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Droits D'auteurs - P2P - Podcasting - Mobiles et autres Technologies

news p2p | 09 mai 2007

Peter Gabriel lance son service de téléchargement légal et gratuit

Jusqu'à présent, aucun système de téléchargement légal de musique n'avait su pleinement satisfaire les internautes. Le prix trop élevé des fichiers numériques vendus par iTunes et ses concurrents ne donnait aucunement envie à ceux qui fréquentent les réseaux P2P de renoncer au piratage. Peter Gabriel pense avoir trouvé la solution qui saura plaire autant aux mélomanes qu'aux artistes.

L'ex-chanteur de Genesis propose probablement la solution la plus intéressante tant pour les musiciens que pour les internautes. Il lance We7, un site qui bâtit un pont entre le téléchargement légal et la possibilité d'acquérir de la musique sans avoir à la payer. Les artistes seront en effet rémunérés grâce aux messages publicitaires ajoutés au début de chaque fichier.

Le fonctionnement de We7 est simple et efficace. Vous téléchargez le fichier, vous vous tapez entre 4 et 10 secondes de blabla publicitaire, et la chanson commence. Pour le moment, les messages ne tournent qu'autour du site lui-même. Avant qu'il vous soit possible d'écouter le morceau que vous venez de télécharger, on vous déblatère des slogans tels que « The time to We7 is now » ou encore « Don't steal it, We7 it! It's free! » L'utilisateur peut actuellement faire son choix parmi un nombre très limité de MP3 disponibles. Le site ne devrait être réellement lancé que cet été.

Toute personne qui se soucie du respect des droits d'auteur des musiciens peut arguer avec justesse qu'il s'agit là d'un moindre mal. La longévité du projet de Peter Gabriel n'en est pas pour autant assurée... En effet, il est trop facile de se jouer des contraintes imposées par We7. En principe, l'utilisateur devrait accepter d'entendre le message publicitaire pendant 4 semaines. Après ce délai, il aura la possibilité de télécharger de nouveau le fichier gratuitement, cette fois sans publicité. Or, rien n'empêche l'internaute de couper immédiatement les quelques secondes indésirables en utilisant un éditeur audio. Il se retrouve ainsi avec un MP3 encodé en 128 kb/s, sans DRM, acquis en toute légalité... Il y a fort à parier que les maisons de disques, qui sont encore majoritairement réfractaires à la vente sans verrou anticopie de leur catalogue, s'opposent à ce mode de distribution trop souple.

We7 démontre toutefois qu'il peut y avoir d'autres avenues possibles pour rémunérer les artistes tout en tenant compte du désir qu'ont nombre d'internautes de continuer à consommer de la musique gratuitement, ce qu'ils font depuis 10 ans déjà. L'effort de Peter Gabriel est donc fort louable, mais il risque toutefois de ne pas être suffisant.

http://www.radioactif.com/nouvelles/nouvelle-peter_gabriel_lance_service-15336-17.html

Le nouvel album de McSolaar, Chapitre 7, dans les mains du warez.

" Je bosse dur, pas l'temps d'faire les courses. Mes CD ? J'les ai piraté of course. Sur Blubster, Morpheus, Kazaa, eDonkey, Napster ou Gnutella. Appelle moi hacker, hijacker ou pirateur, downloader, Ali Baba le roi des voleurs. J'prends l'son, et puis la parole de tous les orateurs. Pire que le Peer-to-Peer de l'ex-Napster." McSolaar - 2004.

Le rappeur français Mc Solaar n'a décidément pas de chance avec les pirates et les fuites de ses albums. Attendu dans les bacs le 16 juin prochain, le nouvel opus baptisé Chapitre 7, vient de se retrouver sur l'ensemble des serveurs

P2P de la planète web. Une fuite qui n'a pas été signée. Le pirate a joint, avec sa copie des 18 morceaux de l'album, la pochette.

En 2004, McSolaar avait diffusé sur Internet une chanson dont les paroles avaient pour mission de faire réfléchir les copieurs (

LIRE). Seulement, quelques jours plus tard, la version

pirate de son album Mach 6 se retrouvait dans le warez, quelques semaines avant sa sortie officielle (

LIRE). Le pirate tenait même des propos racistes dans un fichier texte fourni avec sa contrefaçon.

Alors, cette nouvelle fuite, vraie ou fausse ? Clairement un piége à internaute copieur. Les chansons ne sont pas complétes, quelques secondes, en boucle. Une maniére de contrer les

pirates en noyant le P2P de fausses copies et de créer un petit Buzz avant la sortie de l'album. Il semble, par contre, que Maryline Manson soit victime, lui, d'une vraie fuite de son prochain album, "Eat Me, Drink Me". Une copie est diffusée depuis le 5 mai sous la signature d'un pirate iND, indépendant. (zataz)

http://www.zataz.com/news/13990/mcsolaar-chapitre-7.html
 

Warner Music creuse ses pertes au 2e trimestre

Warner Music publie une perte trimestrielle accrue, pénalisé par la baisse de ses ventes de disques, et annonce quelque 400 suppressions de postes dans le cadre d'un plan de réduction des coûts et d'extension de sa distribution numérique.

Dans les premiers échanges à Wall Street, l'action s'adjugeait plus de 5% à 18,19 dollars.

La perte nette du quatrième groupe d'édition musicale au monde est ressortie à 27 millions de dollars, ou 19 cents par action, au deuxième trimestre de son exercice fiscal, contre une perte de sept millions (cinq cents) un an auparavant.

Hors exceptionnels, la perte s'établit à dix cents par action, conforme aux prévisions des analystes.

Le chiffre d'affaires a reculé de 2% à 784 millions de dollars, contre 796 millions.

"Le piratage et l'évolution des modes de consommation de musique, selon laquelle les ventes physiques sont supplantées par de nouvelles formes de musique en ligne, continuent de représenter des défis pour l'industrie musicale", lit-on dans un communiqué de Warner, qui compte dans son catalogue des artistes comme Madonna et Red Hot Chili Peppers.

D'ici la fin de son exercice fiscal, la major américaine prévoit de contracter des charges comprises entre 65 et 80 millions de dollars dans le cadre de son programme de réduction des coûts.

http://fr.news.yahoo.com/08052007/290/warner-music-creuse-ses-pertes-au-2e-trimestre.html

Warner dénonce le piratage et annule ses projections de promotion au Canada

Les studios Warner annulent toutes leurs projections promotionnelles au Canada pour protester contre les lois canadiennes antipiratage, jugées trop molles.

Warner Bros Pictures affirme prendre cette mesure parce que le Canada est devenu la principale source de reproductions illicites de films au monde. Selon l'entreprise, environ 70 pour cent de ses productions ont été copiées illégalement au cours des 18 derniers mois.

 

Darcy Antonellis, vice-président principal du service antipiratage de Warner, a fait savoir que la mesure entre en vigueur immédiatement, à commencer par "Ocean's 13", qui mettra en vedette Brad Pitt et George Clooney, et le très attendu "Harry Potter et l'Ordre du Phénix".

 

A l'heure actuelle, ce n'est pas un crime au Canada de faire des enregistrements de films dans des salles de cinéma à des fins personnelles. Pour pouvoir poursuivre un pirate, il faut prouver que la copie du film est produite à des fins commerciales.

 

"Le Canada est la priorité numéro un en législation anticaméscope", a affirmé M. Antonellis dans un communiqué, mardi.

 

"Dès qu'un film a fait une semaine en salle, vous pouvez presque être assuré qu'une copie canadienne va surgir quelque part."

 

En 2005, le piratage de films a coûté 225 millions $ US à l'industrie canadienne du cinéma et 34 millions $ US au gouvernement canadien, selon une étude de la Motion Picture Association of America.

 

En avril dernier, l'association plaçait le Canada sur une liste de surveillance de pays jugés à haut risque aux côtés de délinquants de longue date comme la Chine, la Malaisie et l'Inde.

 

Les enregistrements piratés, qui se vendent parfois aussi peu que 2 $, peuvent passer des salles obscures aux kiosques de DVD à travers le monde en moins de 24 heures.

 

"Nous regrettons d'avoir à annuler nos visionnements au Canada, mais notre studio doit prendre des mesures pour protéger non seulement notre marque mais notre engagement envers nos réalisateurs et envers les salles de cinéma du monde entier", a déclaré le président de la distribution intérieure de Warner, Dan Fellman.

http://cf.news.yahoo.com/s/capress/070508/arts/cinema_piratage_1

Piratage de films: Roger Frappier en campagne

Le producteur Roger Frappier, qui a constaté que ses films sont mis en vente illégalement sur Internet, réclame une législation plus ferme.

Selon lui, les lois actuelles sont désuètes; dans une entrevue accordée au Journal de Montréal, il dit ne pas pouvoir croire qu'on ne puisse pas retrouver la source exacte des films offerts illégalement sur le Net.

Quelques jours avant la mise en marché de son dernier DVD, Le Guide de la petite vengeance, le film pouvait déjà être acheté sur Internet.

Il a par la suite découvert que plusieurs autres de ses projets antérieurs étaient aussi offerts illégalement sur Internet.

Le mois dernier, la Gendarmerie royale du Canada a mis la main au collet d'un Montréalais âgé dans la trentaine qui jouerait un rôle important dans l'industrie du piratage de films à l'échelle mondiale.

L'individu, qui a été arrêté, interrogé puis relâché, doit être accusé formellement de contrefaçon, incessamment. Il diffusait son matériel sur Internet et le produit se retrouvait rapidement sur le marché américain.

Du côté de l'Association canadienne des distributeurs de films, on considère qu'il n'est pas réaliste de vouloir enrayer totalement le piratage et que la prévention, auprès des jeunes notamment, est la meilleure option.

http://techno.branchez-vous.com/actualite/2007/05/piratage_de_films_roger_frappi.html

Steve Jobs, le mieux payé des PDG américains

Steve Jobs serait le PDG le mieux payé aux États-Unis, soutient le magazine économique Forbes dans un palmarès publié à la fin de la semaine dernière.

Bien que son salaire régulier ne soit que d'un dollar, le Président d'Apple aurait en fait un revenu tournant davantage aux alentours de 646 millions $US, notamment grâce à ces options d'achat d'actions et d'autres bénéfices.

En deuxième position du palmarès de Forbes se trouve le PDG d'Occidental Petroleum, Ray Irani, avec 321,6 millions de dollars US, suivi par Barry Diller d'InterActive Corp. (295 millions), William Foley de Fidelity National (179 millions) et Terry Semel de Yahoo! (174 millions).

Michael Dell, le PDG du fabricant d'ordinateurs Dell, arrive pour sa part en sixième position des 500 PDG recensés par Forbes avec un salaire annuel de 153 millions de dollars.

Collectivement, ces 500 PDG américains ont connu une augmentation de salaire de 38 % par rapport aux données de l'année précédente, ce qui représente une hausse de leurs revenus de 7,5 milliards de dollars.

http://techno.branchez-vous.com/actualite/2007/05/steve_jobs_le_mieux_paye_des_p.html

NBC Universal appuie la plainte de Viacom et du L.A. News Service contre YouTube

NBC Universal vient de se joindre à Viacom dans l'affaire du Los Angeles News Service contre YouTube, pour des questions de droits d'auteur.


   Ainsi, vendredi dernier, NBC Universal a confirmé son appui, sans déposer de plainte officielle, auprès d'une cour de district californienne, plainte rejoignant l'offensive du Los Angeles News Service, déposée en juillet 2006, et portant sur la diffusion non-autorisée de contenus vidéo.

   NBC Universal estime démontrer sa volonté de faire respecter ses droits.

http://benefice-net.branchez-vous.com/nouvelles/07-05/11-212902.html

Piratage: la répression n'est pas une solution

Mieux vaut prévenir que guérir. Pour Jean Cédras, professeur de droit pénal et avocat général auprès de la Cour de cassation, ce vieil adage pourrait s'appliquer au problème du téléchargement illégal sur Internet. Dans un rapport commandé par le ministère de la Culture sur "Le téléchargement illicite d'œuvres protégées par droit d'auteur", l'homme de loi estime que les systèmes de répression ne sont pas applicables, pour des raisons techniques et juridiques.
 
En janvier 2007, Jean Cédras avait été chargé de "rechercher des solutions au problème du téléchargement illicite" et d'imaginer un dispositif combinant de nouvelles propositions aux solutions actuelles, notamment avec les fournisseurs d'accès à Internet. Le 12 avril, il a remis ses conclusions au gouvernement. Celles-ci, qui n'ont pas encore été rendues public, sont cependant disponibles sur le site de l'association Ligue Odebi, qui a mis le rapport en ligne. Panorama.
 
Jean Cédras juge tout d'abord que l'identification du contrevenant par son adresse IP, souvent évoquée comme une possible solution de détection des utilisateurs pirates, n'est pas suffisamment fiable. Il est en effet facile aujourd'hui de détourner l'adresse d'un internaute et de prendre son identité virtuelle. Dès lors, cette faille technique empêche, souligne Jean Cédras, toute poursuite judiciaire.
 
Autre solution souvent évoquée mais à la réalisation délicate : la mise en place automatique de logiciels de filtrage sur les PC des internautes, pour empêcher l'utilisation de logiciels peer-to-peer et la lecture d'œuvres piratées. Cette solution, si elle semble plus réalisable techniquement, reste aisément contournable, et requiert la mise en place d'un traitement informatisé des données personnelles. Pour la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés), elle n'est pas envisageable.
 
Le filtrage des données par les FAI est lui aussi peu probable, en partie pour des raisons financières. D'autant que celles-ci pourraient se répercuter sur les internautes. C'est ce qu'estime Jean Cédras, qui refuse l'idée d'une licence globale. "Est-ce aux internautes de payer la protection des ayants droit par un surcoût de leur abonnement, notamment les internautes qui n'ont jamais téléchargé quoi que ce fût, même licitement ?", précise-t-il.
 
Peut-on dès lors lutter contre le piratage ? Oui, rétorque le professeur de droit, qui annonce qu'"une esquisse de solution pourrait alors être cherchée dans des accords collectifs entre les ayants droit et les opérateurs de télécommunications, fournisseurs d'accès ou d'hébergement, ou les sites", seuls capables de "bloquer la circulation illicite d'œuvres protégées".
 
Il souhaite également la mise en place d'une importante offre légale, encore faible aujourd'hui. Pour y parvenir, il se fait partisan de l'abandon des DRM (Digital Rights Management) pour la musique, mais pas pour le cinéma, pour des raisons de chronologie des médias. Il milite également pour la prévention, via des messages de sensibilisation. Un travail que le juriste reconnaît être de longue haleine.
 

Bilan du quinquennat Chirac sur les NTIC: la loi Dadvsi laisse le droit d'auteur dans le flou

Chargée d'adapter la copiée privée à l'ère numérique, la loi Dadvsi est certainement l'une des lois les plus controversées du quinquennat Chirac. Elle a suscité beaucoup de passion, autant sur le fond que dans la forme. Et ses effets réels se font attendre.

À 48 heures du second tour de l'élection présidentielle, ZDNet.fr poursuit sa revue de détail sur les principales lois votées durant le quinquennat de Jacques Chirac, pour adapter la législation française à l'ère numérique. Après la loi pour la Confiance dans l'économie numérique (LCEN), la réforme de la loi Informatique et libertés de 1978, retour aujourd'hui sur un autre texte très polémique: la loi Dadvsi (droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information).

La Dadvsi, pourquoi?
Le texte doit transposer la directive européenne de 2001 sur le droit d'auteur. Il aura fallu, une fois encore, que la Commission européenne hausse le ton vis-à-vis de la France, pour que le projet arrive enfin devant l'Assemblée nationale, à la toute fin de l'année 2005. Il doit fixer des règles pour adapter le mécanisme de copie privée à l'ère numérique, notamment en tenant compte des fameuses mesures de protection contre la copie. Le texte doit également préciser les sanctions encourues par les internautes reconnus coupables de contrefaçon, et mettre en place les conditions de développement d'une offre légale de contenus (musique et vidéo) en France.

Débats et polémiques
Le texte est frappé d'une procédure d'urgence, c'est-à-dire qu'une seule lecture devant l'Assemblée et devant le Sénat est autorisée. Une mesure que de nombreux opposants à la loi, partis politiques comme associations de consommateurs ou organisations d'artistes chercheront à faire lever tout au long des débats, en dénonçant un texte bâclé et partisan. Renaud Donnedieu, le ministre de la Culture, est même revenu sur sa promesse, publique, d'autoriser une seconde lecture si les versions de l'Assemblée et du Sénat différaient trop.

La totalité des débats, pourtant suivie par une minorité de parlementaires, s'est déroulée dans une ambiance électrique. La première surprise arrive à la veille des vacances de Noël: plusieurs députés UMP, aidés par des collègues de l'opposition, parviennent à faire voter le concept de licence globale pour légaliser les échanges sur les réseaux peer-to-peer. Fronde immédiate des ayants droit de la musique et du cinéma, campagne de communication tous azimuts des opposants et des partisans de cette solution, la cacophonie est totale et l'examen du texte est suspendu.

Le ministère de la Culture tente difficilement de reprendre la main avec un site officiel, baptisé "lestelechargements.com", rapidement critiqué de toutes parts. Au final, les débats à l'Assemblée reprennent début mars 2006. Après une longue bataille de procédure, la disposition sur la licence globale est finalement retirée.

Entre temps, une nouvelle polémique éclot pour savoir si la future loi obligera ou non Apple à ouvrir le système de DRM qui verrouille sa plate-forme de distribution iTunes Music Store avec ses baladeurs iPod. Le fabricant menace de quitter la France si cette disposition est validée. Elle sera finalement modifiée lors de l'examen du texte au Sénat en mai.

Les versions des deux chambres parlementaires diffèrent sensiblement; une commission mixte paritaire est convoquée pour rédiger une version finale du projet de loi. Une fois encore, l'UMP a les pires difficultés à avancer en ordre rangé, mais parvient à imposer ses vues. Il faudra néanmoins l'arbitrage du Conseil constitutionnel, et une censure partielle de certaines mesures, pour clore définitivement le dossier Dadvsi, en juillet 2006.

Que dit la loi?
La loi Dadvsi légalise l'utilisation de mesures de protection contre la copie sur les supports numériques ou les fichiers dématérialisés. Le texte précise que le montant des redevances pour copie privée, appliquée sur ces supports, doivent tenir compte de l'utilisation de ces mesures. Mais surtout il rappelle que le contournement de ces mesures techniques est interdit. Selon l'implication de l'internaute, simple utilisateur d'une technologie de contournement ou fournisseur d'une solution de contournement, il risque des peines allant de 3.750 euros d'amendes jusqu'à 30.000 euros d'amende et 6 mois d'emprisonnement.

En contrepartie, le texte crée une Autorité de régulation des mesures techniques, chargée de veiller à ce que la présence de DRM n'entrave pas l'interopérabilité des fichiers, et de définir le nombre minimal de copies privées que peut réaliser un utilisateur à partir d'un support donné. La loi Dadvsi sanctionne également les éditeurs de logiciels peer-to-peer, qui permettent la mise à disposition non autorisée d'oeuvres protégées. Ils risquent trois ans d'emprisonnement et jusqu'à 300.000 euros d'amende.

Bilan
Lorsque l'on tire le bilan législatif et internet des années Chirac, ce texte fut probablement le plus controversé, le plus ardemment débattu et commenté, non seulement par la classe politique et les médias, mais aussi par les artistes, les producteurs, et les internautes. D'autant qu'il doit encore démontrer son utilité: certains décrets sont sortis avec beaucoup de retard sur le calendrier, d'autres sont encore à paraître. L'Autorité de régulation des mesures techniques de protection, instituée officiellement début avril par le ministère de la Culture doit faire ses preuves - alors que certaines maisons de disques, comme EMI ou certains indépendants, proposent désormais leur catalogue sans DRM.

Mais surtout, le Conseil constitutionnel a censuré les mesures qui définissaient les sanctions pour les utilisateurs des réseaux peer-to-peer. Dans le texte original, ceux-ci risquaient une contravention entre 38 et 150 euros d'amende. Les dispositions ayant disparu, c'est le régime de la contrefaçon qui continue de s'appliquer: les internautes risquent donc jusqu'à 3 ans de prison et 300.000 euros d'amende. Et les ayants droit, les maisons de disques en particulier, qui espéraient grâce à ce texte parvenir à museler les échanges de fichiers piratés, ne semblent guère plus avancés, malgré un texte qui leur est largement favorable.

http://fr.news.yahoo.com/04052007/7/bilan-du-quinquennat-chirac-sur-les-ntic-la-loi-dadvsi.html

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pour rappel

DADVSI, le rapport qui remet en question la répression

DADVSI, selon un rapport, qui a curieusement non été diffusé, la répression avec la réponse graduée automatique doit être abandonnée contre les personnes qui téléchargent des fichiers illicitement sur Internet. Ce rapport a finalement été diffusé par le ligue Odebi. Selon ce rapport rédigé par le juriste Jean Cedras, et remis fin avril au ministre de la Culture, la répression avec la réponse graduée automatique doit être abandonnée contre les contrevenants à la loi DADVSI qui téléchargent illégalement des fichiers sur Internet.

Par une lettre de mission de janvier 2007, le ministre de la Culture avait chargé le juriste « de rechercher des solutions au problème du téléchargement illicite, complémentaires de la répression de la contrefaçon, ‘adaptées au traitement d'une grande masse d'infractions qui, prises isolément, occasionnent un trouble limité'. » Le ministre avait alors suggéré « d'imaginer un dispositif combinant des actions d'information et de sensibilisation des internautes, notamment par l'envoi de courriels individualisés, et des sanctions pécuniaires adaptées et proportionnées ».

Le dispositif que devait présenter Jean Cedras devait « être articulé avec le dispositif actuel et impliquer les fournisseurs d'accès à Internet ». Le ministre précisait aussi qu'il «pourrait être utile d'envisager dans quelle mesure l'abonné pourrait en tant que tel être responsabilisé, en s'appuyant notamment sur les dispositions de l'article L. 335- 12 du Code de la propriété intellectuelle ».

La mission de Jean Cedras « consistait donc à explorer ces possibilités et à formuler des propositions, en analysant leur compatibilité avec les principes juridiques fondamentaux, notamment les droits de l'homme et la protection de la vie privée, ou avec les engagements internationaux de la France. »

Pour lui, « Techniquement possible, l'accès libre, gratuit et sans limite aux oeuvres protégées est inadmissible éthiquement, économiquement et juridiquement. S'agissant des jeux, du son et de l'image, on pense aux commodités offertes par le téléchargement illicite sur Internet, dont la facilité installe une culture de la gratuité dans les esprits, spécialement chez les jeunes gens. Il en va ainsi des logiciels d'échange de pair à pair (peer to peer, P2P, c'est-à-dire d'ordinateur à ordinateur). »

Selon lui, « le gouvernement a tenté d'introduire une répression dérogatoire et mesurée, dite « réponse graduée », pour défaire l'innombrable armée des petits contrevenants occasionnels en les sanctionnant d'une peine de police, et non plus délictuelle. Tel était le but de l'art. 24 du projet de la loi du 1er août 2006 créant l'art. L. 355-11 CPI : après avertissement à l'internaute indélicat, étaient incriminées spécialement la reproduction non autorisée à des fins personnelles et la communication au public à des fins non commerciales grâce au pair à pair lorsque cette communication résultait automatiquement de la reproduction. Il s'agissait dans les deux cas de petites contraventions de police. Mais la loi DADVSI, promulguée le 1er août 2006, a été amputée de ce dispositif de « réponse graduée » le 27 juillet précédent par le Conseil constitutionnel comme contraire à l'égalité devant la loi pénale : il n'y a aucune raison, a dit le Conseil, de distinguer entre vecteurs analogique et numérique de la contrefaçon ni entre vecteur pair à pair ou autre vecteur. »

« Certes, la position du Conseil constitutionnel pouvait être critiquée: l'égalité des citoyens devant la loi pénale, motif de la censure, suppose une criminalité de même nature ; or peut-on assimiler l'internaute ludique, qui agit pour son propre usage et celui de proches à celui qui reproduit en nombre pour vendre ? De plus, le principe de proportionnalité est constitutionnellement aussi important que celui d'égalité. On ne doit punir qu'avec des peines proportionnées à la gravité du comportement. Il ne faut pas oublier que le délit de contrefaçon, par extensions successives, a englobé des attitudes antisociales très différentes, certaines étant moins graves que d'autres. »

« En l'état du droit positif, le contrefacteur par téléchargement illicite, quelle que soit la gravité de son comportement, reste donc coupable d'un délit de contrefaçon, punissable au maximum de trois ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende. Les peines encourues sont aggravées à 5 ans et à 500 000 euros en cas d'infraction commise en bande organisée et l'on peut se demander si cette circonstance n'est pas systématiquement présente dès lors qu'il y a utilisation d'un réseau d'échanges de pair à pair. »

« La sanction encourue paraît disproportionnée à tous les observateurs et au gouvernement : le ministre de la Culture et de la Communication a adressé une lettre ouverte aux internautes le lendemain de la décision du Conseil constitutionnel, dans laquelle il annonce qu'il demandera aux garde des Sceaux de réserver les poursuites aux cas les plus graves. Les maxima prévus par les textes sont loin d'être appliqués par les juges (aucun emprisonnement ferme n'a jamais été prononcé et les amendes sont faibles, parfois assorties du sursis). La réponse sociale à cette petite délinquance de masse doit être repensée et adaptée dans le respect de la décision du Conseil constitutionnel, des principes du droit pénal et de ceux qui protègent la vie privée. En première approche, on peut aussi imaginer une réponse autre que pénale ou encore des accords contractuels préventifs, à imaginer eux aussi, notamment entre producteurs des oeuvres protégées et intermédiaires techniques tels que fournisseurs d'accès à Internet, ou encore des accords contractuels entre fournisseurs d'accès et internautes. »

« La contrefaçon d'œuvres musicales et celle d'œuvres audiovisuelles ne posent sans doute pas les mêmes problèmes. Le volume des investissements est sans commune mesure ; il en va de même corrélativement du préjudice subi par les victimes. Et si certaines solutions techniques, telle la réduction de la bande passante, montante ou descendante, sont de nature à entraver le téléchargement illicite des œuvres audiovisuelles, elles sont sans efficacité sérieuse sur celui des oeuvres musicales. Toujours est-il qu'il semble préférable d'aboutir à des solutions qui soient communes aux secteurs concernés et qui ne soient pas rendues obsolètes par l'évolution vertigineuse de la technique. »

Alors que faire ? Pour Jean Cedras « une esquisse de solution pourrait alors être cherchée dans des accords collectifs entre les ayants droit et les opérateurs de télécommunications, fournisseurs d'accès ou d'hébergement, ou les sites. Seuls ces opérateurs ou ces sites pourraient bloquer la circulation illicite d'œuvres protégées. Un filtrage par protocole ou par port est exclu. Un filtrage par contenu supposerait une technique de reconnaissance audio et vidéo. Les sites de partage DailyMotion, Snow Reaper, YouTube, par exemple, ont accepté de se doter de certains logiciels de filtrage. L'intérêt des fournisseurs d'accès, qui ont objectivement profité du téléchargement illicite, serait peut-être aujourd'hui de s'équiper eux-mêmes de filtrages et de libérer ainsi de la bande passante descendante au profit de leurs propres contenus, tels les offres Triple Play, la Video on Demand ou les bouquets, gros consommateurs de cette bande ? »

http://www.referencement-internet-web.com/20070505-DADVSI-rapport-repression.php

http://www.odebi.org/docs/RapportCedras.pdf

 

Mieux comprendre le peer-to-peer (p2p)

Bénéficiant d'une notoriété se développant exponentiellement de par sa facilité d'accès et d'utilisation à tout internaute, le peer-to-peer représente la plus grande source de téléchargements dans le monde. Mais devant la diversité des réseaux de partage, il n'est pas facile de s'y retrouver. L'occasion pour nous de vous présenter les principes de fonctionnement des réseaux d'échange de fichiers. Sans oublier de dresser un panorama non exhaustif des meilleurs logiciels d'échange afin de mieux vous guider.

Le peer to peer (p2p), que l'on peut traduire par pair-à-pair, est un ensemble de techniques permettant de mettre en place un système d'échange de données avec plusieurs utilisateurs entre eux.
      eMule    
 
L'avantage d'un système dit « peer-to-peer » est d'être un réseau sans aucune hiérarchie entre les utilisateurs, puisqu'il n'y a plus besoin d'un ou de plusieurs serveurs disposant d'une bande passante couteuse pour centraliser et mettre à disposition des fichiers. Les échanges passent directement d'un ordinateur à l'autre. Malheureusement, bien que le peer-to-peer soit un outil assez exceptionnel de part ses coûts de mise en service bien inférieurs à un véritable serveur, mais également par sa grande simplicité d'utilisation, il est trop vite assimilé avec le piratage et l'illégalité. Inutile de mentir ou de se voiler la face puisqu'il est possible de trouver toutes sortes de contenus illégaux : musique, films, vidéo, logiciels, système d'exploitation, etc.
 
 
 p2p_diagram

Le p2p séduit par sa simplicité de mise en oeuvre et d'utilisation.
Sans oublier son coût de mise en oeuvre qui est très faible. 
 


emule-prison Néanmoins, le peer-to-peer va bien plus loin, n'en déplaise aux nombreux détracteurs qui ne voient que l'aspect mauvaise utilisation de cette technologie.
A titre d'exemple, il est possible d'échanger ses photos de famille, de vacances, ou illustrant bien d'autres événements avec sa famille, ses amis et ses proches. Mais il est aussi possible de découvrir de nombreux talents dans le domaine de la musique (jeunes auteurs/compositeurs, etc.).
Et il reste très souvent utilisé pour partager diverses vidéos amateurs, comme la dernière version du très apprécié Ryan vs Dorkman 2 que les fans de Star Wars connaissent très bien.

Egalement très utilisé dans le monde du libre, il est souvent utilisé pour diffuser les derniers systèmes d'exploitation Unix, BSD, ou encore Linux. Sans parler des nombreux échanges entre développeurs pour perfectionner, et corriger le code source d'un programme Open Source avec la communauté correspondante. 
 
 
Bref, le peer-to-peer offre un accès simple, rapide et quasiment gratuit pour télécharger et diffuser des données, puisqu'il ne requiert aucun moyen technique lourd et couteux. Une connexion Internet, ainsi qu'une grande capacité de stockage disque dur suffisent. Seule contrepartie, la bande passante de votre connexion Internet ainsi que celle des autres utilisateurs influeront fortement sur le réseau p2p.

Mais comme nous allons le voir un peu plus loin dans ce dossier, le p2p permet également de communiquer instantanément (messagerie instantanée, téléphonie VoIP, etc.) avec plusieurs utilisateurs et même de diffuser la télévision par Internet.
 
 
EMI intéresserait trois fonds américains

LONDRES (Reuters) - La maison de disques britannique EMI Group, qui publie entre autres le chanteur Robbie Williams et le groupe Coldplay, suscite l'intérêt de trois fonds américains de capital-investissement, a rapporté samedi le Financial Times.

Selon le quotidien, Fortress, Cerberus et One Equity pourraient s'engager dans une bataille d'offres au cours des deux semaines à venir pour tenter de prendre le contrôle du numéro trois mondial de la musique, dont la valeur est estimée autour de trois milliards de livres (4,4 milliards d'euros).

L'action EMI a fini vendredi en hausse de 8,2% à 246-1/4 pence à la Bourse de Londres, le groupe ayant annoncé en début de journée avoir reçu plusieurs approches. Un article de presse avait rapporté auparavant que One Equity Partners, filiale de JP Morgan Chase and Co avaient rejoint les prétendants à la reprise.

Au cours de clôture de vendredi, le groupe est valorisé un peu moins de deux milliards de livres.

Le FT explique que les trois fonds ont manifesté par lettre leur intérêt pour un rachat d'EMI et que ce dernier donnera à chacun d'eux l'accès à ses comptes. Les fonds devraient présenter leurs offres au conseil d'administration la semaine prochaine, ajoute-t-il.

Il précise qu'EMI leur a donné jusqu'au 23 mai - date prévue de la publication de ses résultats annuels - pour présenter des offres fermes et intégralement financées.

EMI, qui a rejeté en mars une offre de 2,1 milliards de livres de son concurrent Warner Music Group, n'a pu être joint pour commenter ces informations.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?&news=4165030

Publié par Reuther à 01:55:25 dans Actu P2P | Commentaires (0) |