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Droits D'auteurs - P2P - Podcasting - Mobiles et autres Technologies

news p2p | 05 décembre 2006

EMI rejetterait une offre de
310 pence par action de Permira


EMI progresse de 1,72% à 295 pence même si la "major" musicale s'apprête à
rejeter cette semaine l'offre de rachat de 2,5 milliards de livres du fonds
d'investissement Permira. Selon les informations publiées par le "Times Online",
le prix proposé de 310 pence par action serait jugé insuffisant. Il est en effet
inférieur aux 320 pence offerts par Warner Music, il y a quatre mois, et au prix
minimum de 350 pence que souhaiterait EMI. L'action EMI a valu jusqu'à 314 pence
le 7 juillet.



La semaine dernière, EMI avait confirmé avoir été approchée
en vue d'une offre de rachat. Cette mise au point était intervenue suite à la
publication d'un article du "Financial Times" évoquant le rachat d'EMI par un
groupe de fonds d'investissement, comprenant notamment KKR et Goldman Sachs.
Dans son bref communiqué, EMI a précisé qu'il s'agissait d'une approche
préliminaire et qu'il n'était pas certain qu'elle aboutisse.


http://www.capital.fr/actualite/Default.asp?source=AO&numero=894318&Cat=SOI&numpage=1 




 


Autorité
de régulation des mesures techniques ARMTP et DADVSI




Le Journal les Echos a publié sur son site l'avant-projet de décret relatif à
l'Autorité de régulation des mesures techniques (ARMTP) instituée par l'article
L. 331-17 du code de la propriété intellectuelle. L'autorité de régulation des
mesures techniques de protection (ARMTP) a été instituée par la loi DADVSI. Elle
aura un rôle clé, c'est elle qui fixe par exemple le nombre maximale de copies
autorisées dans le cadre de l'exception pour copie privée, ou qui tranche les
différends sur les restrictions que les mesures techniques de protection
apportent.



D'après l'Art. L. 331-17., « l'Autorité de régulation des mesures techniques
est une autorité administrative indépendante. Elle assure une mission générale
de veille dans les domaines des mesures techniques de protection et
d'identification des oeuvres et des objets protégés par le droit d'auteur ou par
les droits voisins. »



Par ailleurs, « elle rend compte chaque année, dans un rapport remis au
Gouvernement et au Parlement, des évolutions les plus marquantes qu'elle a
constatées dans ce domaine et de leur impact prévisible sur la diffusion des
contenus culturels. Elle peut être consultée par les commissions parlementaires
sur les adaptations de l'encadrement législatif que ces évolutions rendraient
nécessaires. »



L'Autorité de régulation des mesures techniques « veille à ce que les mesures
techniques (...) n'aient pas pour conséquence, du fait de leur incompatibilité
mutuelle ou de leur incapacité d'interopérer, d'entraîner dans l'utilisation
d'une oeuvre des limitations supplémentaires et indépendantes de celles
expressément décidées par le titulaire d'un droit d'auteur sur une oeuvre autre
qu'un logiciel ou par le titulaire d'un droit voisin sur une interprétation, un
phonogramme, un vidéogramme ou un programme. »


« Tout éditeur de logiciel, tout fabricant de système technique et tout
exploitant de service peut, en cas de refus d'accès aux informations
essentielles à l'interopérabilité, demander à l'Autorité de régulation des
mesures techniques de garantir l'interopérabilité des systèmes et des services
existants, dans le respect des droits des parties, et d'obtenir du titulaire des
droits sur la mesure technique les informations essentielles à cette
interopérabilité. A compter de sa saisine, l'autorité dispose d'un délai de deux
mois pour rendre sa décision. »



Selon la loi DADVSI, « on entend par informations essentielles à
l'interopérabilité la documentation technique et les interfaces de programmation
nécessaires pour permettre à un dispositif technique d'accéder, y compris dans
un standard ouvert au sens de l'article 4 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004
pour la confiance dans l'économie numérique, à une oeuvre ou à un objet protégé
par une mesure technique et aux informations sous forme électronique jointes,
dans le respect des conditions d'utilisation de l'œuvre ou de l'objet protégé
qui ont été définies à l'origine (...) Le titulaire des droits sur la mesure
technique ne peut imposer au bénéficiaire de renoncer à la publication du code
source et de la documentation technique de son logiciel indépendant et
interopérant que s'il apporte la preuve que celle-ci aurait pour effet de porter
gravement atteinte à la sécurité et à l'efficacité de ladite mesure technique. »



On apprend ainsi parmi certaines modalités pratiques de son fonctionnement,
que les séances ne seront pas publiques. Ainsi, l'ARMTP sera saisie par lettre
voire par « transmission par voie électronique », en indiquant au minimum le nom
et l'adresse du demandeur, les pièces justifiant que le demandeur relève de
l'une des catégories de personnes autorisées à saisir l'Autorité (éditeur
demandant une interopérabilité, les bénéficiaires de l'exception pour copie
privée, des sociétés oeuvrant dans le secteur du handicap), l'objet de la
saisine et les pièces liées, et enfin le nom et l'adresse des parties mises en
cause.



Le président de l‘autorité pourra procéder à la jonction de plusieurs
affaires communes afin d'accélérer le traitement. Puisque les verrous sont aussi
du code propriétaire, une partie pourra toujours demander ou se voir proposer le
classement en annexe confidentielle. L'autre partie pourra toujours en avoir
communication, mais en exerçant une demande bien motivée.



S'agissant des demandes liées à l'interopérabilité avec les verrous anticopie
: l'Autorité pourra demander au détenteur du verrou « de prendre les mesures
propres à assurer l'accès du demandeur aux informations essentielles à
l'interopérabilité ». Cet accès sera encadré par l'AMRTP qui définira les
conditions d'accès (durée et champ d'application, ...), précisera les
engagements que le demandeur doit respecter, pour garantir l'efficacité et
l'intégrité de la mesure technique, ... et, le montant éventuel de l'indemnité
qui sera versée au détenteur du DRM, avec possibilité d'astreinte quotidienne.
Si ces conditions ne sont pas respectées, l'AMRTP pourra appliquer des sanctions
pécuniaires contre le demandeur, lesquelles dépendront du chiffre d'affaires
estimé ou réalisé.


En cas de litige sur un verrou de protection par une
personne voulant exercer une copie privée, une procédure similaire devra être
engagée contre le détenteur d'un verrou. « En cas d'échec de la conciliation,
l'Autorité de régulation des mesures techniques peut, par une décision motivée
prise au terme de la procédure fixée par l'article R.331-18, soit rejeter la
demande dont elle a été saisie, soit enjoindre à la personne mise en cause de
prendre les mesures propres à assurer le bénéfice effectif de l'exception au
droit d'auteur ou aux droits voisins. Elle détermine alors les modalités
d'exercice de cette exception et fixe notamment, le cas échéant, le nombre
minimal de copies autorisées dans le cadre de l'exception pour copie privée, en
fonction du type d'œuvre ou d'objet protégé, des divers modes de communication
au public et des possibilités offertes par les techniques de protection
disponibles. »

http://www.referencement-internet-web.com/20061204_autorite_regulation_mesures_techniques_armtp.php 

 





Le Front
national voudrait exploiter DADVSI







Il ne faut pas minimiser l'importance de la politique culturelle pour Internet dans le débat des
présidentielles 2007. Alors que les grands partis évitent soigneusement de
soulever le problème DADVSI,
le Front national profite du trouble et affirme
qu'il abrogera la loi.


Le journal Le Monde, qui propose par ailleurs un très bon article sur les effets de la lutte contre le piratage, publiait en fin de
semaine un récapitulatif des positions des différents partis
politiques sur leurs intentions législatives en matière culturelle. "Plus
que du désintérêt, ce silence dénote un trouble
", écrit le quotidien en
remarquant que le sujet est évité par les principales formations du pays. S'il
est évité, c'est qu'il dérange.




"Les partis politiques s'interrogent et
s'entourent d'experts, comme jamais ils ne semblaient l'avoir fait jusque-là
[...] Les candidats ne peuvent plus se
contenter d'aligner quelques propositions consensuelles. Comme si, entre 2002 et
2007, des certitudes avaient été emportées et la parole libérée. La crise des
intermittents du spectacle, la secousse provoquée par la loi sur le droit
d'auteur sur Internet sont
passées par là.
"




Du côté de l'UMP de Renaud Donnedieu de Vabres, les
cartes sont relativement claires. Nicolas Sarkozy a été
l'architecte du retournement de l'Assemblée lorsqu'elle est revenue sur son vote
de la licence
globale
. L'industrie culturelle, proche du candidat de la droite
majoritaire, lui est donc reconnaissante. "Dans ce monde plutôt acquis à la
gauche, il est parvenu à susciter le respect, voire l'amitié, concède Denis
Olivennes
", note Le Monde. Denis Olivennes, c'est ce patron de la
Fnac qui, lors des débats sur la loi DADVSI, osait
se vanter publiquement
de ne pas réussir correctement son travail. Plus de
95 % du catalogue musical de l'enseigne se vend à moins d'un exemplaire par an
et par magasin, disait-il en d'autres mots.




Ségolène Royal sous
l'influence des éléphants socialistes




Du côté socialiste, les cartes sont beaucoup plus floues. Nous avions
rapporté la
position de Ségolène Royal
, contre les DRM et la loi
DADVSI
et à demi-mot en faveur de la licence
globale
. Mais plus récemment, nous
écrivions
que "le ralliement récent de Jack Lang fait craindre la nature de
la future politique culturelle de la candidate...
". Dans le mille.
"Dans l'entourage de la candidate, Jack Lang ou l'adjoint au maire de Paris
chargé de la culture, Christophe Girard (PS), ne désespèrent pas de
la faire changer d'avis.", rapporte Le Monde. Si l'on
traduit, la promesse de la candidate à l'endroit des internautes ne vaudra que
le temps de la campagne. Si elle est élue, elle révèlera sans doute qu'elle a
finalement changé d'avis après une longue réflexion avec ses amis socialistes,
et en particulier en entendant la sagesse de l'ancien ministre de la culture
Jack Lang... Même si elle était convaincue, à titre personnel, dans une gauche
proche de l'industrie culturelle, Mme Royal n'aura pas la majorité pour
révolutionner la loi DADVSI. Sa proposition ne fait d'ailleurs pas partie du
programme socialiste.




Même les Verts font marche arrière. "Nous
étions a priori favorables à la licence
globale
, mais la question est beaucoup plus complexe
", avoue ainsi
Hervé Pérard, adjoint au maire d'Evry qui anime la commission culture des
Verts.




Les socialistes évitent, les frontistes profitent




Cette confusion dans l'opposition profite au Front
national
. "Je ne sais pas si l'abrogation de la loi DADVSI sera proposée par la gauche, mais elle
figurera à notre programme
", indique au Monde Philippe Herlin,
animateur du projet culturel du FN et directeur de cabinet de Marine Le Pen. Peu
importe qu'il s'agisse, ou non, d'une simple déclaration démagogique. Comme
beaucoup, nous avons pu observer au cours des derniers mois une forte montée en
puissance du Front national sur Internet. Les internautes qui
votent pour le parti d'extrême droite ne cachent plus leurs intentions derrière
une honte qui a disparu, peut-être sous l'effet de 2002 et peut-être sous
l'influence de Nicolas
Sarkozy
, qui, selon certains analystes, aurait banalisé des thèmes de
campagne et des idées auparavant étiquettés "lepénistes". Jean-Marie Le Pen, qui n'est
pas le plus moderne des candidats, est paradoxalement l'un de ceux qui a le plus
adopté Internet dans sa campagne. Souvent laissé à la marge par les médias
traditionnels, Le Pen propose chaque semaine son podcast vidéo. Sa campagne,
sousterraine comme les précédentes, se joue désormais aussi sur Internet avec
une visibilité qu'il n'a jamais eue.




Dans ce climat, la loi sur le droit d'auteur ne peut pas rester à la marge
des débats présidentiels. La place du droit d'auteur dans la société est l'un
des sujets qui tient le plus à coeur aux internautes, dont le poids électoral
encore mal apprécié est probablement très important. S'ils restent minoritaires
en nombre, les internautes qui se passionnent pour ces questions sont en
revanche parmi les plus influents, au-delà même de la sphère Internet. Le débat sur la
constitution européene l'a montré.




Il y a donc un risque considérable à laisser le Front
national
s'emparer seul du débat sur la loi
DADVSI
et à le laisser être le seul parti politique à affirmer clairement
dans son programme et sans ambiguïté son intention d'abroger la loi sur le droit
d'auteur. Il est évidemment improbable que la loi DADVSI soit abrogée
puisqu'elle transpose une directive européenne, mais il est essentiel qu'elle
soit révisée pour assouplir ses dispositions et permettre de nouveaux types de
rémunération qui ne soient pas associés à la menace pénale du
téléchargement.




L'UDF de François Bayrou (étrangement
oublié par Le Monde) est le seul grand parti républicain à avoir placé
une révision de DADVSI
dans
son programme
. Mais le parti du centre, qui lui aussi mise
beaucoup sur Internet
pour sa campagne, ne va pas assez loin dans sa
démarche. Il se contente de valoriser le droit à la copie privée et de demander
une évaluation indépendante de la loi, sans décrire précisément quelle serait sa
politique culturelle pour Internet. Face à la menace de
l'influence de l'extrême droite y compris sur ce terrain, il serait sage que
l'UDF prolonge sa pensée et parvienne à affirmer une position claire.


http://fr.news.yahoo.com/04122006/326/le-front-national-voudrait-exploiter-dadvsi.html 


 

Les musiciens partagés entre opportunités et
inquiètudes face au numérique

Réunis à Cabourg à l'initiative de l'Adami, les artistes
ont exprimé leur malaise lié à leur système de rémunération en évolution, aux
incertitudes juridiques que fait peser la loi Dadvsi
ou encore aux initiatives de Bruxelles contre la copie
privée.


Reportage


Les
rencontres européennes des artistes
organisées par l'Adami (*) se sont
achevées vendredi 1er décembre à Cabourg. Pour les représentants des filières
musicale et cinématographique, ces deux jours de débats et d'animations ont été
l'occasion de faire le bilan d'une année 2006 très chargée, tant sur le plan
économique que législatif.



Économiquement, les inquiétudes des musiciens portent sur l'avenir de
leur système de rémunération. Un système fragile qui dépend notamment des
redevances pour copie privée, et des négociations avec les plates-formes de
distribution et les producteurs pour obtenir leur part des recettes des ventes
numériques.



Avec l'arrivée de nouveaux modèles économiques, basés non plus seulement sur la vente à l'acte, mais aussi sur
l'abonnement, le financement publicitaire ou encore le streaming
illimité, les artistes se trouvent face à de nouveaux défis: réussir à faire
entendre leur voix,  obtenir une rémunération équitable sur ces moyens de
distribution, sans pour autant déstabiliser le reste du système.



Quelle rémunération pour les artistes?



«Actuellement, les contrats des majors ne prévoient aucun cas de figure
[pour la rémunération équitable des artistes] via les nouveaux modèles qui se
développent», a souligné Alain Charriras, musicien et administrateur de
l'Adami 
«Quel impact [ces modèles] vont-ils avoir sur les licences
légales, sur la rémunération pour la copie privée? Toute maladresse peut mettre
en péril le fragile équilibre qui nous permet de vivre.»



Ces incertitudes se doublent d'un paysage juridique et réglementaire
bousculé. Le secteur s'est déchiré autour de la
loi Dadvsi
(droit d'auteur et droits voisins dans la société de
l'information), adoptée au printemps: licence légale, généralisation des DRM,
copie privée, les terrains d'affrontement ont été nombreux.



Il s'est trouvé très peu de voix à Cabourg pour défendre ce texte. Les
représentants de l'UMP, qui l'ont voté, n'ont pas fait
le déplacement, et les maisons de disques, un des principaux lobbies auprès du
ministère de la Culture, se sont faites également très discrètes.



La Commission européenne
au centre des polémiques



Mais ce sont surtout les dernières initiatives en provenance de
Bruxelles qui ont monopolisé l'attention. Les directions générales du Marché
intérieur et de la Concurrence ont récemment proposé deux mesures controversées:
introduire une concurrence entre les sociétés de gestion collective, et
supprimer les redevances pour copie privée, au bénéfice d'une gestion des copies
uniquement par le biais des DRM (gestion numérique des droits).



«La Commission opère un glissement dans la conception du droit
d'auteur, en parlant de biens et services protégés par le droit d'auteur, note
Benoît Machuel, secrétaire général de la Fédération internationale des
musiciens. «Dans la conception traditionnelle qui prévaut dans la majorité des
pays européens, c'est l'auteur qui est protégé, pas les biens et services». Très
applaudi lors de son intervention, il a dénoncé la perméabilité de Bruxelles
face au lobbying des grands groupes informatiques, qui militent pour la
généralisation des DRM.



Dominique Luquer, son homologue de la Fédération international des
acteurs, a demandé pour sa part que la Commission réfléchisse à introduire «une
obligation pour garantir aux artistes une rémunération inaliénable et
proportionnelle aux usages qui sont faits de leurs oeuvres». Le bras de fer avec
Bruxelles s'annonce comme le futur feuilleton de l'année 2007.


http://fr.news.yahoo.com/04122006/7/les-musiciens-partages-entre-opportunites-et-inquietudes-face-au-numerique.html 


 


BitTorrent lève 20 millions de dollars pour son
service de téléchargement


Le nom de BitTorrent est souvent associé au piratage de musique, de films ou de séries télévisées sur Internet. De nombreux
internautes utilisent en effet ce protocole peer to peer en open source, apparu en 2001,
pour distribuer du contenu illégal (en particuliers des films). Néanmoins, à
l'instar de DivX
(format de compression vidéo également fortement utilisé en matière de
piratage), BitTorrent est aussi une entreprise totalement légale.



La société fondée par Bram Cohen, inventeur de BitTorrent, et Aswhin Navin en
2004 vient ainsi de lever 20 millions de dollars auprès des sociétés
d'investissement Accel Partners et DCM (qui avait déjà investi 8,75 millions de
dollars dans l'entreprise en 2005). Dans un communiqué, Bram Cohen voit dans ce
soutien financier une reconnaissance « dans la force de notre technologie et
notre potentiel de croissance ».



Cet argent frais va notamment servir à développer la plate-forme
BitTorrent.com, pour en faire un service reconnu de téléchargement légal, dont
l'ouverture est prévue en février 2007. Il y a quelques jours, en effet,
BitTorrent a annoncé la signature d'un accord avec une vingtaine de studios de
cinéma et de chaînes de télévision, dont Paramount, 20th Century Fox, MTV
Networks, afin de se constituer un catalogue, dans lequel figurera par exemple
la série Prison Break ou le dernier Mission impossible.



Des équipements « labellisés BitTorrent »



En mai dernier, la société avait également conclu un accord avec les studios
Warner. BitTorrent travaille aussi depuis fin 2005 avec la MPAA (Motion Picture
Association of America), qui représente les intérêts des studios américains,
pour supprimer de son propre site tout renvoi vers du contenu piraté.



Ce tour de table va aussi permettre à BitTorrent de travailler au déploiement
de sa technologie auprès d'autres sociétés. Ainsi, Blizzard y a déjà recours
pour distribuer les patchs et mises à jour de son jeu en ligne World of
Warcraft,
un succès dans le monde entier. Le peer to peer est en
effet un moyen pour les studios ou les éditeurs (jeux, émissions de télévision,
etc.) de diffuser leurs contenus simplement et à moindre coût.



L'entreprise a également passé des accords avec des fabricants de matériels
asiatiques, comme Asus, Planex ou Qnap, pour qu'ils intègrent directement son
protocole dans leurs appareils hardware, en l'occurrence des routeurs.
L'intérêt : pouvoir effectuer du téléchargement sans laisser tourner un PC, par
exemple. On peut imaginer que ce genre d'accords se développe, et qu'à terme,
par exemple, des magnétoscopes numériques dotés de BitTorrent puissent effectuer
par eux-mêmes du téléchargement légal façon peer to-peer.


http://fr.news.yahoo.com/04122006/44/bittorrent-leve-20-millions-de-dollars-pour-son-service-de.html 


Azureus lance son service commercial Zudeo




Dans la lancée de BitTorrent qui soulève 20 millions de dollars, le dérivé
Azureus annonce qu'il soulève 12 millions de dollars en second tour de table, et
qu'il lance Zudeo, sa plate-forme de contenus vidéos.


L'annonce était attendue.
Créé par le français Olivier Chalouhi qui a dû migrer aux Etats-Unis pour monter
sa société en Californie, Azureus a soulevé 12 millions d'euros dans son second
tour de table. Cet été, le frenchie avait déjà
convaincu
le fonds BV Capital d'investir dans son idée d'exploitation
commerciale du protocole BitTorrent. Cette fois viennent s'ajouter au capital
Redpoint Ventures, Greycoft Partners, et Jarl Mohn, le président de
CNET.



La semaine dernière, nous apprenions que BitTorrent lui-même avait
soulevé
20 millions
de dollars pour monter sa plate-forme de vidéos en ligne. Les
deux se feront donc concurrence sur un marché encore très incertain. A l'heure
actuelle, jamais un seul éditeur de logiciel de P2P n'a réussi une
reconversion en plate-forme marchande payante. Si le potentiel est là, l'intérêt
des internautes (des consommateurs) reste encore à prouver.



Pour
accompagner la levée de fonds, Azureus lance Zudeo, une plate-forme exclusivement dédiée à la vidéo. Selon
nos observations, seuls des contenus gratuits de niche y sont pour le moment
proposés, avec des liens torrent ou magnet que peuvent exploiter n'importe
quelle application. Le site s'appuie sur le logiciel Azureus 3.0 pour permettre
à chacun d'envoyer ses propres contenus, à la manière d'un YouTube ou
DailyMotion, sans limite de taille ou de durée. Le streaming n'est pas encore
disponible, mais la société annonce du streaming par P2P pour bientôt.


http://www.ratiatum.com/news4004_Azureus_lance_son_service_commercial_Zudeo.html

 


Tendance Noël 2006: les fabricants cassent les prix
des systèmes GPS

Après une année de ventes exceptionnelle, les systèmes
de navigation autonome devraient être parmi les produits les plus achetés à
Noël. Les prix ont baissé de 25% en 2006, et l'offre se compose désormais d'une
large gamme de 160 modèles.


Technologie


«Le système de navigation GPS autonome sera l'un des produits phare de
Noël 2006 dans le domaine de l'électronique de loisir», indique à
ZDNet.fr, Julien Jolivet, analyste chez GFK responsable du secteur GPS.
Cet équipement amovible ou PND (Personnal Navigation Devices) a connu cette
année un véritable engouement en France, avec des ventes dépassant pour la
première fois le
million d'unités
.



À titre de comparaison, elles n'étaient que de 320.000 en 2005 et de
45.000 en 2004.



«On ne peut pas encore parler de produit courant. Il s'agit d'un
secteur jeune mais qui possède une très forte croissance», poursuit l'analyste.
Actuellement 7% des foyers motorisés en sont équipés.
Majoritairement embarqués dans des véhicules, ces systèmes
représentent 84% des équipements GPS tous types confondus (hors produits montés
par les fabricants automobiles). Le reste est partagé entre les GPS intégrés à
des PDA ou à des téléphones mobiles.



Comment expliquer ce décollage? Par la baisse des prix principalement:
entre 2005 et 2006, le prix moyen d'un système GPS autonome est passé de 493 à
370 euros, soit une baisse de l'ordre de 25%.



Des modèles à partir de 200 euros



Pour Noël, les constructeurs n'ont pas prévu de baisse de prix massive
et ils vont continuer à miser sur les gammes actuelles. «L'offre n'a jamais été
aussi étoffée, en passant de moins de 60 modèles fin 2005, à environ 160 pour
les fêtes», indique Julien Jolivet. Une offre qui s'est élargie surtout vers
l'entrée de gamme avec des premiers modèles désormais commercialisés moins de
200 euros.



Depuis octobre, le numéro un du secteur, le néerlandais TomTom, propose
son TomTom One de nouvelle génération au prix de 299 euros, contre 349 euros
pour la version précédente. Selon son fabricant, cet équipement a été le plus
vendu sur le secteur en 2006, en France comme en Europe.



De nouveaux acteurs devraient faire leur entrée en cette fin d'année,
comme Nokia et
Philips.
Ils ont été précédés de quelques mois par Thomson et
l'Institut
géographique national
, acteur historique de la cartographie française.



L'IGN propose un système qui se distingue par l'intégration de cartes
de randonnée pour une utilisation pédestre. Sur ce créneau, le pionnier du
guidage routier Mappy,
vient également de commercialiser un GPS autonome baptisé "Mappy
iti".



Indication audio des rues



Au chapitre des nouvelles fonctionnalités, rien de révolutionnaire
n'est attendu pour Noël, indique-t-on chez GFK. TomTom intègre toutefois dans
son modèle
haut de gamme
la lecture vocale. Le logiciel est capable de lire les rues
sur les cartes: il ne dira donc plus «tournez à droite», mais «tournez à droite
dans l'avenue Victor Hugo».



Autres fonctions annexes: les alertes sur la présence de radars
automatiques, et l'avertissement en cas de dépassement de la vitesse maximale
autorisée.



Enfin l'information trafic, fonction pourtant très utile, n'est pas pas
systématiquement proposée en standard. Le principe est de calculer les
itinéraires en tenant compte des informations routières (bouchons, accidents,
travaux...) délivrées en temps réel par les opérateurs de service. C'est le
principal argument mis en avant par ViaMichelin,
filiale à 100% du groupe Michelin, dont les modèles de milieu et haut de gamme
intègrent tous cette fonction.



Chez TomTom, il s'agit d'un module additionnel vendu près de 100 euros
depuis octobre. L'info trafic repose principalement sur la technologie RDS/TMC
(Radio System Data / Traffic Message Channel).


http://fr.news.yahoo.com/04122006/7/tendance-noel-2006-les-fabricants-cassent-les-prix-des-systemes.html 


 


Warner Music : +126 % de vente de musique en
ligne


Warner Music Group a publié ce week-end ses résultats financiers. Pour
l'année, la major indique que ses revenus sont en hausse de 1,8%, à 3,51
milliards de dollars, mais une année mitigée puisque son dernier trimestre est
en retrait de 7,1% à 854 millions de dollars par rapport au premier trimestre de
l'année. Son bénéfice net se porte à 12 millions de dollars, contre une perte de
30 millions l'an passé, même période. Seule vraie bonne nouvelle, et pour la
première fois dans l'histoire du groupe les revenus issus des ventes de musique dématérialisée (internet, téléphone, etc.) ont
dépassé ce trimestre la barrière des 100 millions de dollars. Les revenus de ce
secteur représentent aujourd'hui 12,2% du total des revenus.




Notons que dans la masse des résultats, une part non négligeable provient
d'un événement exceptionnel, la fin du litige contre KazaA qui aura évité un
douloureux procès à son éditeur. Celui-ci a signé un chèque de 115 millions de
dollars avec la RIAA (dont 13 millions pour Warner). Sans ce règlement, le
bénéfice par action de Warner ressort à -0,01 dollar, alors que les analystes
attendaient un résultat à l'équilibre.




Sur l'année, les revenus numériques ont grimpé de 126% à 355 millions de
dollars, dont 71% sur le marché américain et 29 sur le marché international. Sur
le marché domestique, ce sont Madonna, James Blunt, Red Hot Chili Peppers, Enya et Green Day
qui ont le plus tiré à la hausse ces données.




Le directeur général de Warner Music, Edgar Bronfman, a expliqué à Reuters
ses prévisions pour l'année à venir. Selon lui, le marché de la téléphonie
devrait fournir plus d'efforts pour faciliter l'écoute de la musique sur les mobiles : « Je pense
franchement qu'il est au moins aussi important pour le consommateur de créer une
interface facile à utiliser que de trouver un prix d'équilibre (...). Jusqu'à ce
que cela soit fait, je ne pense franchement pas qu'on puisse exploiter l'énorme
potentiel qui existe
».


http://fr.news.yahoo.com/04122006/308/warner-music-126-de-vente-de-musique-en-ligne.html 


Publié par Reuther à 01:19:02 dans Actu P2P | Commentaires (0) |