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Dadvsi: les premiers décrets d'application à paraître mi-novembre
Les
rencontres cinématographiques de Dijon ont été l'occasion de faire le point
sur la loi Dadvsi (*), adoptée cet été par le Parlement.
Si le concept de
riposte graduée, censé permettre de sanctionner les internautes adeptes des
téléchargements illégaux, a été retoqué par le Conseil constitutionnel, le ministère de la
Culture ne s'avoue pas vaincu pour autant.
Laurence Franceschini, directrice adjointe du cabinet de Renaud Donnedieu de
Vabres a ainsi affirmé qu'une circulaire est cours d'élaboration, pour
déterminer les sanctions appropriées à infliger aux internautes.
Par ailleurs, les décrets d'application relatifs aux dispositions sur le
contournement des mesures techniques de protection anticopie, devraient être
publiés mi-novembre. Enfin, la fameuse Autorité de régulation des mesures techniques, qui doit trancher
les litiges sur l'interopérabilité entre plates-formes de distribution de
contenus et éditeurs de DRM (gestion numérique des droits) sera instituée
officiellement début janvier 2007.
(*) Droit d'auteur et droits voisins dans la société de
l'information
http://permanent.nouvelobs.com/multimedia/20061031.ZDN9364422.html?idfx=RSS_multimedia
L'UDF plus influent que l'UMP sur le
Web ?
Comme tous les premiers de mois, je m'essaie à un rapide bilan de la Web
politique en analysant les statistiques bonVote.

Ce petit camembert me paraît de plus en plus intéressant. Où est
l'UMP ? Dans la zone bleue. Et encore, il y a tous les sites de droite (Front
national, libéraux, Philippe de Villiers...). Depuis que, à la demande de
François Bayrou, j'ai déplacé l'UDF dans le centre, ce dernier pèse plus que la
droite, plus que l'UMP !
Est-ce annonciateur de surprises à venir ? Je ne me hasarderai pas
aussi loin. J'en conclus juste que l'UMP n'arrive pas à s'imposer sur le Web,
tout au moins dans la base de données de bonVote. Je rappelle toutefois que le
camembert tient compte de l'influence des sites référencés, donc que les parts
ne se gagnent pas uniquement par la quantité de sites référencés.
Alors que l'UDF ne déploie aucune stratégie particulière sur le
Web, n'a pas de plan comme l'UMP ou le PS, elle étend doucement ses tentacules.
Ça me rappelle l'aventure Howard Dean aux États-Unis en 2003. La campagne de
Bayrou est en train de se décentraliser. Les sympathisants UDF font le travail.
Dans le camembert, voir les autres occuper une place grandissante
m'intéresse encore plus. Par autres, j'entends les alters comme les
citoyens indépendants, mais aussi tous les sites qui traitent de politique sans
annoncer de couleur. Je conviens que les autres sont surreprésentés dans la base
de données (penchant personnel). J'engage tous ceux qui se jugent mal
positionnés à me le signaler afin que les statistiques soient le plus précises
possible à l'avenir. (Méthodologie)
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=15178
Maisons de disque: victoire contre Kazaa
Une association de
maisons de disque américaines vient de conclure une entente à l'amiable avec la
firme propriétaire du logiciel Peer-to-peer (P2P) Kazaa, Sharman
Networks, pour qu'elle respecte les droits d'auteur de leurs artistes piratés.
La National Music
Publishers' Association (NMPA) a déclaré cette semaine qu'une entente
«impliquant un gros montant d'argent» avait été conclue avec Sharman Networks
pour respecter les droits d'auteur des artistes dont les chansons se retrouvent
gratuitement sur les serveurs P2P.
La NMPA n'a toutefois pas divulgué le
montant d'argent en question puisqu'il doit avant tout être approuvé par le
conseil d'administration de l'organisme.
«L'entente est une étape
importante dans la transformation du marché de la musique sur Internet et
permettra aux services légaux de croître», a déclaré dans un communiqué de
presse le président et directeur général de la NMPA, David
Israelite.
Rappelons que Sharman Networks a signé une autre entente à
l'amiable en juillet dernier avec plusieurs maisons de disque et studios
hollywoodiens, acceptant d'installer des filtres dans son logiciel et de leur
payer un montant d'argent de plus de 115 millions de dollars américains
(130 millions $ CAD).
|
http://www.branchez-vous.com/actu/06-11/10-331703.html
Le piratage qui entaille le plus les majors n'est pas
celui du particulier qui copie son DVD dans son coin. C'est celui organisé, qui
ressemble a une entreprise avec ses
équipes spécialisées, ses réseaux, sa hiérachie et de gros moyens de production.
BBW, un ancien pirate professionnel qui gagnait 2000 à 3 000 dollars par mois
par ce biais, explique que selon lui le P2P
a porté un coup sérieux à cette activité illégale.
« [...]tant qu'il
y aura des personnes qui payeront pour obtenir des copies, le piratage
continuera. » Le pirate repenti rappelle ainsi que la demande existe et
qu'elle est un marché énorme. Mais le P2P a changé la donne : quand cette
techologie est utilisée à des fins illégales, elle court circuite tout le
chainon des réseaux économiques de la contre-façon. Moins d'argent qui circule
sur le marché noir servant aussi à la drogue et la prostitution, pas de moteur
de reconnaissance ni d'organisation groupusculaire :
« Le peer to peer
a cassé le business. Maintenant, les groupes warez se font une guerre sans
merci. Ils diffusent les copies des concurrents, les ventes sont plus
difficiles. »
Plus encore, comme il n'y a pas d'objet matériel
derrière et que cela demande un certain temps et un certain travail, le consommateur ne s'arrête pas d'acheter pour
autant des produits commerciaux. Après Universal qui désavoue les DRM
et les pirates qui craignent le Peer to Peer, va-t-on voir RDDV renier
DADVSI ?
http://www.infos-du-net.com/actualite/8596-p2p-piratage.html
Selon Universal, les DRM ne changent rien au piratage
Cela fait maintenant un certain temps qu'on observe une prise de conscience de
la part de l'industrie par rapport aux DRM apposés que les différents fichiers
vendus sur les plateformes de téléchargement. Cette fois-ci, c'est au tour de
Universal de revenir sur ses positions concernant ces mesures de protection
numériques, affirmant qu'elles ne feront pas reculer le piratage, comme escompté
lors de leur introduction.
"Nous ne
pensons pas que nos clients veuillent copier leurs films"
Ces déclarations viennent de la bouche de Jerry
Pierce, vice président du département technologique d'Universal Pictures, lors
d'un entretien sur l'arrivée du HD-DVD avec nos confrères anglo-saxons TG Daily.
Après avoir expliqué que les différents acteurs du marché ont à peu près tous
une vision différente, il indique que la philosophie d'Universal est de fournir
à ses clients un contenu pour leur permettant d'en faire ce qu'ils veulent chez
eux. « Nous ne nous attendons pas à ce que nos clients fassent des copies de
leurs HD-DVD pour des amis. Et nous ne pensons pas que nos clients veuillent
faire ça de toute manière ». Voilà des mots qui ne manquent pas de surprendre,
après des années de lutte contre le piratage à coup de protection et de
verrouillage numérique, que ce soit sur support physique ou virtuel. Il continue
en expliquant que les DRM ne font que restreindre l'utilisation d'un media,
créent un business model mais ne réduisent pas le piratage.
Vers un
avenir sans DRM ?
Pour conclure, Jerry Pierce a également affirmé
que les DRM ne doivent être apposées que comme des règles d'utilisation et non
comme des restrictions abusives. Les DRM devraient s'adapter au marché, mais
pour l'heure, l'homme affirme que l'industrie n'a pas encore capté avec
précision ce que demande le marché. Peut-être la possibilité d'une utilisation
sans DRM ?
http://www.infos-du-net.com/actualite/8587-piratage-drm-universal.html
P2P : attaque sur les ports standards
Parmi les organisations qui surveillent Internet à la recherche
des malfaiteurs, SANS Institute et DShield sont parmi ceux qui offrent un
service gratuit d'information des internautes.
Les statistiques présentées ici proviennent de '"Internet Storm Center" (ISC) de SANS Institute ou de DShield
et correspondent à un jour « vert », particulièrement tranquille.
Les ports les plus visés et les attaquants les plus
virulents.
Les attaquants se dirigent vers des adresses IP, mais aussi sur
un port particulier de chaque ordinateur visé. SANS et
DShield constatent que les ports par défaut des logiciels de P2P les plus
répandus font souvent l'objet du plus grand nombre d'agressions. Ils
établissent également une liste d'IPs des assaillants les plus actifs.
Voir tableau stat :
http://www.open-files.com/article0474.html
Yahoo! Video disponible en version française
C"est peut-être la dernière folie du Web, mais la niche des
services d"échanges de vidéos dans laquelle tout le monde s"engouffre derrière
YouTube est en train de se structurer. Autant dire qu"un nouvel arrivant doit
maintenant pouvoir se distinguer. Pour Yahoo!, qui
a lancé sa plate-forme fin mai, cela passe par des déclinaisons locales du
service.
Le moteur ouvre ainsi cette semaine plusieurs « Yahoo! Video » européens, en
France, Allemagne, Italie et Espagne. Ils viennent s"ajouter
aux versions pour les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Malaisie, les Philippines, l"Australie et
Singapour. Pour l"essentiel, il s"agit d"adaptations linguistiques. Yahoo! Video
France est tout en français, les vidéos mises en avant viennent d"utilisateurs
français, mais les rubriques, l"ergonomie, le design et les outils disponibles
sont les mêmes que pour la version originale américaine. Cela dit, chaque
interface n"est pas fermée sur elle-même, il est toujours possible de rechercher
et de trouver des vidéos postées depuis n"importe quel autre pays.
Car le service s"enorgueillit de spécificités dues au statut de moteur
de recherche de Yahoo!. « Au-delà de la traduction locale, on touche
l"ensemble du marché de la vidéo sur Internet, précise Patrick Hoffstetter,
directeur des services et produits chez Yahoo! France. Notre service n"est
pas du tout un environnement fermé à la YouTube ou DailyMotion. »
Actuellement, sur sa page d"accueil, Yahoo! Video France permet en effet de
trouver des contenus provenant de DailyMotion ou Grouper.
Bientôt des outils pour monter et mixer les vidéos
L"autre idée du moteur consiste à faire remonter sur cette plate-forme les
vidéos issues de divers partenariats. On peut ainsi retrouver les six mille
vidéos de Yahoo! Music (clips fournis par les maisons de disques, par exemple),
celles de Yahoo! Actualités, celles de la WebTV people PublicTV, lancée avec le
magazine Public, celles de l"INA ou d"EuroNews, avec qui travaille Yahoo!
pour la recherche de vidéos libres de droit.
Yahoo! Video devient donc un point d"entrée unique intégrant la simple
fonction de recherche de vidéos proposée en Europe
depuis février 2005. Le portail n"est pas le seul à y avoir pensé. En juillet
dernier, une version française de Google Video faisait son apparition. Là aussi,
des vidéos de l"INA, des émissions d"Arte ou des documentaires de Vodeo.tv sont
disponibles à la suite de partenariats.
Comme il se doit, le service propose aussi des outils permettant de
personnaliser son utilisation. C"est la rubrique « Mon Studio » qui satisfait
cette vocation. L"internaute, après avoir ouvert un compte (gratuitement), peut
poster des contenus, les classer, les indexer. Et, à terme, les retravailler. Le
moteur de recherche a en effet racheté en septembre la start-up de San
Francisco Jumpcut. Elle fournit des logiciels permettant de retoucher, remonter,
remixer des contenus vidéo.
http://fr.news.yahoo.com/02112006/44/yahoo-video-disponible-en-version-francaise.html
L'avenir de la diffusion vidéo
Dans les cinq ans à venir,
les majors du cinéma jouent leur super-joker et leur peau. Une tentative en
direct de hold-up planétaire.
La production cinématographique représentait en 2005 un chiffre d'affaires
mondial d'environ 48 milliards $, dont 14% en salles et le reste en DVD et
diffusion télévisée. La production audiovisuelle directement destinée à la
télévision doit être du même ordre de grandeur. Jusqu'à il y a une dizaine
d'années, son modèle économique était surtout le financement par la publicité
dans la diffusion télévisée, les chaînes payantes et les VHS représentant une
part assez faible. Cela a fait le bonheur des agences de publicité, dont le
chiffre d'affaires mondial est un peu inférieur à 100 G$, avec presque la moitié
à la télévision. Ensuite est venu le DVD qui représente en 2005 la moitié du
marché du cinéma.
Puis Internet.
On assiste maintenant à une multiplication de
tentatives liées à la diffusion vidéo sur Internet. Amazon, Disney, Apple, Free,
TF1, Orange, la FNAC, tout le monde y va de sa petite
annonce ces derniers mois. Télévision gratuite ou payante, VoD avec DRM,
payante, gratuite avec publicité incluse, payante avec DVD postal en prime, par
P2P comme venice, sans
parler des modèles en kit comme Google-YouTube.
Avec quelques années de décalage liées à
l'évolution des débits et la montée en puissance de l'ADSL (pour lequel on est
maintenant à 11 millions d'abonnements en France) la vidéo suit la trajectoire
de la musique il y a quelques années. C'est-à-dire que l'on essaiera tout ce qui
est imaginable sauf vendre à un prix honnête.
Revenons sur la musique.
La technologie existe depuis six ans pour vendre
sur le Net, et ça a pourtant beaucoup de mal à décoller. Pendant ce temps-là, le
P2P se porte de mieux en mieux. Il est même impressionnant de constater
l'augmentation du trafic depuis la publication de la DADVSI,
qui semble avoir débloqué beaucoup d'hésitants.
Supposez que vous puissez souscrire un abonnement
"musique illimitée" pour trois euros par mois, iriez-vous vous embêter à faire
des copies chez vos voisins ? Cette somme couvrirait les droits divers au même
niveau qu'actuellement (cf. article précédent). Pourquoi les majors ne se sont-ils pas
précipités pour vendre des abonnements à ce prix-là dès 2000, alors que cela
leur aurait évité des frais de contentieux et de DADVSI ? Si chaque major vend
son propre abonnement, cela n'aura aucun intérêt pour le client. Il faut passer
par des plates-formes généralistes, auprès desquelles les majors "placeraient"
leurs produits. Le petit défaut là-dedans est : pourquoi les artistes qui le
peuvent - en particulier les jeunes qui ne sont pas "sous contrat" - ne
placeraient-ils pas eux-mêmes leurs oeuvres ? Les majors ont vu dans leur boule
de cristal un avenir tout rose où ils ne figuraient pas. Dans leur idiome
vernaculaire fleuri, ils se sont dit : "Over my dead body !" et se sont
arc-boutés sur leur catalogue, dont ils possèdent les droits pour les cent ans à
venir.
Non, non, il n'y a pas eu d'ententes. Quoi qu'en pense Mr Spitzer, c'est
par pur hasard qu'ils se sont tous mis ensemble à vendre sur Internet au même
prix que sur CD. Bien sûr, d'autres gens ont essayé de vendre à prix
raisonnable, mais les majors détiennent 70% du catalogue actuel, et qui irait
payer un abonnement pour 5% de nouveautés ? Le client, qui n'aime pas qu'on ne
le prenne que pour un idiot, s'est tourné vers le P2P (maintenant "illégal") et
a pris l'habitude de la gratuité. Les majors l'ont traité de "pirate", et il
n'en pense pas moins. Les majors ont essayé de se rassurer en constatant qu'ils
arrivaient à vendre un peu sur GSM et en Corée. Ca ne va pas aller bien loin. Le marché disparaît. Les
meilleures offres actuelles sont autour de 10$ par mois pour deux ou trois
millions de fichiers. Les prix baisseront progressivement, contraints et forcés,
pour essayer de retrouver un public. Le temps que l'on arrive au tarif
acceptable de 3$ par mois pour 100 millions de fichiers, le public payant et les
artistes auront peut-être disparu. Requiescat in pace pour un marché qui n'aura
duré que le XXe siècle.
La vidéo sera la même chose en bien pire, parce
que le chiffre d'affaires est cinq fois supérieur, et parce que cela menace bien
des gens : producteurs, diffuseurs, publicitaires... Et également parce que la
vidéo alimente les gros tuyaux de bourrage de crâne que sont actuellement les
chaînes de télévision, ce qui peut être politiquement utile dans bien des cas.
Dans la plupart des offres payantes, on trouve de vieux navets à 3 ou 4 $, et
des films un peu récents à 10$ ou 15$, c'est-à-dire pas trop loin du prix du
DVD. Cela vous rappelle quelque chose ? Dès que quelqu'un réalisera une
diffusion de masse, la MPAA lui tombera dessus avec des milliers d'avocats pour
protéger ses tarifs.
Pendant ce temps-là, le P2P "illégal" continuera à
prospérer. Le flicage a créé une sélection naturelle des meilleurs logiciels.
Mondiaux, open-source, peu ou pas centralisés, capables de brouiller leurs
protocoles, ils sont devenus irrépressibles. La majorité des vidéos qui passent
à la télé sont différées. Le P2P est actuellement, et de loin, le meilleur
vecteur pour le différé, car il n'induit presque aucune dépense de serveur. Il
restera juste les infos et le sport. En plus, à mon avis, mais c'est là de la
prospective, le P2P est capable de faire du direct de masse sans qu'il y ait
besoin de l'Internet "à deux vitesses" voté aux Etats-Unis.
Il reste que les six majors du
cinéma sont mieux armées que les quatre majors de la musique. D'abord, la
production est très capitalistique et le ticket d'entrée élevé. Contrairement au
cas de la musique, les majors sont vraiment les producteurs, et l'on ne produira
pas sans elles. Ensuite, il reste des marges de progrès technique. Alors qu'il
n'y a pas besoin d'améliorer la qualité d'un CD audio, la qualité vidéo peut
progresser par rapport au DVD. Sur ce constat, les années à venir vont être la
scène d'un superbanco de l'industrie cinématographique pour préserver, voire
développer, le marché du DVD.
Ce pari est construit sur le trio HD-DVD / HDCP /
Vista. Il peut se résumer de la manière suivante : le cryptage CSS du DVD est
trop facile à décrypter (DeCSS a été programmé par un amateur adolescent). Il
faut un cryptage solide et sans "trous analogiques". Ce sera donc, non pas AACS,
mais HDCP. La caractéristique de HDCP est d'être décrypté par le téléviseur
lui-même, qui lui consacrera un tiers de son électronique. Cela implique un
renouvellement complet du parc de téléviseurs. Pour y arriver, le HDCP a été
couplé dans les standards avec une meilleure définition des images, la "télé
HD". Les majors espèrent que l'attrait de la HD sera suffisant pour que l'on ne
remarque pas au passage les contraintes nouvelles induites, comme
l'impossibilité d'utiliser un magnétoscope, et aucun choix de téléviseur HD sans
HDCP ne sera proposé.
Cela implique des DVD de plus grande capacité.
C'est pour cela que se développent actuellement deux standards, le HD-DVD
(favorisé par Microsoft) et le Blue-ray (favorisé par Sony), tous deux capables
de stocker de la vidéo HD.
Dans la mesure où ces nouveaux DVD devront quand
même pouvoir être lus sur un ordinateur, cela implique également que l'on ne
puisse pas écrire trop facilement un programme de décryptage sur celui-ci. Le
système d'exploitation devra être "conscient" de la lecture d'un DVD HDCP et ne
pas permettre d'en détourner les flux. Ce sera une des fonctions de la nouvelle
version Vista de Windows. Pas question de lire de la HD sur Linux !
Sous couvert d'une amélioration de la qualité
vidéo qu'il aurait été possible d'atteindre sans aucun changement de standard,
nous allons assister à un essai de contrôler toute la chaîne vidéo domestique,
mené conjointement par les majors, Microsoft et les fabricants de téléviseurs.
Un hold-up planétaire en direct.
Le HDCP ne pourra être installé dans les DVD que
quand une proportion significative du parc de téléviseurs aura été renouvelée.
La date visée aujourd'hui est 2010. Il faut tenir encore trois ou quatre ans
face au déferlement du P2P. Ce n'est pas gagné. D'ici là, les offres de VoD
inintéressantes continueront à fleurir, au cas où.
http://fr.news.yahoo.com/31102006/326/l-avenir-de-la-diffusion-video.html
Universal abaisse le prix de sa musique en
ligne
Le mouvement dépasse allègrement le stade du symbole : Universal a décidé
d'abaisser le prix demandé pour 1500 albums, plus ou moins anciens, inscrits
dans son catalogue de téléchargement. Du coup, toutes les boutiques en ligne
devraient dès le 1er novembre proposer une offre plus alléchante sur une grosse
brochette de titres.
ABBA, the Allman Brothers, Mary J. Blige, Bon Jovi, Eric Clapton, Counting
Crows, Sheryl Crow, Free, Nelly Furtado, Jimi Hendrix, Kiss, the Moody Blues,
Nine Inch Nails, Sonic Youth, Rod Stewart, Supertramp, Traffic, T-Rex, Thin
Lizzy et Stevie Wonder font ainsi partie de ce train.
La baisse ne sera pas mécanique, tout dépendra en réalité de la décision du
diffuseur final. Les détails n'ont pas été donnés à ce titre.
L'annonce intervient quelques jours après la décision
de SFR, filiale de Vivendi Universal, d'abaisser elle aussi le tarif des
morceaux vendus sur son réseau mobile. De 1,99 à 0,99 , le prix de le musique s'aligne sur cette norme de fait
établie par Apple avec son iTunes.
Cette baisse sera effective dès le 7 novembre.
http://fr.news.yahoo.com/01112006/308/universal-abaisse-le-prix-de-sa-musique-en-ligne.html
YouTube espère être disponible sur mobiles en
2007
Le site de vidéos en ligne YouTube a annoncé vouloir lancer un service destiné
aux appareils nomades d'ici un an.
Chad Hurley, le directeur général et cofondateur de YouTube, a affirmé lors
d'une conférence qu'offrir des services vidéos sur téléphones portables
constituait une perspective décisive pour le groupe.
"D'ici l'année prochaine, nous espérons proposer quelque chose sur un
appareil sans fil, cela va devenir un marché énorme, surtout pour la vidéo comme
nous la voyons, c'est une transition naturelle", a dit Hurley.
Le moteur de recherches Google a annoncé le
mois dernier le rachat de YouTube pour 1,65 milliards de dollars et a d'ores et
déjà reçu l'aval sans conditions des autorités américaines de la concurrence
pour cette acquisition.
En mai, YouTube avait lancé son service YouTube To Go pour permettre à ses
utilisateurs de télécharger des vidéos directement depuis leurs téléphones
portables pour les visionner sur le site web via leurs ordinateurs
personnels.
Actuellement, beaucoup des vidéos vues sur YouTube sont prises avec des
téléphones mobiles. Un nouveau service pour mobiles permettrait aux utilisateurs
de partager des vidéos avec la communauté YouTube directement via leurs mobiles.
YouTube permet aux internautes de télécharger et de partager des vidéos
personnelles mais se heurte depuis quelques semaines à certains labels et
émissions télévisées.
Hurley a déclaré que le site retirait les vidéos dès qu'il était averti par
le propriétaire des droits.
La popularité de YouTube, où plus de 100 millions de vidéos sont visionnées
chaque jour, a incité les grands groupes audiovisuels à reconsidérer leurs
menaces de poursuites judiciaires.
Le site a annoncé le mois dernier, le jour de l'annonce de son rachat par Google, avoir signé des accords avec des groupes
comme Universal Music Group, Sony BMG Entertainment et CBS Corp. Un accord avait
déjà été annoncé avec Warner Music Group.
http://fr.news.yahoo.com/02112006/290/youtube-espere-etre-disponible-sur-mobiles-en-2007.html
UTube n'en peut plus et attaque YouTube
Le spécialiste des tuyaux Universal Tube, communément appelé UTube, a le
malheur d'être l'homophone de YouTube (voir
notre actualité). Avec 68 millions de visites au mois d'août dernier, contre
1500 visiteurs mensuels auparavant, UTube devrait s'estimer heureux pourrait-on
se dire. Quel magasin ou quel site ne reverrait pas de multiplier par plus de
45.000 ses visiteurs ? Certainement pas UTube, pour qui visiteur ne rime pas
avec client, mais plutôt avec problème.
Cet énorme afflux a non seulement paralysé le site, créant ainsi une perte de
clients conséquente pour l'entreprise, mais de fortes dépenses ont dû être
menées afin de gérer ces millions de visiteurs quotidiens. Or, malgré un nombre
de visiteurs moindre, ces problèmes persistent, et la patience du patron de
Utube, Ralph Girkins, semble avoir atteint ses limites, puisqu'il vient de
porter plainte contre son ennemi homonyme.
L'entreprise de l'Ohio, comptant à peine 17 employés, attaque donc le
milliardaire YouTube (et donc Google), et demande
que YouTube change de nom - UTube étant présent depuis bien plus longtemps - ou
alors, ce qui paraît plus crédible, que YouTube rembourse tous les frais liés à
la recherche d'une alternative à utube.com. YouTube devrait donc s'arranger pour
que le futur UTube n'ait pas de problème financier lié à un changement de
marque.
« En raison de la confusion des consommateurs, les nuisances liées au
trafic trop élevé vers le site plaignant utube.com ont détérioré la valeur de la
marque du plaignant, et de son site internet, causant à maintes
reprises l'arrêt total du site du plaignant, augmentant les coûts de plusieurs
milliers de dollars par mois du site du plaignant, et endommageant la bonne
réputation du plaignant. »
Aujourd'hui moins visité que ces derniers mois, avec 70.000 visiteurs
quotidiens (1400 fois son trafic normal tout de même), soit plus de 2 millions
par mois, Utube.com attire toujours les problèmes, recevant des courriers de
visiteurs mécontents, se demandant où se trouve les vidéos, ou pire encore,
certaines autorités attaquant UTube à la place de YouTube. Cela peut faire
sourire au début, mais à la longue, le dirigeant d'Universal Tube, Ralph
Girkins, doit plutôt se ronger les ongles avec ce domaine créé 11 ans avant
YouTube. A moins qu'il ne s'agisse finalement que d'un stratagème pour faire
grimper les enchères sur ce nom de domaine s'il venait à être mis en vente ?
http://fr.news.yahoo.com/02112006/308/utube-n-en-peut-plus-et-attaque-youtube.html
Google rachète Jotspot : futur
wiki.google.com ?
Google vient de racheter Jotspot, un
service wiki US doté d'applications internes, pour une somme non communiquée.
C'est un nouveau pas pour les wikis.
Jotspot, un wiki 2e génération
(incorporant un certain nombre d'outils : todolist, calendrier, blogs) lancé aux US il y a
deux ans, avec une première levée de 5M$, vient d'être racheté par
Google.
Jot a envoyé il y a quelques heures un mail à tous les utilisateurs
de son service et diffuse largement l'information sur son site.
Google ne s'était jamais encore
manifesté sur ce terrain, qui constitue selon moi un des médias à
"user-generated content" parmi les plus importants après les blogs. Et qui le
dépassera peut-être un jour.
Sur l'opération
D'après certaines
sources bien informées, Google s'apprêtait à lancer son propre moteur de wiki,
dans la continuité de Writely (maintenant GoogleDocs) et de GooglePages. Le coût peu élevé demandé par
Jot et la crainte que le moteur et l'équipe de Joe Kraus ne soit racheté par
Yahoo ! ou Microsoft a sans doute penché en faveur de ce rachat.
Jot, quant à
lui :
avait sans doute dépensé les 5M$
était coincé dans son positionnement, entre les wikis grand public
pour neuneux et les wikis entreprise (dont Socialtext, leader dans le
domaine)
OmMalik, sollicité sur le sujet, pronostique
le prix du rachat à cinq fois la première levée de fonds, soit 25M$ ; c'est
également l'évaluation de Ludovic.
Techniquement, je ne suis pas sûr que Google ait vraiment fait le
bon choix en rachetant Jotspot ; en effet, certains moteurs (dont XWiki) sont dotés d'un back-end -entendez
moteur- plus performant. La proximité ouest-américaine a sans doute joué. Le
fait que Jot ne soit pas open-source a dû également peser dans la balance.
Sur l'apport de Google dans les wikis
L'interface
de Jot est chargée (il a des boutons partout, un peu comme dans Wetpaint) et
l'affichage des pages est particulièrement lent. Il est probable, d'après Jeremi, que Google refasse complètement
l'interface et le moteur.
Une fois ce lifting réalisé, je serais curieux de savoir si les
GoogleUsers adopteront massivement le wiki comme plate-forme d'échange. Tout
dépendra de l'interface et de la touche virale que voudra donner Google.
D'autres points sont également importants :
la portabilité du wiki (Christophe Ducamp en parle sur la page Jotspot du Crao), pour
déplacer le contenu d'un moteur à un autre et éviter le lock-in
commercial.
les liens inter-wikis
(faire des liens hypertextes simples entre les wikis qui n'ont pas forcément
le même moteur, ni hébergés au même endroit - une solution à la construction
d'une tour de Babel). A ce titre, les moteurs odd-muse d'AlexSchroeder et FractalWiki
(qui héberge le wiki du
Pinko Marketing) sont des modèles du genre.
La gestion des droits d'administration (privé, privé au niveau d'un groupe,
public).
Quelles perpectives ?
On peut imaginer une
wikification d'un certain nombre d'applications ; en effet, le wiki ne nécessite
pas d'interface d'administration compliquée : vous éditez la page, vous
modifiez, vous sauvez, et c'est en ligne ! Si, entre autres, les droits sont
correctement gérés, il serait intéressant de tester un espace rédactionnel
personnel et collectif unifié autour de cet outil - et qui génèrerait un espace
publicitaire conséquent pour Google. Mais est-ce là leur stratégie ?
Je suis
intéressé par la lecture de vos avis sur le sujet.
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=15161
Lecteur MP3 au bureau
Les lecteurs MP3 ont de plus en plus la cote auprès des
personnes de tous âges et ils sont utilisés régulièrement à divers endroits. Une
étude révèle que dans les bureaux de la Grande-Bretagne, les employés s'isolent
fréquemment de leur environnement avec un lecteur MP3.
D'après une étude menée auprès de 100 entreprises par Woods Bagot, cabinet
spécialisé en design de bureaux, 22 % des travailleurs utilisent un lecteur MP3
au bureau, une attitude qualifiée de « moyen le plus sûr de créer son bureau
virtuel ». Qu'elle soit une aide à la concentration ou une façon de s'isoler de
son environnement (conversations, appels téléphoniques, etc.), cette pratique
demeure toutefois mal vue et est interdite dans certaines entreprises (30 %),
selon l'étude publiée lundi dernier à Londres.
Simon Pole, en tête de
l'étude, explique : « Par le passé, les travailleurs étaient séparés par des
murs pour leur permettre de se concentrer sur leur tâche. Mais l'avènement du
bureau en « open space » a fait tomber les murs, augmentant les interactions
visuelles et la communication, sans faire disparaître le besoin de se
concentrer ».
Cette pratique a créé une démarcation entre les
générations; les plus anciens des travailleurs restant réticents devant
l'introduction de l'appareil au travail.
http://www.lelezard.com/actu/3906/lecteur-mp3-au-bureau.html
Free vs FSF : règlement de compte sur la licence GNU GPL
Accusé par l'association Free Software Fondation France de violer les termes de
la licence GNU GPL via sa Freebox, le trublion de l'Internet français vient de
répondre à ces véritables invectives par l'intermédiaire de Xavier Niel, le
vice-président et directeur de la stratégie d'Iliad, la maison mère de Free.
Comme nous vous en faisions part dans une de nos récentes actualités, la Free Software Fondation reproche à Free
d'utiliser dans ses boîtiers Freebox, des logiciels libres adaptés par ses
soins, tout en refusant d'en redistribuer le code d'où selon la FSF une
violation flagrante de la licence GNU GPL (General Public
License) qui régit l'utilisation desdits logiciels.
Free
et FSF, un point commun : la liberté de parole (attention c'est règlement de
comptes à O.K. Corral !)
Si le FAI incriminé avait déjà fait savoir
qu'il estimait respecter la licence GPL dans son intégralité, contacté par
Jeremie Berribi (voir son blog), Xavier Niel, vient de
répondre encore plus clairement avec son franc-parler bien connu à ces critiques
selon des propos qu'il qualifie de publiques et donc reproductibles :
" Nous respectons la GPL v2, mais la FSF se bat
pour la GPL v3, qui est d'une bétise rare, à tel point que Linus (Linus
Torvalds, le créateur de Linux) refuse que Linux passe
dessous, alors là ils font parler d'eux, super de la pub gratuite, c'est un peu
normal quand on a une cause désespérée.
Pour la Freebox,
le noyau Linux est celui de Broadcom ou de Sigma Designs, Busybox est en version
standard non modifiée, alors que légalement on aurait rien à révéler, tout est
dit et est présent sur ftp.free.fr qui d'ailleurs est probablement la première source
de téléchargement de distribution Linux en France !
Pour mémoire la
Freebox est proposée (sous forme de prêt) aux abonnés depuis 4 ans, Free aide,
héberge et finance un nombre incalculable de projets libres et il y a un nombre
de ' geeks libristes ' au m2 dans les locaux de Free
imbattable en France. Quelqu'un croit-il vraiment que ces dizaines de personnes
se permettraient de faire quelque chose de contraire à la GPL v2 alors qu'ils
sont probablement les premiers contributeurs du libre en France ?
Par
contre, les box, celles qui sont vendues avec un noyau modifié par nos
compétiteurs ne semblent en rien gêner la FSF, c'est pourtant incontestablement
contraire à la GPL v2 ! La GPL ne se discute pas, elle se respecte, et
Free la respecte !
La FSF semble avoir oublié la GPL v2, si on
les écoutait Google ou Amazon devrait rendre disponible leurs sources, ce qui
est le sens de la GPL v3. Autre exemple : j'ai une machine dans un data center, avec un noyau Linux
modifié, je suis obligé de filer les sources de ce qu'il y a sur ma machine au
propriétaire du data center ?
La FSF a bien compris le marketing, et sait
que Free est une caisse de résonance sans pareil, surtout si on
promet le retrait du marché de millions de Freebox, plus les conneries sont
grosses plus on a une chance que ça passe mais quand ils ont besoin (et je ne
parle pas que de la France, ni que de l'association, mais aussi de ses
représentants à titre personnel) de Free je n'ai pas l'impression qu'ils
hésitent à venir taper à la porte. Pour qui roule la FSF (ou plutôt ses
représentants) alors ?
Tout est déclenché par un article dans le journal
Les Echos, le jour même de l'introduction en bourse d'un
concurrent de Free (Neuf Cegetel) sous la plume d'un journaliste pas vraiment
considéré pour son objectivité vis à vis de Free et qui dans le même article
délivre un bon point à Neuf Cegetel pour un de ses produits vis à vis du libre.
Neuf Cegetel qui vient d'ailleurs d'adhérer à l' APRIL (bras financier de la
FSF, où l'ont peut s'acheter une certification 100% logiciel libre et se faire
bien voir de la FSF) et on retrouve tout ce beau monde (dirigeants de Neuf
Cegetel, le journaliste des Echos, Tristan Nitot) sur un plateau
de LCI 3 jours plus tard; le hasard, c'est fou.
Loic Dachary (fondateur
de la branche française de FSF) sait que des avocats réputés sur le sujet se
sont penchés sur le cas Freebox (notamment en 2004 au moment de l'introduction
en bourse d'Iliad) et ont estimé que la GPL v2 était parfaitement respectée,
sans aucune ambiguïté ou doute.
La GPL v3 est un sale truc,
purement politique, qui tuera le libre, il ne faut pas essayer
d'utiliser Free pour la faire accepter : c'est non et ce n'est pas négociable !
"
58 % des possesseurs d'iPod pourraient passer au
Zune
La firme d'analyse ABI Research vient de publier une étude qui affirme que
beaucoup d'utilisateurs de lecteurs MP3, et notamment certains possesseurs d'iPod, pourraient bien se tourner
vers le futur lecteur Zune de Microsoft.
Sur 1725 adolescents et adultes américains, 58 % des possesseurs d'iPod ont déclaré avoir
l'intention d'acheter le Zune. Chez les possesseurs d'autres marques de lecteurs
portables, ce chiffre monte à 59 %. Toutes ces personnes ont affirmé qu'elle
achèteraient « très probablement » le Zune dans les 12 mois à venir.
http://fr.news.yahoo.com/02112006/308/58-des-possesseurs-d-ipod-pourraient-passer-au-zune.html
Publié par Reuther à 22:21:59 dans Actu P2P | Commentaires (0) | Permaliens
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