiqué qu'il était "important que les procédures de contrôle soient mises en place avant, puisque sinon vous allez arriver vers une très grande difficulté à protéger les auteurs, ce qui est important pour nous tous".
Voir interview
http://www.ratiatum.com/breve5671_P2P_Neuf_Cegetel_favorable_aux_pieges_a_souris_et_aux_amendes.html
Une usine pirate démantelée aux Pays-Bas
Le BREIN, qui est certainement l'organisation en Europe qui compte le plus de victoires contre des organisations pirates, vient d'accrocher un nouveau trophée à son tableau de chasse. Le groupement anti-piratage néerlandais est en effet à l'origine du démantellement d'une usine de pressage de CD et de DVD pirates à Velddriel, aux Pays-Bas. Elle avait porté plainte après que l'IFPI, la Fédération Internationale de l'Industrie Phonographique, l'ait avertie que ses agents avaient détecté des activités suspectes.
La Police Fiscale et Economique Néerlandaise a saisi la presse à DVD utilisée pour copier notamment Die Hard 4, Ocean's Thirteen, Evan Almighty et Les Quatre Fantastiques et le surfeur d'argent. Elle pouvait produire jusqu'à 900 DVD à l'heure, soit plus de 600.000 disques par mois, qui étaient ensuite écoulés au marché noir de la main à la main, dans les écoles, sur les lieux de travail ou dans les bars. Selon l'IFPI, la presse industrielle aurait visiblement été récupérée auprès d'une usine officielle qui avait déposé le bilan.
L'IFPI, comme à son habitude, s'est évidemment félicitée de la prise et a rappelé que le piratage de cette ampleur était digne du crime organisé mafieux, et qu'en achetant des CD pirates, les consommateurs financent "certainement" des activités criminelles de toute autre nature...
http://www.ratiatum.com/breve5674_Une_usine_pirate_demantelee_aux_PaysBas.html
Échange de fichiers: la main dans le sac
Une entreprise désireuse de piéger les utilisateurs de services d'échange de fichiers voit ses plans étalés sur la place publique
En juillet dernier, le blogue américain TorrentFreak révélait qu'une entreprise embauchée par l'industrie du cinéma et du disque aux États-Unis avait créé un faux service d'échange de fichiers pour piéger les internautes qui partagent des fichiers audio et vidéo. À l'époque, l'entreprise MediaDefender avait nié la supercherie entourant le service MiiVi expliquant plutôt que c'était un outil interne mal dissimulé et que, malheureusement, des internautes externes à l'entreprise avaient occupé l'endroit. Peu de gens ont cru à cette explication, mais il restait tout de même à trouver la preuve irréfutable de cette douteuse façon de procéder.
MediaDefender affirme depuis longtemps ne pas vouloir arrêter le piratage des produits de ses clients, mais plutôt travailler à gêner leurs distributions sur Internet, le temps que le produit en format légal puisse générer assez de profit. Pour ce faire, l'entreprise mène des opérations de commando pour berner les internautes qui utilisent des services de partage de fichiers, le réseau BitTorrent étant souvent la cible de choix.
Retournement fâcheux pour cette entreprise mercenaire de l'industrie culturelle dans les derniers jours, puisqu'un groupe baptisé MediaDefender-Defenders vient de mettre en ligne, par l'entremise du réseau d'échange BitTorrent, un énorme fichier de 700 Mo qui contient l'équivalent de plusieurs mois d'échange de courriers électroniques de l'entreprise. En soi, c'est probablement le plus grand scoop obtenu au moyen d'un service d'échange de fichiers.
Dans cette correspondance, on découvre en consultant ces courriels tous les liens d'affaires qui lient MediaDefender à ses clients; on découvre les étapes de certaines campagnes de pollution et de contrôle d'Internet, notamment l'opération entourant la sortie du film des Simpsons. Finalement, la cerise sur le gâteau, on obtient la preuve entourant toute cette opération de MiiVi pour piéger les consommateurs qui désirent échanger des fichiers par Internet et comment l'entreprise planifiait de se distancer de ce gigantesque hameçon. Un des courriels les plus révélateurs sur la question demeure celui où le grand patron de MediaDefender réagit à la lecture des affirmations du blogue TorrentFreak en juillet. Il répond à un correspondant: «This is really fucked. Let's pull miivi offline.»
Un coup fumant donc, réalisé grâce à la négligence d'un membre de MediaDefender qui a court-circuité tout le système de sécurité de l'entreprise en envoyant de façon systématique toute sa correspondance vers une adresse Gmail en utilisant même un mot de passe trop facile à trouver. Une leçon qui pourra sûrement servir à bien des gens...
Pour le moment, pas de réaction de la part de la direction de la compagnie MediaDefender qui doit être encore sous le choc. Mais 700 Mo de courriels plus tard, l'entreprise a de quoi faire toute une pirouette pour se dépatouiller de ces révélations. Et bien que MediaDefender puisse toujours accuser le groupe MediaDefender-Defenders d'avoir publié de faux courriels, il y a peu de chance que quelqu'un s'amuse à créer 700 Mo de faux courriels. Surtout avec autant de renseignements et de détails. À suivre!
Facebook inspire les grands
Après Google qui semble vouloir créer son propre réseau de réseautage avec le projet Makamaka, c'est maintenant au tour de Yahoo de s'intéresser au phénomène. Contrairement à Google qui mise sur la mise en commun de ses outils de communications pour entretenir son réseau de contacts, Yahoo semble plutôt jouer la carte de l'innovation et de la création.
Yahoo propose avec son nouveau service Mash un outil de présentation plus interactif que celui offert par Facebook. En fait, ce que propose la version bêta du service, une version accessible uniquement sur invitation pour le moment, c'est la possibilité de modifier l'espace personnel d'un individu. C'est à dire que l'auteur d'un profil peut accepter que ses amis viennent modifier ou ajouter aux informations disponibles sur sa page de présentation. Le Mash de Yahoo, c'est un peu comme un mariage entre l'outil Facebook et l'encyclopédie Wikipedia.
Heureusement, tout est une question de configuration personnelle, donc si l'utilisateur désire avoir un contrôle complet sur ce qui est affiché sur sa page, il peut interdire toute modification. Mais s'il désire que les visiteurs ou seulement ses amis puissent modifier un texte, ajouter une photo ou raconter une histoire à son sujet, alors le système le permet. Si les ajouts ne sont pas appréciés, une fonction permet de faire disparaître les modifications.
Voilà un outil de réseautage qui trouvera sûrement sa clientèle propre et qui occasionnera aussi des dérapages intéressants à suivre. Pensons seulement au vandalisme d'une page ou encore à des ajouts diffamatoires qui pourraient être faits à l'occasion sur la page des membres. Des heures de plaisir.
Chose certaine, les outils de réseautage comme MySpace, Facebook, Bebo et compagnie demeurent des outils qui font leur place dans le domaine de la communication, au même titre que le courriel, le SMS ou la messagerie instantanée. Le seul hic, c'est que contrairement au courrier électronique ou à la messagerie instantanée, toutes les conversations entre utilisateurs demeurent uniquement disponibles à partir des serveurs des entreprises qui offrent ces services. Si vous quittez ces endroits, vous partez sans vos conversations. Et c'est sans soulever la question de la vie privée, puisque ces conversations résident sur des serveurs sur lesquels nous n'avons aucun contrôle vous et moi... Qui les consulte? Qui y a accès? Moi, je ne le sais pas et vous?
http://www.ledevoir.com/2007/09/17/157101.html
M6 aura sa « catch up TV » à la fin 2007
Dans un entretien accordé au quotidien Les Echos du 14 septembre, Nicolas de Tavernost, président du directoire de M6, a annoncé le lancement d'un service de « catch up TV » (qui permet de revoir les émissions de la chaîne après leur première diffusion, Ndlr) avant la fin de l'année 2007. Des discussions sont en cours avec des fournisseurs d'accès, dont Orange, pour sa distribution qui sera gratuite et financée par la publicité.
Le patron de M6 a, par ailleurs, confirmé son intention de poursuivre ses acquisitions dans le secteur Internet. Il a assuré avoir écarté les dossiers de Nextedia et de Newsweb (rachetés par Lagardère Active), du groupe Tests (acquis par NextRadioTV) et même de Dailymotion.
Depuis 2006, M6 a déjà lancé plusieurs sites, dont Yootribe, Atonservice ou Wideo ou Skaaz.
http://fr.news.yahoo.com/zdnet/20070914/ttc-m6-aura-sa-catch-up-tv-la-fin2007-6a3d054_2.html
Publié par Reuther à 07:47:30 dans Actu P2P | Commentaires (0) | Permaliens
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