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Il semble que la période soit propice aux mesures anti-piratage en tout genre. Après la surveillance des réseaux P2P, les actions visant à défendre les droits d'auteur débordent sur un secteur qui paraissait jusque-là inoffensif, le « fansub » ou le sous-titrage effectué par des amateurs. Après le site polonais Napisy.org (9 personnes tenant à jour ce portail de sous-titrage amateur ont été mis en garde à vue et leur site fermé) c'est au tour d'un Français d'être inquiété par les autorités. Connu sous le nom de Jethro, l'administrateur du site series-vo.com a été convoqué au commissariat de Poitiers selon nos confrères de lexpress.fr. Quelques jours plus tard, il fermait son site avec cette explication laconique : « le site est désormais fermé suite à des ennuis avec la justice, prochainement nous vous proposerons un nouveau site qui aura un nom et un contenu différent. »
La traduction des dialogues ou d'un scénario sans le consentement de l'auteur est en effet une contrefaçon. La sanction peut aller jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende selon lexpress.fr. Si Jethro est ressorti libre de sa convocation au commissariat, il semble craindre un nouveau rendez-vous avec les autorités et même une garde à vue.
Souvent lié au téléchargement illégal d'épisodes de séries, le fansub est donc particulièrement mal vu même s'il ne consiste qu'à mettre en ligne des petits fichiers comprenant du texte. La justice n'a pas à prendre en compte l'incompréhensible décalage entre la diffusion des séries aux Etats-Unis et la France - une caractéristique que pourront peut-être bientôt casser les services IPTV comme Joost par exemple - et la rareté de la VO dans l'Hexagone, pourtant à l'origine du fansub. Seul un accord des ayants droit pourrait permettre aux amateurs de sortir de l'illégalité. Car l'arsenal législatif aura du mal à faire taire ce type de pratiques.
Warner Music met ses archives vidéo en libre accès sur internet
Warner Music, numéro quatre mondial du disque, va mettre gratuitement en ligne ses archives de vidéos musicales.
Warner, qui produit entre autres Madonna et les Red Hot Chili Peppers, va travailler avec le fournisseur de services numériques Premium TV pour créer des services de vidéos en ligne ou "centres numériques" qui seront organisés par artistes, genres, ou labels et financés par la publicité.
Ces plateformes diffuseront des séquences inédites et pourraient être disponibles en plusieurs langues, a fait savoir Warner.
L'industrie du disque cherche actuellement de nouvelles formes de revenus pour compenser la chute des ventes de CD et suit de près l'explosion des sites internet de vidéos.
Si ces services seront libres d'accès et financés par la publicité, les internautes mélomanes devront par contre payer pour télécharger les vidéos. Warner réfléchit également à vendre son contenu sous licence.
L'accord comprend en outre la possibilité à l'avenir de développer des services d'abonnement ainsi qu'une version destinée aux plateformes mobiles.
http://fr.news.yahoo.com/31052007/290/warner-music-met-ses-archives-video-en-libre-acces-sur.html
Peer-to-peer : la CNIL réaffirme l'illégalité des messages pédagogiques
Dans son dernier communiqué la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) prend acte de la décision du Conseil d'Etat annulant son refus d'autoriser des fichiers permettant aux majors, la SACEM, la SDRM, la SPPF et la SCPP de rechercher et constater la mise à disposition illégale d'oeuvres musicales sur les réseaux d'échanges peer-to-peer. La même décision autorise les syndicats de producteurs à envoyer des messages de prévention aux internautes mettant à disposition des oeuvres musicales sur ces réseaux.
La CNIL avait considéré que ces traitements n'étaient pas proportionnés car ils aboutissaient à une collecte massive de données et pouvaient permettre la surveillance exhaustive et continue des réseaux d'échanges de fichiers.
Sur ce point, le Conseil d'Etat a considéré que la CNIL a commis une erreur d'appréciation. Il a estimé que compte tenu de « l'importance de la pratique des échanges de fichiers musicaux sur "internet" » et du nombre limité de titres musicaux « surveillés » les traitements présentés étaient proportionnés.
La CNIL relève en revanche que s'agissant de l'envoi de messages pédagogiques, le Conseil d'Etat a retenu son analyse. La commission informatique et liberté réaffirme pour l'occasion que ces envois sont illégaux dans la mesure où ils ne relèvent pas des cas de figure où les fournisseurs d'accès à Internet sont autorisés à conserver les données de connexions des internautes.
Apple lance iTunes +, un service de téléchargement sans verrous
Apple annonce le lancement d'iTunes Plus, un service de téléchargement musical sans "verrous" numériques, pour 1,29 euro la chanson.Le fabricant de l'iPod, qui a signé un accord avec la maison britannique EMI, prévoit de proposer plus de la moitié de son catalogue musical au nouveau format d'ici la fin de l'année.
Le groupe californien, qui continuera de vendre des chansons avec DRM (Digital Rights Management ou système anti-copie) pour 0,99 euro l'unité, précise dans un communiqué que les titres sans verrous, plus chers, disposeront d'un encodage de meilleure qualité.
Apple a également annoncé qu'il proposerait des programmes éducatifs pour les universités et collèges dans le cadre d'un nouveau service baptisé iTunes U.
Une loi anti-pirate informatique sème le trouble en Allemagne
Une nouvelle loi vient d'être votée en Allemagne en matière de criminalité informatique. Le texte est sèchement critiqué par divers groupes compte tenu de ses termes bien trop flous. La section 200 de la loi en question sanctionne ainsi celui qui s'approprie ou transmet à quiconque des données informatiques protégées qui ne lui sont pas destinées. Il peut alors être condamné à des peines d'amende voire jusqu'à 3 ans de prison. Avec des termes trop vagues, le texte vient d'ajouter un sacré grain de sable dans les travaux des administrateurs ou de l'expertise informatique puisque même la fabrication, la possession et la diffusion d'outils dédiés à ces activités devient interdit.
Andy Müller-Maguhn, du célébrissime Chaos Computer Club, regrette ainsi que: « L'interdiction de la possession d'outils concernant la sécurité informatique ouvre les portes à la diffusion des chevaux de Troie. Cela enlève à l'industrie la possibilité de tester leurs systèmes d'une façon adéquate (...) A l'avenir, il ne sera plus possible de tester des systèmes informatiques critiques en terme de sécurité, puisqu'on ne pourra utiliser ces outils aujourd'hui interdits ».
Et le porte-parole du CCC de pointer certaines comparaisons : comme l'industrie automobile qui rend ses véhicules plus sûres par des crashs test, le secteur de la sécurité informatique peut être amélioré par l'utilisation de programmes d'attaque. « L'interdiction générale de ces logiciels est aussi utile que l'interdiction de la fabrication ou la vente de marteaux, puisqu'on peut détruire ou endommager avec un tel outil ».
Le ministère de l'intérieur a cependant prévu une certification pour les prestataires en sécurité dignes de foi, explique toujours le CCC : « Les capacités et le savoir nécessaires aux tests informatiques vont devenir monopolisés par des mains de courtisans accrédités choisis le gouvernement, alors que la recherche indépendante pourra être, selon leur bon vouloir, criminalisée de façon sélective ». Un flou total pour ces spécialistes : « La recherche en matière de sécurité ne pourra avoir lieu que dans cette zone grise légale inacceptable. »
http://fr.news.yahoo.com/30052007/308/une-loi-anti-pirate-informatique-seme-le-trouble-en-allemagne.html
Orange condamné pour publicité trompeuse sur ses offres triple play
Orange va devoir modifier les campagnes publicitaires de ses offres triple play, intégrant accès internet, TV et téléphone. Le 16 mai, l'opérateur historique a été condamné par le tribunal de commerce de Paris pour «publicité trompeuse».
Déclenchée par son concurrent Tele2, la procédure visait la communication autour des formules «Mégamax»: elles ne précisaient pas que le client devait ajouter au montant des offres à 29,90 euros, l'abonnement téléphonique facturé 15 euros par mois.
«Induire en erreur le consommateur»
Rien à voir donc avec l'offre concurrente de Tele2, fixée à 29,90 euros, qui est sans abonnement car en zones dégroupées. En dehors de ces zones, l'opérateur tiers revend lui-même l'abonnement France Télécom mais à un prix moindre, puisque sa formule triple play est alors tarifée 34,90 euros par mois.
Dans son jugement, le tribunal a estimé que les pubs d'Orange «risquent d'induire en erreur le consommateur sur le prix réel de l'offre, en ne mentionnant pas la totalité du prix qu'il sera appelé à payer». Outre l'obligation de modifier sa communication, l'opérateur historique est condamné à verser à Tele2, 400.000 euros «en réparation du préjudice subi».
Notons que les publicités d'Orange mises en cause ne sont pas celles liées aux offres "net" présentées justement comme "sans abonnement". Ces formules sont facturées plus cher: 39,90 euros pour l'internet 8 mégabits par seconde, la TV et la téléphonie; et 44,90 euros pour l'équivalent en 18 mégabits.
Tele2 également condamné pour ses pubs comparatives
Contacté par ZDNet.fr, Orange a simplement indiqué qu'il prenait acte du jugement et qu'il entendait s'y conformer. De son côté, Tele2 se félicite de cette décision qui donnera «plus de clarté dans l'information des consommateurs».
Sauf qu'il s'agissait d'une affaire de plaintes croisées. Devant la même juridiction, Orange a attaqué Tele2 pour ses publicités comparatives, dans lesquelles il indique qu'il facture l'abonnement à 0 euro, contre 15 euros pour Orange.
Seul problème, il s'agit de formules proposées en zones dégroupées, où il n'y a pas d'abonnement téléphonique du tout, souligne le tribunal. Il a donc également condamné Tele2 à verser 400.000 euros à Orange, pour publicité trompeuse.
Pour mémoire, une ligne dégroupée n'intègre plus de portion dédiée aux communications en mode RTC traditionnelles; la téléphonie passe en VoIP. Dans le cas des zones non dégroupées, où un abonnement est facturé, le client dispose d'une seconde ligne traditionnelle pour son téléphone fixe.
France Télécom aurait remporté la bataille pour racheter ya.com
France Télécom a accepté de racheter à Deutsche Telekom le fournisseur d'accès à internet espagnol ya.com, déclare-t-on de source proche du dossier, confirmant une information de presse.Expansion avait annoncé qu'Orange, filiale de France Télécom, paierait environ 360 millions d'euros pour ya.com. La source n'a pas confirmé le montant.
Un porte-parole de France Télécom s'est refusé à tout commentaire. "Nous avons déjà dit que nous étions intéressés par ya.com mais aucune décision n'a été prise à ce stade", a-t-il dit.
Selon Expansion, France Télécom a accepté en échange de céder sa filiale néerlandaise Orange Pays-Bas à Deutsche Telekom pour environ 1,5 milliard d'euros.
La seule question encore en suspens est l'aval des conseils d'administration des deux groupes, ajoute le journal.
"Le groupe français a lié les deux accords et cet échange lui a permis d'abaisser le prix qu'il paye pour ya.com", a-t-on dit à Reuters de source proche du dossier.
Jusqu'à ce que France Télécom devienne le favori la semaine dernière, les médias espagnols avaient pronostiqué la victoire du britannique Vodafone qui proposait 400-500 millions d'euros pour acquérir ya.com.
Deutsche Telekom a mis ya.com en vente en mars, en même temps que d'autres actifs qu'il considérait comme non stratégiques, dans le cadre d'un programme de restructuration qui doit permettre à l'opérateur allemand de mieux faire face à la concurrence.
Deutsche Telekom avait acquis ya.com, quatrième opérateur haut débit espagnol, en 2000 pour 550 millions d'euros.
Une technologie Google pour continuer à surfer sans connexion
Google a annoncé avoir créé un logiciel orienté internet qui permettra aux utilisateurs de travailler lorsqu'ils sont connectés normalement, par intermittence ou plus du tout.
Google Gears devrait permettre de gérer entre autres une messagerie électronique, un agenda en ligne, l'accès à des services d'informations que ce soit dans les transports aériens et ferroviaires ou dans des zones reculées à faible connectivité.
"Le Web c'est chouette mais ça ne marche pas très bien quand vous n'avez pas de connexion internet", a fait remarquer mercredi lors d'une interview le vice-président de la branche développement de Google, Jeff Huber. "Gears est destiné à combler cette lacune."
La technologie devrait être proposée gratuitement sous forme d'un logiciel au code source public et modifiable, dit logiciel libre ou "open source", autorisant ainsi n'importe quel développeur de logiciels à le faire évoluer et l'intégrer à ses produits.
Google promet ainsi que nombre de ses produits et services, ainsi que ceux de milliers d'éditeurs de logiciels indépendants, seront dès lors plus accessibles dans des zones et à des moments auparavant sans connexion possible.
La technologie permettra de lancer un nombre minimum de recherches sur le web dès lors que l'utilisateur aura une recherche équivalente lorsqu'il était connecté normalement. Le système se réactivera automatiquement dès qu'il détectera une connexion.
GROS IMPACT EN AFRIQUE, ASIE ET AMERIQUE DU SUD
Le premier produit Google à intégrer la technologie Gears sera Google Reader, un logiciel de recherche des mises à jour sur une vaste sélection de sites internet.
Huber a ajouté que d'autres produits l'intégreraient sans pour autant fixer de calendrier, estimant que la technologie aurait un impact plus important en Afrique, Asie ou Amérique du Sud, où les connexions internet sont irrégulières voire inexistantes.
Adobe Systems, éditeur des logiciels d'animation en ligne Flash et de partage de fichiers Acrobat, a déclaré qu'il serait l'un des premiers utilisateurs de la technologie de Google.
Parmi les autres partenaires de Google figurent l'éditeur norvégien Opera Software ASA, dont le navigateur est très utilisé sur les téléphones portables, et Mozilla, à l'origine du navigateur Firefox, le plus gros concurrent d'Internet Explorer de Microsoft, a-t-on appris auprès du leader de la recherche web.
Des analystes estiment qu'avec Gears Google capitalise sur la tendance observée ces dernières années à vouloir tendre vers un fonctionnement des applications en ligne similaire à celui de leurs homologues pour ordinateurs de bureaux.
Microsoft propose déjà ce type de technologies, telle que Groove permet aux utilisateurs de travailler sans être connecté, pour ensuite synchroniser les modifications lors d'une prochaine reconnexion. Mais le géant du logiciel est resté peu enclin à permettre à des produits existants de permettre un travail hors et en ligne.
Les technologies telles que Flash d'Adobe, Silverlight de Microsoft ou AJaX, diminutif de Asynchronous JavaScript and XML, le permettent de plus en plus.
"Aujourd'hui le Web devient tellement intéressant qu'il y a de moins en moins de raisons pour créer des logiciels qui ne fonctionnent que sur ordinateurs fixes", estime David Smith, analyste chez Gartner.
Publié par Reuther à 22:23:50 dans Actu P2P | Commentaires (0) | Permaliens
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