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Selon l'institut d'études GFK, un «produit de musique en balade sur deux» vendu en 2006 est un téléphone mobile. Dans cette catégorie, l'institut cumule les baladeurs numériques et les combinés mobiles capables de lire des fichiers musicaux.
GFK table sur un renforcement de cette tendance: en 2007, deux sur trois seront des mobiles.
Si les téléphones mobiles sont de plus en plus nombreux à intégrer des fonctions musicales (50% du marché en 2007), leur utilisation réelle reste relativement faible après l'achat. Ainsi, seuls 14% des utilisateurs déclarent finalement écouter de la musique avec leur téléphone MP3. Une proportion qui grimpe cependant à 59% chez les 15-20 ans.
D'une manière plus générale, l'institut d'études prévoit que le marché de la téléphonie mobile progressera sur le même rythme cette année qu'en 2006, avec une croissance de 11% en volume pour atteindre 22,2 millions d'unités vendus.
L'an dernier, quelque 19,9 millions de mobiles ont été écoulés en France.
http://fr.news.yahoo.com/24052007/7/les-telephones-mp3-occupent-la-moitie-du-marche-de-la.html
Business
Le site communautaire MySpace représente aujourd'hui 79% du trafic généré par les réseaux sociaux, mais sa position dominante s'érode. Au deuxième rang, la communauté étudiante Facebook, désormais ouverte à tous, a vu son trafic croître de 126% entre avril 2006 et avril 2007, selon une étude de la société Hitwise.
Suit le challenger britannique Bebo, qui serait convoité par Yahoo; il a vu son audience croître de 184% sur la même période. Une progression supérieure à celle du trafic de MySpace.
«Le fait de s'ouvrir à toute l'audience d'internet a eu un effet positif sur Facebook», explique LeeAnn Prescott, directrice de recherche chez Hitwise. Comme Bebo, Facebook, que Yahoo a vainement tenté de racheter, est une proie potentielle pour n'importe quel groupe de médias qui voudrait s'offrir un ticket d'entrée dans les UGC (contenus produits par les internautes). Selon eMarketer, la compagnie devrait générer un chiffre d'affaires de 125 millions de dollars cette année.
D'ici à 2011, la société estime par ailleurs que les dépenses publicitaires sur les réseaux sociaux atteindront 2,5 milliards de dollars.
La montée en puissance de Facebook, Bebo ou iMeem ne se fait pas directement au détriment de MySpace, que ses membres ne désertent pas, et qui génère à lui tout seul un quart du trafic de ses concurrents. De quoi accréditer l'idée que les accros des réseaux sociaux ne se contentent pas d'une seule plate-forme.
http://fr.news.yahoo.com/24052007/7/les-concurrents-de-myspace-gagnent-du-terrain.html
La chasse aux pirates des réseaux peer-to-peer est virtuellement ouverte. Le Conseil d'État a annulé le 23 mai une décision de la Cnil (1), dans laquelle elle refusait la mise en place de «dispositifs permettant la détection automatisée des infractions au code de la propriété intellectuelle et l'envoi de messages de sensibilisation aux internautes».
Une demande en ce sens avait été faite en 2005 par quatre sociétés d'auteurs et de producteurs de musique, dont la Sacem (2) et la SCPP (3). Dans son refus, la Cnil avait estimé que leur proposition constituait une réponse disproportionnée à l'ampleur du piratage.
La plus haute juridiction administrative française ne partage donc pas cet avis, excepté sur un point: la demande d'envoi de messages de sensibilisation aux internautes jugée irrecevable. Cette pratique sous-entend que les sociétés d'auteurs récupèrent auprès des FAI, les adresses e-mails correspondant aux adresses IP d'internautes violant le droit d'auteur, qu'elles auraient repérées.
Poursuites au civil comme au pénal
Or, selon le code des postes et télécommunications (article L.34-1), la constitution d'un tel fichier nominatif ne peut être réalisé en dehors d'une procédure judiciaire. Exit donc la possibilité d'envoyer des messages d'avertissement.
Paradoxalement, la décision du Conseil d'État favorise l'étape répressive. Une fois détectés par un dispositif logiciel, les pirates pourront être poursuivis au civil ou au pénal sur la base des éléments collectés.
Les sociétés d'auteurs sont donc habilitées à redéposer leur demande à la Cnil. Contactés par ZDNet.fr, aucun des acteurs concernés n'a été en mesure de communiquer un calendrier précis relatif à la mise en place de la surveillance automatisée des réseaux P2P.
La Cnil devra de toute façon suivre la décision du Conseil d'État. De leur côté, les représentant des ayants droit auront à définir le "maillage du filet". En d'autres termes, ils vont devoir déterminer les critères selon lesquels leurs dispositifs cibleront les pirates.
Surveillance accrue au-delà de 50 fichiers mis à disposition
Leur proposition initiale prévoyait que la mise à disposition de 50 fichiers musicaux, pendant une période de 24 heures, entraînerait un simple message d'avertissement. Une étape aujourd'hui supprimée.
Au-delà de 50 fichiers, le dispositif passe à un niveau de surveillance supérieur: l'internaute repéré fait l'objet d'un «contrôle renforcé» pendant 15 jours. Au terme de cette période, les internautes ayant gratuitement mis à disposition de tiers entre 500 et 1.000 fichiers musicaux «ont vocation à faire l'objet de poursuites devant le juge civil». Ceux ayant mis à disposition plus de 1.000 fichiers sont «susceptibles de faire l'objet de poursuites pénales».
La SCPP nous a précisé que les amendes, ou dommages et intérêts, sont de l'ordre de 5.000 euros dans les affaires de piratage musical déjà jugées (hors frais d'avocat). Dans le cas d'une procédure civile, la somme est versée aux sociétés d'auteurs. Elles réclament des dommages et intérêts en général à hauteur de 2 euros par fichier musical. Dans le cas d'une procédure pénale, une amende est payée à l'État. Elle peut atteindre théoriquement 500.000 euros, mais reste donc en pratique 100 fois moins élevée.
Tous les fichiers ne seraient pas surveillés, puisque sera utilisée une base de données de 10.000 titres musicaux sélectionnés par les sociétés d'auteurs dans leur catalogue, et réactualisés par tranche de 10% tous les mois.
Une base de 10.000 titres musicaux
Les opérations de surveillance seront confiées à des agents assermentés exploitant un ou plusieurs logiciels, couplés à la base de données. Ces programmes sont paramétrés pour rechercher les échanges de fichiers réalisés sur quatre principaux réseaux P2P (a priori : eDonkey, Kazaa, BitTorrent et SoulSeek).
Ils se connectent sur un réseau P2P en se présentant comme un utilisateur, et traquent les fichiers musicaux contenus dans la base. Une fois ces fichiers trouvés, ils collectent les adresses IP des internautes les proposant. Un rapport détaillé fournira ensuite les adresses de ceux mettant à disposition des volumes conséquents.
Les premiers chiffres de l'adresse IP permettent de retrouver le FAI, lequel sera contacté pour qu'il transmette l'identité d'un pirate dans le cadre d'une procédure judiciaire, bien entendu.
http://fr.news.yahoo.com/24052007/7/p2p-comment-va-s-organiser-la-traque-des-internautes.html
Peer-to-peer: le Conseil d'État dit oui à la chasse aux pirates
Le Conseil d'État valide la traque automatisée des téléchargements illégaux de musique sur les réseaux peer-to-peer. La plus haute juridiction administrative française vient d'annuler ce mercredi 23 mai une décision de la Cnil (1) datant du 18 octobre 2005. La commission avait alors rejeté la demande de quatre sociétés d'auteurs et de producteurs de musique pour renforcer la lutte contre le piratage par internet.
Ces sociétés souhaitaient mettre en place sur réseaux P2P des dispositifs «permettant la détection automatisée des infractions au code de la propriété intellectuelle et l'envoi de messages de sensibilisation aux internautes».
Dans sa décision, le Conseil d'État refuse, comme la Cnil, que soient envoyés des messages de sensibilisation aux internautes. Mais, en revanche, il valide la mise en place de systèmes automatisés de surveillance des téléchargements sur réseaux P2P, estimant que ces dispositifs ne sont pas disproportionnés au regard de l'étendue du phénomène du piratage en France.
Une des sociétés d'auteurs concernée, la SCPP (2) se félicite de la décision. Le rejet de sa demande par la Cnil ne lui avait «pas permis de mener les actions de prévention et de répression de la piraterie musicale qui étaient pourtant effectuées dans la plupart des états de l'Union européenne», indique-t-elle. Pourtant la France «est aujourd'hui un des pays où la piraterie sur internet est la plus développée et où, en conséquence, le marché légal de la musique en ligne se développe le plus lentement».
Contacté par ZDNet.fr, la Cnil n'a pas répondu à nos appels. Nous reviendrons dès demain plus en détails sur cette décision et ses conséquences.
(1) Commission nationale de l'informatique et des libertés
(2) Société civile des producteurs phonographiques
http://fr.news.yahoo.com/23052007/7/peer-to-peer-le-conseil-d-etat-dit-oui-la.html
Dessins animés gratuits à la demande contre de la publicité
Après avoir vu le jour aux Etats-Unis, la vidéo à la demande gratuite fait une timide percée en France. Allociné s'essaie à l'exercice depuis aujourd'hui, mercredi 23 mai, et ce jusqu'au 30 juin prochain. Le site dédié au 7e art propose aux internautes de regarder des dessins animés gratuitement contre de la publicité. Dès la semaine prochaine, des spots seront intégrés à chaque lecture.
Pour son test, Allociné s'est entendu avec Zooloo Kids, une association de producteurs indépendants de films d'animation européens. La plate-forme de diffusion et les ayants droit se partageront les revenus publicitaires. Les équipes tablent sur 500 000 visites par mois. Accessible depuis le site d'Allociné, le service cible un jeune public, de 4 à 10 ans, avec un catalogue, il est vrai, très limité.
Une alternative au piratage
En effet, seules quatre séries de dessins animés sont disponibles. Les internautes en culottes courtes peuvent suivre les aventures de Lucky Luke, Kid Paddle, Oggy & les cafards et de Didou. Si le succès est au rendez-vous, Allociné espère convaincre d'autres ayants droit et enrichir ainsi son catalogue.
« Nous sommes prêts à accueillir d'autres maisons de production et espérons le faire. La vidéo à la demande financée par la publicité est une alternative au piratage, argumente Grégoire Lassalle, directeur général d'Allociné. Elle n'entre pas non plus en concurrence avec la VOD payante, mais se présente comme une source de revenus complémentaires. C'est aux producteurs qu'il revient de choisir le mode de diffusion en fonction de la chronologie des médias. »
Autrement dit, après avoir été commercialisé sur des sites payants, un film pourra connaître une seconde vie sur un portail gratuit. On comprend l'intérêt pour les ayants droit. En revanche, il est moindre pour les internautes, qui devront se contenter de films de fonds de catalogue.
La télévision s'y met
Certaines chaînes de télévision ont bien compris ce modèle. Et l'appliquent. Elles mettent en ligne gratuitement, au lendemain de leur diffusion, émissions phares ou séries cultes. TF1 a ainsi proposé gratuitement l'été dernier sa production estivale Les maîtres du Zodiaque. M6 diffuse gratuitement pendant sept jours les aventures des candidats à l'émission Pékin Express. Passé ce délai, chaque épisode devient payant. D'autres n'hésitent pas à investir Internet pour promouvoir leurs programmes, à l'image de la chaîne diffusée sur le câble et le satellite 13ème Rue, qui a proposé gratuitement en ligne sur Yahoo! le premier épisode de Life on Mars. Mais de tels exemples sont rares.
De l'accueil des internautes dépend la multiplication de ces initiatives. Toujours est-il qu'Allociné a devancé Glowria. Le site de location de DVD et de VOD avait annoncé pour la fin de l'année dernière le lancement d'un service gratuit financé par la publicité, en partenariat avec Neuf Cegetel. Six mois plus tard, le projet n'est toujours pas sorti des cartons.
http://fr.news.yahoo.com/23052007/44/dessins-animes-gratuits-la-demande-contre-de-la-publicite.html
Vers une maturité de l'offre de films sur le net aux USA ? (1/2)
Sophie Boudet-Dalbin, étudiante en PhD spécialisée dans la distribution des films à travers la culture et la communication sur Internet, à l'Université de New York, nous propose un tour d'horizon très complet du paysage de la VOD aux Etats-Unis. La plupart de ces modèles arriveront ou sont arrivés en France :
Jusque là, celui qui voulait regarder un film pouvait soit aller au cinéma, soit regarder la télévision, soit se rendre au vidéo club ou bien acheter le DVD. Avec l'arrivée d'Internet, plus besoin de sortir, d'affronter la foule et les embouteillages, de se plier aux grilles horaires. Désormais, on peut tout aussi bien allumer son ordinateur, où que l'on se trouve dans le monde, télécharger le film de son choix et le visionner sur l'écran de sa télévision sans bouger de chez soi, le transférer vers son baladeur numérique pour pouvoir le regarder dans les transports, ou même l'avoir sur son téléphone portable.
Avec la généralisation des connexions haut débit et l'évolution des technologies vers plus de confort, d'interopérabilité et de mobilité, l'idée de télécharger un film via Internet ne semble plus aussi saugrenue. D'ailleurs, l'explosion du partage de films sur les réseaux P2P a démontré qu'il existe une réelle demande pour le visionnage de films sur le Net. Les différentes offres s'efforcent de répondre aux attentes d'un public toujours plus varié et en mutation. Mais il ne faut pas confondre ce qui devient possible grâce à la technologie et ce qui est utile, qui répond à un besoin et peut donc être la base d'une activité rentable.
L'industrie cinématographique a d'abord perçu Internet comme une menace. Une fois le film disponible sur le Net, comment empêcher qu'il ne soit massivement piraté ? Comment s'assurer d'un retour sur investissement ? Comment être sûr que le nouveau média ne fasse pas de l'ombre aux autres modes de distribution ? La réaction des majors a donc été défensive. L'objectif n'était pas de comprendre la nouvelle dynamique entre le public et la technologie mais de stopper l'hémorragie.
Les majors semblent avoir réalisé l'impasse dans laquelle elles se trouvaient. L'industrie musicale a montré l'exemple, avec l'iTunes Store d'Apple et son iPod, devenus une référence incontournable pour la vente de musique en ligne. Les enjeux économiques n'étant pas les mêmes pour l'industrie cinématographique, celle-ci avait besoin d'un peu plus de temps. Désormais, le marché de la vidéo en ligne commence à s'organiser. De nouveau acteurs émergent et les modèles économiques évoluent. Les alliances se forment. Les initiatives laissent entrevoir une certaine maturité de l'offre de distribution de films par Internet.
etc ...
http://www.ratiatum.com/news5035_Vers_une_maturite_de_l_offre_de_films_sur_le_net_aux_USA_12.html
Ritek autorisé à produire des Blu-Ray et HD DVD réinscriptibles
Bonne nouvelle pour les fanas de gravure. Le fabricant taiwanais Ritek a reçu le feu vert pour commencer à produire en masse des disques réinscriptibles Blu-Ray (BD-RE) et HD DVD (HD DVD-RE). Ritek, qui est l'un des plus gros producteurs de disques optiques au monde, a annoncé qu'il devrait commencer la production massive d'ici le troisième trimestre de cette année, ce qui devrait déclencher le début d'une baisse de prix sur ces formats destinés à stocker des vidéos haute-définition.
D'après un porte-parole de la firme, il faudra tout de même compter environ 10 dollars par disque pour le consommateur, alors que la production coûtera 5 dollars à Ritek. C'est seulement dans un second temps, lorsque les concurrents auront aussi reçu leur licence, que la guerre des prix pourra commencer. La montée en charge des usines de production aidera permettra alors de réduire les coûts unitaires et donc d'engager une baisse des prix continue sur plusieurs années, un shéma que l'on a déjà connu successivement pour les CD et DVD. Et bien sûr, le fait que les HD DVD et Blu-Ray aient déjà été craqués avec des films déjà diffusés sans protection sur les réseaux P2P devrait largement contribuer au succès industriel des fabricants de supports vierges.
Les BD-RE simple couche ont une capacité de 25 Go, contre 20 Go pour les HD-DVD RE.
http://www.ratiatum.com/breve5040_Ritek_autorise_a_produire_des_BluRay_et_HD_DVD_reinscriptibles.html
Le groupe EMI Group a conclu une entente avec Apple pour vendre sa musique en ligne, sans protection électronique.
L'entente signifie que les clients du site iTunes d'Apple pourront bientôt télécharger et faire jouer des pièces d'artistes comme les Rolling Stones, Norah Jones, Coldplay et autres vedettes, mais sans les restrictions de copie auparavant imposées par la maison de disques.
EMI a précisé que pratiquement tout son catalogue, à l'exception des Beatles, est couvert par cette entente.
Des pièces uniques et des albums libres de toute protection électronique et offrant une qualité sonore plus élevée seront offerts à titre de produit de première qualité, ont indiqué les deux entreprises par voie de communiqué.
Les consommateurs payeront un prix plus élevé pour les pièces uniques de première qualité, mais le prix des albums sera le même, qu'ils soient protégés ou non.
Plus tôt cette année, le chef de la direction d'Apple, Steve Jobs, avait demandé aux quatre grandes maisons de disques, dont EMI, de commencer à vendre leur musique en ligne sans aucune protection.
Il avait fait valoir qu'il était illogique pour elles d'ajouter une protection aux pièces vendues en ligne, qui ne représentent que 10 pour cent de leurs ventes, pendant que celles contenues sur disques compacts ne sont aucunement protégées.
Certains analystes croient maintenant que le retrait de cette protection pourrait donner un sérieux coup de pouce aux ventes de musique en ligne.
EMI Music, qui a été l'objet de nombreuses rumeurs de rachat cette année, est également la première grande major à proposer son catalogue à un format audio sans DRM ( Digital Rights Management ). Ainsi, le label avait rejeté l'offre de Warner Music il y a quelques temps, une autre major qui, elle, défend ardemment l'utilisation des mesures techniques de protection pour la vente de musique en ligne.La riposte graduée n'est pas morte. En plus, elle semble en bonne santé. En effet, un article du Figaro révèle que la mesure est appliquée au pays de l'Oncle Sam. Alors que les majors américaines avaient jusqu'à aujourd'hui fait le choix de la répression aveugle, l'application de cette mesure progressive permettrait d'obtenir des résultats probants. Tout en évitant le déploiement d'un arsenal juridique conséquent.
L'application de la riposte graduée «à l'américaine» comporte néanmoins une différence. En France, toute action contre les pirates devait être menée par les FAI (fournisseurs d'accès internet) eux-mêmes. Aux États-Unis, les producteurs préviennent les FAI du piratage d'un de leur contenu, tout en leur fournissant l'adresse IP du téléchargeur pirate. Charge revient ensuite au FAI d'indiquer à leurs abonnés l'illégalité de leur pratique et l'existence d'une offre légale. La recette semble prendre puisque seuls deux avertissements suffiraient à dissuader durablement les téléchargeurs illégaux. Et Les abonnés ne quittent pas leur FAI pour autant.
En France, la loi DADVSI (droits d'auteurs et droits voisins de la société d'informations) a très vite échauffé les esprits. Les camps se sont vite formés. D'un côté, les partisans de la protection de la propriété intellectuelle et des droits d'auteurs. De l'autre, les partisans des liberté individuelles. Au milieu, les politiques et leur obligation de légiférer.
Votée en août 2006, la loi légalisait les DRM (verrous techniques), pénalisait les éditeurs de plates-formes et instaurait le principe de la riposte graduée (amende de 38 à 150 euros). En décembre de la même année, les sages du Conseil constitutionnel l'annulaient car la mesure a été jugée «contraire au principe d'égalité devant la loi pénale". En effet, l'échange de fichiers protégés reste un «délit» s'il est commis par d'autres logiciels que les P2P. Pour les Sages, échanger des fichiers protégés peut se faire par d'autre moyens. D'où la censure de cet article qui fait ressurgir le spectre de la prison pour les simples téléchargeurs (trois ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende).
L'application de l'ex-loi française aux États-Unis et son relatif succès font déjà des émules. En Grande-Bretagne, les autorités expérimentent une mesure similaire Il semblerait qu'en France même, une circulaire remette ce principe au goût du jour.
Même si, selon une étude secrète sur le P2P commandée par l'ex-ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, le principe de riposte graduée doit être «abandonné» car «inefficace».
D'ailleurs, l'usage de la riposte graduée a ses limites. Selon une étude de l'Institut NPD, le nombre d'utilisateurs de P2P a progressé en 2006 de 24 % aux États-Unis. Logique donc que les majors américains réunies au sein de la RIAA, optent encore majoritairement pour le le procès en bonne et due forme.
Joost, la future Web TV, recrute 50.000 testeurs
Ils sont déjà 50.000 internautes à vouloir tester Joost depuis que le site de «vidéos à la demande» a mis en ligne une version de bêta de son logiciel peer-to-peer.
Le principe de Joost: récuperer et visionner gratuitement des programmes de télévision réalisés par des producteurs. C'est à dire une véritable télévision en ligne qui permet de se fabriquer ses propres programmes TV.
CNN et MTV intéressés
Le projet est initié par deux stars du Web : le danois Janus Friis et le suédois Niklas Zennström, créateurs de Skype et Kazaa. Basée sur le principe du peer-to -peer, Joost va diffuser des émissions de divertissement, du sport et des documentaires.
Ce site de «vidéo à la demande» séduit déjà : MTV, CNN, CBS, National Geographic, Warner music, Endemol et Septembre Films (producteur américains) sont sur les rangs. Joost sera entièrement financé par la publicité. Attention, Joost a un concurrent, lui aussi en version de démonstration : Babelgum.
Canada
Copier vos DVD en toute légalité
Une nouvelle entente de licence, à sa dernière étape d'élaboration, permettrait aux consommateurs de faire, en toute légalité, plusieurs copies des DVD HD et Blue-ray qu'ils achètent.
Si cette entente recevait l'appui des studios de cinéma et les maisons de production, les consommateurs pourraient faire une copie de sauvegarde au cas où leurs disques originaux seraient endommagés et pourraient également faire une copie pour leur médiathèque personnelle. Ce concept, appelé « Managed copies » (gestion des copies) est présenté en réponse à ceux qui trouvent le système de protection actuel trop restrictif, empêchant les consommateurs de faire toute copie des disques qu'ils se sont procurés légalement. L'entente propose également que les diffuseurs puissent charger un supplément selon le nombre de copies permises.
Parmi les intervenants à la table de négociation, on compte des représentants de Sony, IBM, The Walt Disney Co., Warner Bros. et Microsoft, qui utilisent le système de protection actuel, et un représentant de AACS Licensing Adminstrator, l'organisme chargé de l'élaboration du système de protection.
Certains détracteurs du système actuel se réjouiront de cette initiative, qui accorde un peu plus de liberté au consommateur, mais d'autres sont d'avis que le système en tant que tel n'est pas fautif, qu'il faut plutôt se pencher sur l'application du système.
http://techno.branchez-vous.com/actualite/2007/05/copier_vos_dvd_en_toute_legali.html
Moteurs de recherche aux États-Unis : Google en tête
Aux États-Unis, bien que la situation soit différente de la France et de l'Europe en général, un élément ne change pas dans le monde de la recherche en ligne : Google est toujours en tête. Et non seulement la firme reste à sa place de leader, mais elle conforte sa position avec une jolie croissance de 42,1 % de l'utilisation de son moteur.
Voici donc le Top 10 établi par Nielsen/ Net Ratings pour le mois d'avril 2007 :
- Google avec 55,2 % (évolution sur un an : 42,1%)
- Yahoo avec 21,9 % (évolution sur un an : 28,1%)
- MSN/Windows Live Search avec 9,0 % (évolution sur un an : 7,4%)
- AOL Search avec 5,4 % (évolution sur un an : 6,1%)
- Ask.com avec 1,8 % (évolution sur un an : - 2,3%)
- My Web Search avec 1,0 %
- Comcast avec 0,5 %
- Earthlink avec 0,4 % (évolution sur un an : - 0,2%)
- Dogpile avec 0,4 % (évolution sur un an : 1,8 %)
- My Way Search avec 0,4 % (évolution sur un an : - 81,0 %)
Google est donc clairement en tête et confirme sa position de leader mondial même si les chiffres fluctuent d'un pays à un autre. Pour les États-Unis uniquement, Nielsen/Net Ratings estime que le moteur de recherche a cumulé à lui seul 3,8 milliards de requêtes en avril. Yahoo a su également tirer son épingle du jeu avec une fréquentation en hausse de plus de 28 %.
En revanche, Microsoft n'est pas dans une situation brillante. Même si son nouveau moteur en a surpris plus d'un par un certain niveau de pertinence des résultats, il n'en reste pas moins qu'il n'attire pas les utilisateurs. Mauvaise image ou inertie des habitudes ? Quoi qu'il en soit, la fréquentation est en baisse de 1,1 point par rapport au mois de mars.
Le rapport de Nielsen/Net Ratings est disponible depuis ce lien.
http://fr.news.yahoo.com/23052007/308/moteurs-de-recherche-aux-etats-unis-google-en-tete.html
Google s'empare du spécialiste des flux RSS FeedBurner
Selon le site spécialisé TechCrunch, Google serait sur le point de signer le rachat de FeedBurner, spécialiste de la gestion des flux RSS. Sa technologie permet aux propriétaires de blog de gérer leurs flux ou fils RSS et d'analytiser l'usage qu'en font leurs abonnés.
L'opération, confirmée par une «source proche du dossier», serait conclue d'ici deux à trois semaines. Le montant de la transaction s'élèverait à 100 millions de dollars en numéraire. Depuis sa création en 2003, FeedBurner a levé près de 10 millions de dollars auprès de capital-risqueurs.
Google n'a pas commenté les propos de TechCrunch et les représentants de FeedBurner n'ont pas souhaité retourner nos demandes de commentaires
http://fr.news.yahoo.com/24052007/7/google-s-empare-du-specialiste-des-flux-rss-feedburner.html
Les blogueurs entrent au gouvernement
C'est l'écume de la web-campagne présidentielle. Si le nouveau locataire de l'Elysée ne s'est jamais vraiment passionné pour les bits et les octets, son Premier ministre, François Fillon, affiche une respectable carrière de blogueur. Les ministres, secrétaires d'Etat et hauts-commissaires ne sont pas en reste.
Ce premier gouvernement de l'ère Sarkozy compte en effet une (petite) dizaine de blogueurs patentés ou qui se déclarent comme tels (1). Mais il y a assurément blogueur et blogueur. Le tout nouveau ministre d'Etat de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable, Alain Juppé, continue ainsi de poster sur son blog commencé à l'époque de son exil forcé au Québec. Sa dernière contribution datée du 16 mai, titrée « Au revoir, Monsieur le Président », est une lettre d'adieu à Jacques Chirac.
Mais, explique Nicolas Voisin, créateur du Politic Show, l'un des sites phares de la campagne présidentielle sur le Net, « l'essentiel, ce n'est pas d'avoir un blog, c'est ce que l'on en fait. La plupart des responsables politiques ne saisissent pas la valeur ajoutée du blog et n'y voient qu'un énième outil de communication ».
Une certaine forme de sincérité politique
La tenue d'un blog peut-elle résister à un emploi du temps de ministre ? Rien n'est moins sûr ! Conscient de ses nouvelles responsabilités, Xavier Darcos a décidé d'arrêter le sien.« Ce blog était une manière d'accompagner la campagne et de mettre un peu d'humeur (voire d'humour) dans cette période », commente le ministre de l'Education.
Une décision regrettable, mais qui traduit également une certaine forme de sincérité dans l'expression politique. Celle qui consiste pour un responsable public à converser en direct avec les internautes et non pas à déléguer cette mission à l'un de ses collaborateurs qui postera en son nom. Car si certains blogs survivent à l'épreuve gouvernementale, ils le devront surtout à l'agence Web à laquelle aura été confiée l'animation du site. D'autres blogs traduisent le désarroi politique (temporaire) de leur créateur, apparemment en rupture de ban avec les internautes.
Des blogs entre « le grand nulle part » et « la grande muette »
Les blogs (on ne peut plus virtuels) du nouveau ministre de la Défense, Hervé Morin, et du secrétaire d'Etat à la Prospective et à l'Evaluation des politiques publiques, Eric Besson, incarnent à merveille cette stratégie politique du « grand nulle part ». Car s'il existe bel et bien des adresses dédiées pour ces blogs, aucun post n'y est publié.
Pour sa part, le Premier ministre, François Fillon, a ouvert son blog (La France peut supporter la vérité) en janvier 2006. Aura-t-il le temps de poursuivre ce carnet politique en ligne ? Le chef du gouvernement apporte aujourd'hui un début de réponse sur son blog.
« Je ne suis pas sûr d'en avoir le temps et je ne veux pas sous-traiter à des collaborateurs un exercice qui n'a d'intérêt que s'il est personnel, explique-t-il. Je voudrais pourtant garder ce lien précieux noué depuis plus d'un an avec quelques milliers de Français qui viennent régulièrement exprimer leurs désirs, leurs attentes et leurs opinions ou plus simplement lire mes contributions. En attendant que ma réflexion débouche sur une décision, je vais essayer de poursuivre cette expérience en publiant mes principales interventions publiques qui pourront servir de support au débat... »
A défaut de blog, peut-être François Fillon pourra-t-il s'inspirer de son homologue britannique, Tony Blair, qui est passé maître dans la communication gouvernementale décalée.
Car, pour le citoyen, c'est tout l'enjeu et le bénéfice à retirer de cette entrée soudaine de blogueurs au gouvernement. Avoir la sensation, grâce aux posts de tel ou tel, d'être en prise directe et quotidienne avec la machine du pouvoir. Et dans ce domaine, pour l'instant, la blogosphère gouvernementale ressemblerait plutôt à la « grande muette ».
A l'exception notable de Martin Hirsch, le haut-commissaire aux Solidarités actives contre les pauvretés. Sur son blog, qu'il tient sur le site du Nouvel Observateur, le président d'Emmaüs France explique le « pourquoi » de sa récente nomination. « C'est tout l'intérêt du blog, commente Nicolas Voisin, répondre de manière quasi instantanée à un véritable impératif de communication. »
(1) François Fillon, Alain Juppé,Valérie Pécresse,Xavier Darcos, Hervé Morin, Martin Hirsch, Eric Besson,Christine Boutin,Eric Woerth.
http://fr.news.yahoo.com/22052007/44/les-blogueurs-entrent-au-gouvernement.html
Publié par Reuther à 00:06:23 dans Actu P2P | Commentaires (0) | Permaliens
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