Nouvelles techniques, nouveaux défis pour la CNIL
Bientôt trente ans après sa création, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) fait sa mue. Les récentes évolutions de la société - préoccupations sécuritaires accrues, informatisation massive de tous les secteurs de l'économie, etc. - rendent la tâche de l'autorité administrative toujours plus complexe. A ces changements s'ajoute, selon le rapport d'activité 2005 de la CNIL, rendu public jeudi 6 avril, le développement rapide de nouvelles techniques de traçage et d'identification des personnes.
"Les demandes d'autorisation de dispositifs d'identification biométrique des personnes constituent l'un de nos plus gros dossiers, dit Alex Türk, sénateur du Nord (non-inscrit, ex-RPR) et président de la CNIL. Ces systèmes se développent notamment dans le monde scolaire, et le fait que certains responsables d'établissement ne demandent pas d'autorisation préalable nous inquiète." La réforme, adoptée en 2004, de la loi sur l'informatique et les libertés de 1978, confère un statut particulier aux données biométriques, empreintes digitales ou palmaires, iris de l'oeil, etc. Tout fichage - autre que mis en oeuvre par l'Etat - de telles données est ainsi soumis à l'autorisation expresse de l'autorité.
La géolocalisation des véhicules, souvent dans le cadre d'une activité professionnelle, est également une tendance lourde. En novembre 2005, la CNIL a, par exemple, interdit la mise en place par une compagnie d'assurances d'un système de géolocalisation des véhicules de certains de ses assurés. Le dispositif aurait permis à l'entreprise de connaître, en temps réel, la position et la vitesse de ses clients qui, en contrepartie, auraient bénéficié d'une réduction de prime.
D'autres grands dossiers - étatiques ou paraétatiques - vont, dans les prochaines années, occuper la Commission. Le projet de carte d'identité électronique et biométrique devrait prochainement revenir à l'ordre du jour, puisque le ministère de l'intérieur espère sa mise en place en 2008. Lancé en 2001 sous le gouvernement Jospin, ce projet a vu régulièrement s'opposer les principes de la CNIL à ceux de la Place Beauvau. Après plusieurs années de discussions souvent informelles, le ministère de l'intérieur semble estimer indispensable la mise en place d'un fichier unique d'empreintes digitales. La CNIL devrait jouer un rôle central dans la surveillance et le contrôle du dispositif.
D'autres préoccupations sont à venir. Le dossier médical personnel (DMP), par exemple, qui doit voir le jour le 1er juillet 2007. Ou encore la surveillance à grande échelle, par la force publique, des réseaux d'échange de fichiers (peer-to-peer, ou P2P), prévue par la loi sur le droit d'auteur adoptée en première lecture le 21 mars à l'Assemblée.
Face à l'augmentation mécanique de ses tâches se pose la question des pouvoirs de la CNIL. Dotée de moyens parmi les plus faibles d'Europe, la Commission compte à peu près autant de personnel que son homologue roumaine et quatre fois moins que l'autorité allemande. Une augmentation de 50 % du nombre de ses salariés, obtenue du gouvernement fin 2004, sera étalée sur quatre ans, mais ne suffira pas à combler le retard de la France.
La dernière réforme de la loi de 1978 sur l'informatique et les libertés est toujours au centre d'une polémique entre les associations et les membres de l'autorité. Pour une part du monde associatif, la réforme de 2004 a affaibli la CNIL en lui ôtant son pouvoir d'empêcher l'Etat de créer des fichiers par décret et en dispensant les entreprises d'autorisation pour mettre en place la majorité de leurs fichiers.
etc...
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-760092,0.html?provenance=rss
Face au P2P, Hollywood et les networks multiplient les initiatives
Après plusieurs années de latence, les grands studios américains de cinéma et les chaînes de télévision mettent en place une contre-offensive pertinente
On avait l'impression que l'industrie américaine du divertissement était tétanisée face à l'ampleur du peer-to-peer et du piratage à grande échelle. Face à la diffusion illégale de leurs productions, les Majors de la musique et du cinéma semblaient n'avoir qu'une solution à proposer: la répression avec des milliers de plaintes déposées par la RIIA et la MPAA, les deux principales associations de producteurs US.
La répression est toujours à l'ordre du jour. Mais elle montre ses limites: l'avalanche de procès ne compense pas le succès croissant des plates-formes d'échange. Pour endiguer le phénomène, une seule alternative est désormais possible: l'innovation.
Et c'est ce virage que l'Industrie prend actuellement. Avec des idées plutôt séduisantes. Ainsi, six des grands studios de cinéma d'Hollywood ont annoncé leur intention de proposer en VOD (Vidéo à la demande) des films qui viennent juste de sortir en DVD. Une première. Et la plupart des titres seront disponibles dans les 45 jours après leur lancement.
Interrogé, Ben Feingold, président de World Home Entertainment chez Sony Pictures déclare: "L'important, c'est d'embrasser le futur: respecter le marché du DVD tout en allant de l'avant dans la distribution numérique".
La réduction du temps d'attente est donc une véritable valeur ajoutée face au P2P pour l'internaute cinéphile. Une véritable révolution, que les éditeurs français de VOD n'ont pas encore intégrée..., les délais des médias étant en France plus stricts: les nouveaux films ne peuvent être proposés en VOD que neuf mois après leur sortie, soit trois mois après leur sortie en DVD.
Autre initiative de taille, celle du groupe Walt Disney qui envisage de diffuser gratuitement les grandes séries diffusées sur sa chaîne ABC (une des grandes chaînes nationales américaine).
Vingt-quatre heures après leur diffusion à la TV, des programmes comme "Desperate Housewives" et "Lost" seront téléchargeables gratuitement en ligne. Là encore, il s'agit d'une première.
Les épisodes comprendront des coupures publicitaires qui ne pourront pas être zappées, permettant ainsi à Disney d'espérer rentabiliser la diffusion de ces émissions sur le web. Les épisodes seront diffusés en streaming, sans transiter par le disque dur.
"Les consommateurs pourront faire pause et avancer en arrière ou en avant entre les chapitres de chaque épisode, mais n'auront pas la possibilité d'accélérer en avant pour dépasser les publicités", explique ABC dans un communiqué.
Pour Disney, l'objectif est double: contrer le piratage massif de ses séries sur Internet, et contrer le succès des PVR, ces enregistreurs numériques type Tivo qui permettent aux téléspectateurs de couper les publicités.
http://www.silicon.fr/articles/14707/Face-au-P2P-Hollywood-et-les-networks-multiplient-les-initiatives.html
Coca-Cola lance une émission distribuée sur les réseaux P2P
La compagnie Coca-Cola a lancé conjointement avec la maison d'édition Island Def Jam une émission de télévision qu'elle distribue gratuitement sur Internet, notamment par le biais de réseaux P2P comme BitTorrent ou ED2K.
En distribuant gratuitement StageSide - dont la première émission porte sur l'artiste R&B Ne Yo -, Coca-Cola contourne ainsi les règles habituelles de la télévision où il faut payer pour diffuser de la publicité lors d'une émission ou la commanditer directement, à l'instar d'American Idol.
L'émission StageSide peut donc être téléchargée de différentes façons: directement sur le site Web de l'émission, dans les formats Quicktime, iPod et WMV; ou par le biais des réseaux d'utilisateurs P2P comme BitTorrent, ED2K et FastTrack.
Selon une porte-parole de Coca-Cola, la compagnie de boissons gazeuses n'encourage aucunement le piratage: «C'est une façon légale et entièrement gratuite pour nos clients de partager de l'excellent contenu», a-t-elle expliqué à l'agence de presse britannique Reuters. «C'est bon pour l'artiste, la maison d'édition ainsi que Coca-Cola», a ajouté la porte-parole de la compagnie.
Grâce à un système pour retracer les fichiers, Coca-Cola est en mesure de suivre les progrès de l'émission alors qu'elle se disperse sur la Toile. La compagnie peut ainsi savoir quelle est la popularité de StageSide auprès de son public-cible. La compagnie avait d'ailleurs déjà testé une campagne publicitaire similaire portant sur la boisson gazeuse Sprite et en était venue à la conclusion que sa visibilité était la même que si elle avait payé pour des campagnes publicitaires à la télévision.
http://www.branchez-vous.com/actu/06-04/10-193501.html
Tribal Web : du P2P avec des amis choisis
Alors que l'adoption du DADVSI vient de mettre un coup fatal au téléchargement de fichiers protégés sur les réseaux de peer-to-peer, on voit se développer l'utilisation des réseaux de partage P2P privés comme avec le logiciel Tribal Web.
En se rendant sur le site TribalWeb.net, l'internaute peut télécharger la version gratuite ou la version premium du logiciel éponyme. Ensuite, il choisit les dossiers qu'il souhaite mettre en partage. Il peut ensuite inviter ses amis. Une fois le réseau constitué, chaque membre du réseau peut fouiller dans les fichiers en partage des autres.
Tribal Web fonctionne sur le même principe que les très controversés Kazaa ou eMule sauf qu'il n'a pas vocation à réunir des internautes dans le but d'échanger des fichiers protégés mais plutôt de permettre l'échange de fichiers dans des communautés existantes comme une famille ou un cercle d'amis.
Seuls vos invités ont accès à vos fichiers partagés
(cliquez pour agrandir)
Les éditeurs du logiciel affirment que l'utilisation de TribalWeb est en accord avec la loi DADVSI : "Nous avons même refusé de créer un annuaire qui permettrait de trouver des utilisateurs en fonction de leur centre d'intérêt, malgré les demandes répétées de nombreux clients. Nous sommes donc convaincus que TribalWeb est légal, au même titre que les serveurs FTP ou les messageries instantanées qui proposent des fonctions d'échange de fichiers".
http://www.atelier.fr/usages/tribal,web,p2p,amis,choisis-31975-8;actu.html
Disney voudrait proposer des séries gratuitement sur internet
Walt Disney compte proposer gratuitement sur internet des programmes télévisés comme les séries "Desperate Housewives" et "Lost" afin d'augmenter ses recettes publicitaires, rapporte lundi le Wall Street Journal.
Anne Sweeney, directrice du pôle Disney-ABC Television Group, annoncera la décision dans la journée, précise le quotidien.
Les épisodes d'ABC comprendront des coupures publicitaires qui ne pourront pas être zappées, permettant ainsi à Disney d'espérer rentabiliser la diffusion de ces émissions sur le web, ajoute le WSJ.
Dix annonceurs se sont déjà montrés intéressés par cette initiative, dont Ford Motor, Procter & Gamble et Unilever.
Les épisodes proposés sur internet auront été diffusés sur ABC la veille.
Les chaînes de télévision recherchent de nouveaux débouchés pour contrer la menace constituée par les enregistreurs numériques comme ceux de TiVo, qui permettent aux téléspectateurs de passer les publicités.
Disney a déjà conclu un accord pour la commercialisation de téléchargements de programmes d'ABC sur l'iTunes Music Store d'Apple Computer.
http://fr.news.yahoo.com/10042006/290/disney-voudrait-proposer-des-series-gratuitement-sur-internet.html
Freebox HD : deux boîtiers, un ADSL, un HDTV
Première information cruciale, cette Freebox HD n'assurera pas tous ses services dans un seul boîtier. Il en faudra deux. L'un prendra en charge la réception ADSL et le routage, l'autre sera exclusivement destiné à la télévision, et notamment de la haute définition.
Ce second boîtier HD sera légèrement plus grand que la Freebox, surtout plus épais en hauteur, et sera accompagné d'une télécommande toute nouvelle, que l'on pourra aussi tenir à la manière d'un contrôleur de jeu, avec une croix quatre boutons qui rappellent ceux des manettes de la Super Nintendo. Du côté des entrées/sorties, il y en a pour tous les goûts : entrée antenne analogique, composite et S-Video, sortie HDMI, composite et S-Video, et sorties audio numérique et SPDIF optique. On aura aussi droit à deux ports USB, mais le port SATA externe reste sur le boîtier ADSL.
Le premier boîtier ADSL n'aura donc plus de télécommande ni de fonction TV, il gardera la même apparence que les Freebox actuelles, mais apportera un bon lot de nouveautés. Le boîtier intègre un routeur plus complet, avec un switch de 4 ports Ethernet directement à l'arrière de la boîte, ainsi qu'un système WiFi doté de trois antennes. On peut donc prédire un WiFi plus performant, sur le modèle de la technologie MIMO, mais nous n'avons pas eu plus d'informations à ce sujet.
Ces deux boîtiers se connecteront par un câble Ethernet, ou par le réseau WiFi. Le boîtier HD possède effectivement les trois mêmes antennes que celles du boîtier ADSL. Le réseau sans fil réservera la priorité au transfert de la télévision numérique, mais d'après ce que nous savons, il faudra avoir un signal réseau suffisamment fort, d'où l'utilité des trois antennes...
http://fr.news.yahoo.com/10042006/308/freebox-hd-deux-boitiers-un-adsl-un-hdtv.html
Samsung et Sony vont construire une nouvelle chaîne de LCD
Samsung Electronics annonce un accord avec Sony pour construire conjointement une nouvelle chaîne de production d'écrans à cristaux liquides de deux milliards de dollars.
S-LCD Corp., la coentreprise entre le coréen Samsung, deuxième fabricant mondial de LCD, et l'électronicien japonais Sony, construira la chaîne de "huitième génération" avec pour objectif de gagner encore des parts de marché sur ce segment à forte croissance, ont indiqué les deux groupes dans un communiqué.
"Samsung va tenter de développer davantage encore son activité sur le marché des écrans LCD pour les téléviseurs et Sony va continuer à se concentrer de manière proactive sur les produits compétitifs et de qualité pour les écrans larges, avec pour objectif une expansion dans le domaine des téléviseurs LCD", ont-ils ajouté.
La nouvelle chaîne présentera une capacité mensuelle de 50.000 unités et la production de masse y commencera à l'automne 2007. Les écrans seront découpés dans des dalles de verre d'environ 2,2 sur 2,5 mètres.
http://fr.news.yahoo.com/10042006/290/samsung-et-sony-vont-construire-une-nouvelle-chaine-de-lcd.html
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