Filière de la musique enregistrée : quels sont les véritables revenus des artistes interprètes ?
Filière de la musique enregistrée : quels sont les véritables revenus des artistes interprètes ? ». Cette étude lève le voile sur les rémunérations que les artistes-interprètes de la filière musicale tirent de la fixation et de la diffusion de leur travail enregistré.
http://www.adami.fr/portail/upload/document/4063_Etude_remuneration_musique_avril2006.pdf
Warner Music dépasse les attentes
Les résultats fianciers du groupe Warner Music ont viré au rouge durant son deuxième trimestre 2006 terminé le 31 mars, ce qui n'a pas empêché la société de dépasser les attentes de Wall Street.
Warner Music a déclaré une perte nette de 7M$US* (0,05$ par action). À la période correspondante l'an dernier, la société avait enregistré un bénéfice net de 4M$ (0,28$ par action).
Le chiffre d'affaires a quant à lui progressé de 4% à 796M$, lui qui était de 767M$ il y a un an. La société souligne entre autres que ses ventes de musique en ligne ont pratiquement triplé durant la période, pour atteindre 90M$.
De leur côté, les analystes prévoyaient une perte par action de 0,17$ et à des revenus de 770,6M$, selon Thomson Financial.
Le président du conseil et chef de la direction de la société, Edgar Bronfman Jr n'a émis aucun commentaire sur le refus de l'offre d'achat de 4,2G$ d'EMI. Mercredi, le conseil d'administration de Warner avait refusé l'offre à l'unanimité, jugeant qu'elle ne servait pas les meilleurs intérêts de ses actionnaires.
Le titre de l'entreprise, qui comtpe dans ses rangs des artistes tels que Madonna et Green Day, grimpait de 1,32% à 29,12$ à la Bourse de New York en fin de séance.
* Tous les montants sont en dollars américains.
http://www.lesaffaires.com/fr/Aujourdhui/detail.asp?id=232246&id_section=808,809,810,821
Azureus veut faire mieux que Napster et YouTube
Azureus est le logiciel vedette d'accès au réseau d'échange de fichiers BitTorrent. Créé par un start up d'origine française, il entend s'imposer dans la diffusion légale de contenus haute définition sur Internet. Interview de Gilles BianRosa, PDG d'Azureus.
Avec plus de 4 millions d'utilisateurs, Azureus est le logiciel de référence pour accéder au principal réseau d'échanges peer-to-peer : BitTorrent. Un réseau utilisé aussi bien pour diffuser des fichiers piratées que par des éditeurs de contenus - amateurs mais aussi professionnels - désireux de profiter des très faibles coûts de distribution. Créée en France en 2003, la start-up est aujourd'hui californienne, installée à Palo Alto, au coeur de la Silicon Valley. Son PDG français, Gilles BianRosa, revient sur cette sucess story, pas encore rentable, mais qui ambitionne rien moins que de devenir le standard de la diffusion de contenus haute définition sur Internet.
Qu'est-ce qu'Azureus?
C'est un logiciel open source écrit en Java qui permet d'échanger des fichiers sur Internet en utilisant le protocole de BitTorrent. En 2003, nous avons repris ce protocole en lui ajoutant des améliorations qui accélèrent notamment le démarrage du téléchargement. Il y a 4,2 millions d'utilisateurs actifs, dont 600.000 à 700.000 en France, qui viennent au moins une fois par mois sur le réseau. Ce qui représente à peu près 60 à 70% de tout le trafic BitTorrent. A n'importe quel instant, il y a plus d'un million de personnes connectés avec Azureus. Jusqu'à présent, notre logiciel a été téléchargé 116 millions de fois, principalement en Amérique du Nord et en Europe. 40% des fichiers échangés sont des vidéos, 30% des fichiers audios et le reste des logiciels, comme des jeux vidéos.
Quel est votre modèle économique ?
A l'heure actuelle, nous ne nous préoccupons pas de gagner de l'argent, ce qui, je le conçois peut paraître bizarre au beau milieu de la Silicon Valley. Nous vivons des dons qu'on nous envoie par Paypal et plus récemment de fonds levés auprès d'investisseurs américains. Bien évidemment, en raison de la popularité du logiciel et des applications possibles, il y a clairement un potentiel de rentabilité. Mais nous sommes très désireux de créer un modèle économique respectueux de la communauté qui nous a permis d'exister. A terme, il y aura des contenus gratuits, d'autres payants et d'autres financés par la publicité. Mais notre objectif reste de continuer à offrir une solution à des gens qui ne peuvent pas distribuer leur contenu parce que cela coûte trop cher.
Pourquoi un éditeur professionnel passerait-il par Azureus pour diffuser ses productions ?
Tout simplement parce qu'il peut économiser 95% des frais de bande passante! Or le coût pour distribuer une vidéo de 45 minutes au format DVD à 100.000 personnes, avec une bonne qualité de service, représente environ un demi million de dollars par mois. Avec notre technologie et en acceptant une perte de qualité de 5%, cela tombe à 5000 dollars par mois. Déjà, de nombreux éditeurs distribuent leurs logiciels sur le réseau BitTorrent, comme Sun, Red Hat ou encore Ubisoft, avec des démos et des patchs pour son jeu Heroes of Might and Magic.
Mais quels sont vos avantages par rapport à YouTube ou Google Vidéo ?
La question que je poserais, c'est pourquoi acheter un camescope à 600 ou 700 dollars qui permet de faire de la haute définition, si c'est pour ensuite réduire à une taille d'image que l'on aurait pu obtenir avec un camescope de 50 dollars. Si vous voulez juste diffuser une vidéo basse définition de 10 minutes maximum, il faut utiliser YouTube. Maintenant, si j'ai envie d'envoyer une vidéo de longue durée en qualité DVD à mes parents en France, il m'est impossible de le faire avec YouTube ou Google Vidéo.
Quels sont vos projets ?
Nous avons annoncé cette semaine une nouvelle interface simplifiée du logiciel pour le courant de l'été. Dans cette nouvelle version, nous allons également intégrer une fonction de recherche de fichiers qui permettra d'éviter de passer par Google; et une autre fonction pour aider les micro-éditeurs à publier leur vidéo ou leur film sur BitTorrent. A plus long terme, nous voudrions étendre le protocole BitTorrent, conçu pour télécharger des fichiers sur un disque dur, au streaming. Autrement dit à la diffusion en direct sur Internet, ce qui sera vraiment très utile pour des émissions de télévision. Car aujourd'hui il n'existe rien qui permette de servir plusieurs millions d'utilisateurs simultanément. Mais nous y travaillons.
Et par rapport au piratage, dont Bit Torrent est devenu un symbole?
En raison de l'aspect décentralisé de BitTorrent, il n'y a pas de moyen technique d'empêcher les utilisateurs d'échanger des contenus pirates. Mais nous n'avons pas de soucis avec les majors car nous n'encourageons pas de manière explicite cette utilisation illégale. Au contraire, avec la nouvelle version d'Azureus, on proposera un moyen de distribuer du contenu payant en tatouant chaque fichier protégé avec le nom de l'acheteur et en l'ajoutant à notre index qui sera distribué sur le PC de chaque utilisateur. Ce dernier pourra le graver ou le transférer sur son iPod mais ne pourra pas l'échanger sur notre réseau. C'est ce que j'appelle une protection passive et réactive, qui ne prend pas par défaut les gens pour des voleurs, comme c'est le cas avec les systèmes de protection actuels. C'est le meilleur des deux mondes, P2P et centralisé, en quelque sorte.
http://www.lexpansion.com/art/32.0.142897.0.html
Etape marquante pour le marché de la musique en ligne : la CISAC et le BIEM soulignent le début de la mise en oeuvre par DDEX du projet MI3P
PARIS, France, le 5 mai /CNW-PRN/ - La CISAC et le BIEM soulignent
l'initiative de Digital Data Exchange (DDEX) de développer et de mettre en
oeuvre les normes élaborées dans le cadre du projet MI3P (Music Industry
Integrated Identification Project - projet d'identification intégré pour
l'industrie musicale) .
Dirigé et financé, depuis 2001, par les organisations commerciales
représentant les sociétés de gestion des droits (la CISAC et le BIEM) et les
maisons de disques (l'IFPI et la RIAA), le projet MI3P est axé sur le commerce
électronique et l'offre de musique en ligne, au bénéfice des créateurs, des
artistes et des amateurs de musique. Le projet MI3P a mis sur pied une
infrastructure mondiale pour l'industrie de la musique dans le but de
faciliter les services légaux de musique en ligne par l'intermédiaire d'un
système standardisé et efficace d'échange de données entre tous les acteurs de
l'industrie (les sociétés de gestion des droits musicaux, les maisons de
disques et les fournisseurs de services numériques). Les normes MI3P
comprennent des identifiants pour les oeuvres musicales et les enregistrements
sonores ainsi que des informations sur l'état des ventes qui viendront appuyer
chaque étape du commerce de la musique en ligne.
Après avoir élaboré les normes MI3P, les organisations commerciales ont
ensuite cherché la manière la plus efficace de concrétiser, dans l'ensemble de
l'industrie, l'adoption et la mise en oeuvre de ces normes. Le projet MI3P est
maintenant piloté par une organisation sans but lucratif nouvellement formée,
Digital Data Exchange (DDEX), dont les membres fondateurs comprennent des
sociétés de gestion des droits musicaux, des maisons de disques ainsi que des
fournisseurs de services numériques. La CISAC et le BIEM, ainsi que l'IFPI et
la RIAA, ont enregistré auprès de DDEX leurs droits de licence de propriété
intellectuelle en vertu des normes MI3P afin de permettre à DDEX de mettre en
oeuvre et de poursuivre les objectifs commerciaux liés à ces nouvelles normes.
"Nous sommes ravis de constater que le projet MI3P, dans lequel nous
sommes pleinement engagés depuis plusieurs années, en lui apportant notre
appui financier et notre expertise, arrive maintenant à maturité sous l'égide
de DDEX", a déclaré Ronald Mooij, secrétaire général du BIEM.
"Le nombre très important de membres de DDEX nous mène à croire que ce
projet connaîtra du succès et profitera non seulement à toute l'industrie de
la musique, mais également à l'évolution du commerce électronique", a ajouté
Eric Baptiste, directeur général, CISAC.
La CISAC et le BIEM sont enthousiastes à l'idée de poursuivre leur
engagement en ce qui a trait à la mission de DDEX. De nombreuses sociétés de
gestion des droits musicaux ont déjà commencé à procéder à des essais sur les
normes MI3P ainsi qu'à les mettre en oeuvre avec succès; notamment, les
identifiants sur les droits de licence des oeuvres musicales (MWLI - Musical
Work License Identifier - identifiant des licences liées aux oeuvres
musicales) ainsi que les informations sur l'état des ventes (DSR - DSP Sales
Report).
http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/May2006/05/c3925.html
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