Depuis le 04-05-2005 :
683653 visiteurs
Depuis le début du mois :
16896 visiteurs
Billets :
1609 billets
quelles infos rapide ..
La musique s'écroule une évidence mais bon .. une solution .. Commencer par virer les personnes qui s'occupent de trouver des solutions et mettre des personnes compétents !!! E
Droits d'auteur et libertés des usages à l'ère numérique : Ségolène Royal n'a jamais flanchéParmi les responsables socialistes de premier plan, Ségolène Royal est la première (et, à ce jour, la seule, peut être) à avoir saisi les enjeux qui se nouaient autour des échanges numériques privés sur les réseaux Peer to peer.
Le 27 juillet 2004, dans une question écrite au ministre de la culture, elle explique : "Plutôt que de stigmatiser des millions de citoyens qui ne font qu'échanger gratuitement des fichiers musicaux ou vidéos sur certains sites dédiés (fichiers mp3, DivX, etc.), il est au contraire indispensable de prendre en compte ce nouveau mode de consommation, de le reconnaître comme une simple conséquence du progrès des multimédias, et de préparer une rémunération des auteurs par d'autres moyens, comme la taxation des fournisseurs d'accès, par exemple. "
Le 19 octobre 2004, nouvelle question écrite.
Cette fois, Ségolène Royal demande un moratoire sur les poursuites. "L'émergence de la technologie « peer-to-peer » pose, il est vrai, la question de la coexistence d'intérêts divergents : celui des créateurs, du public, et des maisons de disque. Cependant, on peut réellement s'interroger sur l'efficacité et la pertinence des poursuites judiciaires récentes à l'encontre de certains internautes, souvent de simples fans de musique et par ailleurs clients réguliers de l'industrie du disque, ce qui n'est en rien contradictoire. Par conséquent, elle demande au Gouvernement et aux producteurs l'application d'un moratoire sur ces poursuites et une réorientation de la lutte contre la piraterie sur l'objectif le plus sérieux : la contrefaçon de disques compacts à grande échelle réalisées à des fins commerciales."
En février 2005, elle figure parmi les 70 signataires, aux côtés de quelques (trop rares) députés socialistes et de nombreux artistes (Manu Chao, Matthieu Chedid, Mickey 3D, Jean Louis Aubert, Jeanne Cherhal, Bénabar, Tryo, Dominique A, Yann Tiersen, Art Mengo, Debout sur le Zinc, Le peuple de l'Herbe ...) de l'appel "Libérez la musique" lancé par le Nouvel Obs et qui demande l'arrêt des poursuites contre les internautes qui téléchargent illégalement de la musique.
Le 13 avril 2006, l'occasion d'un chat sur TF1, Ségoléne Royal s'exprime avec clarté sur le projet de loi "DADVSI"adopté par l"Assemblée et qui doit encore venir en discussion au Sénat. "C'est une loi qui est inapplicable. Internet est un formidable espace de liberté. Les amendes prévues, je ne vois pas comment on va les appliquer. Il y a sans doute des solutions plus intelligentes pour concilier la liberté des internautes, la démocratisation d'accès à la culture grâce à Internet et la juste rémunération des artistes. La loi n'est pas équilibrée, pas applicable, il faudra revenir dessus.
Mai 2006, : Alors que les opposants au projet de loi DADVSI défilent dans la rue, Ségoléne Royal appelle, dans un communiqué de presse, "à ne pas opposer les intérêts des créateurs à ceux du public" sur ce dossier.
"Le gouvernement, encore une fois, se trompe d'époque. La rémunération de la création ne saurait justifier la généralisation du verrouillage numérique des oeuvres", estime la candidate préférée des sympathisants PS pour la présidentielle de 2007.Pour la députée des Deux-Sèvres, "ce verrouillage aboutit à pénaliser ceux qui ont fait l'effort d'acquérir des oeuvres sur des plate-formes commerciales et encourage le recours aux copies illicites débarrassées, elles, de toute contrainte technique... En renforçant juridiquement les dispositifs de contrôle d'usage (DRM), le projet de loi DADVSI menace le droit à la copie privée, bride l'innovation et porte atteinte aux libertés numériques".
En mai 2006, à l'issue d'un forum participatif consacré au téléchargement sur le site désirs d'avenir (un forum qui a duré plusieurs semaines et qui a a suscité plusieurs centaines de contributions), Ségolène Royal présente les conclusions qu'elle retient du debat.
Dans le texte mis en ligne sur son site, Ségolène Royal déclare que "le rôle de l'Etat est de conforter la coexistence entre plusieurs modes de rémunération et de financement". Outre "les revenus directs, la vente de fichiers se substituant progressivement à la vente de CD", les ressources des auteurs pourraient provenir de "revenus indirects.... Les intermédiaires (webradios, plates-formes de P2P) reverseraient une partie de leur chiffre d'affaires aux titulaires de droits en contrepartie du droit d'exploiter commercialement les oeuvres".
S'ajouterait une troisième catégorie de ressources, "les revenus mutualisés, qu'il s'agisse de la redevance pour copie privée ou de la création, pour les échanges gratuits entre personnes, d'un système de licence globale forfaitaire... S'il est indispensable de permettre une rémunération juste des créateurs (...), il ne saurait être question de maintenir artificiellement des modèles économiques dépassés par l'évolution technique, et de maintenir un cadre légal en décalage complet avec le progrès technologique et les aspirations manifestes du public". Elle critique sévèrement la DADVSI qui réglemente strictement le téléchargement sur l'internet. Ce texte, estime-t-elle, "n'apporte rien aux créateurs (...), rogne les droits du public, avec la remise en cause larvée de l'exception pour copie privée"
Desirsdavenir.org. publie le même jour la synthèse des 780 contributions déposées sur le forum.
La réaction des représentants des industries culturelles est immédiate.Et plutôt sèche.
Côté cinéma, c'est la SACD et l'ARP qui "déplorent les déclarations de Madame Ségolène Royal en faveur de la licence globale"
Côté musique, pas moins de quatre organisations d'auteurs, de compositeurs et d'éditeurs (SACEM, le SNAC, l'UNAC, la CEMF, la CSDEM et la SEAM) interpellent vigoureusement Ségolène Royal et font part de leur "stupéfaction de la teneur de la position prise par Madame Ségolène Royal au sujet de la licence globale.
"Les créateurs français peuvent en effet espérer que leur sort ne sera pas réglé de manière hâtive et irréfléchie, ni ne résultera d'ajustements de circonstance quant au caractère optionnel ou catégoriel d'une mesure économiquement inadaptée, juridiquement illégale et culturellement nocive."
La pression est forte. Ségoléne Royal n'y céde pas.
Quelques mois apres sa désignation comme candidate du PS, en mars 2007, elle maintient le cap, à l'occasion d'une interview à l'Ordinateur individuel
"La stratégie fondée sur l'intimidation judiciaire et la sur-protection des oeuvres a échoué. La filière musicale l'a compris et propose désormais aussi des services sans DRM, des offres forfaitaires ou gratuites. Mais la droite laisse un cadre juridique dépassé et inapplicable. Au delà de la remise à plat de la loi DADVSI, il me semble nécessaire de reprendre la concertation avec les acteurs du secteur pour préserver la copie privée, moderniser la gestion collective et diversifier les modes de financement des auteurs, artistes et producteurs : droits exclusifs, licences légales, licence globale".
Elle revient sur le sujet, fin mars 2007, à l'occasion d'un interview à Internautes-Micro.
"L'annulation par le Conseil constitutionnel des dispositions de la loi DADVSI portant sur le peer-to-peer a démontré le caractère juridiquement erroné et impraticable des choix faits par le Gouvernement de droite et que j'ai dénoncés dès le mois de mai 2006. Par ailleurs, la stratégie fondée sur l'intimidation judiciaire et les DRM a échoué. La filière musicale est en train de choisir un nouveau modèle économique fondé sur des offres gratuites ou sans DRM.Nous devrons donc reprendre ce dossier avec les acteurs du secteur, y compris les associations de consommateurs, pour moderniser la gestion collective et diversifier les modes de financement des acteurs culturels comme l'exige l'économie numérique. Nous devrons ainsi assurer les droits d'auteur et la rémunération des usages qui ne peuvent être interdits : redevance pour copie privée, et licence globale pour les téléchargements. Parallèlement, nous devrons garantir aux consommateurs l'interopérabilité."
Puis dans une interview, mi-avril 2007, dans PC Impact
"La loi DADVSI n'apporte rien aux créateurs. Elle prend le contre-pied d'une pratique massive au lieu de l'organiser intelligemment et équitablement. Cela me rappelle les radios libres : elles aussi furent un temps hors la loi avant que la gauche libère les ondes.À chaque saut technologique, des résistances s'expriment et des peurs légitimes apparaissent. Je suis très attachée à la protection du droit d'auteur et à une juste rémunération des artistes. Mais je crois aussi que le numérique et le P2P peuvent être une chance pour la culture. Une chance de démocratiser l'accès à la culture.
Une chance de modernisation économique avec l'émergence de nouveaux services et d'entreprises innovantes. La droite a gâché une occasion ; il appartiendra à la gauche de revoir cette loi et de réfléchir sérieusement à un nouveau modèle qui préserve à la fois le droit des créateurs, les pratiques innovantes, la création d'emploi dans le secteur du numérique et le progrès technologique. Je prends l'engagement, dans la lignée du rapport Rocard, à lancer une consultation pour arriver à une nouvelle loi. Une solution est possible, plus équilibrée, plus moderne, qu'il nous appartient d'inventer."
http://www.temps-reels.net/article1720.html
Nouvelle baisse des ventes de musique au premier trimestre
Le marché du disque connaît une nouvelle baisse importante au premier trimestre avec une chute de 24,4% par rapport à 2006. Même la musique sur support numérique, jusque là en progression, enregistre une baisse de ses ventes.
Le marché du disque continue de se porter mal. Pour les trois premiers mois de l'année, le marché du gros de la musique en France, tous supports confondus, a chuté de 24,4% par rapport à la même période de 2006, selon le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep). Le marché de gros est passé à 172,5 millions d'euros au premier trimestre contre 228,3 millions l'an passé. Les ventes numériques par Internet ou téléphonie mobile ont également baissé de 2,3% en raison de la chute des ventes de sonneries pour téléphones mobiles.
Depuis 2002, le marché total a perdu quelque 40% de sa valeur, passant à 850 millions d'euros à la fin de l'année dernière contre environ 1,4 milliard en 2002. Les derniers chiffres sont "une confirmation des tendances observées depuis 2006 sans redressement du marché physique et avec une progression réelle, mais trop modeste à nos yeux, du numérique ", a commenté le directeur général du Snep, Hervé Rony.
Le secteur numérique est vu à la fois par les professionnels comme le responsable de la chute du marché du disque en raison du téléchargement illégal via des réseaux peer-to-peer, mais également comme le salut de la profession grâce aux ventes de morceaux entiers sur téléphone mobile, les seules à avoir plus que doublé entre le premier trimestre 2006 et celui de cette année.
Les ventes de musique numérique fléchissent au premier trimestre En plus d'une baisse des ventes physiques, le premier trimestre 2007 dévoile de mauvais chiffres sur les ventes numériques de musique, en recul de 2,3%. Un recul essentiellement dû à un fléchissement des sonneries.Stratégie
Pour la première fois, les ventes de musique numérique sont en recul en France: avec 11 millions d'euros de chiffre d'affaires (*) sur le premier trimestre 2007, elles ont enregistré une baisse globale de 2,3% par rapport en 2006. Ces données sont communiquées par le Snep (Syndicat national de l'édition phonographique), qui représente les grandes maisons de disques.
Ce recul s'inscrit dans un mouvement général qui a vu les ventes physiques diminuer de 25,6% sur la même période. Au final, l'ensemble du secteur affiche un chiffre d'affaires de 172,5 millions d'euros, soit une baisse de 24,4% entre les premiers trimestres 2006 et 2007. «C'est une confirmation des tendances observées sur le marché en 2006», souligne Hervé Rony, le directeur général du Snep.
«Nous avons en France les mêmes phénomènes qu'ailleurs en Europe, de disparition des espaces physiques, sauf qu'en plus, nous n'arrivons pas à trouver un effet de bascule vers les ventes numériques», poursuit-il. Ces dernières souffrent essentiellement de l'essoufflement des ventes de sonneries pour les mobiles. Elles sont en baisse de 9,4%, alors que les téléchargement en ligne ont augmenté, de leur côté, de 5,8%.
«Il n'y a pas vraiment de mauvaise surprise par rapport à la baisse des sonneries, on s'y attendait», justifie Christophe Lameignère, président du Snep et P-DG de Sony BMG France. «Nous continuons à penser que le vrai réservoir se situe au niveau du téléchargement au titre via les téléphones mobiles, et nous sommes plutôt optimistes pour ce secteur, même s'il ne compense pas encore la baisse sur les sonneries.»
Un satisfecit pour Nicolas Sarkozy
Par ailleurs, il y a toujours «une progression réelle des ventes par téléchargement internet, même si à nos yeux, elle est encore trop modeste», affirme Hervé Rony. Et le responsable du Snep de stigmatiser à nouveau les pratiques des internautes, qui téléchargent les morceaux illégalement via le peer-to-peer.
Pourtant, l'industrie de la musique a obtenu gain de cause, avec le vote de la loi Dadvsi l'été dernier. Un texte que de nombreux observateurs considèrent comme très favorable aux producteurs de musique, même si pour le moment, il n'a guère prouvé son utilité. «Ça n'est pas une mauvaise loi» souligne d'ailleurs Hervé Rony, mais «elle est arrivé trop tard et les décrets d'application ont énormément traîné».
Les maisons de disques ont surtout souffert d'une grosse dégradation de leur image de marque, après les procès intentés directement contre des internautes. Elles ne veulent plus aujourd'hui passer pour les pères Fouettard de l'internet, et en appellent au prochain gouvernement: «Nous ne pouvons pas multiplier les actions contre les internautes, sans qu'il y ait de véritable volonté politique [de punir les téléchargements illégaux]», prévient Hervé Rony.
Et s'il se dit satisfait de la fermeté affichée par Nicolas Sarkozy en la matière, il s'inquiète en revanche de la position floue de Ségolène Royal et des commentaires qu'elle a pu faire dans son livre Maintenant. Le dossier de la lutte contre le piratage sera donc sans nul doute l'un des premiers à revenir sur le bureau du futur ministre de la Culture, dans les semaines à venir.
(*) Ces chiffres cocnerne le marché de gros hors taxes
Pour en savoir plus :
L'industrie de la musique numérique radiographiée par la FING
Musique en ligne: la nouvelle offre AnywhereCD provoque l'ire de Warner Music
Piratage: les États-Unis attaquent la Chine devant l'OMC
Club ZDNet.fr - 2007, le début de la fin pour les DRM ?
Le gendarme de la copie privée prend ses fonctions
Droit d'auteur: Nicolas Sarkozy s'oppose à l'idée d'une licence globale
peer-to-peer.
Pourtant, l'industrie de la musique a obtenu gain de cause, avec le vote de la loi Dadvsi l'été dernier. Un texte que de nombreux observateurs considèrent comme très favorable aux producteurs de musique, même si pour le moment, il n'a guère prouvé son utilité. «Ça n'est pas une mauvaise loi» souligne d'ailleurs Hervé Rony, mais «elle est arrivé trop tard et les décrets d'application ont énormément traîné».
Les maisons de disques ont surtout souffert d'une grosse dégradation de leur image de marque, après les procès intentés directement contre des internautes. Elles ne veulent plus aujourd'hui passer pour les pères Fouettard de l'internet, et en appellent au prochain gouvernement: «Nous ne pouvons pas multiplier les actions contre les internautes, sans qu'il y ait de véritable volonté politique [de punir les téléchargements illégaux]», prévient Hervé Rony.
Et s'il se dit satisfait de la fermeté affichée par Nicolas Sarkozy en la matière, il s'inquiète en revanche de la position floue de Ségolène Royal et des commentaires qu'elle a pu faire dans son livre Maintenant. Le dossier de la lutte contre le piratage sera donc sans nul doute l'un des premiers à revenir sur le bureau du futur ministre de la Culture, dans les semaines à venir.
Avenir radieux pour le marché de la musique en ligneLa firme d'analyse de marché Strategy Analytics vient de publier un rapport très optimiste pour l'avenir de la musique numérique vendue en ligne sur Internet.
Le marché atteint cette année les 2,7 milliards de dollars de revenus, en croissance de 62 % par rapport à l'année dernière. Et cette croissance fulgurante va se prolonger dans les prochaines années, en se tassant toutefois assez vite. En effet, alors que la croissance du marché de la musique en ligne était de 63 % entre 2005 et 2006, elle ne sera que de 9 % entre 2010 et 2011.
Les analystes prévoient donc une certaine limite pour ce marché, qui devrait néanmoins se situer au-delà des 6,6 milliards de dollars de revenus globaux prévus en 2011. Un joli pactole que les vendeurs de musique numérique comptent bien accaparer dans sa majorité.
« La récente décision d'EMI et d'Apple d'abandonner les DRM va apporter une augmentation modérée des revenus sur les téléchargements de morceaux uniques à court et moyen terme. À long terme, la croissance des revenus viendra surtout des services basés sur un abonnement », pronostique l'un des auteurs de l'étude.
Ce marché de la musique en ligne va surtout s'internationaliser, expliquent les analystes. Aujourd'hui, 75 % des 2,7 milliards de dollars dépensés dans l'achat de musique sur le Net proviennent des États-Unis, cette part sera réduite à 50 % des 6,6 milliards de dollars prévus en 2011.
http://fr.news.yahoo.com/25042007/308/avenir-radieux-pour-le-marche-de-la-musique-en-ligne.html
« Les FAI doivent davantage informer les internautes des risques liés au piratage
01net. : Il y a trois ans les professionnels du disque et les FAI signaient une charte sur le « développement de la musique en ligne ». Où en est-on aujourd'hui ?
Hervé Rony (1) : Le comité de suivi de cette charte a dressé un bilan assez positif. Nous continuons à considérer qu'il y a là de bonnes choses. Mais il existe aussi des points négatifs. Notamment pour tout ce qui concerne l'information des internautes. C'est un domaine où les FAI n'ont pas fait assez d'efforts. Nous regrettons aussi que l'AFA (Association des fournisseurs d'accès et de services Internet) n'ait pas souhaité être partenaire de l'initiative PromusicFrance.com, c'est-à-dire du grand portail de promotion de la musique en ligne et du téléchargement légal.
Pour revenir à la charte proprement dite : doit-on continuer sur les mêmes bases ou repartir dans une nouvelle négociation ? C'est difficile à dire et nous sommes aujourd'hui dans une position d'attente par rapport à la future majorité politique.
Concernant le téléchargement illégal, quelle est aujourd'hui la place de la France par rapport aux autres pays européens ?
Le téléchargement illégal est plus important dans l'Hexagone qu'au Royaume-Uni ou qu'aux Etats-Unis. Selon certaines études, une très grande partie de la bande passante de l'accès à Internet (jusqu'à 80 %) est consacrée à l'activité des réseaux peer to peer. Mais on note tout de même un ralentissement du nombre de fichiers téléchargés car, avec le temps, beaucoup d'internautes ont pu se constituer une discothèque à peu de frais.
Qui est responsable de cette situation ?
J'ai envie de dire tout le monde et personne à la fois. Mais on peut penser en priorité aux FAI et aux opérateurs télécoms qui pendant des années ont utilisé la musique comme un simple produit d'appel. Ce qui a entraîné une véritable démonétisation des contenus contre laquelle il nous faut désormais lutter. A part cela, il y a également une responsabilité individuelle des internautes. Même si nous ne mettons pas sur le même plan un adolescent de 12 ans et un adulte de 35 à 40 ans. Enfin, il y a eu tout un climat d'empathie et de confusion qui a beaucoup nuit à l'émergence d'une offre légale de musique en ligne.
Et du point de vue de l'industrie du disque, si vous me demandez ce que nous pouvons faire, la réponse est simple. Il n'y a jamais eu autant de plates-formes de téléchargement, alors à part donner la musique gratuitement, je ne vois pas ce que nous pourrions faire de plus !
Le mouvement de concentration actuel sur le marché de l'accès à Internet peut-il changer la donne ?
Oui. Je le crois et je l'espère. Car si le marché de l'accès à Internet arrive aujourd'hui à un certain niveau de maturité, il aura bientôt besoin pour se développer de nouveaux relais de croissance. Nous allons certainement entrer dans une nouvelle phase, cela devrait passer par le déploiement de nouvelles offres et de nouveaux rapprochements avec les FAI ne sont pas à exclure.
Que pensez-vous de la décision de certains acteurs de l'industrie du disque (comme EMI) d'abandonner les DRM ?
Cela montre au moins que la loi DADVSI que l'on a beaucoup critiquée sur ce point est au final un texte équilibré, qui permet la présence en ligne de musique avec ou sans DRM. Au-delà des choix stratégiques qui sont faits actuellement, ce qui nous intéresse, c'est de voir si oui ou non la mise à disposition de musique sans DRM va se traduire par une hausse des ventes. Et d'un autre point de vue, cela va au moins retirer une excuse fallacieuse, invoquée par des internautes qui justifiaient le piratage de la musique par la présence des DRM sur les plates-formes de téléchargement légal !
Quelles mesures comptez-vous prendre et quelles pistes sont à l'étude pour lutter contre le piratage de musique en ligne ?
Nous avions souhaité l'envoi de messages d'information automatisés aux internautes qui téléchargent illégalement de la musique en ligne. Mais la Cnil a bloqué cette initiative. Nous travaillons donc aujourd'hui à la mise en place d'un indispensable mécanisme d'information. Par ailleurs, au-delà des sanctions pénales, nous étudions, et ce n'est qu'une piste pour le moment, la mise en place d'un régime de responsabilité des internautes à travers un délit de négligence.
En pratique, les FAI ou les opérateurs pourraient mettre à la disposition de leurs abonnés des outils de filtrage. Et si l'on en venait à trouver des fichiers de musique piratés sur un ordinateur, l'abonné pourrait être poursuivi au civil sur la base d'un délit de négligence qui pourrait être sanctionné par une amende. Mais je vous le répète ce n'est qu'une piste. En tout état de cause ce dont nous avons besoin c'est d'un environnement législatif et réglementaire qui valorise les offres légales de musique en ligne. Et pour l'instant, nous sommes bien seuls.
Bertelsmann paie toujours pour avoir investi dans le service de téléchargement Napster en 2001, à l'époque où il était considéré comme le champion du téléchargement illégal de musique.
Le groupe allemand a accepté de verser 110 millions d'euros à la maison de disques Warner Music pour clore une plainte à son encontre. Warner Music reprochait à Bertelsmann d'avoir tiré profit des activités de Napster, jugées illégales en 2002 par un juge américain.
Bertelsmann a déjà versé, pour les mêmes motifs, 60 millions de dollars à Universal Music et est parvenu à un compromis avec EMI, dont le montant n'a pas été précisé. Mais à chaque fois, il a refusé de reconnaître sa responsabilité dans les activités illégales de Napster. Depuis, le service de musique en ligne est rentré dans le rang.
Amazon devrait lui aussi proposer des MP3 sans DRM
Trois semaines après la fin des DRM dans le catalogue de la maison de disques EMI, toutes les plateformes de ventes de musiques numériques souhaitent suivre la marche amorcée par Apple. De Microsoft à VirginMega, en passant par la Fnac, tout le monde proposera sous peu ces fameux morceaux. Selon TimesOnline, Amazon devrait en faire de même dès le mois prochain.
Les plateformes du monde entier proposeront donc aux internautes d'ici la fin de l'année les morceaux dépourvus de DRM de la major EMI. En attendant le catalogue non DRMisé d'Universal Music, de Warner Music et de Sony BMG ?
Financièrement, Amazon vient d'annoncer des résultats excellents pour son premier trimestre 2007, avec un chiffre d'affaires en hausse de 32 %, atteignant 3,02 milliards de dollars, pour un bénéfice de 111 millions de dollars, soit une hausse de 115 %.
http://fr.news.yahoo.com/25042007/308/amazon-devrait-lui-aussi-proposer-des-mp3-sans-drm.html
Copie privée : jusqu'à 12,6% du prix des disques durs externes
Nouvelle réunion au sein de la Commission d'Albis, celle chargée d'établir le montant de la rémunération pour copie privée et les supports concernés. Selon les Échos, l'ordre du jour était encore une fois celui de la redevance des clefs USB, des disques durs externes et des cartes mémoires.
Selon les chiffres obtenus par nos confrères, les ponctions pourront atteindre jusqu'à 12,6% du prix de vente hors taxe des gros disques. Ces « gros disques durs » sont ceux dépassant les 200 Go de capacités. Pour les clefs USB, le plafond serait de 1,5% du prix HT pour les clefs au dessus de 10 Go. Pour les cartes mémoires, le seul chiffre obtenu, celui de 0,33 % du prix HT lorsqu'elle atteignent les 512 Mo.
Les chiffres ne sont pas définitifs, ils sont d'ailleurs en décalage avec ceux fournis par le passé. Ils devront être avalisés au cours d'une prochaine réunion. Au second semestre 2007, la Commission d'Albis va encore s'intéresser au cas des HD-DVD et Blu-Ray vierges.
La question de la rémunération pour copie privée a fait l'objet de tensions fortes ces derniers mois. Un rapport à la Commission Européenne préconise l'abandon d'une telle ponction, au profit d'un système de fait commandé par les seuls DRM. Les constructeurs, eux, font un lobbying poussé pour faire tomber cette ponction et consolider leur marché.
Les ayants droit se sont encore récemment réunis à Paris pour défendre la rémunération pour copie privée, qui irrigue financièrement tout le secteur. Quant aux particuliers, toujours pris dans l'étau DRM - rémunération pour copie privée, ils devront attendre 2009 avant de pouvoir transmettre leurs problèmes de copie au gendarme récemment mis en place. Sur ce thème, la Cour d'appel de Paris a estimé qu'il n'y avait pas de droit à la copie privée, et que les verrous anti-copie étaient bien légaux (notre actualité).
http://fr.news.yahoo.com/25042007/308/copie-privee-jusqu-12-6-du-prix-des-disques-durs.html
Les DVD bientôt marqués par des codes-barres couleurs anti-contrefaçon
Dès la fin de l'année, une petite mosaïque de pastilles en couleurs, ressemblant à des code-barres 2D, va faire son apparition sur les DVD vidéo. Mesurant environ un centimètre carré, cette nouvelle étiquette est le fruit de la collaboration de l'International Standard Audiovisual Number Agency (Isan-IA), de Microsoft, et de DatatraceDNA. Son but : empêcher la copie physique d'un DVD et y associer des services interactifs sur le Net.
L'Isan-IA est une association à but non lucrative créée en 2003 sous l'égide de l'ISO (Organisation internationale de normalisation). Tout producteur de contenus audiovisuels (film, séries télé, jeux vidéo, etc.) peut s'adresser à l'association pour déclarer son œuvre et obtenir un identifiant, le numéro Isan. Ce numéro unique est directement encodé dans le flux vidéo, ce qui permet d'identifier une œuvre quel que soit le support.
Jusqu'à présent le numéro Isan était présent sur les DVD sous la forme du code-barres noir et blanc traditionnel. Dès la fin de l'année, il passera à la couleur avec la technologie développée par Microsoft baptisée High Capacity Color Barcode (HCCB).
Principal avantage : stocker plus d'informations pour une même surface. Ainsi un code-barres actuel de un centimètre comprend 15 à 20 caractères, alors que le HCCB en stocke 64. Sachant qu'un code Isan prend 24 caractères, cela laisse de la place pour ajouter des informations complémentaires.
Une encre invisible à l'œil nu
L'Isan souhaite ainsi profiter de l'arivée de ce code-barres nouvelle génération pour introduire de nouveaux services. En effet, il sera possible en prenant une photo de l'HCCB, d'être automatiquement dirigé vers une page Web : par exemple celle de l'Isan pour obtenir plus d'informations sur l'auteur du DVD, des infos sur le diffuseur ou encore sur le partenaire.
Pour cela, il suffira de prendre une photo de l'HCCB avec son téléphone portable ou avec la webcam de son ordinateur, puis d'installer un petit utilitaire développé par Microsoft, qui décodera l'image du code-barres. Ce principe, déjà utilisé couramment au Japon, commence également à être appliqué en France : un code-barres 2D est imprimé sur une publicité ou ajouté à une page Web. Orange l'utilise depuis mars dans ses publicités et Neuf Cegetel l'a ajouté à son service de stockage en ligne, Neuf Giga.
« Le souci est que, pour l'instant, la qualité des lentilles utilisées par les téléphones portables ou les webcams n'est pas suffisante pour des code-barres 2D aussi petits et en couleurs, explique Patrick Attallah, directeur général de l'Isan-IA. Mais au rythme de développement, d'ici à un an, cela ne devrait plus être un problème. »
Par ailleurs, le HCCB représente une avancée dans la lutte contre les réseaux de « contrefaçon industrielle », qui produisent et commercialisent des produits imitant les originaux. En effet, ces marqueurs seront imprimés avec une encre spéciale, mise au point par la société australienne DatatraceDNA, spécialisée en nanotechnologie. Cette encre contient des nanoparticules invisibles à l'œil nu, mais clairement visibles lorsqu'elles sont exposées à une fréquence lumineuse particulière. Impossible pour les pirates de dupliquer ainsi correctement les DVD.
http://fr.news.yahoo.com/24042007/44/les-dvd-bientot-marques-par-des-codes-barres-couleurs-anti.html
Publié par Reuther à 02:10:13 dans Actu P2P | Commentaires (0) | Permaliens
Michel Rocard: «L'idée de Sarkozy de criminaliser 2,5 millions de jeunes qui téléchargent n'est pas tenable»
Présidentielle 2007 - Dans un entretien accordé à ZDNet.fr, l'ancien Premier ministre détaille les orientations de son programme d'action sur les NTIC, commandé par Ségolène Royal. Et dénonce la politique envisagée par Nicolas Sarkozy pour lutter contre le piratage.ZDNet.fr - Quels sont les grands axes du rapport que vous avez remis le 5 avril à Ségolène Royal?+
Ségolène Royal : « le numérique et le P2P peuvent être une chance pour la culture »http://www.ecrans.fr/spip.php?article1119+
Interview de Ségolène Royal sur les NTICA quelques encablures des élections présidentielles, Ségolène Royal a acceptée de répondre à nos questions envoyées par mail et touchant le secteur des nouvelles technologies.
http://www.pcinpact.com/d-90-1-segolene-royal-nouvelles-technologies-presidentiel.htm
http://www.clubic.com/actualite-72286-intel-technologie-accelerer-p2p.html
http://www.infos-du-net.com/actualite/10324-P2P.html
Pourquoi un Français qui achète un DVD vierge acquitte une "taxe" de 1,10 euros alors qu'un Allemand ne paie pour le même DVD que moins de 20 centimes d'euros? La réponse s'appelle la "rémunération pour copie privée". Ce nom barbare ne vous dit peut-être rien, pourtant, vous l'avez probablement déjà payée plusieurs fois.Cette "taxe" frappe tous les supports vierges pouvant contenir des œuvres culturelles vendus en France : CD et DVD inscriptibles, par exemple, mais également iPod et autres lecteurs MP3, et même bientôt les clé USB et disques durs externes. Depuis plus de vingt ans, elle est censée dédommager les "ayants droit" (artistes, producteurs, interprètes...) pour la copie de leurs œuvres sur un support autre que celui acquis à la base. Par exemple, d'un CD vers un iPod ou d'un DVD vers un DVD vierge.Consommateurs et distributeurs lésésMais le consommateur n'est pas la seule victime de ce système : cette situation provoque des effets économiques néfastes pour les distributeurs. En 2005, il s'est ainsi vendu selon des estimations près de 22 millions de DVD vierges dans l'Hexagone contre près de 175 millions en Allemagne. A la demande d'un cabinet d'avocats, derrière lequel on devine ces intérêts hostiles à la rémunération, le professeur Georges Decocq, vice-doyen de la faculté de Droit de Paris 12, s'est penché sur le sujet. Au terme d'un "mémorandum" d'une vingtaine de pages que s'est procuré en exclusivité LCI.fr, la sentence de ce spécialiste du droit communautaire est sans appel. Il conclut à un "abus de position dominante" contraire au droit européen de la concurrence."Indice d'exploitation abusive"Un telle différence de prix constitue pour Georges Decocq un "indice d'exploitation abusive d'une position dominante" par les acteurs qui touchent cette rémunération en France. Il s'agit de
"COPIE FRANCE et
http://fr.news.yahoo.com/11042007/7/piratage-les-etats-unis-attaquent-la-chine-devant-l-omc.html
http://fr.news.yahoo.com/10042007/308/p2p-l-affaire-call-of-juarez-frappe-5079-internautes.html
http://techno.branchez-vous.com/actualite/2007/04/recherche_plus_efficace_les_gr.html
Publié par Reuther à 01:40:59 dans Actu P2P | Commentaires (0) | Permaliens
| estimations du mois de mars 2007 | |||
| Fréquentation totale (millions d'entrées) |
2007 |
2006 |
Evolution 2007/2006 (%) |
| Janvier |
15,11 * |
14,07 |
+ 7,4 * |
| Février |
19,23 * |
22,82 |
-15,7 * |
| Mars |
17,71 * |
14,96 |
+ 18,4 * |
| Premier trimestre |
52,05 * |
51,85 |
+ 0,4 * |
| Année glissante (de avr. n-1 à mars. n) |
188,88 * |
181,90 |
+ 3,8 * |
| part de marché | ||||||
| Parts de marché (%) |
Films Français |
|
Films américains |
|
Autres films |
|
| |
2007 |
2006 |
2007 |
2006 |
2007 |
2006 |
| Premier trimestre |
58,4 * |
50,2 |
34,8 * |
38,6 |
6,7 * |
11,1 |
| Année glissante (de avr. n-1 à mars. n) |
46,9 * |
37,6 |
43,1 * |
44,5 |
9,9 * |
17,9 |
http://www.cnc.fr/Site/Template/T3.aspx?SELECTID=2471&ID=1635&t=3
Réponse Oui. Enfin, il semble.
Les dépenses totales des ménages au cinéma sont passées de 894 millions d'euros en 2000 à
Dès lors, je sens venir les statisticiens en herbe. Et oui, le nombre de film français et étrangers proposés en salle a lui aussi augmenté, créant un appel d'offre et développant les ventes. Donc, grosso modo, on arrive à une croissance comparée qui est similaire.
Pourtant, et parce que l'un n'empêche pas l'autre, les maisons de production mettent des moyens en place pour limiter le téléchargement. Ils investissent ces plateformes en les noyant de films bidons ayants pour titre Taxi 4, ou Ne le Dis à Personne. Le resquilleur se décourage et abandonne. Il paraît que ça a de l'effet.
Finalement, ce serait presque les films à la télévision qui en pâtissent le plus. Grâce aux DVD et aux Divx, on n'attend plus que le bon film en question passe à la télé, on le télécharge. Et résultat, les audiences baisses et les séries envahissent nos écrans. C'est peut-être une autre raison qui s'ajoute bien sûr à la qualité des séries étrangères. Mais çà, on en a déjà parlé sur ce blog.
http://www.influence-cinema.info/?p=100
Un Peer-to-Peer pas si méchant
http://www.influence-cinema.info/?p=100#comment-5498
Internet: Warner Music va offrir des contenus vidéos gratuits sur Joost
Warner Music et Joost ont dévoilé lundi un accord en vue de lancer ce service "d'ici la fin juin", a indiqué un porte-parole de Joost à l'AFP.
"Les contenus seront gratuits pour les internautes", a ajouté Brian Baumley.
Concernant les modalités financières, les deux groupes ont indiqué, dans un communiqué, qu'ils comptent "partager les revenus publicitaires réalisés avec les contenus de Warner Music diffusés sur Joost, globalement sur le principe du partage des revenus entre chaînes de télévision et fournisseurs de contenus".
Warner Music va proposer des clips de son catalogue d'artistes mais également des entretiens, des retransmissions de concerts ou encore des tournages en coulisse avec les artistes.
Joost a été fondée en janvier par les créateurs du logiciel de téléphonie sur internet Skype (groupe eBay). La plate-forme permet aux utilisateurs de recevoir sur leur ordinateur des chaînes de télévision gratuitement et de manière interactive: enregistrement programmé, rediffusions, démarrage des programmes à la demande...
Ce service repose sur la technologie de diffusion en "peer-to-peer" (ordinateur à ordinateur).
Joost a des partenariats avec des groupes de médias comme Viacom ou Endemol.
USA-internet-X%
Explosion du nombre des "weblogs" mais ralentissement de la progression
SAN FRANCISCO (AFP) - Le nombre de "weblogs", ces sites personnels mis en ligne sur l'internet, qui tiennent du journal de bord ou du journal intime, a enregistré une très forte progression à plus de 72 millions mais connaît un ralentissement, selon une étude publiée jeudi.
Le nombre de weblogs est passé de huit millions en mars 2005 à plus de 72 millions en mars 2007, selon Technorati, un moteur de recherche sur l'internet spécialisé dans le domaine des blogs et dont le siège social est à San Francisco (Californie, ouest).
Environ 120.000 weblogs sont créés en moyenne chaque jour, ou trois toutes les deux secondes, contre 25.000 en mars 2005, ajoute Technorati.
Cependant, le taux d'augmentation de la "blogosphère" qui doublait tous les six mois ne double plus qu'une fois par an, souligne David Sifry, le fondateur de Technorati.
Il y a probablement une sous-estimation du nombre de weblogs, avertit M. Sifry, comme en France où les utilisateurs du système Skyblog ne sont pas comptabilisés dans la base de données de Technorati.
Selon Technorati, 37% des publications de weblogs sont en japonais, ce qui en fait la langue la plus utilisée. L'anglais arrive en deuxième position, suivi du chinois et de plusieurs langues européennes.
Le persan (farsi), parlé en Iran et en Afghanistan, est devenu la dixième langue la plus usitée pour les publications de weblogs.
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=370909&fid=070409132442.77sb8aao.xml&typeNews=hightech
Rapport de M. Rocard sur le numérique
il y a quelques semaines, Ségolène Royal demandait à Michel Rocard de lui "préparer un rapport sur les enjeux numériques". Mercredi 5 avril, l'ancien premier ministre remettait à la candidate PS à l'élection présidentielle un document intitulé "République 2.0. Vers une société de la connaissance ouverte".
|
|
S'il propose de "remettre à plat" la loi de 2006 sur le droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information (Dadvsi), M. Rocard ne brandit pas comme solution la licence globale, soutenue en son temps par Mme Royal. "La défense de la rémunération de la création et de la qualité des contenus, tout comme la préservation des libertés dans ce domaine, ne peuvent résulter que d'une démarche de concertation et de négociation de toutes les parties concernées."
M. Rocard prône la "négociation sociale, qui vaut mieux que l'arbitraire de la loi". Il faut "mettre en oeuvre une solution qui assure la sécurité juridique des échanges, mais préserve les intérêts des artistes autour d'une rémunération consensuelle qu'il conviendra de défendre vigoureusement au niveau européen", indique-t-il dans son rapport. Ces phrases ont été mises au point avec un petit groupe d'experts, parmi lesquels Aziz Ridouan, le jeune président de l'Association des audionautes, qui milite pour la légalisation du téléchargement sur Internet.
Dans son rapport, M. Rocard formule quatre-vingt-quatorze propositions, comme le refus de la "brevetabilité des logiciels", l'interruption du projet de carte d'identité biométrique ou encore un "tarif social" pour l'accès au haut débit de 5 euros par mois.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-893586,0.html?xtor=RSS-3246
«Le gouvernement n'a vraiment rien compris à l'Internet»
L'Autorité de régulation des mesures techniques (ARMT), enfantée par Renaud Donnedieu de Vabres et sa loi sur le droit d'auteur (DADVSI) a vu le jour vendredi. Elle sera chargée de régler les différends autour de l'interopérabilité, des DRM et de la copie privée. Pas vraiment de quoi convaincre Christophe Espern, de l'April (association de défense du logiciel libre), également co-fondateur de eucd.info, un site consacré à la loi DADVSI.
Pour vous, l'ARMT, c'est quoi?
Un grand machin de plus, une usine à gaz, une plaisanterie de mauvais goût qui va coûter cher au contribuable sans rien lui apporter. En 1992, les Américains ont tenté de mettre en place un organisme similaire. Ils ont fini par abandonner.
Favoriser l'interopérabilité et garantir l'exception de copie privée, sur la papier, c'est plutôt une mission positive, non?
Sur le papier, oui. Mais en pratique, la réalité est tout autre. Qui peut croire que l'ARMT parviendra à un quelconque résultat sur l'interopérabilité quand cela fait des années que l'UE tente de faire plier Microsoft à coup d'amendes records sans résultats significatifs. Quant à la copie privée, on ne peut pas à la fois vouloir la garantir, et en même temps se donner le droit de fixer à zéro le nombre de copies qu'un particulier aura le droit de réaliser.
Pourquoi parlez-vous également de mise en danger du logiciel libre?
Quand on lit attentivement le décret du 4 avril sur l'ARTM, on se rend compte que ce «machin» pourrait choisir les conditions de divulgation d'une œuvre en lieu et place de ses auteurs. En clair, elle pourrait imposer à un auteur de logiciel libre de fermer tout ou parti de son code source. C'est une atteinte au droit moral de divulgation de l'auteur. C'est inacceptable et nous allons étudier les voies de recours. (1)
La création de l'ARMT intervient une semaine après l'abandon des DRM par EMI et Apple...
Encore une fois, le gouvernement montre qu'il n'a vraiment rien compris à l'Internet. Les DRM sont une hérésie technique (les protections ne tiennent pas) socialement inacceptable, qui va à l'encontre de l'essence même d'Internet et de la duplication de la connaissance. Mais sous la pression de lobbies, l'UMP a fait le forcing pour adopter DADVSI. Et juste avant l'élection présidentielle, fait passer les décrets. Comme ça, si Sarkozy est élu, ce sera déjà fait.
La position des autres candidats est-elle différente?
Nous avons créé le site candidats.fr, avec une liste de questions que nous leur avons soumise, leur demandant de se prononcer clairement sur des sujets aussi centraux que les DRM, la licence globale, la copie privée, le logiciel libre. Marie-George Buffet, Jean-Marie Le Pen ou Dominique Voynet ont répondu. Pas Ségolène Royal, ni François Bayrou, ni Nicolas Sarkozy.
Ce dernier a tout de même dit qu'il était contre la licence globale...
La licence globale, un temps envisagée dans DADVSI, nous semblait à peu près le seul point du projet respectueux des internautes. En revanche, nous avions émis des doutes sur la possibilité d'une mesure correcte pour pouvoir rémunérer les artistes. Au final nous demandons surtout une vaste remise à plat de tout ce financement de la culture, totalement opaque aujourd'hui. Mais pour ça, il faut une vraie
Publié par Reuther à 02:03:22 dans Actu P2P | Commentaires (0) | Permaliens
| estimations du mois de mars 2007 | |||
| Fréquentation totale (millions d'entrées) |
2007 |
2006 |
Evolution 2007/2006 (%) |
| Janvier |
15,11 * |
14,07 |
+ 7,4 * |
| Février |
19,23 * |
22,82 |
-15,7 * |
| Mars |
17,71 * |
14,96 |
+ 18,4 * |
| Premier trimestre |
52,05 * |
51,85 |
+ 0,4 * |
| Année glissante (de avr. n-1 à mars. n) |
188,88 * |
181,90 |
+ 3,8 * |
| part de marché | ||||||
| Parts de marché (%) |
Films Français |
|
Films américains |
|
Autres films |
|
| |
2007 |
2006 |
2007 |
2006 |
2007 |
2006 |
| Premier trimestre |
58,4 * |
50,2 |
34,8 * |
38,6 |
6,7 * |
11,1 |
| Année glissante (de avr. n-1 à mars. n) |
46,9 * |
37,6 |
43,1 * |
44,5 |
9,9 * |
17,9 |
http://www.cnc.fr/Site/Template/T3.aspx?SELECTID=2471&ID=1635&t=3
Réponse Oui. Enfin, il semble.
Les dépenses totales des ménages au cinéma sont passées de 894 millions d'euros en 2000 à
Dès lors, je sens venir les statisticiens en herbe. Et oui, le nombre de film français et étrangers proposés en salle a lui aussi augmenté, créant un appel d'offre et développant les ventes. Donc, grosso modo, on arrive à une croissance comparée qui est similaire.
Pourtant, et parce que l'un n'empêche pas l'autre, les maisons de production mettent des moyens en place pour limiter le téléchargement. Ils investissent ces plateformes en les noyant de films bidons ayants pour titre Taxi 4, ou Ne le Dis à Personne. Le resquilleur se décourage et abandonne. Il paraît que ça a de l'effet.
Finalement, ce serait presque les films à la télévision qui en pâtissent le plus. Grâce aux DVD et aux Divx, on n'attend plus que le bon film en question passe à la télé, on le télécharge. Et résultat, les audiences baisses et les séries envahissent nos écrans. C'est peut-être une autre raison qui s'ajoute bien sûr à la qualité des séries étrangères. Mais çà, on en a déjà parlé sur ce blog.
http://www.influence-cinema.info/?p=100
Un Peer-to-Peer pas si méchant
http://www.influence-cinema.info/?p=100#comment-5498
Internet: Warner Music va offrir des contenus vidéos gratuits sur Joost
Warner Music et Joost ont dévoilé lundi un accord en vue de lancer ce service "d'ici la fin juin", a indiqué un porte-parole de Joost à l'AFP.
"Les contenus seront gratuits pour les internautes", a ajouté Brian Baumley.
Concernant les modalités financières, les deux groupes ont indiqué, dans un communiqué, qu'ils comptent "partager les revenus publicitaires réalisés avec les contenus de Warner Music diffusés sur Joost, globalement sur le principe du partage des revenus entre chaînes de télévision et fournisseurs de contenus".
Warner Music va proposer des clips de son catalogue d'artistes mais également des entretiens, des retransmissions de concerts ou encore des tournages en coulisse avec les artistes.
Joost a été fondée en janvier par les créateurs du logiciel de téléphonie sur internet Skype (groupe eBay). La plate-forme permet aux utilisateurs de recevoir sur leur ordinateur des chaînes de télévision gratuitement et de manière interactive: enregistrement programmé, rediffusions, démarrage des programmes à la demande...
Ce service repose sur la technologie de diffusion en "peer-to-peer" (ordinateur à ordinateur).
Joost a des partenariats avec des groupes de médias comme Viacom ou Endemol.
USA-internet-X%
Explosion du nombre des "weblogs" mais ralentissement de la progression
SAN FRANCISCO (AFP) - Le nombre de "weblogs", ces sites personnels mis en ligne sur l'internet, qui tiennent du journal de bord ou du journal intime, a enregistré une très forte progression à plus de 72 millions mais connaît un ralentissement, selon une étude publiée jeudi.
Le nombre de weblogs est passé de huit millions en mars 2005 à plus de 72 millions en mars 2007, selon Technorati, un moteur de recherche sur l'internet spécialisé dans le domaine des blogs et dont le siège social est à San Francisco (Californie, ouest).
Environ 120.000 weblogs sont créés en moyenne chaque jour, ou trois toutes les deux secondes, contre 25.000 en mars 2005, ajoute Technorati.
Cependant, le taux d'augmentation de la "blogosphère" qui doublait tous les six mois ne double plus qu'une fois par an, souligne David Sifry, le fondateur de Technorati.
Il y a probablement une sous-estimation du nombre de weblogs, avertit M. Sifry, comme en France où les utilisateurs du système Skyblog ne sont pas comptabilisés dans la base de données de Technorati.
Selon Technorati, 37% des publications de weblogs sont en japonais, ce qui en fait la langue la plus utilisée. L'anglais arrive en deuxième position, suivi du chinois et de plusieurs langues européennes.
Le persan (farsi), parlé en Iran et en Afghanistan, est devenu la dixième langue la plus usitée pour les publications de weblogs.
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=370909&fid=070409132442.77sb8aao.xml&typeNews=hightech
Rapport de M. Rocard sur le numérique
il y a quelques semaines, Ségolène Royal demandait à Michel Rocard de lui "préparer un rapport sur les enjeux numériques". Mercredi 5 avril, l'ancien premier ministre remettait à la candidate PS à l'élection présidentielle un document intitulé "République 2.0. Vers une société de la connaissance ouverte".
|
|
S'il propose de "remettre à plat" la loi de 2006 sur le droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information (Dadvsi), M. Rocard ne brandit pas comme solution la licence globale, soutenue en son temps par Mme Royal. "La défense de la rémunération de la création et de la qualité des contenus, tout comme la préservation des libertés dans ce domaine, ne peuvent résulter que d'une démarche de concertation et de négociation de toutes les parties concernées."
M. Rocard prône la "négociation sociale, qui vaut mieux que l'arbitraire de la loi". Il faut "mettre en oeuvre une solution qui assure la sécurité juridique des échanges, mais préserve les intérêts des artistes autour d'une rémunération consensuelle qu'il conviendra de défendre vigoureusement au niveau européen", indique-t-il dans son rapport. Ces phrases ont été mises au point avec un petit groupe d'experts, parmi lesquels Aziz Ridouan, le jeune président de l'Association des audionautes, qui milite pour la légalisation du téléchargement sur Internet.
Dans son rapport, M. Rocard formule quatre-vingt-quatorze propositions, comme le refus de la "brevetabilité des logiciels", l'interruption du projet de carte d'identité biométrique ou encore un "tarif social" pour l'accès au haut débit de 5 euros par mois.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-893586,0.html?xtor=RSS-3246
«Le gouvernement n'a vraiment rien compris à l'Internet»
L'Autorité de régulation des mesures techniques (ARMT), enfantée par Renaud Donnedieu de Vabres et sa loi sur le droit d'auteur (DADVSI) a vu le jour vendredi. Elle sera chargée de régler les différends autour de l'interopérabilité, des DRM et de la copie privée. Pas vraiment de quoi convaincre Christophe Espern, de l'April (association de défense du logiciel libre), également co-fondateur de eucd.info, un site consacré à la loi DADVSI.
Pour vous, l'ARMT, c'est quoi?
Un grand machin de plus, une usine à gaz, une plaisanterie de mauvais goût qui va coûter cher au contribuable sans rien lui apporter. En 1992, les Américains ont tenté de mettre en place un organisme similaire. Ils ont fini par abandonner.
Favoriser l'interopérabilité et garantir l'exception de copie privée, sur la papier, c'est plutôt une mission positive, non?
Sur le papier, oui. Mais en pratique, la réalité est tout autre. Qui peut croire que l'ARMT parviendra à un quelconque résultat sur l'interopérabilité quand cela fait des années que l'UE tente de faire plier Microsoft à coup d'amendes records sans résultats significatifs. Quant à la copie privée, on ne peut pas à la fois vouloir la garantir, et en même temps se donner le droit de fixer à zéro le nombre de copies qu'un particulier aura le droit de réaliser.
Pourquoi parlez-vous également de mise en danger du logiciel libre?
Quand on lit attentivement le décret du 4 avril sur l'ARTM, on se rend compte que ce «machin» pourrait choisir les conditions de divulgation d'une œuvre en lieu et place de ses auteurs. En clair, elle pourrait imposer à un auteur de logiciel libre de fermer tout ou parti de son code source. C'est une atteinte au droit moral de divulgation de l'auteur. C'est inacceptable et nous allons étudier les voies de recours. (1)
La création de l'ARMT intervient une semaine après l'abandon des DRM par EMI et Apple...
Encore une fois, le gouvernement montre qu'il n'a vraiment rien compris à l'Internet. Les DRM sont une hérésie technique (les protections ne tiennent pas) socialement inacceptable, qui va à l'encontre de l'essence même d'Internet et de la duplication de la connaissance. Mais sous la pression de lobbies, l'UMP a fait le forcing pour adopter DADVSI. Et juste avant l'élection présidentielle, fait passer les décrets. Comme ça, si Sarkozy est élu, ce sera déjà fait.
La position des autres candidats est-elle différente?
Nous avons créé le site candidats.fr, avec une liste de questions que nous leur avons soumise, leur demandant de se prononcer clairement sur des sujets aussi centraux que les DRM, la licence globale, la copie privée, le logiciel libre. Marie-George Buffet, Jean-Marie Le Pen ou Dominique Voynet ont répondu. Pas Ségolène Royal, ni François Bayrou, ni Nicolas Sarkozy.
Ce dernier a tout de même dit qu'il était contre la licence globale...
La licence globale, un temps envisagée dans DADVSI, nous semblait à peu près le seul point du projet respectueux des internautes. En revanche, nous avions émis des doutes sur la possibilité d'une mesure correcte pour pouvoir rémunérer les artistes. Au final nous demandons surtout une vaste remise à plat de tout ce financement de la culture, totalement opaque aujourd'hui. Mais pour ça, il faut une vraie concertation. Pas un passage en force.
JEU VIDEO & CINEMA : CONCURRENCE ou CONVERGENCE ?
Nous connaissions la stratégie des majors consistant à écrire et développer les story-boards des jeux vidéos associés à un film avant même le début du tournage. Hollywood pensait ainsi avoir domestiqué le genre jugé mineur des jeux vidéo, jusqu'à ce qu'en 2003 le chiffre d'affaire généré par cette industrie vienne surpasser les recettes ô combien symboliques du box-office américain (10 milliards de $ incluant il est vrai le hardware, contre 9 pour le cinéma). Force est de constater que le jeu vidéo utilise de plus en plus des techniques du cinéma et réciproquement de plus en plus de réalisateurs s'intéressent au jeu vidéo. Le jeu inspire de nombreux films tout en étant dans des proportions croissantes un produit dérivé du cinéma. Cependant, si l'industrie du jeu vidéo tend à obeir aux mêmes impératifs que celle du cinéma, elle ne bénéficie pas pour autant des mesures de soutien de l'industrie cinématographique. La Commission européenne a ouvert une enquête approfondie sur le projet français de crédit d'impôt en faveur de la création de jeux vidéo.... Face à une concurrence internationale croissante venant d'Asie et d'Amérique du Nord, comment l'industrie française du jeu vidéo peut-elle relever de nouveaux défis ? Doit-elle s'inspirer du modèle de financement du cinéma ? Doit-elle externaliser la création ? Quels sont les atouts des acteurs français ? Rendez-vous le 25 avril 2007 pour faire le point sur les problématiques de création, de financement et d'exploitation de ces deux univers à la fois proches et concurrents, en compagnie des meilleurs experts du secteur
pour plus d'information et inscription : www.culture-et-management.com
DADVSI : le décret sur l'Autorité de régulation est publié
Le décret tant attendu sur l'Autorité de régulation des mesures techniques a été publié au journal officiel hier.
Instituée par la loi DADVSI, ce texte est attendu depuis de nombreux mois. Sa mission sera de concilier le droit d'auteur, la copie privée et l'interopérabilité, "tout en étant en phase avec l'innovation technologique et avec la modification des pratiques des internautes" expose RDDV.
Au niveau de la procédure de base, l'autorité, et ses 6 membres, sera saisie par simple lettre recommandée avec avis de réception, voire par voie électronique. Les demandes seront motivées.
Qui pourra saisir cette Autorité ?
De deux choses l'une : si la demande concerne l'interopérabilité, alors tout éditeur de logiciel, tout fabricant de systèmes techniques et tout exploitant de service.
Soit, la demande concerne l'exception aux droits d'auteur, il s'agira des bibliothèques, des établissements d'enseignement. À compter du 1er janvier 2009, les particuliers pourront également faire appel à elle pour le « droit » à la copie privée, contrarié par un verrou. Les associations de défense des consommateurs agréées pourront, elle aussi, frapper à la porte de l'Autorité.
Ses séances ne seront pas publiques, mais ses décisions seront bien publiées. Notons que les membres désignés pour participer à ses décisions devront à l'occasion de leur entrée en fonction, faire une simple déclaration mentionnant leurs liens, directs ou indirects, avec les sociétés étant liées à un service de téléchargement ou titulaire de droits sur une mesure technique de protection.
La procédure, éventuellement couverte par le sceau du secret, se fait selon le principe du contradictoire : chacun est entendu, ainsi que toute personne dont l'audition est réputée utile.
L'interopérabilité Sur le terrain de l'interopérabilité, s'il y a accord entre les parties, le tout est consigné dans un procès verbal. A défaut d'accord, l'autorité pourra soit rejeter la demande, soit contraindre le titulaire des droits sur un verrou anticopie de prendre toute mesure pour assurer l'accès du demandeur aux informations essentielles à l'interopérabilité. Ces décisions seront motivées.Si elle opte pour l'interopérabilité effective, elle fixera la durée de l'accès, mais encore l'indemnité à verser, sachant que cette somme « tient compte notamment de la valeur économique des informations communiquées au demandeur ».
Aucun chiffre n'est donné, mais il n'est pas assuré que toutes les structures pourront assumer de tels financements.
Par ailleurs il sera imposé des engagements du demandeur pour la garantie de l'efficacité et l'intégrité de la mesure technique, « les conditions d'utilisation du contenu protégé et les modalités d'accès à celui-ci ». Une astreinte pourra contraindre un peu plus le bénéficiaire dans cette voie.
Exception au droit d'auteur
Sur le terrain de l'exception aux droits d'auteur, la procédure est à peu près similaire : tentative de conciliation et si échec, décision motivée. C'est à cette occasion que l'autorité pourra contraindre l'ayant droit à assurer l'exception au droit d'auteur dont se prévaut la partie adverse.
Ainsi, elle fixera, éventuellement sous astreinte, le nombre minimal de copies autorisées, « en fonction du type d'oeuvre ou d'objet protégé, des divers modes de communication au public et des possibilités offertes par les techniques de protection disponible ». Ce nombre de copie pourra être égal à zéro, avaient-on prévenu plus tôt.
Hierarchie des impératifs
Toutefois, conformément à la loi, en aucun cas ses décisions ne pourront « porter atteinte à l'exploitation normale d'une oeuvre ou d'un objet protégé par un droit de propriété intellectuelle, ni causer un préjudice injustifié aux intérêts légitimes des titulaires de droits de propriété intellectuelle ». C'est là une hiérarchisation forte entre les droits d'auteurs et les résidus de droits d'usages. Les recours se feront devant la Cour d'appel de Paris, selon des règles bien précises.
La question qui se pose est de savoir si un particulier confronté à un verrou pénible prendra la peine de se lancer dans une telle quête de justice. Ne sera-t-il pas incité à trouver une solution à portée de clic sur internet, secteur qu'entend justement aseptiser la loi DADVSI ?
http://fr.news.yahoo.com/06042007/308/dadvsi-le-decret-sur-l-autorite-de-regulation-est-publie.html
Le gendarme de la copie privée prend ses fonctions
Société
Le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres a officiellement installé le 6 avril l'Autorité de régulation des mesures techniques. La création de cet organisme est inscrite dans la loi Dadvsi (Droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information) votée en juin 2006; le décret d'application a mis de longs mois à sortir.
L'Autorité «aura un rôle fondamental dans l'équilibre de la loi droit d'auteur», assure le ministre. Le coeur de sa mission porte sur l'interopérabilité des mesures techniques, c'est-à-dire les systèmes qui limitent la copie des fichiers numériques et la garantie de la copie privée, souligne-t-il.
Elle est composée de six membres, nommés par décret pour six ans: Jean Musitelli, conseiller d'État; Marie-Françoise Marais, conseillère à la Cour de Cassation; Patrick Bouquet, conseiller maître à la Cour des comptes; Pierre Sirinelli, membre du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique; Christian Saguez, président de la Commission des technologies de l'information et de la Communication de l'Académie des technologies; et enfin Tristan d'Albis, président de la Commission de la rémunération pour copie privée. Ce dernier ne disposera que d'une voix consultative sur les travaux de l'Autorité.
Ils doivent désormais élire leur président, avant de définir le règlement intérieur qui fixera le rythme des réunions. Leur mission consistera surtout à déterminer les modalités d'exercice des exceptions pour copie privée. Ils devront en particulier «fixer le nombre de copies privées [qu'un utilisateur pourra réaliser], en fonction du type de support», précise Renaud Donnedieu de Vabres. Ce nombre pourra d'ailleurs être égal à 0 dans le domaine du cinéma, a-t-il confirmé.
Dans ce contexte, l'Autorité peut être saisie par les consommateurs, les bénéficiaires des exceptions ou les associations les représentant.
La fin des mesures techniques n'est pas annoncée
Elle sera, par ailleurs, amenée à trancher les litiges en matière d'interopérabilité entre les éditeurs de logiciels, les fabricants de systèmes techniques ou les exploitants de service en ligne. «Elle a le pouvoir d'ordonner l'accès aux informations essentielles à l'interopérabilité des mesures techniques», poursuit le ministre.
Même si son action sera de favoriser la conciliation, l'organisme est néanmoins doté de pouvoirs de sanctions. D'abord, il peut prononcer des injonctions sous peine d'astreinte financière pour faire exécuter ses décisions. Ensuite, il peut infliger des amendes aux sociétés qui ne respectent pas ces injonctions ou leurs engagements en matière d'interopérabilité. Ses décisions peuvent toujours être contestées devant la cour d'appel de Paris.
Selon le ministre, l'abandon des DRM par deux grands acteurs de la musique dématérialisée, la major EMI et Apple, ne rend pas la mission de l'Autorité obsolète. «Il faut éviter (...) de considérer que la fin des mesures techniques est annoncée», explique Renaud Donnedieu de Vabres pour défendre son projet.
«Elles existent depuis longtemps et continueront d'exister. Car l'existence des mesures techniques dépend aussi des modèles éconmiques finançant les différents genres de création. Or le cinéma, la musique et la littérature n'ont pas la même économie». Et de rappeler que les systèmes d'écoute de musique illimitée, par exemple, ou de vidéo à la demande locative, reposent sur des mesures techniques de protection.
http://fr.news.yahoo.com/06042007/7/le-gendarme-de-la-copie-privee-prend-ses-fonctions.html
Droit d'auteur: Nicolas Sarkozy s'oppose à l'idée d'une licence globale
Le candidat de l'UMP affirme que la rencontre entre les arts et les technologies de l'information sera une des priorités de son action culturelle s'il est élu à la présidence de la République. Défenseur du droit d'auteur, il est opposé à la licence globale.
Présidentielle 2007
Dans un discours intitulé "Mon engagement pour la culture" (accessible ici au format PDF) prononcé le 4 avril à Paris, le candidat de l'UMP a fait de la rencontre entre «le monde de la culture et de l'art avec celui des technologies de l'information», la cinquième priorité de sa politique culturelle en cas d'élection à l'Elysée.
«J'ai pris position avec force pour le respect du droit d'auteur dans tous les domaines, musique, films, livres» a indiqué Nicolas Sarkozy. «Si je suis élu président de la République, il n'y aura pas de licence globale. Je n'accepterai pas l'idée du vol organisé sous prétexte du jeunisme et de la société de l'information. Car avec ça, on tuera toute forme de création.»
Aide aux entreprises innovantes
Évoquant la loi Dadvsi, votée le 30 juin 2006 par le Parlement, le candidat de l'UMP propose de faire un premier bilan fin 2007. Il souhaite en particulier «évaluer les conséquences de la suppression par le Conseil constitutionnel du dispositif de riposte graduée». Il se réjouit par ailleurs que «la loi du 5 mars dernier ait organisé la contribution des fournisseurs d'accès à internet et des opérateurs de téléphonie mobile à l'aide à la création, musique et cinéma (...)»
Nicolas Sarkozy a également abordé le rôle économique des nouvelles technologies, un secteur dont dépendent «des milliers et des milliers d'emplois». «Je souhaite que soit menée une politique de soutien efficace de nos entreprises innovantes dans ce secteur. Dans cet esprit, les universités doivent devenir des zones franches fiscales pour les étudiants, les enseignants, les chercheurs qui déposeraient des brevets et créeraient des entreprises» a-t-il dit.
Retrouvez toutes les infos sur les enjeux technologiques de la campagne sur notre page spéciale Présidentielle 2007
http://fr.news.yahoo.com/05042007/7/droit-d-auteur-nicolas-sarkozy-s-oppose-l-idee-d.html
Ségolène Royal, candidate hypermoderne, par Bertrand Le Gendre
Ségolène Royal ne fait rien comme tout le monde. Ségolène Royal déroute, car elle donne l'impression d'improviser. Malgré ses zigzags, elle s'en tient pourtant à son intuition première. Elle a compris que la politique avait changé de nature. Que les électeurs ne croient plus aux grandes constructions idéologiques - c'est l'individualisme qui les guide - et que la révolution numérique renforçait cet individualisme en démultipliant ses moyens d'expression. Voilà pourquoi la candidate socialiste s'adresse autant à l'individu qu'au citoyen. Pourquoi sa stratégie de communication emprunte si souvent à la grammaire d'Internet, au peer to peer, au wiki et à l'hypertexte. Voilà en quoi elle est hypermoderne.
Tocqueville, que Ségolène Royal a sûrement lu, est le premier à avoir perçu que la démocratie favorisait l'individualisme. Dans De la démocratie en Amérique (1835), il écrit : "L'aristocratie avait fait de tous les citoyens une longue chaîne qui remontait du paysan au roi ; la démocratie brise la chaîne et met chaque anneau à part." Que devient le citoyen dans une société où chaque "anneau" est à part ? Comment conjuguer cet individualisme avec les exigences du vivre-ensemble ? Ces questions interpellent les intellectuels depuis Tocqueville.
Les réponses de Gilles Lipovetsky, Pierre Rosanvallon ou Bernard Manin, pour s'en tenir à aujourd'hui, varient. Mais leurs problématiques convergent. Elles soulignent un phénomène dont Ségolène Royal a parfaitement compris les implications : la démocratie représentative est en crise. Elle pâtit d'un narcissisme généralisé qui dévalue les enjeux collectifs, les solidarités de classe, et favorise la "psychologisation" de la vie politique.
La démocratie représentative, dit la vox populi, ce n'est pas la démocratie. C'est la délégation à une oligarchie du pouvoir de légiférer pour tous. Cette délégation de pouvoir, l'individu moderne la vit comme une dépossession. Il aspire à décider pour lui-même, par lui-même. Et il a été trop souvent trompé. Lorsqu'elle défend l'idée de jurys citoyens - auxquels les élus auraient à rendre des comptes entre deux scrutins -, Ségolène Royal heurte les princes qui nous gouvernent, mais elle flatte les attentes du tiers état.
Sa campagne ne serait pas la même sans Internet. Tous les candidats tentent de se servir du Web. Mais là où ses concurrents utilisent la Toile comme une caisse de résonance, comme un simple outil de communication, Ségolène Royal s'est approprié sa syntaxe. Elle a compris que le peer to peer, le wiki et l'hypertexte avaient transformé nos schémas mentaux, nos pratiques cognitives, et donc modifié les rapports que les citoyens entretiennent avec la politique.
Le "pair à pair", ou échange entre égaux sur le modèle des fichiers musicaux piratés, a habitué les internautes à communiquer directement entre eux. Il a bouleversé les hiérarchies existantes en désacralisant les sachants et les puissants : intellectuels, journalistes, enseignants, dirigeants, élus... Lorsque tout un chacun, dans le cyberespace, peut donner son avis, interpeller un candidat ou commenter l'actualité, la démocratie change de paradigme.
Se faire entendre, être écouté. Le citoyen et l'internaute - souvent ils ne font qu'un - exigent d'avoir voix au chapitre. Ils ne veulent plus que la parole tombe de haut. Ils veulent exister. Les "débats participatifs" auxquels Ségolène Royal affirmait, au début de sa campagne, accorder tant d'importance n'avaient d'autre raison d'être que d'épancher cette soif d'expression.
Depuis, la candidate socialiste mène sa barque avec un art consommé de l'humilité. Toujours à l'écoute, en retrait s'il le faut. Un jour on l'interroge sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Mon avis, répond-elle, sera celui des Français. Que n'avait-elle pas dit ! Comment fuir à ce point ses responsabilités ?, s'indignent ses adversaires, alors que sa réponse était très calculée.
LE MAILLAGE COMPLEXE DE LA SOCIÉTÉ
Son programme, la candidate socialiste l'a conçu, avec la même modestie, sur le modèle du wiki, un outil qui permet à tout un chacun d'enrichir des contenus en ligne, l'encyclopédie Wikipedia, par exemple. A peine Ségolène Royal avait-elle lancé le mouvement que desirsdavenir.org, son site, ressemblait à un capharnaüm. A un fatras très caractéristique du Net. Qu'en a-t-elle tiré exactement ? Sans doute ne le saura-t-on jamais. Le message, au moins, était clair : la candidate socialiste n'écoute pas que les experts.
Mieux que tout autre, elle a compris que l'individu moderne était raccordé à la société sur le mode de l'hypertexte. L'hypertexte est cette fonction qui, lorsque l'on clique sur l'écran, permet de naviguer d'un site à l'autre grâce aux liens qui les relient entre eux. Cette métaphore signifie que l'individu contemporain ne se reconnaît plus dans un groupe social donné, aux contours prédéterminés. Mais qu'il appartient à des réseaux multiples - famille, travail, loisirs, associations... - entre lesquels il commute comme l'on navigue sur la Toile. En n'y investissant qu'une part de lui-même, selon des logiques souvent déconcertantes, comme le montre François Ascher dans La société évolue, la politique aussi (Odile Jacob, 2007, 308 p., 27 ).
L'individu moderne peut être partisan de l'autorité et du mariage des homosexuels. Partisan de la mondialisation, grâce à laquelle il s'habille à bon marché, mais de l'interventionnisme de l'Etat lorsqu'une entreprise textile délocalise. Contre les 35 heures comme entrepreneur, mais pour davantage de loisirs comme père de famille. Favorable à la carte scolaire comme citoyen, mais partisan de plus de souplesse comme parent d'élève.
Les propos successifs et parfois antinomiques de Ségolène Royal sur ces sujets et sur d'autres reflètent les contradictions qu'engendre cette multi-appartenance. Ils passent pour brouillons, alors qu'ils résultent, au-delà de ses maladresses, d'une réflexion très actuelle sur le maillage paradoxal de la société.
En quelques années, cette présidentielle permet de le mesurer, les attentes des Français se sont complexifiées. La campagne qu'elle mène en 2007, Ségolène Royal ne l'aurait pas menée en 2002. Prématuré. Sa victoire n'est pas assurée pour autant. Son aptitude à capitaliser l'individualisme de ses concitoyens, conjuguée à son intelligence des ressorts d'Internet, est un atout, bien sûr. Mais une majorité de l'électorat continue, et continuera longtemps encore, à se déterminer selon des critères traditionnels.
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-893510,0.html
Téléchargement : une société de jeu vidéo polonaise traque les internautes contrevenant en France
La société polonaise Techland n'était jusqu'à présent connue en France que pour avoir développé un jeu passé quelque peu inaperçu fin 2006 : Call Of Juarez. Mais depuis qu'elle a mandaté une société suisse spécialisée dans la lutte contre le piratage de retrouver les internautes ayant téléchargé et mis à disposition une version illégale de son jeu, l'affaire Techland enfle sur le Net, y compris au-delà de nos frontières.
Tout a commencé par une lettre simple reçue fin mars par quelques centaines d'internautes qui avaient mis le jeu à disposition sur un réseau P2P (pair à pair). Me Elizabeth Martin, spécialiste de droit informatique et propriété intellectuelle installée à Paris, y enjoignait les contrevenants de s'acquitter sous 14 jours de 400 euros de dédommagements au profit de Techland sous peine de poursuites.
Flairant la légèreté de la procédure, certains des internautes incriminés alertent alors le site Ratiatum, spécialisé notamment dans l'information sur les réseaux P2P. En effet, l'article 9 de la loi informatique et libertés n'autorise la collecte d'adresses IP qu'aux autorités publiques et sociétés de gestion collective de droits d'auteur si, et uniquement si, ces dernières ont reçu une autorisation de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Le forum dédié de Ratiatum croule rapidement sous les messages, si bien que le site décide d'ouvrir un espace spécifique pour tenir les internautes informés.
FREE A EXÉCUTÉ UNE DÉCISION DE JUSTICE
La collecte des adresses IP des contrevenants faite par la société Logistep AG est au cœur de la polémique. Plutôt que de piéger des copies du jeu afin de transmettre l'adresse IP des ordinateurs sur lesquels une copie pirate fonctionnait comme ce fut le cas il y a plusieurs années dans une autre affaire, c'est par une procédure juridique légale que cette société suisse a obtenu les informations : Free a reçu il y a quelques semaines une ordonnance de requête "Iliad contre Martin/Techland" en date du 22 janvier 2007 prononcée par le président du TGI de Paris, obligeant le fournisseur d'accès à fournir les adresses des "freenautes" ayant téléchargé le jeu sur le réseau eMule en septembre 2006.
Contactée, la société répond qu'elle "a scrupuleusement et strictement exécuté une décision de justice". D'autres fournisseurs d'accès pourraient également avoir reçu une requête similaire récemment. Par ailleurs, le site anglais TorrentFreak annonce qu'une procédure identique est en cours en Grande-Bretagne, à propos du jeu Dream Pinball 3D, et concernerait une vingtaine de fournisseurs d'accès.
LA DÉONTOLOGIE DES AVOCATS EN QUESTION
Dans cette affaire, quelques-uns des principaux intéressés ont tenu à se désolidariser immédiatement : un avocat parisien, qui s'est ému des démarches engagées par sa consœur, a saisi les instances déontologiques du barreau de Paris. Après une réunion le 2 avril, un rapporteur a été désigné pour examiner le fond de la procédure. De son côté, le distributeur français du jeu, Focus Interactive, a cru à un poisson d'avril en découvrant les faits sur Internet. L'avocate, elle, refuse de répondre sur cette affaire.
A l'heure actuelle, la qualification juridique définit le jeu vidéo comme "un support logiciel à résultante audiovisuelle et à finalité ludique".
La loi DADVSI a rajouté un article (L. 331-5) dans le Code de la Propriété Intellectuelle concernant les mesures techniques de protection (MTP). Or ces mesures désignent toute technologie permettant " d'empêcher ou limiter les utilisations non autorisées par les titulaires d'un droit d'auteur ou d'un droit voisin du droit d'auteur d'une oeuvre, autre qu'un logiciel, d'une interprétation, d'un phonogramme, d'un vidéogramme ou d'un programme ". Le logiciel en est donc exclu.
Cette loi a également crée l'ARMT (Autorité de Régulation des Mesures Techniques), qui sera mise en place vendredi 6 avril 2007, et plus particulièrement chargée de veiller à ce que les MTP n'entraînent pas " dans l'utilisation d'une oeuvre des limitations supplémentaires et indépendantes de celles expressément décidées par le titulaire d'un droit d'auteur ". (Nouvel article L.331-6 du Code de la Propriété Intellectuelle). Globalement donc, vérifier que les fameuses MTP n'empêchent pas la copie privée ou la lecture d'un disque audio sur un ordinateur par exemple.
Pourtant, les jeux vidéo ne sont toujours pas considérés dans ces textes de loi, leur statut voguant encore entre logiciel, oeuvre audiovisuelle ou de l'esprit : ils ne sont donc toujours pas considérés comme des produits culturels en France. Dans ce contexte, quelle peut-être la légalité d'une procédure engagée pour contrefaçon du droit d'auteur, alors qu'au regard de la loi, c'est de droit industriel qu'il faudrait parler.
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-651865,50-891907,0.html
YuMe ajoute de la pub dans les vidéos téléchargées en P2PJusque-là pour regarder des clips ou des vidéos en ligne légalement sur des sites de contenus, l'internaute devait attendre patiemment quelques dizaines de secondes la fin d'un écran publicitaire. L'accès gratuit à ces images valait bien quelques sacrifices. Mais, il pourrait aussi avoir à regarder des annonces commerciales dans les films qu'il aura téléchargés sur son PC depuis les réseaux peer to peer.
Une jeune société californienne, YuMe Networks, est sur le point de lancer la première campagne publicitaire de ce type. Elle concernera une sélection de vidéos de la chaîne américaine G4 TV, téléchargeables depuis BitTorrent, devenu une palte-forme légale en février dernier. Y sera insérée une publicité vantant les mérites de Lara Croft, l'héroïne sexy d'Eidos Interative. Et qui annonce surtout la prochaine sortie du jeu : Lara Croft Tom Raider : Anniversary.
Publicitée personnalisée
La publicité n'est pas stockée sur le disque dur, mais diffusée en streaming depuis les serveurs de YouMe à chaque fois que l'on regarde la vidéo téléchargée, quel que soit le support : ordinateur personnel, Pocket PC, mobile.
Selon la société, « il n'était pas possible d'insérer de la publicité dans du contenu téléchargeable dans le passé parce que les éditeurs en ligne ne pouvaient pas mesurer le nombre de fois qu'il a été regardé, ni tracer le parcours de l'internaute. » La technologie de la jeune pousse californienne permet de mesurer la popularité d'un spot, mais aussi de le personnaliser en fonction de plusieurs facteurs, comme la localisation géographique de l'utilisateur. De même, si l'annonceur estime que les résultats de sa publicité sont médiocres, il peut décider de modifier des critères tels que la place du spot dans la vidéo, par exemple.
A terme, cette technologie pourrait être insérée sur toutes les plates-formes peer to peer légales. L'histoire ne dit pas si, du coup, le prix des vidéos sera revu à la baisse.
Azureus lance Vuze : du P2P pour la vidéo HD
Azureus, déjà célèbre pour son programme P2P qui s'appuie sur le protocole BitTorrent a dévoilé, en cette fin de semaine, un nouveau service en ligne lié à la vidéo baptisé « Vuze », anciennement connu sous le nom de code Zudeo (voir Zudeo : partage de vidéo P2P légal selon Azureus). Ce nouveau service permet de distribuer, via P2P BitTorrent, des vidéos haute définition. Le service propose ainsi des vidéos créées par des indépendants ou des amateurs, mais également des vidéos commerciales / professionnelles de BBC et de Showtime Networks.
La plupart des vidéos sont gratuites, certaines qualifées de « premium » sont proposés en téléchargement moyennant une petite participation financière (de 0,99 à 4,99$ US). BBC propose ainsi la série « Sorted » sur Vuze, tandis que Showtime Networks distribue « Weeds », « Dexter » et « The L Word ». D'autres créateurs de contenus comme Starz, A&E Networks, Bennett Media Worldwide, G4 et National Geographic vont aussi proposer des contenus HD sur Vuze. Les contenus payants seront protégés par verrou numérique (ou DRM).
Le service pourrait prochainement proposer des publicités dans ses vidéos gratuites afin d'accroître ses revenus.
http://www.clubic.com/actualite-72123-azureus-vuze-p2p-video-hd.html
Après plusieurs semaines de négociations, ce lundi 2 avril, Apple et la maison de disques EMI ont annoncé la signature d'un accord. Selon les termes de ce dernier, Apple se voyait autorisé à commercialiser, par le biais de sa plate-forme de téléchargement iTunes, toutes les musiques du catalogue de la major dépourvues de DRM ( Digital Rights Management ). Les titres musicaux non protégés sont proposés à 1,29 dollar, 1,29 euro ou 0,99 livre, soit respectivement 0,30 dollar, 0,30 euro ou 0,20 livre de plus que le prix normal. Ils bénéficient d'une qualité d'écoute supérieure, les morceaux étant encodés à 256 kbit/s au lieu de 128 kbit/s.
5 millions de dollars ?
Très rapidement, deux autres plates-formes de téléchargement, VirginMega et Fnac.com, avaient manifesté leur intérêt pour ce modèle économique. Il reste toutefois à voir si les intéressées seront enclines à signer un gros chèque.
En effet, selon Digital Music News, l'accord entre Apple et EMI inclurait un important transfert d'argent. Apple aurait ainsi versé 5 millions de dollars, soit 3,7 millions d'euros, à EMI pour pouvoir vendre ses musiques dépourvues de DRM. Il s'agirait, pour la major du disque d'une assurance anticipant les pertes financières dues à la circulation des musiques sur les réseaux pair-à-pair ( ou P2P ). Aucune des deux sociétés n'a souhaité commenter la révélation de ce montant.
Publié par Reuther à 02:02:35 dans Actu P2P | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Reuther à 04:06:17 dans Actu P2P | Commentaires (0) | Permaliens
1|
Commentaire