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Donnedieu de Vabres veut-il étouffer le journalisme citoyen ?
A l'exception de quelques spécialistes, dont l'excellent Guillaume Champeau,
l'info est passée quasi inaperçue la semaine dernière.
Le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres (RDDV), a confié jeudi
dernier à Marc Tessier [1] une mission d'étude
sur les conditions d'évolution de la presse dans l'univers du numérique.
M'ATTAQUER A LA PRESSE SUR INTERNET
Soyons clair, il ne s'agit pas d'emblée de faire un procès d'intention au
ministre de la Culture. Même si le traîtement au forceps de la loi DADVSI [2]-
très contestée, y compris par les parlementaires de la majorité - a laissé des
traces indélébiles. Néanmoins, cette info est à rapprocher d'une déclaration
faite par RDDV en avril dernier au quotidien Libération.
Le projet de loi DADVSI, disait-il, « n'est que le premier d'une longue
série d'adaptations de notre droit à l'ère numérique et je compte bien, par
exemple, m'attaquer un jour au problème de la presse et de
l'Internet ».
« C'est un autre sujet capital parce qu'il n'y aura pas d'informations de
qualité sur l'Internet sans de vrais signatures, de vrais acteurs dont c'est le
métier. L'Internet est une grande chance mais je ne veux pas l'idéaliser et,
sans un cadre clair, beaucoup de ces chances pourraient être gâchées »,
ajoutait-il. Des déclarations que G. Champeau, rédacteur-en-chef de Ratiatum,
avait dénoncé comme un projet de censure
des blogs.
Une analyse qu'il complétait avec cette prémonition du journaliste Dan
Gillmor, pour qui la lutte contre le « Peer-to-Peer » serait potentiellement un
Cheval de Troie pour contrôler plus largement la diffusion de l'information.
Il est clair qu'aujourd'hui internet bouleverse la donne de l'info :
- Son contrôle et sa diffusion échappent désormais aux grands groupes de
presse. L'information, de toute provenance, circule gratuitement à robinets
ouverts : le monopole des medias traditionnels jusqu'à présent réservé à quelque
industriels est battu en brêche.
- L'expression citoyenne, ou pour le moins sociale, est de plus en plus
forte sur le Net. D'autant plus, au demeurant, qu'elle est le plus souvent
critique à l'égard des institutions (politiques, économiques, médiatiques).
Cette situation est de nature à bousculer les pouvoirs.
- Cette révolution en cours dans la production et la circulation de
l'information bouscule également le modèle économique de la presse
traditionnelle. Même si j'ai tendance à penser que ce n'est pas tant le support
papier que les lecteurs remettent en cause, mais son contenu standardisé.
TENTATIVE DE MAIN MISE ?
Dans ce contexte, souvent comparé au foisonnement des radios libres du
début des années 80, on comprend un peu mieux la volonté de l'Etat et du
ministre de la Culture de tenter de maîtriser la qualité de l'information sur
internet.
Le rapport que doit remettre Marc Tessier au ministre, en janvier prochain,
devra dégager des modèles de développement préservant (...) les grands
équilibres économiques. La mission du raporteur est aussi de faire le
point sur la pertinence et l'efficacité de l'encadrement juridique et
fiscal du secteur et à cet égard, il devra proposer les évolutions
nécessaires.
Le ministre de la Culture souhaite que la presse puisse occuper la place
qui lui revient sur ces nouveaux territoires.
La place qui lui revient... Comme si Libération, Le Monde, Le Figaro et tous
les médias traditionnels n'occupaient pas DEJA une large place - très fréquentée
- sur internet. Où veut en venir Renaud Donnedieu de Vabres ?
S'agit-il d'interdire les blogs d'info animés par des amateurs éclairés,
parfois qualifiés de journalistes citoyens ? A moins que le ministre ne veuille
rendre inaccessible les sites d'infos alternatifs à toute possibilité de
développement économique (pub ou abonnements payants interdits). La question
reste posée, on en saura un peu plus en janvier prochain...
*********************
[1] Marc Tessier, ancien directeur général du Centre national de la
cinématographie et ancien président de France Télévisions, est actuellement
directeur général de Netgem Média Services.
[2] DADVSI : Droits d'auteur et droits voisins dans la société de
l'information.
A lire également sur UniversMedias
http://lemondecitoyen.com/2006/10/09/donnedieu-de-vabres-veut-il-etouffer-le-journalisme-citoyen/
Philips et Nokia fustigent les taxes sur les supports vierges
Philips et Nokia viennent de publier une lettre ouverte contre l'avalanche de
prélèvements qui frappe l'industrie électronique et informatique en Europe.
Spécialement, indique Reuters, ils en appellent à la Commission Européenne pour
que soit supprimée la rémunération prélevée sur les ventes de médias vierges (et
assimilés) afin de compenser la copie privée. Car les acheteurs payent déjà des
prélèvements lors de l'achat de ce contenu. « Un système désuet de justice
approximative » rétorquent, d'une même voix, les deux sociétés qui parlent
de triple taxe alors que la Hollande, où réside Philips, envisage d'imposer de
nouveaux prélèvements : le SONT, groupement de l'industrie du loisir, en appelle
ainsi à la création d'une taxe dans le pays sur les lecteurs portatifs type
iPod.
L'industrie se retrouve confrontée à ce problème de prélèvements,
lesquels constituent autant de freins à ses activités selon elle. Ces
prélèvements sont d'autant plus mal vécus que le système de DRM imposé par les
propriétaires de contenu rend l'idée même de copie privée bien théorique.
Sur ces questions de coexistence de rémunération pour copie privée et de
développement galopant des DRM , la SACEM expliquait voilà peu que les «
mesures techniques n'ont en aucun cas pour effet automatique de contrôler ou
supprimer la copie privée dans un avenir prévisible » et que dès lors, rien
« ne saurait donc justifier la disparition des systèmes de rémunération des
auteurs à ce titre ». S'y ajoutent que les MTP ne sont pas appliquées
partout, ne sont pas toujours efficaces et que les sources de copie privée «
sont innombrables (...). Il existe des milliards de supports (CD,
DVD, fichiers numériques...) sur lesquels il n'y a pas de mesures techniques, des
services en ligne qui permettent la copie privée, une diffusion d'oeuvres à la
radio et à la télévision, etc. » Enfin, « il apparaît tout à fait
normal que la vente de supports de reproduction, qui n'existerait pas à un
niveau comparable sans la copie privée des oeuvres, donne lieu à une
rémunération des auteurs ».
http://www.pcinpact.com/actu/news/31927-philips-privee-copie.htm
L'exception culturelle à la canadienne et le P2P
Le ministère de la Culture canadien a récemment publié un rapport sur l'état du
marché de la musique en 2005. Il en ressort une nette montée des ventes de
musique canadienne, problablement aidée par une politique souple en faveur de la
copie privée et du P2P.
La lutte contre le piratage et la
protection de l'identité culturelle d'un pays sont d'un certain point de vue des
objectifs opposés pour un gouvernement. Lorsque l'industrie du disque impose aux
webradios françaises un tarif
minimum de 4 500 euros par an pour avoir le droit de diffuser des chansons
en streaming sur Internet, elles
limitent drastiquement le nombre de webradios françaises. Les webradios
étrangères qui ne connaissent pas de telles barrières tarifaires peuvent plus
facilement se multiplier et se faire connaître en France, en diffusant les
oeuvres et la culture musicale de leur pays respectifs. Il en est de même
lorsque le gouvernement français mène une politique de propagande contre l'usage
d'outils de partage de fichiers en France. Bien que le résultat économique
espéré soit la remontée des ventes de disques sur le territoire français, le
résultat culturel obtenu n'est qu'une réduction du nombre d'oeuvres françaises
distribuées sur les réseaux P2P. Plus la lutte s'intensifie, plus l'identité
culturelle française s'efface sur les réseaux P2P au profit des demandes
économiques de l'industrie, et des contenus culturels des autres
nations.
Politiquement très incorrecte, cette analyse a pourtant une
matérialité réelle dans les pays qui sont davantage importateurs qu'exportateurs
de propriété intellectuelle. Parmi les grands pays industriels, le Canada fait
partie de ceux là. Le pays consomme davantage d'oeuvres qu'il n'en produit et
n'en exporte. C'est pour cette raison que le plus grand pays d'Amérique du Nord
freine des quatre fers pour introduire des législations toujours plus
protectrices des propriétés intellectuelles, qu'elles soient du domaine
littéraire et artistique, ou industrielle.
La loi DADVSI n'a pas encore d'équivalent en droit canadien, qui reconnaît la
copie privée par le téléchargement. Le récent changement de gouvernement tend
même à repousser l'échéance. Mais surtout, un nombre croissant de voix s'élève
pour rejeter l'idée même d'introduire au Canada une transposition d'accords
internationaux sur le droit d'auteur qui, en France entre autres, ont montré
leur inadéquation à Internet. Un rapport (.pdf) publié par le ministère de la Culture canadien
apporte de l'eau au moulin des détracteurs.
25 % de croissance des
ventes pour les artistes canadiens
L'étude, qui porte sur le profil
économique de l'industrie musicale canadienne, révèle qu'entre 2001 et 2004, les
ventes d'albums d'artistes canadiens ont augmenté de 25,3 %, pour atteindre 8,5
millions d'unités. Les artistes étrangers (surtout américains) chutent au
contraire de 20,2 % sur la même période, ce qui permet aux Canadiens d'obtenir
une part de marché d'un quart, alors qu'elle n'était que de 16 % en
2001.
Le Québec, en particulier, a vu ses productions locales exploser.
Les ventes d'albums d'artistes canadiens francophones sont passées de 2 millions
d'unités en 2001 à 2,8 millions en 2004. Un tiers des meilleures ventes
canadiennes sont réalisées par des artistes québecois.
Est-ce le résultat
d'une plus grande exposition, rendue possible par Internet alors que les médias
traditionnels canadiens accordent une part considérable au frontalier américain
? Parmi les sondés qui ont accès à Internet, 30 % disent avoir téléchargé de la
musique sur Internet au cours de
l'année passée, et 11 % ont acheté de la musique en ligne. Chez les 15-20 ans,
les proportions montent respectivement à 68 % et 23 %, ce qui montre que la
génération Napster, même dans un climat juridique a priori défavorable à
l'industrie, ne rechigne pas à acheter de la musique sur
Internet.
Surtout, le spectacle vivant est encore une fois le grand
gagnant. Deux tiers des sondés ont vu au moins un concert l'an dernier, avec 11
% d'entre eux qui ont été à plus d'une dizaine de spectacles. "Environ 29 % de ceux qui ont assisté à un concert ont acheté des CD ou
DVD lors du show, et 19 % ont acheté d'autres produits dérivés du concert",
rapporte le ministère.
En 2004, un
rapport de l'OCDE avait conclu que le Canada était le premier pays au monde
en terme d'usage de logiciels de P2P. En mars dernier, un rapport
discret commandé par la CRIA (Canadian Recording Industry Association), le Snep
canadien, avait démontré que les utilisateurs de P2P étaient aussi les premiers
acheteurs de musique, et que la gratuité d'accès aux fichiers MP3 n'était qu'une
cause mineure dans les motifs de non-achat.
http://www.ratiatum.com/news3744_L_exception_culturelle_a_la_canadienne_et_le_P2P.html
Les premières tendances du cinéma mobile
Mêmes principes, mêmes ambitions, le Forum des Images à Paris a accueilli du
6 au 8 octobre la seconde édition du festival Pocket Films. Des courts, moyens et longs
métrages tournés avec des téléphones mobiles. Sur cent films projetés (et quatre
cents reçus), quatorze ont été retenus pour la compétition, trois récompensés
par des prix du jury, présidé par CharlElie Couture, et un quatrième par le prix
du public.
Sur les modalités, une seule différence par rapport à l"an dernier : l"appel
à réalisation ne concernait pas uniquement des cinéastes, vidéastes, plasticiens
et autres professionnels de l"image, mais s"adressait aussi au grand public.
« Une centaine de films reçus sont venus du public, indique-t-on au Forum
des Images, et parmi eux, quelques-uns ont été sélectionnés pour la
compétition. »
Côté équipement, cette fois, c"est Sharp qui a prêté une centaine
d"appareils, succédant ainsi à Nokia. Mais c"est toujours SFR
qui met des lignes à disposition. Pour le reste, comme l"an dernier, tout était
possible, tout format, tout genre, toute durée, même si les longs et les moyens
métrages ne participaient pas à la compétition.
Si les films de l"an dernier ont été présentés dans divers festivals à
travers le monde (Cannes, Clermont-Ferrand, Locarno,
Lisbonne, Melbourne...), la sélection du week-end dernier a déjà commencé sa
carrière post-festival. Dès ce lundi soir 9 octobre, les quatre films primés
sont projetés au Fresnoy, à Tourcoing, le Centre de formation et de recherche
autour de l"image et du son.
Certaines évolutions sont sensibles entre les deux éditions. D"abord d"un
point de vue technique. Les appareils prêtés permettaient une définition d"image
de 320 x 240 points, contre 176 x 144 l"an dernier. « C"est un quart de la
qualité d"une image DV et cela donnait en surface une image quatre fois plus
grande que l"an passé, explique Benoît Labourdette, directeur artistique de
la manifestation. Et donc, cela change de façon importante le contenu des
films eux-mêmes. »
« Une très bonne définition d"image »
Le festival de cette année comptait notamment quatre longs métrages, allant
de la demi-heure à une heure vingt, contre un seul en 2005. « On avait une
très bonne définition, confirme Stéphane Galienni, réalisateur
d"Autofiction, film hors compétition de trente minutes et récompensé par
le premier prix du jury de l"an dernier. Les appareils captaient très bien la
lumière, ce qui fait que je suis parti tourner au Maroc. Après la projection, les
gens [du public, NDLR] ne concevaient pas que l"on puisse faire ce genre
d"images avec un téléphone. »
Concernant la mise en scène aussi, certaines tendances se dessinent,
intimement liées à l"outil mobile. L"usage des vues subjectives est fréquent,
comme l"effet « caméra portée », qui fait sentir la présence de celui qui filme.
Les « regards caméra », quand le sujet regarde l"objectif, ne sont pas rares non
plus, alors que cet effet est quasiment proscrit du cinéma classique.
Quant aux contenus, « il y a des plans qui deviennent récurrents de films
en films, estime Stéphane Galienni, comme le fait de filmer ses pieds
quand on marche ». Et plus généralement, de filmer le sol ou à ras de terre,
à travers les herbes d"une pelouse, etc. La narration façon carnet de bord,
témoignage ou impression sur le vif est aussi souvent utilisée.
« Il y a un rapport avec l"intime et avec la déambulation, reconnaît
Benoît Labourdette. Et il est vrai que la pratique téléphonique est pas mal
mise en valeur. Mais au fur et à mesure, ce type de film va simplement
s"intégrer dans les films classiques, les documentaires. Ce n"est qu"un moyen de
plus, comme la caméra DV. »
Un studio de montage mobile en ligne
Outre une centaine de lignes dédiées au festival Pocket-Films, SFR a mis à la
disposition des réalisateurs une application expérimentale, développée
spécialement pour la manifestation : le StudioVisio. Quand les réalisateurs
filmaient, les images n"étaient pas enregistrées sur le mobile, mais directement
stockées à distance, disponibles ensuite dans une interface Web mobile. « Les
réalisateurs avaient l"ensemble de leurs rush, qu"ils pouvaient publier, monter,
explique Benoît Labourdette. Ils avaient aussi la possibilité de leur
appliquer des effets, mettre des titres. Le téléphone devenaient là plus une
télécommande. »
http://fr.news.yahoo.com/09102006/44/les-premieres-tendances-du-cinema-mobile.html
ArteRadio.com propose aux internautes de créer des
audioblogs
C"est le Petit Poucet de la web radio, mais c"est aussi le
pionnier du podcasting (90 000 abonnés) de l"Internet francophone. ArteRadio.com
récidive aujourd"hui en lançant un service d"audioblogs. C"est-à-dire la
possibilité donnée aux internautes de diffuser sur le web des créations sonores
originales.
« Nous recevons en moyenne un CD de créations sonores par jour, sans
parler des propositions de collaboration, explique Silvain Gire, responsable
éditorial et cofondateur d"ArteRadio. Grâce aux home studios, et aux
logiciels de montage, il y a de plus en plus de gens qui font des sons. Les
audioblogs devraient répondre à ce besoin d"expression. »
Les contenus mis en ligne seront modérés. Ils devraient logiquement se situer
non loin des productions d"Arte radio, où l"on conçoit la création sonore comme
une « forme d"art [...] des verbatim, des témoignages, des paroles
populaires sans musique ni
commentaire [...] qui sont autant d"images mentales pour les oreilles
», poursuit Silvain Gire.
Formules payantes et intégrations simplifiées
Lancé il y a quelques jours auprès des 5 000 abonnés de la newsletter du
site, la plate-forme d"audioblogs compte déjà 25 espaces de diffusion comme ceux
de Monsieur Typan ou de B.I.B (alias Bonheur-intérieur-brut). Un service de base
gratuit permet à l"internaute de disposer de son côté d"un espace de stockage
sur un serveur pour y héberger ses productions avant de les mettre en ligne.
Au-delà de ce service gratuit, trois formules payantes « très bien », « top
» et « super-top » permettent de disposer sur ArteRadio de 100 Mo à 1 Go
d"espace disque, pour pouvoir mettre en ligne entre 3 h 30 et 35 heures de sons compressés
en 64 Kbit, la diffusion des productions d"Arte radio se faisant en 192 Kbit.
Les prix varient, selon les formules, de 6 à 36 euros par trimestre.
Pour diffuser des sons, aucun besoin de manipuler le code source de la page
web, il suffit juste d"aller chercher le son désiré sur son ordinateur, comme un
fichier joint. « Il s"agit de fichiers MP3 ou Ogg (un format libre).
L"intégration se fait automatiquement sans avoir besoin d"utiliser un quelconque
player », précise un journaliste d"ArteRadio, Thomas Baumgartner, qui
accompagne ce projet depuis sa genèse en février 2006.
http://fr.news.yahoo.com/09102006/44/arteradio-com-propose-aux-internautes-de-creer-des-audioblogs.html
Des logiciels pour piocher la télévision gratuite
sur Internet
Il existe sur la Toile bon nombre de flux télévisuels gratuits, mis en ligne
par les chaînes elles-mêmes en streaming, ou par des webTV spécialisées,
en mode peer to peer.
Pour éviter d"avoir à jongler entre les différentes adresses, et accéder à des
centaines de chaînes facilement, des logiciels se proposent d"agir comme des
interfaces uniques et simplifiées.
C"est le cas du belge MaxTV Online (disponible en version gratuite et
payante), et, plus récemment, de PeerTV (uniquement gratuit), un outil français
lancé début septembre. Une fois les logiciels installés, l"internaute clique
dans une liste sur le nom voulu. Après un temps nécessaire à la connexion
durant lequel MaxTV, pour sa version gratuite, en profite pour afficher de la
publicité apparaissent alors les images demandées.
L"internaute se branche directement sur les programmes nationaux de chaînes
comme BFM TV, iTélé, Direct8, ou de webTV comme Canal Onet ou Whytivi. Il peut
accéder aussi à des flux internationaux, comme ceux de Fox et ESPN (Etats-Unis), Barcelona TV (Espagne) ou Al Jazeera (Qatar).
Les connexions sont parfois cahotiques, et l"image n"est pas toujours de
première qualité. Mais ces logiciels se montrent plutôt pratiques.
Un des créateurs de PeerTV développé à l"origine pour un usage personnel
Adrien Contesse, revendique aujourd"hui près de 300 chaînes disponibles. « La
liste est mise à jour à chaque démarrage, » précise-t-il.
Vu qu"il se sert notamment de la technologie de peer to peer de
l"application Peercast, le logiciel se veut un moyen pour des petites chaînes
sur Internet d"être
diffusées plus largement et à moindre coût. Mais au regard des « véritables »
chaînes, si ces logiciels sont moins ouvertement illégaux que ceux qui donnent
accès à des contenus payants (la Ligue 1 de football, par exemple), ils «
posent problème, s"ils n"ont pas l"autorisation des groupes de médias dont ils
diffusent le contenu », considère Guillaume Champeau, responsable du site
Ratiatum, spécialisé dans la culture numérique.
Tolérance chez BFM TV
Adrien Contesse indique avoir écrit aux chaînes françaises concernées, et se
dit prêt à retirer immédiatement celles qui le demandent. « Nous tenons à
être dans la légalité », précise-t-il. Les images sont diffusées si les
chaînes ne répondent pas. Pour les télévisions étrangères, aucune autorisation
n"est demandée. « Nous ne sommes présents que sur le territoire français,
se défend Adrien Contesse. Nous n"avons aucune notoriété à l"étranger.
»
Du côté des chaînes, les réactions diffèrent. Ainsi, on ne trouve plus les
programmes de LCI, autrefois accessibles via MaxTV et PeerTV. Les raisons ne
sont pas connues (PeerTV a suivi les conseils de MaxTV, en contact avec LCI),
mais on sait que LCI veut désormais faire de son site un portail d"information
générateur d"une forte audience. La chaîne a peut-être voulu garder
l"exclusivité de ses images. De plus, à la différence d"iTélé, LCI n"est pas
disponible sur la TNT gratuite.
Chez BFM TV, Emmanuel Cacheux, directeur multimédia, indique ne pas avoir été
informé de la disponibilité sur PeerTV. La chaîne ne se dit pas gênée, pour le
moment. « Le minimum, selon nous, c"est de prévenir. On ne refuse pas ce
genre de demandes. Dans le cas présent, nous tolérons, car nous sommes dans une
logique de large diffusion ». BFM TV pourrait néanmoins changer d"avis, si
ce type d"outil devait générer à l"avenir un trafic trop important. « Si
notre facture en matière de bande passante augmente, soit nous interdirons la
reprise des flux ce qui est simple à faire soit nous refacturerons.
»
http://fr.news.yahoo.com/09102006/44/des-logiciels-pour-piocher-la-television-gratuite-sur-internet.html
1 million de dollars sans maison de disques
En vendant son dernier album en de multiples formats sur son propre label, le
groupe Barenaked Ladies veut servir de modèle pour l'avenir.
Le groupe Barenaked Ladies et son manager Terry McBride ont
commencé la semaine en fanfare avec deux communiqués de presse triomphants : les
chiffres de vente de leur nouvel album sont excellents, et confirment que leur
pari était le bon. Ils se sont passés d'une maison de disques et ont malgré cela
gagné 978.127 $ la première semaine de vente de leur album.
Pour sortir leur dernier album, Barenaked Ladies are
Me, les membres du groupe ont décidé de se prendre en main. Ils ont monté
leur propre structure, Desperation Records, et ont suivi les conseils de Terry
McBride, un manager aux idées révolutionnaires : plutôt que de se contenter
d'une sortie sur disque, le groupe a multiplié les formats.
CD, vinyle, clé USB...
L'album est donc sorti en CD, mais aussi en format numérique,
au téléchargement ou sur clé USB, en vinyle, ainsi que dans une version inédite
comprenant 27 morceaux, le tout sans protection contre la copie. Fort de cet
éventail de médias, le groupe se permet de railler les classements traditionnels
: "Le succès d'un album ne peut plus se mesurer à l'aune des ventes d'objets
physiques", explique un communiqué du groupe, alors que le disque est
arrivé 13e des charts aux Etats-Unis avec 36.811 albums vendus et 7° au Canada
avec 8008 albums.
Cinq dollars par disque
Il est vrai que le décalage est manifeste : environ 40,000
albums vendus d'un côté, des revenus approchant le million de dollars de
l'autre. "Environ 30% des ventes manquent à l'équation des charts
américains", estime le groupe, qui se félicite également d'avoir choisi un
modèle qui leur rapporte plus : au moins 5$ par ventes, contre quelques cents
s'ils étaient passés par une maison de disques.
Un modèle pour l'avenir ? Terry McBride en est convaincu :
"Les labels dirigés par les artistes sont le futur. Si nous pouvons
convaincre les groupes d'adopter ce modèle, l'industrie en sera
bouleversée". Pour les convaincre, il a déjà un slogan : "nous vendons
de la musique, pas des disques".
http://tf1.lci.fr/infos/high-tech/0,,3338289,00-million-dollars-sans-maison-disques-.html
Bon ben voici une avalanche d infos sur Youtube :
Les grandes manœuvres de la vidéo sur Internet
Achats, fusions, rapprochements, vente de droits de diffusion, la vidéo est le
nouvel eldorado du Réseau, qui se joue à coups de milliards de dollars. Le point
culminant de toutes ces manœuvres est sans nul doute l'annonce récente faite par
le Wall Street Journal du rachat
possible par le géant Google du service d'échange de vidéos YouTube pour 1,65 milliard de dollars
en actions.
YOUTUBE FORCE LA MAIN ET
NÉGOCIE
Créé en février 2005 et lancé officiellement en décembre par deux étudiants
californiens, YouTube emploie 67 personnes et 100 millions de vidéos gratuites
sont téléchargées par jour pour un chiffre d'affaires encore inférieur à 100
millions de dollars par an. Le site ne s'est jusque-là pas embarrassé des
problèmes de violation de copyrights et a cumulé les mises en gardes de la part
des majors. Mais un accord, signé le 18 septembre avec Warner Music (Warner,
Atlantic, Asylum, Elektra et Rhino) laisse entrevoir pour YouTube une résolution
partielle des problèmes de copyright : Warner Music mettra gratuitement à
disposition son catalogue de vidéoclips et d'interviews d'artistes, en échange
d'un pourcentage sur les recettes publicitaires générées. La voie est ouverte,
YouTube est en partie légitimé.
De son côté, Universal Music, filiale de Vivendi et concurrent direct de
Warner Music, n'hésitait pas la même semaine à attaquer YouTube et MySpace
(propriété de News Corp.) : "Nous croyons que
ces nouvelles entreprises ne respectent pas les droits d'auteur et nous doivent
plusieurs dizaines de millions de dollars", déclarait alors Doug Morris,
directeur général d'Universal. Mais des discussions entamées depuis plusieurs
semaines avec Universal ont enfin abouti puisque ce sont trois accords que vient
d'annoncer avoir passé Youtube ce lundi 9 octobre, respectivement avec Universal
Music, Sony BMG Music et le groupe de télévision CBS. Youtube choisit donc de
régler le problème à l'amiable, avec mise en place de filtres destinés à repérer
les contenus illicites ou ouvrant droit à rémunération, comme ce fut le cas en
février lorsque le groupe NBC lui avait demandé de retirer plusieurs extraits de
ses émissions. Un accord a été conclu en juin et YouTube a, depuis ,annoncé sa
volonté de négocier avec la plupart des majors et distributeurs de biens
culturels.
DES REVENUS ISSUS DE LA
PUBLICITÉ
L'annonce du rachat probable de YouTube par Google
intervient donc dans ce climat d'apaisement, après que les majors ont commencé à
montrer leurs dents. Ces 30 millions de visiteurs uniques par mois sont une
aubaine pour la firme de Mountain View, d'autant que son Google Video n'arrive qu'en
7e place des sites de diffusion vidéo avec 7,5 millions de visiteurs
mensuels. YouTube n'est tout de
même qu'en troisième position sur ce marché florissant, derrière MySpace et Yahoo! (37 millions
chacun), et devant Time
Warner (25 millions), Microsoft (16 millions) et MTV-Viacom (14 millions). Le rapprochement
YouTube-Google placerait automatiquement ce nouvel ensemble en tête des
diffuseurs de vidéos sur la Toile, emmenant à sa suite d'énormes recettes
publicitaires.
Ces dernières sont, selon l'institut eMarketer,
estimées pour 2006 à 16,7 milliards de dollars puis à 29,4 milliards en 2010.
C'est le secteur en plus forte croissance, avec, pour les publicités
accompagnant des vidéos, une recette estimés à 385 millions de dollars en 2006
et 2,3 milliards en 2010. Autant dire que le gâteau en intéresse plus d'un.
START-UP, VOD,
CONTRIBUTIONS ET INNOVATION
Alors que les offres de VOD (Video on Demand) s'étoffent en France avec, par
exemple, le partenariat récent de la Fnac (catalogue prévu de 3 000 titres) et
de la plate-forme de VOD Glowria.fr, plusieurs diffuseurs généralistes ont senti le vent
tourner : TF1 a lancé WAT, site
d'échanges et de blogs, et M6 sa plate-forme VOD, Wideo. On compte actuellement plus de seize plates-formes VOD en
France (Canalplay, Francetvod, etc.). Dailymotion, à l'image de YouTube aux
Etats-Unis, remporte un réel succès avec ses 10 millions de pages vues par jour.
Elle vient de finir de lever 7 millions d'euros au début du mois d'octobre,
apportant dans un même temps sa technologie à TF1 (Wat.tv) et Neuf Télécom
(NeufStream).
En matière d'innovations, Microsoft tente de rattraper la concurrence en
développant sa future plate-forme, appelée Soapbox, et en nouant des partenariats stratégiques avec le
moteur BlinkX, un des pionniers
de la recherche audiovisuelle. Ce dernier indexe à l'heure actuelle plus de 6
millions d'heures de programmes (BCC, Fox, MTV, Sky News, CNN, EuroNews, etc.)
grâce à un système de reconnaissance vocale dans les contenus audio et vidéo,
identique au projet français Audiosurf qui devrait intégrer le futur moteur de recherche
multimédia européen Quaero.
Mais ce sont les fondateurs de Kazaa et de Skype qui se penchent le plus
sérieusement sur le problème avec TheVeniceProject. Niklas Zennström et Janus Friis réfléchissent
à la diffusion par pair à pair de vidéos, comme le font déjà Djingle, OMN.org ou encore 1-click
media. Enorme avantage du système, le partage de bande passante entre tous
les utilisateurs. A titre de comparaison, YouTube, qui stocke et diffuse toutes
les vidéos depuis son site, dépense plus de 1,5 million de dollars chaque mois
en bande passante.
Al Gore, candidat malheureux à la vice-présidence des Etats-Unis, a lui
décidé de créer son propre canal de diffusion vidéo : Current TV, disponible sur Internet,
et bénéficiant de partenariats avec Yahoo! mais aussi avec BskyB, est également
alimenté à 30 % par les contributions d'internautes, à l'image du Web 2.0.
Start-up vidéo et diffuseurs gratuits se multiplient et se développent avec
l'augmentation de la bande passante : Heavy.com, Bolt.com, Revver.com, Metacafe.com, Vpod.tv, iFilm.com ou bientôt Scroon.com sont autant de cibles potentielles
pour les géants de l'Internet.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-821415,0.html?xtor=RSS-651865
Après Skype, voici Venice Project, service de P2P
Vidéo HD
Venice Project, dont nous connaissons l'existence depuis juillet dernier,
semble se préciser de plus en plus. Toujours en relation avec notre confrère
Business Week, Janus Friis et Niklas Zennstrom, les pères de Kazaa et de Skype,
ont divulgué quelques détails supplémentaires à propos de leur fameux Venice
Project. Ce dernier sera porté sur la vidéo, à l'instar des services tels que
YouTube, Google Video et DailyMotion. Mais le
rapport à la vidéo s'arrête ici, puisque Venice Project se basera sur le
Peer-to-Peer, ce qui n'a rien d'étonnant de la part de ses créateurs. Autre
différence fondamentale, la qualité des vidéos proposées. Venice Project pariera
sur une qualité approchant la Haute Définition, et non des vidéos de basse
résolution, comme on peut retrouver sur les services cités précédemment.
The Venice Project, dont le site web est pour l'heure assez sommaire, est actuellement
en phase de bêta test. Une centaine de personnes travaillent dessus. Ce
bêta-test devrait d'ici quelques longues semaines être accessible pour bien plus
d'internautes, sachant que Janus Friis a lui-même avoué que « d'ici la fin
de l'année, tout le monde pourra le télécharger. »
Concrètement, nous devrions trouver des vidéos légales - Janus Friis et
Niklas Zennstrom étant actuellement en pourparlers avec les éditeurs de contenus
- mais aussi vos propres vidéos personnelles. Cependant, viabilité financière
oblige, nous devrions aussi y trouver de la publicité, sans autre détail
supplémentaire. Le but est donc de mêler le P2P pour son côté pratique et
le large choix qu'il permet, la vidéo (quasi) HD pour sa qualité et son attrait,
et la publicité, afin de garder légalement la gratuité, indispensable pour
attirer un maximum de visiteurs (et les producteurs).
À l'image d'un logiciel de lecture de fichier vidéo, vous pouvez arrêter la
vidéo en cliquant sur pause, cliquer à nouveau sur lecture (play), et même
utiliser l'avance rapide. Lutte contre le "piratage" oblige, il ne sera par
contre pas possible de télécharger les vidéos.
« Ce système est conçu en prenant en compte le propriétaire du contenu,
le commerçant et le consommateur. » Kazaa est donc assez loin du
Venice Project. D'autant que toujours selon selon Janus Friis, tout sera fait
pour éviter les problèmes de virus et autres spywares que l'on pouvait trouver
sur Kazaa.
A priori, The Venice Project, qui a l'appui d'eBay (détenteur de Skype),
n'est pas le nom réel du logiciel. Leurs créateurs n'ont pas souhaité dévoiler
son nom secret, mais à l'image de Kazaa et de Skype, vont-ils
nous trouver un nom simple à retenir en 5 lettres ?
http://fr.news.yahoo.com/09102006/308/apres-skype-voici-venice-project-service-de-p2p-video-hd.html
Google rachète YouTube pour 1,65 milliard de
dollars
Google, premier moteur
de recherche sur Internet, a annoncé lundi
l'acquisition du site de vidéo online YouTube, étoile montante du web, pour 1,65
milliard de dollars (1,31 milliards d'euros) en actions.
Ce rachat, qui a été annoncé après la clôture de Wall Street, correspond aux
informations de presse qui circulaient depuis la semaine dernière.
Le prix d'achat versé par le moteur de recherche américain fait de YouTube,
qui n'est pourtant encore qu'une startup non rentable, de très loin
l'acquisition la plus chère réalisée par Google depuis son lancement il y a huit
ans.
"Nous sommes des partenaires naturels pour offrir un service incontournable
de divertissement médiatique aux utilisateurs, aux fournisseurs de contenus et
aux publicitaires", a souligné Eric Schmidt, directeur général de Google.
Au terme de cet accord, YouTube, société américaine elle aussi, conservera
son nom, ainsi que ses 67 employés, dont les co-fondateurs Chad Hurley et Steve
Chen.
L'accord est perçu par les analystes comme essentiellement défensif de la
part de Google pour lui permettre de ne pas être distancé sur le marché en plein
essor de la vidéo sur Internet.
Les conseils d'administration des deux sociétés ont approuvé l'accord d'achat
lundi.
Cet accord démontre également que les sociétés comme Google ou le portail
Yahoo comptent désormais sur la vidéo pour attirer davantage d'internautes sur
leurs sites et accroître leurs revenus issus de la publicité.
De nombreux analystes estiment que les concurrents de Google n'auront
désormais d'autre choix que de recourir à des acquisitions similaires pour
rester dans la course aux côtés du célèbre moteur de recherche.
http://fr.news.yahoo.com/09102006/5/google-rachete-youtube-pour-1-65-milliard-de-dollars.html
Clips vidéos: Google signe un accord de diffusion
avec Warner Music et Sony
Le groupe Google a signé deux accords similaires,
l'un avec Warner Music et l'autre avec Sony BMG Music, qui prévoient la
diffusion gratuite sur Google Vidéo des clips vidéos et musicaux de Warner et de
Sony, avec un partage des revenus publicitaires, ont annoncé ces groupes lundi
dans des communiqués distincts.
Dans les deux cas, le service, qui démarrera
ce mois-ci aux Etats-Unis,
permet aux internautes américains de regarder gratuitement sur Google Vidéo des milliers de clips, d'interviews
d'artistes et autres contenus liés aux artistes de Warner Music et de Sony
Music, sponsorisé par la publicité.
Dans les mois qui viennent, ils pourront aussi les regarder sur d'autres
sites partenaires du réseau publicitaire de Google.
Par exemple un site de fan club pourra montrer des clips vidéos d'un
artiste de Warner ou de Sony, accompagnés de bandeaux publicitaires. A chaque
"clic" sur la publicité, les recettes en résultant seront partagées entre
l'éditeur du site, Google et la maison de disque,
soit Warner, soit Sony.
En outre, Google annonce qu'il va bâtir une
technologie pour permettre aux internautes d'utiliser certains contenus des deux
compagnies pour leurs clips personnels et de les poster sur Google Vidéo.
Une fois cette technologie mise en place, ajoute Google sans autre détail, les propriétaires de
contenus pourront monnayer ces contenus utilisés dans des clips créés par les
internautes ou, s'il le préfèrent, faire retirer ces contenus.
Enfin, une sélection de clips vidéos de Warner pourront être achetés en
téléchargement sur Google Vidéo pour 1,99 dollar.
"Notre partenariat avec Google (...) offre
aux fans davantage de musique,
bénéficiant aux artistes et protégeant les droits d'auteurs", a déclaré Alex
Zubillaga, vice-président exécutif de Warner Music Group, qui "se félicite que
d'autres majors de la musique commencent eux aussi à choisir ce nouveau modèle".
"Cet accord est aussi le signe visible de notre engagement à protéger les
droits d'auteurs", a affirmé Google.
http://fr.news.yahoo.com/09102006/202/clips-videos-google-signe-un-accord-de-diffusion-avec-warner.html
YouTube, Universal, CBS et Sony s'allient, au prix
du filtrage
La guerre est finie : Youtube et Universal viennent de signer
en début d'après-midi un accord pour éteindre le feu qui menaçait le site
d'hébergement vidéo. Alimenté par du contenu généré ou repiqué ici et là par des
millions d'internautes, Youtube est dans la ligne de mire de plusieurs majors :
chansons, clips, interview, extraits, etc. sont considérés par les uns comme
autant de traces de reconnaissances et de partage d'une passion, mais par les
majors, comme d'autant de contrefaçons.
Au terme de l'accord, les usagers de Youtube pourront librement accéder à des
titres issus du catalogue d'Universal Music Group et ce contenu pourra être
intégré gratuitement dans les vidéos générées par les usagers. Des compensations
internes entre UMG et les artistes seront organisées. Mais comment contrôler les
millions de vidéo disponibles ? L'accord trouve ici sa contrepartie : YouTube
devra intégrer des technologies pour filtrer le contenu non autorisé par les
ayants droit. Les détails sont laconiques sur ce point, alors qu'il s'agit sans
doute de l'élément crucial de l'accord : l'alliance stratégique transformera
ainsi la jungle de YouTube en un média un peu plus traditionnel de diffusion des
données, un peu plus sous l'emprise des majors
Mais ce n'est pas tout puisque des accords similaires ont été trouvés avec
CBS et Sony, vient-on d'apprendre. Dans l'annonce de Sony, on apprend ainsi que YouTube a modifié
voilà peu son architecture d'identification afin de permettre aux détenteurs de
droits d'identifier leur contenu repiqué sans autorisation sur le site. «
Cette architecture offrira à SONY BMG l'opportunité d'autoriser et de faire
fructifier l'usage de ses œuvres » explique Sony sans plus de
détails. Côté CBS, des clips, des téléfilms y seront diffusés, en
échange d'un partage de publicité, mais l'on fait également allusion à cette
nouvelle architecture de filtrage.
Signalons que plus tôt, le site de téléchargement et d'échange de vidéos
GUBA.com signait avec la MPAA un accord similaire, concrétisé par l'utilisation
d'une technologie propriétaire de filtrages, nommée « Johnny » : celle-ci analyse les vidéos numérisées et
génère une empreinte pour chacune d'elle. Ceci fait, toute donnée considérée
comme interdite voit sa distribution ou son échange sur Guba impossible. «
Johnny peut identifier une vidéo, même si elle a été modifiée, recadrée,
reformatée, réencodée ou repostée » expliquait alors Thomas McInerney, CEO
de Guba. Cet accord entre Youtube et Universal suit celui conclu avec Warner
Music Group voilà quelques semaine
http://fr.news.yahoo.com/09102006/308/youtube-universal-cbs-et-sony-s-allient-au-prix-du.html
Universal Music et YouTube nouent un accord de
distribution
Universal
Music Group annonce avoir conclu un accord de distribution avec la plateforme internet de diffusion de
vidéos YouTube, mettant ainsi fin à un conflit sur les droits de ses artistes.
Universal Music, filiale de Vivendi, offrira aux utilisateurs de YouTube
l'accès à plusieurs milliers de vidéos tirées de ses archives et leur permettra
d'utiliser des chansons de son catalogue pour l'illustration de leur vidéos.
L'accord est le deuxième de ce type signé par YouTube après celui conclu le
mois dernier avec Warner Music Group.
http://fr.news.yahoo.com/09102006/290/universal-music-et-youtube-nouent-un-accord-de-distribution.html
Face aux menaces américaines, Allofmp3.com
résiste
« Susan Schwab nous a fait une telle publicité, qu'elle pourrait déjà être notre
attachée de presse. » Voilà en substance la réponse d'AllofMP3 aux
critiques adressées contre son site, rapporte l'AFP. La semaine dernière, Susan
Schwab, la Représentante américaine au Commerce, conditionnait l'entrée de la Russie dans l'OMC à la mort du
site en question. Une manière de protéger les intérêts des grosses majors
américaines, sur un front diplomatico-commercial.
Le site AllofMP3.com vend depuis la Russie, et donc vers le monde
entier, des albums pour seulement deux dollars, en MP3 et sans drm, un commerce
jugé illégal par les maisons de disque. Pour sa défense, AllofMP3 réitère sa
parfaite conformité aux dispositions légales russes : « Nous sommes en
parfaite harmonie avec la loi russe. C'est une société russe, possédée par des
Russes. C'est un business russe. », insiste pour sa part, l'attaché de
presse de la holding d'AllofMP3.com. Il rappelle encore et toujours la clause
dans les conditions
légales d'utilisation, qui invite chaque client à vérifier dans sa
législation si son achat est, ou non, autorisé.
http://fr.news.yahoo.com/09102006/308/face-aux-menaces-americaines-allofmp3-com-resiste.html
Publié par Reuther à 01:38:54 dans Actu P2P | Commentaires (0) | Permaliens
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