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Info rapide fatique oblige
Le partage de fichiers est légal au Canada
Coup dur pour l'industrie musicale : la cour fédérale canadienne vient de
considérer, le 31 mars 2004, que le partage de fichiers MP3 sur Internet ne
constituait pas une violation du code de la propriété intellectuelle. Le juge a
estimé que le simple fait de mettre à disposition un fichier sur Internet ne
peut être considéré comme une distribution volontaire, contraire au respect des
droits d'auteur. Ce jugement déboute donc la CRIA (Canadian Recording Industry
Association), l'homologue canadien de la RIAA (Recording Industry Association of
America), qui avait déposé une demande d'identification de 29 internautes auprès
de cinq fournisseurs d'accès locaux. Face à leur refus de divulguer les
coordonnées de leurs clients, la CRIA avait donc porté l'affaire devant la
justice le 16 février 2004. Un avis que ne partage pas la CRIA. "De notre point
de vue", commente l'association, "la loi canadienne sur le copyright n'autorise
pas les gens à mettre à disposition des milliers de fichiers musicaux sur
Internet pour qu'ils soient copiés, transmis ou distribués à des millions
d'inconnus." La CRIA va donc faire appel de la décision.
Un impact
limité sur les ventes
Parallèlement, une étude des universités de
Harvard et de Caroline du Nord avance que les téléchargements illégaux de
musique n'auraient qu'un impact limité sur les ventes des CD audio. Felix
Oberholzer-Gee et Koleman Strumpf estiment ainsi que 5 000 téléchargements
illégaux correspondent au manque à gagner d'un seul CD physique. Ils expliquent
notamment ce phénomène par le fait que les internautes qui s'adonnent au
téléchargement n'auraient de toute façon pas acheté les disques piratés si les
réseaux d'échange de fichiers peer-to-peer (P2P) n'avaient pas existé.
De plus, les deux scientifiques avancent que le P2P favoriserait le
commerce musical et que la stratégie de répression de la RIAA n'aurait qu'un
impact limité sur les téléchargements illégaux. Simplement parce que plus de la
moitié des échanges proviennent de l'extérieur des Etats-Unis. Avec 16,5 % des
téléchargements effectués, l'Allemagne est le plus gros pays consommateur de P2P
devant le Canada (6,9 %), l'Italie (6,3 %) le Royaume-Uni (4,2 %), la France
(3,8 %) et le Japon (2,5 %). Le reste du monde participe pour 14,9 % aux
échanges en ligne. Avec plus de 45 % de parts, les Etats-Unis restent le plus
important "marché" du P2P illégal.
Une étude sujette à caution
Il faut cependant relativiser ces résultats puisque l'étude elle-même
remonte à plus d'un an. Entre septembre et décembre 2002, les chercheurs ont
analysé 1,75 million de téléchargements. Ils ont observé la courbe des ventes
des titres les plus téléchargés à la même période et n'ont pas constaté de chute
significative. D'autre part, l'étude s'est appuyée sur deux serveurs d'échange
OpenNap, basés sur le défunt réseau d'échange Napster. Les choses ont
considérablement évolué depuis puisque le nombre de clients et de réseaux
d'échanges n'a cessé d'augmenter depuis la fermeture de Napster première version
en septembre 2002 (voir édition du 5 septembre 2002). De toute façon, il en
faudra plus pour convaincre la RIAA qui préfère s'appuyer sur ses propres
travaux. L'assocaition estimait récemment que les internautes friands de musique
en ligne "illégale" avaient diminué de 33 % leurs achats musicaux.
http://www.rap2k.com/extranews-rap-7509-le-partage-de-fichiers-est-legal-au-canada.html
Apple et les DRM : lettre ouverte de Steve Jobs
Attaqué de toute part, tant par ses concurrents que par les artistes
indépendants, les associations de consommateurs et les pouvoirs publics de
plusieurs pays européens, Apple contre-attaque. Dans une lettre
ouverte publiée mardi soir, Steve Jobs justifie personnellement son choix de
verrouiller jusqu'à présent la musique achetée sur l'iTunes Music Store par ces
DRM qui limitent la lecture et la copie des morceaux. Ce fut, rappelle-t-il, la
condition sine qua non imposée par les "big four", autrement dit ces
quatre majors qui détiennent 70% du marché de la musique, pour mettre leur
catalogue en ligne.
Trois ans plus tard, alors que les débats sur
l'interopérabilité font rage, Apple est à la croisée des chemins. Trois choix
sont envisageables. Garder confiance dans un modèle fermé, comme Microsoft et
Sony. C'est ce modèle qui permet aux industriels de continuer d'innover,
explique Steve Jobs, en même temps qu'il balaie les accusations de modèle fermé.
Sur un iPod, seuls 3% de la musique proviennent en moyenne de l'iTunes Music
Store. "Les utilisateurs d'iPod ne sont clairement pas enchaînés à l'iTunes
store pour obtenir de la musique", justifie-t-il.
L'autre choix, c'est la
licence de Fairplay, le système de DRM d'Apple. Cela permettrait à d'autres
fabricants de commercialiser des baladeurs compatibles iTunes ou à des
plates-formes de vendre des morceaux protégés pour l'iPod. C'est une fausse
bonne idée, explique en substance Steve Jobs, qui invoque cette fois des
justifications techniques. D'une part, multiplier les interlocuteurs augmente
les risques de fuite et de voir le système cassé. D'autre part, les mises à jour
pour combler les brèches n'en sont que plus délicates. Conclusion, en licenciant
FairPlay, Apple "ne pourrait plus garantir la protection de la musique" des
quatre majors, qui lui retireraient leurs catalogues.
La troisième
solution, c'est l'abolition des DRM. Et là, Steve Jobs se fait retors. Certes,
ce serait la meilleure solution. "Les DRM n'ont jamais fonctionné et ne
fonctionneront peut-être jamais pour endiguer le piratage de musique", lance le
patron d'Apple. Si ces protections étaient supprimées, "l'industrie de la
musique pourrait créer un afflux de nouvelles entreprises prêtes à investir dans
de nouveaux disquaires en ligne et de nouveaux disquaires. Cela ne peut être que
positif pour eux", ajoute-t-il. Dès lors, qu'est-ce qui retient Apple ? Mais les
majors, justement, sur lesquelles Steve Jobs fait porter toute responsabilité.
Car leurs positions n'ont pas encore changé.
Dès lors, dans une
conclusion aux accents consuméristes, Steve Jobs invite les Européens, si en
pointe dans le combat contre les DRM, à se mobiliser pour faire plier les "big
four" qui vendent la quasi totalité de leurs musiques sur des CD non protégés.
Après tout, Vivendi est un groupe français, EMI est anglais et Sony BMG détenu à
moitié par un allemand. "Les persuader de licencier à Apple et aux autres leur
musique sans DRM créera un marché sans DRM vraiment interoperable. Apple y
participera sans réserve", promet-il. Éludant toutefois les questions sur la
vente dès à présent et sans protection des morceaux d'indépendants, les 30%
restants, premier signe tangible d'un engagement pour une musique débarrassée de
ses verrous.
http://www.macgeneration.com/mgnews/depeche.php?aIdDepeche=124218
http://techno.branchez-vous.com/actu/07-02/11-152704.html
Publié par Reuther à 01:31:38 dans Actu P2P | Commentaires (0) | Permaliens
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