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news p2p | 28 février 2007

Bon mes galere de Pc continue .. .la j ai reussis a remettre un truc en marche donc les infos Lundi / Mardi

P2P et DADVSI, la politique pénale est enfin connue

Le texte était attendu et promis depuis quelques mois. Le ministre de la Justice a donc signé le 3 janvier la circulaire d'application de la loi DADVSI. Un document (pdf) important à plus d'un titre puisqu'il définit la politique pénale des parquets face à des cas de téléchargements ou de mises à disposition illicite...

Lire l'article sur le site de Pcinpact.com

http://www.juriscom.net/actu/visu.php?ID=906 

Rémunération des contributeurs : les modèles qui marchent

Podcasts, blogs, sites de partage de vidéo, peer-to-peer ou encore messageries instantanées foisonnent sur le Net. A tel point que le contenu généré par les internautes a littéralement submergé - pour le meilleur et pour le pire - le contenu institutionnel créé par des professionnels.
Face à cette abondance d'informations, les éditeurs de services Web sont de plus en plus nombreux à décider d'offrir une part de leurs revenus pour inciter les meilleurs contributeurs à héberger leur création chez eux. Le point sur les modèles économiques de partage de revenus qui fonctionnent et sur les limites d'un tel procédé.

http://www.journaldunet.com/diaporama/070226-partage-revenus-contributeurs/

eMule utilisé aussi souvent que Google ou MSN !

Une nouvelle étude de Médiamétrie sur les usages d'Internet en France vient d'être publiée. Comme on pouvait s'y attendre, ceux-ci sont toujours en constante progression. En janvier 2007, Médiamétrie constate une évolution de 6% par rapport à janvier 2006 concernant le nombre d'internautes âgés de 11 ans et plus ayant déclaré s'être connectés au cours du dernier mois. Ce chiffre porte la population d'internautes français à 54,3%, même si le nombre de foyers disposant d'une connexion reste un peu à la traîne (44,3%).

La connexion haut débit semble sur le point de parachever la relégation des modems au rang d'engins préhistoriques en affichant une évolution de 22% par rapport à janvier 2006. Ainsi, 90,3% des français internautes auraient utilisé le câble ou l'ADSL pour se connecter cette dernière année.

Autre fait pour le moins remarquable, Wikipedia a multiplié son chiffre de fréquentation par 1,6 par rapport à janvier 2006. C'est la première fois qu'un site basé sur la philosophie Web 2.0 fait son apparition dans les 10 sites les plus consultés en France. Lorsque l'on inclue les applications, à la 21eme position apparaît eMule qui, s'il ne possède pas autant d'utilisateurs uniques, affiche pourtant une fréquence de "consultation" presque égale aux deux sites les plus visités Google ou MSN ! Avec 17,5 utilisations par internaute en janvier, contre respectivement 17,9 et 18,7, eMule confirme sa place privilégiée dans les pratiques françaises du Peer-to-Peer, et sur l'internet dans son ensemble.
 
http://www.ratiatum.com/breve4466_eMule_utilise_aussi_souvent_que_Google_ou_MSN.html 
 
Jean-Louis Schiltz a présenté le nouvel accord-cadre "câble" qui fera du Luxembourg le premier pays à passer au tout numérique en 2008
Le 27 février 2007, le ministre des Communications Jean-Louis Schiltz a présenté le nouvel accord-cadre "câble".

Cet accord jette les bases pour le passage au tout numérique au Luxembourg pour le 31 janvier 2008. Le Luxembourg sera ainsi le premier pays en Europe à passer au tout numérique.

 

Jean-Louis Schiltz a précisé que le passage au numérique se fait à l'initiative de la Commission européenne, qui exige ce développement pour 2012 pour l'entièreté du territoire européen.

Le public luxembourgeois aura accès à environ 80 chaînes à l'ère du numérique. Grâce aux contrats signés avec les câblo-opérateurs, plus de 80% des foyers luxembourgeois câblés sont désormais couverts.

Les avantages pour le consommateur seront multiples. La qualité d'image et de son seront comparables à la qualité DVD. L'offre de chaînes s'accroîtra considérablement. En outre, l'installation sera plus facile qu'avec l'analogique et les chaînes s'ajouteront automatiquement.

Le coût total TV pour le consommateur restera, malgré une augmentation d'environ 3,5 euros par mois, répercutée sans marge par les câblo-opérateurs, nettement en-dessous du coût à l'étranger. Le ministre des Communications a souligné que le passage au numérique ne peut se faire gratuitement, mais que les prix resteront abordables.

Jean-Louis Schiltz a ajouté qu'outre les avantages sur le plan qualitatif et quantitatif, l'accord permet également de régler sur une large échelle la question de la rémunération des ayants-droits au Luxembourg.

Ont signé l'accord la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM Luxembourg), l'Association luxembourgeoise de gestion des œuvres audiovisuelles (ALGOA), la CLT-UFA représentant les 75 chaînes qui font l'objet de l'accord, ainsi que plusieurs câblodistributeurs. Le contrat est ouvert à la signature pour d'autres câblo-opérateurs.

http://www.gouvernement.lu/salle_presse/actualite/2007/02/27schiltz_numerique/

Présidentielle 2007 : Pour François Bayrou, le Libre rend « un autre monde possible »

François Bayrou, prétendant à la Présidence de la République, a visité le salon Solutions Linux le 31 janvier. Nous avons pu l'interroger au détour d'une allée.

Le président de l'UDF indique qu'il défend depuis longtemps le logiciel libre qui représente, à ses yeux, un modèle de développement original et intéressant pour le 21e siècle. En permettant à chacun d'être à égalité devant la source et de connaître la racine et les applications qu'il développe, le Libre donne l'opportunité, selon François Bayrou, d'être maître de son destin. Le candidat souligne particulièrement l'aspect collaboratif et non exclusivement mercantile des logiciels libres, et rapproche ce mode de fonctionnement des wikis : « des être humains qui se mettent ensemble pour développer un univers dans lequel les bases sont non marchandes : un autre monde est possible ». Pas de révolution en vue cependant : François Bayrou n'a pas rallié la gauche anti-libérale ni ne remet en cause l'économie de marché. « Cela ne signifie pas que dans ce monde il n'y a plus d'économie - vous voyez bien le nombre d'entreprises qui sont développées autour de l'Open Source - mais qu'on peut imaginer des modèles de développement non exclusivement économiques ».

Pour soutenir le Libre, le candidat centriste estime que l'Etat doit en soutenir l'usage par l'Administration : « beaucoup d'administrations utilisent le logiciel libre, à commencer par le ministère de la Défense (...). Sans obliger les administrations, on peut voir d'un bon oeil le développement du Libre car c'est une garantie d'indépendance ». Si François Bayrou se fait le héraut des formats ouverts, il avoue toutefois qu'il n'en fait pas usage : « je n'utilise pas encore les logiciels libres comme il faut. C'est des univers que sans cesse on me recommande. J'ai Firefox sur mon ordinateur, il est chargé mais je ne l'utilise pas encore ». Soucieux de contrebalancer ses carences, il rappelle aussitôt qu'il est monté à la tribune de l'Assemblée, lors de l'examen de la loi DADVSI, pour « défendre le Libre contre tous ceux qui voulaient lui faire un mauvais sort ».

Les internautes invités à s'occuper des additions et des soustractions

Le militant du Libre repasse alors ses habits de candidat et égratigne au passage Nicolas Sarkozy. Le président de l'UMP a promis qu'il organisera un débat pour faire le bilan de la DADVSI, un an après son adoption. « Seuls sont crédibles ceux qui sont montés à la tribune pendant la loi pour exprimer la défense du logiciel libre, lui rétorque François Bayrou, je l'ai fait en pensant que c'était un très grand enjeu et je continuerai ». Il ne dit cependant pas ce qu'il adviendra du texte s'il est élu : « il faudra reprendre la loi en y réfléchissant. Ce qui est inquiétant, c'est l'aide qu'elle apporte à ceux qui veulent contrôler toute la chaîne depuis le hard jusqu'au soft ».

Toujours sur le front de la campagne, le candidat UDF a couvert le Web de dithyrambes, « un univers très important car il permet de faire passer des messages en dehors des médias officiels, en contre-poids des médias dominaes de millions de baisse de recette dans un pays qui est déjà l'un des plus endettés du monde ». Et de prendre à partie les internautes : « j'espère qu'ils vont s'occuper des additions et des soustractions ».

http://www.digitalworld.fr/pc/actualites/lire-presidentielles-2007-pour-francois-bayrou-le-libre-rend--un-autre-monde-possible-2031.html 

Bruxelles ouvrirait une enquête approfondie sur Sony-BMG 

La Commission européenne va ouvrir une enquête approfondie sur le projet de rapprochement des activités musicales de Sony et Bertelsmann, apprend-on d'une source proche du dossier.

La procédure peut s'étaler sur une durée allant jusqu'à quatre mois.

La Commission a approuvé en 2004 le projet de fusion entre Sony Music et BMG, la filiale spécialisée de Bertelsmann, une opération visant à créer un nouveau numéro deux mondial du marché de la musique. Mais ce feu vert de l'exécutif a été annulé en juillet dernier par le Tribunal de première instance européen, ce dernier jugeant que la Commission n'avait pas fourni de bons arguments pour justifier sa décision.

Cet arrêt peut remettre en cause la fusion mais Sony et Bertelsmann ont fait appel devant la Cour européenne de justice, la plus haute instance judiciaire de l'Union. En attendant que celle-ci se prononce, la Commission a relancé l'examen du projet.

http://fr.news.yahoo.com/27022007/290/bruxelles-ouvrirait-une-enquete-approfondie-sur-sony-bmg.html 

WARNER MUSIC

La maison de disques britannique EMI a annoncé mardi avoir été de nouveau approchée par sa concurrente américaine Warner Music en vue d'une fusion.

Cours de clôture de Warner Music: 18,25 dollars.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?news=3971341 

La Cour de cassation s'aligne sur la durée des droits d'auteur choisie par l'UE 

 

La Cour de cassation a décidé mardi de s'aligner sur la durée de protection des droits d'auteur de 70 ans choisie au sein de l'UE, estimant que la prolongation de ces droits décidée en France pour compenser l'impossibilité d'exploiter les oeuvres pendant les deux guerres mondiales n'était pas justifiée.

Le code de la propriété intellectuelle français avait en effet prévu un rallongement de la période de protection des droits des auteurs (avant que leurs oeuvres tombent dans le domaine public) pour prendre en considération le trouble d'exploitation résultant des deux conflits mondiaux. Se fondant sur ces dispositions, la société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques (ADAGP) a porté deux dossiers devant la justice, estimant que les droits qu'elle détient sur certaines oeuvres avaient été bafoués. Dans une première affaire, l'ADAGP a ainsi considéré que les éditions Fernand Hazan avaient illicitement reproduit des oeuvres de Claude Monet dont la gestion des droits patrimoniaux d'auteur lui avait été confiée. L'ADAGP estimait qu'en raison des "prolongations de guerre", ces oeuvres n'étaient pas encore tombées dans le domaine public et qu'elle en avait donc la jouissance. Dans un second dossier, l'ADAGP reprochait à une société de promotion de spectacles, ainsi qu'à l'éditeur musical Emi France, d'avoir reproduit sur une affiche et une pochette de disques un portrait du compositeur Verdi qui, lui non plus, n'était pas encore tombé dans le domaine public. Dans deux arrêts appelés à faire jurisprudence, la 1ère chambre de la Cour de cassation, présidée par Jean-Pierre Ancel, a débouté l'ADAGP, estimant que seule devait s'appliquer la directive européenne du 1er juillet 1995. "La Cour de cassation a jugé que la période de 70 ans retenue pour l'harmonisation de la durée de protection des droits d'auteur au sein de la communauté européenne couvrait les prolongations pour fait de guerre, sauf dans les cas où au 1er juillet 1995, date d'entrée en vigueur de la directive, une période de protection plus longue avait commencé à courir, laquelle est alors seule applicable", affirme la haute juridiction, dans un communiqué présentant les deux arrêts.

http://fr.news.yahoo.com/27022007/202/la-cour-de-cassation-s-aligne-sur-la-duree-des.html 

DRM : EMI interrompt ses négociations avec les distributeurs

EMI et les principales plates-formes de téléchargement de musique ont interrompu leurs négociations qui visaient à proposer à la vente des morceaux de musique sans mesure technique de protection (DRM). Les parties en présence n'ont en effet pas réussi à se mettre d'accord sur le montant de l'avance à accorder à EMI en contrepartie du risque lié à la distribution de musique sans protection. Apple, Microsoft, Amazon et Real Networks étaient réunis autour de la table depuis deux semaines. Selon l'agence Bloomberg, les négociations ont été rendues complexes en raison des efforts de Warner Music, farouchement opposé au déverrouillage des fichiers musicaux, pour acquérir EMI.

http://www.journaldunet.com/breve/international/9627/drm-emi-interrompt-ses-negociations-avec-les-distributeurs.shtml 

La lente agonie des DRM 

Les firmes phonographiques et cinématographiques découvrent enfin cette âpre réalité : dans le monde des bits, le duel entre glaive et bouclier tourne toujours à l'avantage du premier.

 

Les chants de l'inéluctabilité

Depuis peu, Apple, EMI, Yahoo!, Rhapsody et Amazon émettent des notes discordantes en prônant ouvertement l'abandon d'un modèle économique ultraprotectionniste, aussi kafkaïen qu'inefficace. En effet, incompatibilités logicielles et encodages numériques maintiennent iTunes, Pressplay (Sony-BMG, Universal), Musicnet (EMI, Warner) et compagnie sous la barre des 2% du total des téléchargements musicaux...Pendant que le peer-to-peer, fournisseur officiel de fichiers audio/vidéo multicompatibles et gratuits, accapare les 98% restants ! (1)

Lorsqu'on est un habitué de l'écosystème fermé iTunes-iPod, le récent prêche anti-DRM de Steve Jobs surprend énormément. Cependant, le big boss est sincère lorsqu'il affirme avoir été acculé par l'industrie phonographique. Le système Fairplay - limitant l'interopérabilité et la duplicabilité d'un morceau -  fut effectivement la condition sine qua non d'un approvisionnement musical de iTunes par les majors. Par ailleurs, Apple est également sous pression judiciaire croissante des deux côtés de l'Atlantique (Californie, France, Allemagne, Scandinavie) : de nombreuses associations l'accusent de restreindre la liberté du consommateur et d'adopter une stratégie monopolistique. Les divers verdicts pourraient bien l'obliger à s'autocorriger ou à fermer ses divisions européennes.

Certes, la mort des DRM Apple/Microsoft (aisément contournables !) n'enrayera point le peer-to-peer, conséquence logique de la multiplication constante des interconnexions. Mais, leur disparition déroulera le tapis rouge à de nouveaux entrants et mettra fin à l'oligopole de quatre multinationales. Ce marché sera d'autant plus contestable et diversifié que les stockages virtuels musicaux ouvriront des horizons culturels et commerciaux infiniment plus larges que ceux de la distribution physique traditionnelle, engendrant des microniches par millions. Savamment décrite par Chris Anderson, la fameuse « longue traîne musicale » s'allongera davantage.

Des perspectives qui effraient les conseils d'administration des majors mais séduisent leurs directions commerciales. Ces dernières lorgnent eMusic, seconde pôle position des téléchargements musicaux payants en Amérique duNord et au Royaume-Uni. Echafaudée par une constellation de labels indépendants, cette plate-forme propose d'acquérir un quota évolutif de titres multicompatibles moyennant un abonnement mensuel de 5 à 10 dollars.

Personnellement, je suis clairement favorable à des solutions commerciales sans la moindre limitation temporelle, opérationnelle ou quantitative. Elles viendront très probablement de Yahoo! ou Amazon, deux sopranos du Net qui modifieraient brutalement la symphonie usuelle. Dans tous les cas, Steve Jobs aura remarquablement improvisé sur sa partition : patron de la superdiscothèque du DRM, il passera désormais pour le prophète de l'interopérabilité e-musicale. Le père du Mac et du iPod a plus d'un tour dans son sac...

Underground, overground

Perpétuellement, des loups-garous experts en protection électronique promettent à Hollywood de meilleurs crucifix contre les vampires de la Toile. Malheureusement, quelques grammes d'imagination et un peu de patience auront suffi à deux jeunots pour pulvériser les algorithmes de cryptage du Blu-Ray et du HD DVD, technologies nécessitant des années et des millions de dollars d'investissements. Le calvaire des industries ciné-TV ne s'arrête pas là.

A peine les nommés aux Oscars avaient-ils rangé smokings et robes de soirée que leurs films inondaient les réseaux Bittorrent suite à une initiative de The Pirate Bay, mouvement suédois farouchement anti-DRM et copyrights. Depuis quelques années, le peer-to-peer a sérieusement mis à mal les chronologies régionales des médias audiovisuels : King Kong, Silent Hill, X-Men 3, Iwo Jima, 24h, Lost ou Desperate Housewives furent disponibles quelques heures après leurs premières diffusions américaines. On trouve même d'excellentes compilations DivX de ces films et séries dans les marchés africains ! Cependant, à l'inverse des téléchargements audio, ceux vidéo demeurent un peu moins hémorragiques. Mais, les logiciels de peerTV auxquels Joost a pavé la voie pourraient vite accélérer les choses. Producteurs et directeurs de programmes ne devraient point sous-estimer la vivacité des créateurs de Kazaa et de Skype !

Sentant le vent tourner, Apple - toujours le même -  envisage fermement de diffuser des films en VOD (vidéo à la demande) trois mois après leur sortie en salles US. Les networks NBC, CBS et HBO élaborent des projets similaires. Comme leurs homologues musicales, les firmes audiovisuelles seraient tentées de limiter la transférabilité ou la validité d'une vidéo stockée dans un ordinateur ou un terminal TV numérique. Ce faisant, elles offriraient aussitôt la part du lion à la peerTV qui n'attend que ça ! Par bien des aspects, les lois du cyberespace ressemblent étrangement à celles des savanes du Serengeti...

Obnubilés par leur croisade antipiratage, les médias traditionnels n'ont pas vu le monde changer et n'ont guère anticipé leur impérative transmutation. Ultime recours partiel contre les darknets : distribuer et/ou diffuser en téléchargement ultrarapide des oeuvres non-protégées à des tarifs très bas. Le plongeon des chiffres d'affaires en valeur sera compensé par le décollage des ventes et abonnements en volume. De plus, en diffusant les films et séries en version multilingue, les médias ciné-TV élargiront leur clientèle immédiate à une échelle mondiale. Libre à elles de profiter de l'effet « long tail », d'innover vigoureusement en matière de produits dérivés en ligne et d'intégrer les cybernautes dans ce processus à l'image des éditeurs de jeux vidéo.

Ces imminentes réalités prendront corps avec l'expansion de la fibre optique, vecteur physique de l'internet très haut débit et de la convergence Web-TVHD. Télécoms, FAI et câblo-opérateurs des cinq continents investissent massivement dans ces prometteuses technologies, facteurs majeurs de la dématérialisation quasi complète des productions musicales et audiovisuelles. Une telle virtualisation enlèverait aux DRM tout leur sens.

Peu à peu, les industries culturelles réalisent que leurs forteresses numériques seront leurs propres pénitenciers, de surcroît fort mal gardés. Toutefois, les majors de la musique et du cinéma n'amorceront guère de virage à 180 degrés sur ces questions avant un ou deux ans, de quoi transformer radicalement leur modèle économique ou être devancées une énième fois par quelques cyberpunks.

http://fr.news.yahoo.com/27022007/326/la-lente-agonie-des-drm.html 

BitTorrent fait sa mue en boutique de films en ligne 

Les films Superman Returns, Poseidon, The Blair Witch Project, Ring, la première saison des séries télévisées Urgence ou Balylon 5, les jeux vidéos Hitman 2, Gangland ou Combat Wings, un concert de la légende de la country music Merle Haggard ou de Kiss en 2004. On peut trouver tout cela, et beaucoup d'autres choses, avec BitTorrent, cela n'étonnera personne. Mais cette fois, c'est payant et protégés par des mesures techniques de contrôle de la copie.

Le site de la société BitTorrent, connu jusque-là pour sa technologie de partage de fichiers très appréciée des internautes pour le téléchargement (pas toujours légal) de vidéos, et bête noire de l'industrie du cinéma, vient de faire peau neuve ce lundi 26 février. Il s'agit désormais d'une boutique légale de téléchargement distribuant cinq mille films, sériées télévisés, vidéos musicales et jeux vidéos pour les internautes américains.

Les films sont accessibles en location, les plus récents à 3,99 dollars (Superman Returns, Little Miss Sunshine), les titres plus anciens (Matrix, Chinatown, Vol au-dessus d'un nid de coucou) à 2,99 dollars. Les internautes pourront les garder un mois avant de les visionner, et ont vingt-quatre heures pour le faire une fois la lecture enclenchée une première fois. La vente n'est pas proposée, dans un premier temps en tout cas, BitTorrent estimant trop élevé le prix demandé par les studios.

Fait notable, le site propose des longs métrages gratuits, à connotation très cinéphile, comme la première réalisation de Francis Ford Coppola Dementia 13, le classique de l'épouvante Carnival of Souls ou M. le Maudit de Fritz Lang. Les épisodes de séries télévisées et les vidéo-clips sont eux disponibles à l'achat définitif, pour 1,99 dollars.

Comme Bram Cohen l'avait déjà annoncé fin 2006, Warner Bros., Paramount, la Metro-Goldwyn-Mayer, Lionsgate ou encore la 20th Century Fox sont tombés d'accord pour vendre leurs contenus en utilisant sa technologie. Le créateur de BitTorrent avait levé 20 millions de dollars pour monter ce site de téléchargement légal. « Le discours de BitTorrent, résume Laurent Michaud à l'Idate, c'est 'vous devez compter avec BitTorent, vous ne pouvez pas vous passer de nous et ça ne va pas vous coûter grand-chose ».

A côté de ça, les internautes peuvent poster leurs propres contenus, histoire pour BitTorrent de préserver un vernis communautaire. Ils ont toute latitude d'action quant au genre (fiction, documentaire, musique...), à la qualité de compression et à la durée de leurs vidéos. Il reste que cette initiative ne règle pas la question, non pas de la société BitTorrent, mais du réseau BitTorrent. Celui n'est a priori pas empêcher de focntionner et de proposer des contenus illégalement. Au début du mois, alors que Bram Cohen était en train de mijoter la reconversion de son site, les premiers films issus de DVD haute définition craqués apparaissaient sur des serveurs BitTorrent. « A aucun moment la société BitTorrent ne centralise quoi que ce soit, rappelle Laurent Michaud. Elle n'a a priori aucun moyen d'intervenir. Aujourd'hui, je ne vois pas comment ils pourraient filtrer. »

http://fr.news.yahoo.com/26022007/44/bittorrent-fait-sa-mue-en-boutique-de-films-en-ligne.html

TF1 Vision : bientôt chez Free et offre video HD à la demande 

TF1 Vision vient d'annoncer l'arrivée de la HD dans son offre de vidéo à la demande. Depuis tf1vision.fr et à partir de 5,99 euros, l'internaute équipé pourra télécharger une sélection de films en HD, à ce jour Les Brigades du Tigre, la trilogie Rambo, Le Pianiste, Elephant Man, Basic Instinct ou encore Renaissance. Ces titres, ultras  classiques, sont issus des catalogues de TF1 International, Pathé et StudioCanal. Le rayon devrait nécessairement s'enrichir par la suite.

Les titres sont loués 7,99 euros, contre 3,99 pour les versions non HD. Il s'agit d'un téléchargement temporaire (Download To Rent) : téléchargé, le film peut être vu dans un délai de 30 jours. À compter de l'ouverture du fichier, l'internaute dispose d'une fenêtre de droits de 24h durant laquelle il peut regarder le contenu. Les films sont proposés en Mpeg4 dans une résolution de 720P.

 

Dès aujourd'hui, cette offre va irriguer celle de Neuf Cegetel : les abonnés Neuf TV HD vont en effet profiter de ce catalogue directement sur le canal 991 de leur téléviseur, via leur décodeur HD.

Par ailleurs, selon Satellifax, TF1 Vision pourrait dans les prochaines semaines rejoindre le bouquet Free. On évoque des tarifs de films, dessins animés et spectacles à partir de 0,49 € et un système de Catch TV. Aucune annonce officielle n'est cependant intervenue à ce jour, les relations étant jusqu'alors plutôt tumultueuses entre TF1 et Free dans le chapitre voisin du multiposte.

 http://fr.news.yahoo.com/27022007/308/tf1-vision-bientot-chez-free-et-offre-video-hd-la.html

Publié par Reuther à 00:40:48 dans Actu P2P | Commentaires (0) |

news p2p | 28 février 2007

Bon mes galere de Pc continue .. .la j ai reussis a remettre un truc en marche donc les infos Lundi / Mardi

P2P et DADVSI, la politique pénale est enfin connue

Le texte était attendu et promis depuis quelques mois. Le ministre de la Justice a donc signé le 3 janvier la circulaire d'application de la loi DADVSI. Un document (pdf) important à plus d'un titre puisqu'il définit la politique pénale des parquets face à des cas de téléchargements ou de mises à disposition illicite...

Lire l'article sur le site de Pcinpact.com

http://www.juriscom.net/actu/visu.php?ID=906 

Rémunération des contributeurs : les modèles qui marchent

Podcasts, blogs, sites de partage de vidéo, peer-to-peer ou encore messageries instantanées foisonnent sur le Net. A tel point que le contenu généré par les internautes a littéralement submergé - pour le meilleur et pour le pire - le contenu institutionnel créé par des professionnels.
Face à cette abondance d'informations, les éditeurs de services Web sont de plus en plus nombreux à décider d'offrir une part de leurs revenus pour inciter les meilleurs contributeurs à héberger leur création chez eux. Le point sur les modèles économiques de partage de revenus qui fonctionnent et sur les limites d'un tel procédé.

http://www.journaldunet.com/diaporama/070226-partage-revenus-contributeurs/

eMule utilisé aussi souvent que Google ou MSN !

Une nouvelle étude de Médiamétrie sur les usages d'Internet en France vient d'être publiée. Comme on pouvait s'y attendre, ceux-ci sont toujours en constante progression. En janvier 2007, Médiamétrie constate une évolution de 6% par rapport à janvier 2006 concernant le nombre d'internautes âgés de 11 ans et plus ayant déclaré s'être connectés au cours du dernier mois. Ce chiffre porte la population d'internautes français à 54,3%, même si le nombre de foyers disposant d'une connexion reste un peu à la traîne (44,3%).

La connexion haut débit semble sur le point de parachever la relégation des modems au rang d'engins préhistoriques en affichant une évolution de 22% par rapport à janvier 2006. Ainsi, 90,3% des français internautes auraient utilisé le câble ou l'ADSL pour se connecter cette dernière année.

Autre fait pour le moins remarquable, Wikipedia a multiplié son chiffre de fréquentation par 1,6 par rapport à janvier 2006. C'est la première fois qu'un site basé sur la philosophie Web 2.0 fait son apparition dans les 10 sites les plus consultés en France. Lorsque l'on inclue les applications, à la 21eme position apparaît eMule qui, s'il ne possède pas autant d'utilisateurs uniques, affiche pourtant une fréquence de "consultation" presque égale aux deux sites les plus visités Google ou MSN ! Avec 17,5 utilisations par internaute en janvier, contre respectivement 17,9 et 18,7, eMule confirme sa place privilégiée dans les pratiques françaises du Peer-to-Peer, et sur l'internet dans son ensemble.
 
http://www.ratiatum.com/breve4466_eMule_utilise_aussi_souvent_que_Google_ou_MSN.html 
 
Jean-Louis Schiltz a présenté le nouvel accord-cadre "câble" qui fera du Luxembourg le premier pays à passer au tout numérique en 2008
Le 27 février 2007, le ministre des Communications Jean-Louis Schiltz a présenté le nouvel accord-cadre "câble".

Cet accord jette les bases pour le passage au tout numérique au Luxembourg pour le 31 janvier 2008. Le Luxembourg sera ainsi le premier pays en Europe à passer au tout numérique.

 

Jean-Louis Schiltz a précisé que le passage au numérique se fait à l'initiative de la Commission européenne, qui exige ce développement pour 2012 pour l'entièreté du territoire européen.

Le public luxembourgeois aura accès à environ 80 chaînes à l'ère du numérique. Grâce aux contrats signés avec les câblo-opérateurs, plus de 80% des foyers luxembourgeois câblés sont désormais couverts.

Les avantages pour le consommateur seront multiples. La qualité d'image et de son seront comparables à la qualité DVD. L'offre de chaînes s'accroîtra considérablement. En outre, l'installation sera plus facile qu'avec l'analogique et les chaînes s'ajouteront automatiquement.

Le coût total TV pour le consommateur restera, malgré une augmentation d'environ 3,5 euros par mois, répercutée sans marge par les câblo-opérateurs, nettement en-dessous du coût à l'étranger. Le ministre des Communications a souligné que le passage au numérique ne peut se faire gratuitement, mais que les prix resteront abordables.

Jean-Louis Schiltz a ajouté qu'outre les avantages sur le plan qualitatif et quantitatif, l'accord permet également de régler sur une large échelle la question de la rémunération des ayants-droits au Luxembourg.

Ont signé l'accord la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM Luxembourg), l'Association luxembourgeoise de gestion des œuvres audiovisuelles (ALGOA), la CLT-UFA représentant les 75 chaînes qui font l'objet de l'accord, ainsi que plusieurs câblodistributeurs. Le contrat est ouvert à la signature pour d'autres câblo-opérateurs.

http://www.gouvernement.lu/salle_presse/actualite/2007/02/27schiltz_numerique/

Présidentielle 2007 : Pour François Bayrou, le Libre rend « un autre monde possible »

François Bayrou, prétendant à la Présidence de la République, a visité le salon Solutions Linux le 31 janvier. Nous avons pu l'interroger au détour d'une allée.

Le président de l'UDF indique qu'il défend depuis longtemps le logiciel libre qui représente, à ses yeux, un modèle de développement original et intéressant pour le 21e siècle. En permettant à chacun d'être à égalité devant la source et de connaître la racine et les applications qu'il développe, le Libre donne l'opportunité, selon François Bayrou, d'être maître de son destin. Le candidat souligne particulièrement l'aspect collaboratif et non exclusivement mercantile des logiciels libres, et rapproche ce mode de fonctionnement des wikis : « des être humains qui se mettent ensemble pour développer un univers dans lequel les bases sont non marchandes : un autre monde est possible ». Pas de révolution en vue cependant : François Bayrou n'a pas rallié la gauche anti-libérale ni ne remet en cause l'économie de marché. « Cela ne signifie pas que dans ce monde il n'y a plus d'économie - vous voyez bien le nombre d'entreprises qui sont développées autour de l'Open Source - mais qu'on peut imaginer des modèles de développement non exclusivement économiques ».

Pour soutenir le Libre, le candidat centriste estime que l'Etat doit en soutenir l'usage par l'Administration : « beaucoup d'administrations utilisent le logiciel libre, à commencer par le ministère de la Défense (...). Sans obliger les administrations, on peut voir d'un bon oeil le développement du Libre car c'est une garantie d'indépendance ». Si François Bayrou se fait le héraut des formats ouverts, il avoue toutefois qu'il n'en fait pas usage : « je n'utilise pas encore les logiciels libres comme il faut. C'est des univers que sans cesse on me recommande. J'ai Firefox sur mon ordinateur, il est chargé mais je ne l'utilise pas encore ». Soucieux de contrebalancer ses carences, il rappelle aussitôt qu'il est monté à la tribune de l'Assemblée, lors de l'examen de la loi DADVSI, pour « défendre le Libre contre tous ceux qui voulaient lui faire un mauvais sort ».

Les internautes invités à s'occuper des additions et des soustractions

Le militant du Libre repasse alors ses habits de candidat et égratigne au passage Nicolas Sarkozy. Le président de l'UMP a promis qu'il organisera un débat pour faire le bilan de la DADVSI, un an après son adoption. « Seuls sont crédibles ceux qui sont montés à la tribune pendant la loi pour exprimer la défense du logiciel libre, lui rétorque François Bayrou, je l'ai fait en pensant que c'était un très grand enjeu et je continuerai ». Il ne dit cependant pas ce qu'il adviendra du texte s'il est élu : « il faudra reprendre la loi en y réfléchissant. Ce qui est inquiétant, c'est l'aide qu'elle apporte à ceux qui veulent contrôler toute la chaîne depuis le hard jusqu'au soft ».

Toujours sur le front de la campagne, le candidat UDF a couvert le Web de dithyrambes, « un univers très important car il permet de faire passer des messages en dehors des médias officiels, en contre-poids des médias dominaes de millions de baisse de recette dans un pays qui est déjà l'un des plus endettés du monde ». Et de prendre à partie les internautes : « j'espère qu'ils vont s'occuper des additions et des soustractions ».

http://www.digitalworld.fr/pc/actualites/lire-presidentielles-2007-pour-francois-bayrou-le-libre-rend--un-autre-monde-possible-2031.html 

Bruxelles ouvrirait une enquête approfondie sur Sony-BMG 

La Commission européenne va ouvrir une enquête approfondie sur le projet de rapprochement des activités musicales de Sony et Bertelsmann, apprend-on d'une source proche du dossier.

La procédure peut s'étaler sur une durée allant jusqu'à quatre mois.

La Commission a approuvé en 2004 le projet de fusion entre Sony Music et BMG, la filiale spécialisée de Bertelsmann, une opération visant à créer un nouveau numéro deux mondial du marché de la musique. Mais ce feu vert de l'exécutif a été annulé en juillet dernier par le Tribunal de première instance européen, ce dernier jugeant que la Commission n'avait pas fourni de bons arguments pour justifier sa décision.

Cet arrêt peut remettre en cause la fusion mais Sony et Bertelsmann ont fait appel devant la Cour européenne de justice, la plus haute instance judiciaire de l'Union. En attendant que celle-ci se prononce, la Commission a relancé l'examen du projet.

http://fr.news.yahoo.com/27022007/290/bruxelles-ouvrirait-une-enquete-approfondie-sur-sony-bmg.html 

WARNER MUSIC

La maison de disques britannique EMI a annoncé mardi avoir été de nouveau approchée par sa concurrente américaine Warner Music en vue d'une fusion.

Cours de clôture de Warner Music: 18,25 dollars.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?news=3971341 

La Cour de cassation s'aligne sur la durée des droits d'auteur choisie par l'UE 

 

La Cour de cassation a décidé mardi de s'aligner sur la durée de protection des droits d'auteur de 70 ans choisie au sein de l'UE, estimant que la prolongation de ces droits décidée en France pour compenser l'impossibilité d'exploiter les oeuvres pendant les deux guerres mondiales n'était pas justifiée.

Le code de la propriété intellectuelle français avait en effet prévu un rallongement de la période de protection des droits des auteurs (avant que leurs oeuvres tombent dans le domaine public) pour prendre en considération le trouble d'exploitation résultant des deux conflits mondiaux. Se fondant sur ces dispositions, la société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques (ADAGP) a porté deux dossiers devant la justice, estimant que les droits qu'elle détient sur certaines oeuvres avaient été bafoués. Dans une première affaire, l'ADAGP a ainsi considéré que les éditions Fernand Hazan avaient illicitement reproduit des oeuvres de Claude Monet dont la gestion des droits patrimoniaux d'auteur lui avait été confiée. L'ADAGP estimait qu'en raison des "prolongations de guerre", ces oeuvres n'étaient pas encore tombées dans le domaine public et qu'elle en avait donc la jouissance. Dans un second dossier, l'ADAGP reprochait à une société de promotion de spectacles, ainsi qu'à l'éditeur musical Emi France, d'avoir reproduit sur une affiche et une pochette de disques un portrait du compositeur Verdi qui, lui non plus, n'était pas encore tombé dans le domaine public. Dans deux arrêts appelés à faire jurisprudence, la 1ère chambre de la Cour de cassation, présidée par Jean-Pierre Ancel, a débouté l'ADAGP, estimant que seule devait s'appliquer la directive européenne du 1er juillet 1995. "La Cour de cassation a jugé que la période de 70 ans retenue pour l'harmonisation de la durée de protection des droits d'auteur au sein de la communauté européenne couvrait les prolongations pour fait de guerre, sauf dans les cas où au 1er juillet 1995, date d'entrée en vigueur de la directive, une période de protection plus longue avait commencé à courir, laquelle est alors seule applicable", affirme la haute juridiction, dans un communiqué présentant les deux arrêts.

http://fr.news.yahoo.com/27022007/202/la-cour-de-cassation-s-aligne-sur-la-duree-des.html 

DRM : EMI interrompt ses négociations avec les distributeurs

EMI et les principales plates-formes de téléchargement de musique ont interrompu leurs négociations qui visaient à proposer à la vente des morceaux de musique sans mesure technique de protection (DRM). Les parties en présence n'ont en effet pas réussi à se mettre d'accord sur le montant de l'avance à accorder à EMI en contrepartie du risque lié à la distribution de musique sans protection. Apple, Microsoft, Amazon et Real Networks étaient réunis autour de la table depuis deux semaines. Selon l'agence Bloomberg, les négociations ont été rendues complexes en raison des efforts de Warner Music, farouchement opposé au déverrouillage des fichiers musicaux, pour acquérir EMI.

http://www.journaldunet.com/breve/international/9627/drm-emi-interrompt-ses-negociations-avec-les-distributeurs.shtml 

La lente agonie des DRM 

Les firmes phonographiques et cinématographiques découvrent enfin cette âpre réalité : dans le monde des bits, le duel entre glaive et bouclier tourne toujours à l'avantage du premier.

 

Les chants de l'inéluctabilité

Depuis peu, Apple, EMI, Yahoo!, Rhapsody et Amazon émettent des notes discordantes en prônant ouvertement l'abandon d'un modèle économique ultraprotectionniste, aussi kafkaïen qu'inefficace. En effet, incompatibilités logicielles et encodages numériques maintiennent iTunes, Pressplay (Sony-BMG, Universal), Musicnet (EMI, Warner) et compagnie sous la barre des 2% du total des téléchargements musicaux...Pendant que le peer-to-peer, fournisseur officiel de fichiers audio/vidéo multicompatibles et gratuits, accapare les 98% restants ! (1)

Lorsqu'on est un habitué de l'écosystème fermé iTunes-iPod, le récent prêche anti-DRM de Steve Jobs surprend énormément. Cependant, le big boss est sincère lorsqu'il affirme avoir été acculé par l'industrie phonographique. Le système Fairplay - limitant l'interopérabilité et la duplicabilité d'un morceau -  fut effectivement la condition sine qua non d'un approvisionnement musical de iTunes par les majors. Par ailleurs, Apple est également sous pression judiciaire croissante des deux côtés de l'Atlantique (Californie, France, Allemagne, Scandinavie) : de nombreuses associations l'accusent de restreindre la liberté du consommateur et d'adopter une stratégie monopolistique. Les divers verdicts pourraient bien l'obliger à s'autocorriger ou à fermer ses divisions européennes.

Certes, la mort des DRM Apple/Microsoft (aisément contournables !) n'enrayera point le peer-to-peer, conséquence logique de la multiplication constante des interconnexions. Mais, leur disparition déroulera le tapis rouge à de nouveaux entrants et mettra fin à l'oligopole de quatre multinationales. Ce marché sera d'autant plus contestable et diversifié que les stockages virtuels musicaux ouvriront des horizons culturels et commerciaux infiniment plus larges que ceux de la distribution physique traditionnelle, engendrant des microniches par millions. Savamment décrite par Chris Anderson, la fameuse « longue traîne musicale » s'allongera davantage.

Des perspectives qui effraient les conseils d'administration des majors mais séduisent leurs directions commerciales. Ces dernières lorgnent eMusic, seconde pôle position des téléchargements musicaux payants en Amérique duNord et au Royaume-Uni. Echafaudée par une constellation de labels indépendants, cette plate-forme propose d'acquérir un quota évolutif de titres multicompatibles moyennant un abonnement mensuel de 5 à 10 dollars.

Personnellement, je suis clairement favorable à des solutions commerciales sans la moindre limitation temporelle, opérationnelle ou quantitative. Elles viendront très probablement de Yahoo! ou Amazon, deux sopranos du Net qui modifieraient brutalement la symphonie usuelle. Dans tous les cas, Steve Jobs aura remarquablement improvisé sur sa partition : patron de la superdiscothèque du DRM, il passera désormais pour le prophète de l'interopérabilité e-musicale. Le père du Mac et du iPod a plus d'un tour dans son sac...

Underground, overground

Perpétuellement, des loups-garous experts en protection électronique promettent à Hollywood de meilleurs crucifix contre les vampires de la Toile. Malheureusement, quelques grammes d'imagination et un peu de patience auront suffi à deux jeunots pour pulvériser les algorithmes de cryptage du Blu-Ray et du HD DVD, technologies nécessitant des années et des millions de dollars d'investissements. Le calvaire des industries ciné-TV ne s'arrête pas là.

A peine les nommés aux Oscars avaient-ils rangé smokings et robes de soirée que leurs films inondaient les réseaux Bittorrent suite à une initiative de The Pirate Bay, mouvement suédois farouchement anti-DRM et copyrights. Depuis quelques années, le peer-to-peer a sérieusement mis à mal les chronologies régionales des médias audiovisuels : King Kong, Silent Hill, X-Men 3, Iwo Jima, 24h, Lost ou Desperate Housewives furent disponibles quelques heures après leurs premières diffusions américaines. On trouve même d'excellentes compilations DivX de ces films et séries dans les marchés africains ! Cependant, à l'inverse des téléchargements audio, ceux vidéo demeurent un peu moins hémorragiques. Mais, les logiciels de peerTV auxquels Joost a pavé la voie pourraient vite accélérer les choses. Producteurs et directeurs de programmes ne devraient point sous-estimer la vivacité des créateurs de Kazaa et de Skype !

Sentant le vent tourner, Apple - toujours le même -  envisage fermement de diffuser des films en VOD (vidéo à la demande) trois mois après leur sortie en salles US. Les networks NBC, CBS et HBO élaborent des projets similaires. Comme leurs homologues musicales, les firmes audiovisuelles seraient tentées de limiter la transférabilité ou la validité d'une vidéo stockée dans un ordinateur ou un terminal TV numérique. Ce faisant, elles offriraient aussitôt la part du lion à la peerTV qui n'attend que ça ! Par bien des aspects, les lois du cyberespace ressemblent étrangement à celles des savanes du Serengeti...

Obnubilés par leur croisade antipiratage, les médias traditionnels n'ont pas vu le monde changer et n'ont guère anticipé leur impérative transmutation. Ultime recours partiel contre les darknets : distribuer et/ou diffuser en téléchargement ultrarapide des oeuvres non-protégées à des tarifs très bas. Le plongeon des chiffres d'affaires en valeur sera compensé par le décollage des ventes et abonnements en volume. De plus, en diffusant les films et séries en version multilingue, les médias ciné-TV élargiront leur clientèle immédiate à une échelle mondiale. Libre à elles de profiter de l'effet « long tail », d'innover vigoureusement en matière de produits dérivés en ligne et d'intégrer les cybernautes dans ce processus à l'image des éditeurs de jeux vidéo.

Ces imminentes réalités prendront corps avec l'expansion de la fibre optique, vecteur physique de l'internet très haut débit et de la convergence Web-TVHD. Télécoms, FAI et câblo-opérateurs des cinq continents investissent massivement dans ces prometteuses technologies, facteurs majeurs de la dématérialisation quasi complète des productions musicales et audiovisuelles. Une telle virtualisation enlèverait aux DRM tout leur sens.

Peu à peu, les industries culturelles réalisent que leurs forteresses numériques seront leurs propres pénitenciers, de surcroît fort mal gardés. Toutefois, les majors de la musique et du cinéma n'amorceront guère de virage à 180 degrés sur ces questions avant un ou deux ans, de quoi transformer radicalement leur modèle économique ou être devancées une énième fois par quelques cyberpunks.

http://fr.news.yahoo.com/27022007/326/la-lente-agonie-des-drm.html 

BitTorrent fait sa mue en boutique de films en ligne 

Les films Superman Returns, Poseidon, The Blair Witch Project, Ring, la première saison des séries télévisées Urgence ou Balylon 5, les jeux vidéos Hitman 2, Gangland ou Combat Wings, un concert de la légende de la country music Merle Haggard ou de Kiss en 2004. On peut trouver tout cela, et beaucoup d'autres choses, avec BitTorrent, cela n'étonnera personne. Mais cette fois, c'est payant et protégés par des mesures techniques de contrôle de la copie.

Le site de la société BitTorrent, connu jusque-là pour sa technologie de partage de fichiers très appréciée des internautes pour le téléchargement (pas toujours légal) de vidéos, et bête noire de l'industrie du cinéma, vient de faire peau neuve ce lundi 26 février. Il s'agit désormais d'une boutique légale de téléchargement distribuant cinq mille films, sériées télévisés, vidéos musicales et jeux vidéos pour les internautes américains.

Les films sont accessibles en location, les plus récents à 3,99 dollars (Superman Returns, Little Miss Sunshine), les titres plus anciens (Matrix, Chinatown, Vol au-dessus d'un nid de coucou) à 2,99 dollars. Les internautes pourront les garder un mois avant de les visionner, et ont vingt-quatre heures pour le faire une fois la lecture enclenchée une première fois. La vente n'est pas proposée, dans un premier temps en tout cas, BitTorrent estimant trop élevé le prix demandé par les studios.

Fait notable, le site propose des longs métrages gratuits, à connotation très cinéphile, comme la première réalisation de Francis Ford Coppola Dementia 13, le classique de l'épouvante Carnival of Souls ou M. le Maudit de Fritz Lang. Les épisodes de séries télévisées et les vidéo-clips sont eux disponibles à l'achat définitif, pour 1,99 dollars.

Comme Bram Cohen l'avait déjà annoncé fin 2006, Warner Bros., Paramount, la Metro-Goldwyn-Mayer, Lionsgate ou encore la 20th Century Fox sont tombés d'accord pour vendre leurs contenus en utilisant sa technologie. Le créateur de BitTorrent avait levé 20 millions de dollars pour monter ce site de téléchargement légal. « Le discours de BitTorrent, résume Laurent Michaud à l'Idate, c'est 'vous devez compter avec BitTorent, vous ne pouvez pas vous passer de nous et ça ne va pas vous coûter grand-chose ».

A côté de ça, les internautes peuvent poster leurs propres contenus, histoire pour BitTorrent de préserver un vernis communautaire. Ils ont toute latitude d'action quant au genre (fiction, documentaire, musique...), à la qualité de compression et à la durée de leurs vidéos. Il reste que cette initiative ne règle pas la question, non pas de la société BitTorrent, mais du réseau BitTorrent. Celui n'est a priori pas empêcher de focntionner et de proposer des contenus illégalement. Au début du mois, alors que Bram Cohen était en train de mijoter la reconversion de son site, les premiers films issus de DVD haute définition craqués apparaissaient sur des serveurs BitTorrent. « A aucun moment la société BitTorrent ne centralise quoi que ce soit, rappelle Laurent Michaud. Elle n'a a priori aucun moyen d'intervenir. Aujourd'hui, je ne vois pas comment ils pourraient filtrer. »

http://fr.news.yahoo.com/26022007/44/bittorrent-fait-sa-mue-en-boutique-de-films-en-ligne.html

TF1 Vision : bientôt chez Free et offre video HD à la demande 

TF1 Vision vient d'annoncer l'arrivée de la HD dans son offre de vidéo à la demande. Depuis tf1vision.fr et à partir de 5,99 euros, l'internaute équipé pourra télécharger une sélection de films en HD, à ce jour Les Brigades du Tigre, la trilogie Rambo, Le Pianiste, Elephant Man, Basic Instinct ou encore Renaissance. Ces titres, ultras  classiques, sont issus des catalogues de TF1 International, Pathé et StudioCanal. Le rayon devrait nécessairement s'enrichir par la suite.

Les titres sont loués 7,99 euros, contre 3,99 pour les versions non HD. Il s'agit d'un téléchargement temporaire (Download To Rent) : téléchargé, le film peut être vu dans un délai de 30 jours. À compter de l'ouverture du fichier, l'internaute dispose d'une fenêtre de droits de 24h durant laquelle il peut regarder le contenu. Les films sont proposés en Mpeg4 dans une résolution de 720P.

 

Dès aujourd'hui, cette offre va irriguer celle de Neuf Cegetel : les abonnés Neuf TV HD vont en effet profiter de ce catalogue directement sur le canal 991 de leur téléviseur, via leur décodeur HD.

Par ailleurs, selon Satellifax, TF1 Vision pourrait dans les prochaines semaines rejoindre le bouquet Free. On évoque des tarifs de films, dessins animés et spectacles à partir de 0,49 € et un système de Catch TV. Aucune annonce officielle n'est cependant intervenue à ce jour, les relations étant jusqu'alors plutôt tumultueuses entre TF1 et Free dans le chapitre voisin du multiposte.

 http://fr.news.yahoo.com/27022007/308/tf1-vision-bientot-chez-free-et-offre-video-hd-la.html

Publié par Reuther à 00:39:55 dans Actu P2P | Commentaires (0) |