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Le triomphe des pirates du Net
Partisan des échanges peer-to-peer, le
député (PS)
Christian Paul appelle à débat collectif entre les artistes, les
producteurs-éditeurs et les internautes.
Les «
pirates » du Net ont
le triomphe modeste, et pourtant ils sont en passe de l'emporter. Quand
Universal, l'un des principaux producteurs de musique de la planète, annonce
que
son catalogue sera téléchargeable « gratuitement » par les passionnés de
musique
s'ils acceptent de subir de la publicité, ou quand ce major lance une offre de
téléchargement illimité sur abonnement, à l'évidence les digues sont rompues.
Certes, il s'agit d'une distribution et non pas du partage, rêve que les
réseaux
rendent désormais possible. Mais, jour après jour, le téléchargement sans
paiement direct devient la règle d'accès à la culture pour des domaines entiers
de la musique, de l'image et du texte. Nous n'en sommes qu'au début.
En réalité, depuis des mois, une redoutable bataille
qu'aucun projet politique digne de ce nom ne saurait ignorer, fait rage pour le
contrôle de l'accès à la culture. Sur la scène se confrontent les partisans,
dont je suis, de la légalisation des échanges non commerciaux de musique (peer
to peer [P2P]) au nom d'une liberté nouvelle, et les
défenseurs d'une conception traditionnelle des droits d'auteur, souvent de
bonne
foi et inquiets pour la rémunération de la création et des créateurs. Sur les
blogs, les fantassins s'écharpent tandis que les grandes puissances manoeuvrent
en coulisse et que le ministre de
Culture
Pendant ce temps en effet, les principales industries
de la société de l'information ont parfaitement compris l'enjeu du contrôle
mondialisé de la culture et, loin des batailles de retardement, façonnent
habilement les circuits de distribution du futur avec de nouvelles offres
séduisantes. Apple, le premier, a mis en place une chaîne intégrée de diffusion
numérique de la musique, s'appuyant sur un système de contrôle de l'usage (ou
système de gestion des droits, les DRM) et la rendant lisible uniquement sur
les
baladeurs de sa marque, les célèbres iPod. Microsoft, mécontent d'être pour une
fois le second, a combiné sa capacité d'investissement, ses solides positions
acquises sur les marchés du système d'exploitation avec Windows, de la
messagerie avec MSN et des consoles de jeu, pour lancer Zune, un baladeur de la
génération Web 2.0 permettant le partage universel des oeuvres en mobilisant
wi-fi et P2P. Les fournisseurs d'accès, eux, font la promotion de leurs offres
à
haut débit en appelant les consommateurs à télécharger de la musique que ces
opérateurs ne paient pas. Google étend son empire, les éditeurs s'en émeuvent
dans le monde entier. Nous sommes bien loin de Beaumarchais volant au secours
des droits des artistes.
Pourquoi les digues ont-elles sauté, libérant le « gratuit », réel
ou supposé ? D'abord parce que la stagnation des ventes de musique en ligne,
trop chère et verrouillée, démontre que le public refuse les offres
déséquilibrées. Ensuite parce que l'« illusion sécuritaire » promise aux
artistes et aux producteurs vole en éclats. Les mesures techniques sont
contournées sans répit. Le nouveau DRM de Microsoft a craqué cet été. La loi
répressive votée en France au printemps, le fumeux texte DADVSI, est d'autant
plus inapplicable qu'elle a été durcie par le Conseil constitutionnel. Les
juges
se rebellent, les condamnations restent mineures.
Mais les vraies raisons de la mue sont ailleurs. Elles
relèvent de la nature même de la civilisation numérique dans laquelle nous
sommes entrés. Daniel Cohen affirme à juste titre que, dans la société
postindustrielle, la rivalité entre le « gratuit » et le « payant » figure au
rang de ce qu'est le conflit entre le « public » et le « privé » depuis le XXe
siècle. Aujourd'hui comme hier, devant l'âpreté des intérêts en présence, un
équilibre est à construire entre les droits, ceux des artistes, des producteurs
et du public. Ces choix, aucun lobby ne doit les dicter. Sinon le triomphe des
« pirates » deviendrait dans un monde sans règles la victoire de quelques
grands
prédateurs. Pour éviter le divorce entre les artistes et le public, il
appartiendra, le moment venu, au Parlement d'agir en France, avec une vision
globale et avec l'appui de ceux, en Europe, que les événements actuels peuvent
pousser à rallier cette cause. Dans quelle direction aller ? N'attendons pas la
réponse multinationale des géants que j'ai cités. Leur réponse sera avant tout
dictée par une vision hypermarchande de la culture. On la voit se dessiner :
hégémonique, ultraconcentrée, s'appuyant à outrance sur la publicité.
Nous devons affirmer d'autres voies pour l'indépendance de la
culture, après un vrai débat collectif qui a tant manqué jusqu'alors, avec le
concours des artistes, auteurs et interprètes, des producteurs et des éditeurs,
et
en a gardé d'excellents, mais aussi avec les internautes, qui
« font » aujourd'hui le succès du P2P ou de Dailymotion, plateforme qui affiche
plusieurs dizaines de millions de vidéos.
La première réponse réside dans l'innovation, et dans la
participation du public, qui est la marque de fabrique de l'Internet nouvelle
génération. Il y a là pluralité de réponses, par la rémunération des services à
valeur ajoutée, personnalisant les usages culturels ou permettant à
l'internaute
de contribuer, pour une part, à la création et à la diffusion de l'oeuvre. De
grands enjeux de la politique culturelle du futur résident dans la garantie de
la neutralité de formats ouverts, c'est-à-dire la précieuse interopérabilité,
mais aussi dans la constitution d'un domaine public numérique, l'accès aux
catalogues musicaux sans expropriation ni confiscation, ou le refus du
« traçage » des échanges sur le Net.
Des rémunérations d'un nouveau type rendront possibles et
solvables ces mutations, en n'hésitant pas à prélever auprès des fournisseurs
d'accès une part des ressources qu'ils tiennent de la culture, ou quelques
euros
par mois auprès des internautes, qui y sont prêts. Plusieurs centaines de
millions d'euros par an seront ainsi répartis utilement pour soutenir la
création musicale. Ces solutions, abonnements, taxation ou licences, sont à
portée de main pour la musique, mais forcément plus difficiles et plus longues
à
construire pour le film et les textes littéraires, qui relèvent d'usages et de
modèles économiques différents. L'exception culturelle, c'est-à-dire le recours
à de multiples revenus et financements pour la création et sa diversité, doit
être, à cette occasion, profondément repensée et élargie.
C'est là un domaine que les deux candidats
les plus en
vue pour l'élection présidentielle ont commencé à baliser. Nicolas Sarkozy,
proche des groupes de médias et sur le mode clientéliste, Ségolène Royal à
l'écoute de la société et avec courage, en font un point identifiant de leurs
projets politiques respectifs. Ils ont, et c'est utile pour les Français,
planté
le décor d'un clivage net à propos de l'avenir de la culture. C'est bien un
choix de civilisation numérique que nous aurons à faire.
http://www.ecrans.fr/spip.php?article699
Un collectif d'artistes interpelle les présidentiables pour abroger la
loi Dadvsi
La majorité des organisations qui se sont opposées au vote de la loi
Dadvsi, reviennent aujourd'hui à la charge, en demandant l'abrogation du texte.
Elles se sont réunies au sein d'un collectif pour la relance de la politique
culturelle (CRPC).
Les représentants des artistes s'invitent dans la campagne
présidentielles.
Commission
(CRPC), un collectif rassemblant une vingtaine d'organisations d'auteurs et
d'interprètes (*), interpelle ainsi les candidats de tous les partis sur la
problématique du droit d'auteur.
Elle présente mercredi 17 janvier une «déclaration de sauvegarde du
droit des auteurs, des artistes-interprètes, de leur public et de l'aide à la
création artistique». Ce document résume les revendications du collectif.
Elles sont bien connues, puisque la plupart du CRPC les ont défendues lors des débats
sur le projet de loi Dadvsi (**).
Sans jamais parvenir à se faire
entendre.
rappelle notamment que «le grand public doit bénéficier de la
copie privée, sans restriction et en toute sécurité juridique», peut-on lire
dans la déclaration. Et que les actes de copie privée, y compris le
téléchargement, doivent faire l'objet d'une rémunération adéquate.
Limiter les DRM à «ce qui est
tolérable par les
artistes et le public»
Une position qui rappelle fortement le concept de licence globale, que
soutenaient certains membres de
CRPC
dans le document. Rappelons que ce concept a finalement disparu de la loi Dadvsi,
adoptée à l'été
2006.
«Nous voulons surtout que le droit au bénéfice de l'exception pour
copie privée devienne un droit d'ordre public», souligne Lionel Thoumyre,
coordinateur de
Commission
Autre question sensible: les mesures techniques de protection, ou
systèmes DRM (gestion numérique des droits). «Elles doivent être strictement
limitées à ce qui est tolérable par les artistes et par le public et ne peuvent
être laissées au seul contrôle des industriels de la culture et des
technologies
de l'information». Une fois encore, cette position égratigne le texte de
Dadvsi
haute autorité dont
les statuts doivent encore être créés.
350 organisations déjà signataires
La dernière revendication, au sujet de l'internet, concerne un sujet qui a
été également rejeté au cours des débats sur la loi Dadvsi. Le collectif
souhaite que les webradios puissent bénéficier, à l'instar de leurs collègues
hertziennes, de la licence légale. Elle permet aux
radios de diffuser de la
musique sans avoir besoin d'obtenir, pour chaque passage, l'autorisation des
ayants droit. Lesquels reçoivent en contrepartie une «rémunération équitable».
Le détail de l'ensemble de ses propositions est détaillé dans un livre blanc,
publié lui aussi le 17 janvier.
La déclaration a déjà été signée par plus de 350 organisations, note
CRPC. Celle-ci
présidentielle et aux
législatives, en leur demandant de se positionner par rapport à ces
propositions. «Nous leur demandons en particulier d'abroger la loi Dadvsi, car
la voix des artistes n'a pas été entendue», affirme Lionel Thoumyre. Le
collectif n'exclut pas, selon les réactions des différents partis, d'apporter
ensuite un soutien officiel à l'un des candidats.
(*) Cette commission rassemble des organismes et des sociétés
représentants des auteurs et des artistes-interprètes de la musique, du théâtre
de la danse, de l'audiovisuel, des arts visuels et de l'écrit: ACOF, AFD,
ANJRPC-Freelens, CAAP, FASAP FO, Fraap, Fédération Samup, Grands formats,
Qwartz, Saif, Samup, SNDT, SNEA-UNSA, SNLA-FO, SNM FO, SN2A FO, SNJ, SNSP,
SPEDIDAM, UMJ, UNPI, UPC.
(**) droit d'auteur et droits voisins dans
la société de
l'information
http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39366309,00.htm
Les Français disent avoir moins téléchargé
illégalement en 2006
En France, le nombre de fichiers téléchargés
- à 95 % environ de façon
illégale - sur Internet
serait en forte baisse. C'est du moins ce qui ressort des déclarations des
personnes interrogées pour l'étude annuelle GfK/SVM « Les Français, la micro et
l'Internet », rendue publique ce mercredi 17 janvier.
Cette enquête déclarative a été menée début
décembre auprès de 1053 foyers,
interrogés en face à face. Selon celle-ci, le nombre des internautes qui
téléchargent progresse (5 millions en 2006 contre 4,4 millions en 2005) en
raison notamment du taux de pénétration (86 %) du haut-débit, toujours plus
important.
Mais ils ne sont plus que 20 % (contre 26 %
en 2005) à reconnaître avoir
téléchargé des fichiers musicaux dans les derniers 30 jours précédents
l'enquête. Même tendance pour les logiciels (19 % contre 23 % en 2005) ou
encore
pour les films (9 % contre 12 % en
2005). D'un point de vue quantitatif, le nombre de fichiers musicaux, récupérés
sur le Net sur les 30 derniers jours avant l'enquête, passe de 33,7 en 2005 à
14,6 en 2006, soit une baisse de plus de moitié d'une année sur l'autre. La
grande majorité provenant de sources illégales.
Par projection, GfK estime que les Français ont téléchargé en 2006 entre 343
et 480 millions de fichiers musicaux. Pour l'ensemble de la filière culturelle,
l'Institut évoque le chiffre de 620 millions de fichiers, contre près d'1,3
milliard un an auparavant. Ces données sont à rapprocher de la progression des
revenus générés sur la même période par la vente de musique numérique. Selon l'Ifpi
(Fédération internationale de l'industrie phonographique), ce marché, qui
compte
pour 2 milliards de dollars, représente désormais 10 % du chiffre d'affaires de
l'industrie de la musique. En 2006 ce sont près de 795 millions de singles (en
ligne et pour les mobiles) qui ont ainsi trouvé preneurs dans le monde entier
sur
Entre l'étude sur l'année 2005 et 2006, la loi sur les droits
d'auteur (DADVSI) a été votée. Elle
définit clairement ce qu'il en coûte de
télécharger illégalement sur Internet. Malgré tout, inconscience ou simple
manque d'information, il n'y a pas de réelle peur du gendarme : 54 % des foyers
qui avouent télécharger ne se sentent pas menacés par d'éventuelles poursuites.
Par ailleurs, pour 63,8 % des foyers interrogés, la possibilité technique de
télécharger sur Internet n'a pas fait baisser les achats de CD ou de DVD en
magasin.
Le cinéma toujours menacé
Plus significatif peut-être, 50,3 % des personnes sondées affirment que le
téléchargement n'a rien à voir avec le fait de découvrir un auteur, un artiste
ou une œuvre inconnue. Un véritable revirement si l'on considère que la
recherche de « nouveaux talents » est l'un des principaux arguments avancés par
les défenseurs du téléchargement sur les réseaux de peer-to-peer.
Cette baisse du téléchargement illégale
toucherait moins les oeuvres
cinématographiques. Les internautes téléchargent désormais 7,9 films par mois
et
par foyer (soit 120 millions de films par an), contre
se montrent par ailleurs plus sélectifs. « La frénésie des débuts du
téléchargement est bel et bien terminée : les internautes sont devenus plus
sélectifs puisque 89 % d'entre eux affirment visionner tous les films qu'ils
ont
téléchargés », commente Matthieu Cortesse, chef de groupe IT/Photo chez
GfK.
Un public de connaisseurs... mais dont 5,2 % seulement reconnaît avoir déjà
visionné des programmes en VOD (vidéos à la demande) sur des plates-formes
légales.
http://fr.news.yahoo.com/17012007/44/les-francais-disent-avoir-moins-telecharge-illegalement-en-2006.html
Marché du disque 2006: -14,4% en valeur, -19,1% en
volume, selon une étude
Les ventes de disques en 2006 ont chuté de
14,4% en valeur et 19,1% en volume,
pour représenter 1,3 milliard d'euros et 94,9 millions d'unités, selon une
étude
de l'institut GfK réalisée pour le Syndicat des détaillants spécialisés du
disque (SDSD).
Ces chiffres recoupent ceux dévoilés mardi
par le Syndicat
national de l'édition phonographique (Snep) avant l'ouverture du Midem (Marché
international du disque et de l'édition musicale) ce week-end à Cannes (Alpes-Maritimes). Le Snep a
fait
état d'une baisse de 12% en valeur et 20% en volume pour les ventes de disques
au détail.
"Il y a un problème majeur, c'est pourquoi nous, distributeurs, voulons
faire entendre notre voix", a déclaré lors d'une conférence de presse
Jean-Noël
Reinhardt, le PDG de Virgin Stores et président du SDSD (qui regroupe notamment
Stores et les magasins Madison-Nuggets).
Le SDSD, qui veut "proposer des axes de dynamisation du marché", a
pour
cela commandé une étude à GfK, qui se base sur un questionnaire adressé à un
panel de 600 individus acheteurs réguliers de musique
(au moins un CD ou fichier acheté
lors du dernier trimestre).
Selon l'étude, le CD est toujours prisé par les consommateurs de musique,
qui estiment à 81% sa possession
"valorisante". Pour autant, ce support souffre du développement du
numérique:
28% des sondés pensent que le CD n'est plus adapté à leur façon d'écouter de la
musique, proportion qui passe à 60% chez les 15-24 ans.
66% des sondés écoutent leur musique de manière sédentaire
(maison,
bureau) et 33% de façon nomade.
46% d'entre eux achètent plus d'un CD par mois et 61% ont téléchargé au
moins un titre sur des plateformes payantes lors des trois derniers mois.
52% ont téléchargé au moins un titre gratuitement sur les trois derniers
mois, ce que l'industrie du disque considère comme du piratage. 47% de ces
internautes
ont téléchargé gratuitement plus de 15 morceaux durant cette période.
Pour redynamiser le marché physique, le SDSD préconise une amélioration
du contenu des CD (ajout de DVD, packaging...), une "clarification de la
politique tarifaire" et "une baisse des prix du fonds de
catalogue" (disques
sortis de longue date).
http://fr.news.yahoo.com/17012007/202/marche-du-disque-2006-14-4-en-valeur-19-1.html
Le marché de la musique numérique a doublé en
2006,
à 2 milliards de dollars
Les revenus de la musique
numérique ont
presque doublé en 2006 dans le monde mais ne compensent pas encore la baisse
des
ventes sur support physique, a annoncé mercredi
internationale de
l'industrie phonographique (IFPI).
Le numérique pèse désormais 10% du chiffre
d'affaires de l'industrie de la musique, contre 6% en 2005 et 25%
attendus
par l'IFPI à l'horizon 2010. Mais cette progression ne suffit pas encore à
compenser la baisse des ventes physiques (CDs, cassettes, DVDs, vinyles).
"Le rythme auquel l'industrie se transforme est à couper le souffle, mais
le Saint Graal nous échappe encore", a souligné John Kennedy, président de
l'IFPI, dans le rapport.
"Je voudrais pouvoir annoncer que la baisse des ventes de CDs est
compensée par une croissance égale ou supérieure des revenus de la musique
téléchargée par internet et sur téléphone
portable, mais ce n'est pas encore le cas", a-t-il déploré.
Les téléchargements sur internet et sur téléphone
portable ont rapporté environ deux milliards de dollars, contre 1,1 milliard en
2005. La croissance des revenus du numérique s'est néanmoins ralentie,
puisqu'ils avaient triplé entre 2004 et 2005.
2006 a été une année particulièrement réussie pour les ventes de
"singles" (un titre) en ligne, la vraie locomotive du marché, qui ont
explosé de
89% sur un an, à 795 millions de téléchargements.
Cette hausse a été entretenue par une offre plus fournie, avec quatre
millions de titres disponibles en téléchargement en 2006, deux fois plus qu'en
2005. L'IFPI a aussi dénombré 498 plateformes de téléchargement légal -sur le
modèle d'iTunes, leader mondial, ou de concurrents comme Napster ou eMusic-
contre 335 en 2005.
La croissance a été solide aussi pour les ventes d'albums, de sonneries
de téléphones portables, de clips vidéos ou encore de "ringback
tones" (une
sonnerie musicale personnalisée choisie par celui qui appelle, et non celui qui
reçoit).
http://fr.news.yahoo.com/17012007/202/le-marche-de-la-musique-numerique-a-double-en-2006.html
BitTorrent : Isohunt est mis
hors ligne
Plus de trois ans après la vague de
fermetures de sites BitTorrent (voir la
brève Peer To
Peer :
le BitTorrent en crise ?), le site IsoHunt doit lui aussi faire face à
la pression exercée par
MPAA. Ce
effectivement été attaqué en justice par l'association américaine qui lui
reproche de proposer des fichiers permettant d'obtenir des films de façon
illégale.
Alors que la justice n'a pas encore tranché dans cette affaire
(IsoHunt considère ne rien faire d'illégal en proposant des fichiers Torrent),
le fournisseur d'accès qui hébergeait le site a décidé de le débrancher sans
avertissement. Le créateur du site Isohunt affirme qu'il n'a pas plus
d'information quant à la mise hors ligne de son site, mais il reste persuadé
que
cela est directement lié à son affaire avec
ailleurs que
Isohunt sera de nouveau en ligne dès que possible.
L'annonce apparaît sur
Isohunt.com, mais aussi sur d'autres sites liés à ce dernier comme
podtropolis.com, torrentbox.com ou encore edk2-it.com, également poursuivis.
Dans une mise à jour publiée hier, l'auteur d'Isohunt ajoute qu'il n'a pas
l'intention de fuir à l'étranger et qu'il ne se tournera pas du côté de Sealand
(clin d'oeil à l'annonce de The Pirate Bay - voir P2P : The Pirate
Bay
veut son indépendance). Isohunt est pour le moment hébergé au Canada et
souhaite revenir aux Etats-Unis le plus tôt possible.
http://www.clubic.com/actualite-68388-bittorrent-isohunt-hors-ligne.html
Virgin Mobile envisagerait une alliance avec l'indien
Tata
Virgin Mobile envisage d'entrer sur le
marché indien en s'associant à Tata
Teleservices (Maharashtra), rapporte le Times dans son édition de mercredi.
Sans citer ses sources, le quotidien indien
écrit que le président du conseil
d'administration de Tata, Ratan Tata, discute actuellement d'un accord de
franchise exclusive entre le groupe détenu par Richard Branson et sa filiale
télécoms.
Le rapprochement pourrait être opérationnel
dès avril.
Un porte-parole de Tata Teleservices s'est
refusé à commenter l'article du
Times.
"Nous recevons des propositions
d'alliance de temps en temps, et nous
annoncerons tout accord que nous conclurions au moment opportun", a-t-il
dit.
TTML, entité cotée de Tata Teleservices,
fournit des services de téléphonie
(fixe et portable) en Inde,
dans les Etats orientaux de Maharashtra et Goa.
En août dernier, le groupe Tata avait dit
exclure de céder des parts de Tata
Teleservices à des groupes étrangers.
Le géant britannique de la téléphonie mobile
Vodafone, concurrent de
Virgin
Mobile, cherche également à s'implanter en Inde et pourrait déposer une
offre
sur Hutchison Essar, quatrième mobile indien.
http://fr.news.yahoo.com/17012007/290/virgin-mobile-envisagerait-une-alliance-avec-l-indien-tata.html
P2P : Isohunt.com dans la tourmente
Une nouvelle page se tourne dans le vaste monde du téléchargement, légal ou
non.
Alors que nous avions suivi avec intérêt les ennuis rencontrés par des services
plutôt populaires comme Napster, Razorback, Supernova ou plus récemment The
Pirate Bay, voici que le site Isohunt.com
tire à son tour sa révérence.
4 ans d'existence... et puis s'en vont !
En ligne depuis le mois de janvier 2003, Isohunt est devenu
une référence dans le domaine du téléchargement par BitTorrent, profitant de la
disparition de certains autres sites connus dans le domaine pour perdurer. Tout
juste 4 ans après, la popularité grandissante du site et une partie de son
contenu l'exposant à de potentielles poursuites judiciaires, l'hébergeur aurait
prit la décision arbitraire et bloquer purement et simplement l'accès au site
pour une durée indéterminée. Ainsi, un message daté du 16 janvier 2007 remplace
la page d'accueil du site, et indique que « Les avocats de
[notre] hébergeur ont décidé de nous débrancher sans préavis, à 14:45 GMT-8.
Tout ceci est sans doute lié à l'action de
n'avons que peu d'informations à l'heure actuelle ».
Quelle solution à l'avenir ?
Isohunt est-il donc le nouveau venu d'une
liste noire qui
se rempli un peu plus chaque mois ? Oui et non, puisqu'à l'instar de son
homologue The Pirate Bay, les administrateurs du site pourraient bien prendre
la
décision de migrer le site chez un autre hébergeur, voire dans un autre pays.
Pour l'instant, la page (temporaire) de Isohunt est hébergée chez un
fournisseur
canadien, mais les administrateurs indiquent que « dépendant du temps
que nous mettrons à récupérer nos serveurs
américains, nous reviendrons tôt ou tard et en pleine forme ». Enfin, et
pour répondre aux fans et utilisateurs du site qui, en moins de 24 heures, ont
rempli des pages à ce sujet, L'équipe du site indique dans un message daté du
17
janvier que « déplacer les serveurs en Suède ou à Sealand
ne nous aidera pas. Nous n'avons pas l'intention de nous cacher. BitTorrent a
été créé pour la distribution légitime de gros fichiers, et nous conservons
cette philosophie en tant que moteur de recherche et aggregateur. » Les
regards se tournent alors doucement vers The Pirate Bay, qui a l'air toujours
décidé à acheter l'île de Sealand... (cf. Insolite
:
The Pirate Bay veut acheter Sealand)
http://www.infos-du-net.com/actualite/9634-isohunt-p2p.html
Les premiers HD DVD piratés
Il fallait s'y attendre, ça n'était qu'une
question de temps, surtout avec la
distribution d'un programme permettant de briser la protection des disques, les
premiers HD DVD on fait leur
apparition sur les réseaux pirates. Serenity a ainsi l'honneur
d'être
le premier DVD nouvelle génération à être "cracké" et
"rippé" puis à être
distribué sous la forme d'un fichier d'environ 20Go,, jouable sous
PowerDVD ou WinDVD. Selon les rumeurs et quelques sites bien
informés dont nous ne vous donneront pas les adresses pour ne pas contrevenir
aux règles fixées par notre merveilleuse lois LEN et DADVSI,
d'autres films auraient déjà subi le même sort, aussi bien chez Universal
que chez Warner. Reste à voir l'impact que cela pourra avoir sur les
ventes et le taux de pénétration du format chez les usagers, élément évidemment
impossible à déterminer sans des enquêtes sérieuses, ce que les majors
se
sont hélas toujours refusé à faire.
http://www.resetmag.com/HTML/news.asp?InfoID=11326
La culture face au numérique : l'union pourrait
faire la force
En ordre dispersé ! Tel est le mot d'ordre
que semblent s'être donné les
professionnels de la musique et leurs homologues du cinéma depuis que la
société
de l'information se met en place sous l'impulsion du haut débit. Ces deux pans
de la culture - musique et cinéma - font comme s'ils n'étaient pas concernés
par
les mêmes enjeux et problèmes face à l'explosion du numérique. Ces deux
industries s'ignorent même, voire se détestent. Pourtant bousculée par
l'Internet et les mobiles, chacune avance de son côté pour faire évoluer son
modèle économique et lutter contre le piratage en ligne des oeuvres culturelles,
tout en favorisant les plates-formes légales de téléchargement.
Certes, ces deux grands secteurs de création
fonctionnent très différemment
en France. Le cinéma bénéficie notamment de subventions publiques et d'un
préfinancement de la part des télévisions pour les oeuvres françaises ou
européennes. Les aides à la production phonographique sont moindres mais le
secteur bénéficie du régime des quotas de diffusion radiophonique d'oeuvres
d'expression française et, plus récemment, d'un crédit d'impôt. Le cinéma
respecte une « chronologie des médias » (film en salle, vidéo physique, vidéo à
la demande, télévision), alors que la musique peut s'écouter simultanément sur
les ondes, une chaîne hi-fi ou un terminal électronique. Mais le numérique
remet
en question les paradigmes anciens de ces deux industries, confrontées à la
simultanéité des formes d'accès.
La convergence des réseaux se traduit
paradoxalement par une profonde
divergence d'approche des deux secteurs les plus affectés par la
dématérialisation des biens culturels. Les éditeurs de musique et les
producteurs de films ne se regardent même pas, fût-ce en chiens de faïence,
alors qu'ils auraient tout intérêt à faire bloc face à la révolution
silencieuse
que constitue l'avènement d'une civilisation numérique et à s'organiser de
façon
efficace pour accompagner le mouvement.
Au lieu de cela, la « Charte d'engagements
pour le développement de l'offre
légale de musique en ligne, le respect de la propriété intellectuelle et la
lutte contre la piraterie numérique » a été signée le 28 juillet 2004 par la
seule filière musicale. Tandis que le « Protocole d'accord interprofessionnel
sur le cinéma à la demande » était signé le 20 décembre 2005 par la filière
cinématographique, indépendamment des acquis de l'édition phonographique. Le
cinéma a son Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (Alpa),
hélas peu concernée par la musique. Pourtant, musique et cinéma ont les mêmes
soucis : préserver la rémunération des ayants droit grâce au paiement en ligne
et inciter les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) à contrer le
téléchargement
illicite des oeuvres.
Cette indifférence mutuelle est regrettable,
car elle ne permet pas aux
industries culturelles - y compris l'édition, elle aussi chamboulée par la
numérisation - d'être cohérentes dans la défense de leurs intérêts face au
puissant lobby des télécommunications, plus soucieux de rentabiliser ses
milliards d'euros investis dans les réseaux haut débit. Résultat, c'est la
cacophonie. La musique et le cinéma sont partis chacun de leur côté la fleur au
fusil lors des débats qui ont précédé la promulgation, en août 2006, de la loi
sur le droit d'auteur dans la société de l'information (DADVSI) - notamment
autour d'une « licence globale », d'abord adoptée par les parlementaires mais
finalement rejetée par le gouvernement ! - et, en juin 2004, de la loi sur la
confiance dans l'économie numérique (LCEN).
Au niveau européen, les industries
culturelles ont aussi du mal à faire front
commun face aux fabricants de terminaux et supports numériques qui contestent
les taxes prélevées sur leurs matériels en échange du droit pour les
utilisateurs à la copie privée. Les avis divergent quant à l'efficacité des
mesures techniques de protection des contenus numériques, ou DRM (Digital
Rights
Management). Ces « verrous » électroniques empêcheraient au contraire
l'interopérabilité, limiteraient indûment l'exception de copie privée et
n'iraient pas dans le sens de plates-formes légales et ouvertes. Se pose en
outre la question lancinante du rôle des FAI, devenus de véritables
distributeurs d'oeuvres en ligne sans pour autant en avoir les contraintes.
La musique, le cinéma et même l'édition
n'ont pas encore saisi l'occasion
historique d'unir leurs efforts pour relever ces nouveaux défis. Il y a bien eu
en juin 2001 la création du Comité de liaison des industries culturelles
(CLIC),
pour défendre la propriété intellectuelle dans les secteurs de la musique, du
cinéma, de l'audiovisuel, du livre et des arts graphiques, tout en alertant les
pouvoirs publics des risques de piraterie en ligne. Mais le CLIC, emmené par le
Syndicat national de l'édition phonographique (SNEP), a-t-il manqué de
légitimité aux yeux du cinéma ? Toujours est-il qu'après avoir oeuvré pour
LCEN
abouti à la mise en
sommeil de cette organisation.
Cette désorganisation des industries
culturelles se retrouve au sein des
pouvoirs publics en France. Le peu de cas que font les candidats à l'élection
présidentielle des enjeux du numérique culturel dénote une immaturité des
politiques à cet égard. Un prétendant à la plus haute fonction s'emparera-t-il
de ces questions avant avril 2007 ? La création interministérielle de ce qui
pourrait être appelé Agence culturelle du numérique - capable de démêler
l'écheveau des contenus en ligne protégés par la propriété littéraire et
artistique - serait de bon augure. Il lui serait assigné des objectifs plus
précis que ceux du Groupe d'analyse stratégique des industries culturelles
(Gasic), installé en janvier 2006 par le ministre de
Communication
numérique, mis en place
en mai 2006 par le président de
numériques culturels existe bien depuis juillet 2005, mais il émane du seul
ministère de tutelle et, comme son nom l'indique, se limite à observer.
Il faudra que la nouvelle instance soit
dotée de moyens réels - par création
de nouveaux financements par exemple - si elle veut aider concrètement les
secteurs en question, voire des entreprises de technologie qui proposeraient
des
outils pour les accompagner dans leur mutation. Les représentants des industries
de création culturelle pourraient enfin se réunir autour des mêmes
préoccupations « numériques » - filtrage, rémunération, financement,
interopérabilité, copie privée, gratuité, etc. - et faire part d'une seule voix
de leurs (pro)positions aux pouvoirs publics.
http://www.lesechos.fr/info/analyses/4524604.htm
Jamendo reverse 50% de ses revenus publicitaires
aux
artistes
Alors que Virginmega.fr et
Fnacmusic.com s'engagent sur
la vente de morceaux en MP3 sans protection anticopie, la plate-forme
communautaire Jamendo passe à l'étape suivante.
Alors que Virginmega.fr et Fnacmusic.com
s'engagent sur la vente de
morceaux en MP3 sans protection anticopie, la plate-forme communautaire
Jamendo passe à l'étape suivante. Le concept de ce service est de permettre à
des artistes de mettre à disposition, gratuitement, via le peer-to-peer,
leurs morceaux,
au format MP3 ou Ogg Vorbis (avec une licence Creative Commons). Elle
lance désormais son programme de «partage des revenus
publicitaires».
«Chaque mois, les artistes qui seront
inscrits à ce programme,
[baptisé] Revenue Sharing, se partageront 50% des recettes publicitaires de
Jamendo (...) suivant le nombre d'affichage de leurs pages respectives»,
expliquent les responsables de la plate-forme, basée au Luxembourg. Ce système
sera testé durant le premier trimestre 2007, pour recueillir les commentaires
des artistes, avant d'autres évolutions.
Selon Jamendo, il s'agit
d'une «des approches les plus intéressantes
pour concilier la diffusion de musique
sous licence libre et la rémunération des artistes». Jusqu'à présent la seule
source de revenus pour les artistes présents sur cette plate-forme était les
éventuels dons des internautes.
http://fr.news.yahoo.com/16012007/7/jamendo-reverse-50-de-ses-revenus-publicitaires-aux-artistes.html
Publié par Reuther à 00:02:22 dans Actu P2P | Commentaires (0) | Permaliens
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