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Qu'attendre d'un débat sur la loi DADVSI qui arrive trop tard ?
la SACEM et la SACD. Le débat aura lieu sur un site Web concocté par Publicis: LesTelechargements.com. Ce site sera offert à une association à l'issue du vote. On peut rapidement émettre quelques commentaires: «Enfin!», «Le temps sera trop court!», «De toute façon, ça ne changera rien!» Mais on peut aussi se demander ce qui va se passer. Essayons, imaginons, rêvons...
Un débat national sur la loi DADVSI est enfin programmé. Son lancement, qui regroupera 400 personnes, aura lieu le 22 février au Palais de Tokyo à Paris. Il est organisé par le ministère de la culture,
Parties en présence
Identifions, pour commencer, les acteurs de ce débat. Il y a les artistes, les créateurs, les auteurs, ceux qui réalisent les œuvres. Celles-ci sont reçues par le public, représenté par différents types d'associations. Et bien souvent, des intermédiaires organisent le commerce de ces œuvres. Ce sont les producteurs, les éditeurs, les distributeurs, etc.
Il y a aussi des diffuseurs qui n'entrent pas directement dans le circuit commercial, comme les radios, notamment sur le Web, ou les bibliothèques. N'oublions pas certains handicapés, pour qui une adaptation des œuvres peut être nécessaire. Citons aussi le monde politique, et en particulier le gouvernement, que l'on dit souvent sous l'emprise des groupes de pression de l'industrie. Enfin, rappelons-nous que les débats liés à loi DADVSI interviennent dans un contexte riche: le droit d'auteur et son histoire, le numérique et la dimension planétaire d'Internet, les logiciels libres et leur relation compliquée avec les DRM, etc.
Changements récents
Revenons un instant sur le numérique. Celui-ci permet la copie d'œuvres à l'identique, leur compression, et grâce à Internet, un partage mondial des données. Il y a donc un changement en termes de qualité des copies, mais aussi de diffusion. Un artiste peut désormais se passer d'intermédiaires. Le numérique offre, pour un budget raisonnable, les moyens de couvrir l'intégralité du cycle de vie d'une œuvre: production économique, diffusion mondiale sur les réseaux P2P, présence sur un site Web, promotion sur les blogs et les podcasts par bouche à oreille, vente de biens culturels, d'articles associés et de places de concert grâce au commerce électronique.
Le numérique aujourd'hui, c'est aussi les DRM.En limitant la copie, ces mécanismes ne permettent pas au public de réaliser leurs copies privées de manière satisfaisante. Par exemple, un DVD n'est à la base pas copiable. Quant aux fichiers musicaux sous DRM, on ne peut généralement en faire qu'un nombre très restreint de copies (ce faible nombre ne garantissant pas une écoute sur plusieurs dizaines d'années). Les DRM posent aussi des problèmes quant à l'interopérabilité. Par exemple: comment, sans contourner les DRM, écouter un fichier acheté à Apple sur un autre baladeur MP3 que l'iPod? Réaliser une copie privée, une copie de sauvegarde, conduit donc à une gymnastique contraignante. Pour le son, on peut par exemple faire un enregistrement au moment où il est lu. Et pour les DVD, on peut utiliser l'un des nombreux logiciels permettant de faire sauter les protections. Cela se complique pour la vidéo ou les livres achetés sur Internet...
Le public se retrouve dans une position absurde: d'une part, il paye sur différents supports une redevance pour la copie privée, d'autre part, il est contraint à des manipulations lourdes pour réaliser ses copies privées, et on va maintenant le qualifier de délinquant!
Le public
Lors de ce nouveau débat, on peut imaginer que le public demande que la copie privée devienne un droit, et pas seulement une exception au droit d'auteur, que le contournement des DRM ne soit pas condamnable. La qualification de la source de la copie privée sera sûrement discutée: une différence pourrait être faite entre les œuvres que l'on a achetées soi-même et les autres. En allant plus loin, certains demanderont l'interdiction des DRM et l'utilisation obligatoire de formats ouverts pour les fichiers vendus en France dans le but de garantir l'interopérabilité.
Le public revendiquera sans doute un accès libre à la culture, l'argument étant que la découverte d'un artiste par le téléchargement gratuit peut amener à l'achat de ses œuvres. On peut ainsi penser que la licence globale optionnelle sera plébiscitée. Cela correspondrait pour le public à une rémunération des artistes en évitant de payer les intermédiaires.
Les artistes
Etc..
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=7038
Radio numérique : la guerre des normes
Sept technologies s'affrontent. A l'instar de la TNT, la radio numérique pourrait multiplier le nombre de stations disponibles.
La FM est au bord de la saturation. La France compte quelque 6 000 fréquences. Cette densité, l'une des plus fortes d'Europe, n'empêche pas une disparité dans les régions puisque les auditeurs ne peuvent capter qu'une dizaine de stations en moyenne (une trentaine à Paris).
La numérisation permettra d'augmenter le nombre de fréquences, d'améliorer le son et de proposer des contenus multimédias. Seul problème, il existe sept normes de diffusion ! Lors du salon professionnel « Le RADIO ! », qui s'est tenu à Paris du 12 au 15 février, Dominique Baudis, président du CSA, a rappelé que plusieurs options vont être étudiées en 2006.
La plus avancée a pour nom DAB (Digital Audio Broadcasting). C'est l'ancêtre de la radio numérique. La première expérimentation a été réalisée en 1988 en Suisse. En France, des tests sont menés depuis 1996.
Mais faute de réglementation précise, les radios ne se sont jamais vraiment lancées dans cette aventure et il n'y a que cinq villes couvertes (Paris, Lyon...) dans l'Hexagone. Cette norme européenne permet pourtant une réception mobile de qualité et l'ajout de données associées aux programmes audio (playlist, trafic routier, images...).
Principal inconvénient : elle repose sur la norme de compression Mpeg-2 qui est dépassée. Le DAB est surtout utilisé en Angleterre (1,2 million de récepteurs) où il va servir à diffuser des chaînes sur les... téléphones. L'opérateur britannique BT Movio s'appuie, en effet, sur une version du DAB pour proposer des émissions en direct éditées par Virgin Mobile.
NRJ teste la technologie Iboc
Lancé en 2003, le DRM (Digital Radio Mondiale) a été testé en France il y a un an. C'est un système de diffusion numérique des ondes courtes, moyennes et longues. Cette solution est présentée comme le système numérique le plus efficace (notamment en terme d'efficacité spectrale).
Etc..
http://www.01net.com/editorial/304937/audiovisuel/radio-numerique-la-guerre-des-normes/
L'industrie américaine du disque contre les iPod vendus
La RIAA estime illégale la revente entre particuliers de baladeurs numériques pleins de morceaux de musique.
C'est le nouveau coup de semonce de l'industrie américaine du disque à l'attention du monde de la musique numérique. Dans une interview accordée le 9 février dernier à MTV.com, le site de la chaîne de télévision musicale, la Recording Industry Association of America (RIAA) affirme que revendre sur un site de courtage entre particuliers, comme eBay, son iPod encore plein de morceaux de musique est illégal. « C'est une violation claire de la loi américaine sur le copyright », au même titre que vendre des DVD avec tous ses disques gravés dessus, assure l'organisation qui défend les intérêts des maisons de disques aux Etats-Unis.
Elle dit avoir contacté eBay après avoir repéré un vendeur proposant des iPod avec 6 000 titres et travaillerait avec le site pour mettre en place un système d'avertissement aux particuliers qui vendent des baladeurs numériques.
Mais le phénomène n'est pas typiquement américain. Actuellement, sur PriceMinister, on trouve une annonce concernant un Philips HDD120 qui proclame : « Lecteur MP3 disque dur, capacité 20 Go. Très bon état, acheté il y a un an. Plus de 1000 chansons dessus, à votre disposition ». Ou encore : « Vends iPod 40 Go blanc. Très bon état comprenant le chargeur secteur, la prise USB, l'iTrip (en bon état aussi). L'iPod est muni de 4 000 musiques, soit près de 20 Go déjà remplis. »
« En droit, on peut faire le distingo entre le support et les oeuvres, reconnaît Paul Van Den Bulck, avocat au cabinet Ulys. L'iPod m'appartient, j'ai le droit de le revendre. Pour les oeuvres, j'ai une licence dessus, limitée à une personne la plupart du temps. Ce n'est bien souvent pas transférable à quelqu'un d'autre. » Conséquence : avant de revendre son baladeur numérique, il faudrait le vider. Contrairement à un CD commercial, où l'oeuvre est indissociable du support, et dont la revente d'occasion fait moins débat.
Cependant, tout cela ne relève que du droit pur et dur. « En pratique, aucun magistrat ne condamnerait pour ça, avance Paul Van Den Bulck. En revanche, si j'achète cent iPod, que je les charge en musique et que je les revends comme ça, là, il y a activité économique. » Cette pratique devient alors beaucoup plus risquée pour le particulier.
eBay et PriceMinister prennent des précautions
Reste à savoir quelle est la responsabilité du site lui-même. Le Forum des droits sur l'Internet (FDI) avait rendu en novembre 2005 une recommandation sur le régime juridique du commerce entre particuliers. Il avait estimé qu'un site de courtage devait être considéré comme un hébergeur et qu'il fallait s'en remettre à la Loi pour la confiance dans l'économie numérique. « La responsabilité de la société de courtage ne pourra, dès lors, être engagée que si celle-ci, ayant connaissance de l'activité illicite, laisse perdurer cette activité », concluait le FDI.
Etc..
QTrax: du P2P gratuit et légal financé par la publicité
Alors que les premiers services de P2P (Peer-to-Peer) commerciaux ne sont pas encore arrivés en France et que les formules de téléchargement illimité sur abonnement tardent à faire leur entrée sur le marché, les Américains renouvellent déjà leur modèle économique. Un service légal entièrement financé par la publicité devrait ouvrir ses portes à la fin du mois.
Le financement du P2P légal par la publicité n'est pas une idée nouvelle. AOL a déjà annoncé le lancement aux Etats-Unis de In2TV, une plateforme P2P de séries TV entièrement financée par la diffusion de spots publicitaires. Digital Music News nous apprend aujourd'hui que l'ASCAP, un équivalent américain de la Sacem, avait donné son accord à un nouveau service de musique gratuit par P2P, lui aussi financé par la publicité. La BMI, une société concurrente de l'ASCAP qui gère quant à elle les intérêts de 300.000 sociétaires, aurait également accepté l'idée.
QTrax permettra aux utilisateurs de s'échanger de la musique en toute liberté, gratuitement, au sein d'un environnement dominé par la publicité. Les morceaux qui n'auront pas fait l'objet d'un accord de licence seront automatiquement filtrés et écartés du réseau. Pour tous les autres, les revenus issus de la publicité seront redistribués aux ayants droit, en fonction de leur popularité sur le réseau. L'ASCAP, qui gère les droits de 230.000 auteurs-compositeurs et éditeurs aux Etats-Unis, a donné son accord à la plateforme.
Il faut toutefois que QTrax obtienne en plus l'accord des maisons de disques, qui souhaitent toujours pour le moment vendre leurs musiques directement au consommateur, et rejettent toute idée de partage proportionnel des recettes. Le débat sur la licence globale en France en est témoin. Le label V2 (Aimee Mann, Carla Bruni, The White Stripes, Moby...), et l'AIM (Association of Independant Music, une organisation d'indépendants britanniques), seraient d'ores et déjà de la partie.
http://www.techno-science.net/index.php?onglet=news&news=2378
Amazon prépare une réplique à Apple dans la musique en ligne
Le groupe américain de commerce en ligne Amazon.com prépare une réplique à Apple dans la musique numérique, envisageant de lancer un site d'achat mais aussi un baladeur qui concurrencerait l'iPod, ont rapporté cette semaine le Wall Street Journal et le New York Times.
Un baladeur MP3 siglé Amazon pourrait être lancé cet été, en duo avec un service de musique en ligne accessible sur abonnement, les chansons pouvant être stockées sur l'appareil tant que l'abonné paie, chaque mois ou une fois par an. Des rabais seraient pratiqués sur le baladeur en fonction de la durée d'engagement de l'abonné.
Aucun porte-parole d'Amazon n'avait pu être joint au siège de Seattle (nord-ouest) pour commenter ces informations de presse.
Selon le Wall Street Journal, le groupe serait en "discussions avancées" avec les quatre majors du disque (Universal, Sony-BMG, Warner Music et EMI) en vue d'un accord sur la tarification des chansons. Pour le baladeur, c'est la technologie du sud-coréen Samsung qui pourrait servir de support.
Protection anticopie: ça coince déjà sur les DVD haute définition
Il ne servira à rien de se précipiter dans 3 mois sur les premiers DVD HD ou Blu-Ray. Les équipements informatiques, même dotés de lecteurs appropriés, risquent de caler. La faute aux DRM, programmés pour verrouiller les contenus.
La commercialisation des premiers DVD haute définition au printemps devrait provoquer une véritable ruée des consommateurs. Pas forcément pour acquérir ces disques... mais pour déterminer quels ordinateurs et périphériques seront véritablement capables de les lire, avec une qualité optimale.
Car bon nombre, voire la majorité des ordinateurs et moniteurs haut de gamme ne feront pas l'affaire, même s'ils sont équipés de lecteurs HD DVD ou Blu-Ray de prochaine génération. En effet, les technologies strictes de protection du contenu pourront dégrader la qualité d'image des DVD, voire carrément empêcher leur lecture, si les bonnes connexions et protections numériques ne sont pas en place. Or même les PC les plus chers vendus actuellement sont pour la plupart dépourvus de ces fonctionnalités.
Aux États-Unis, on assiste déjà à une levée de boucliers des consommateurs. Les fabricants de cartes graphiques comme ATI et Nvidia sont particulièrement visés: ils commercialisent des produits, affirmant qu'ils sont «prêts» (HD Ready) pour ces nouveaux outils de protection anticopie. Mais ils font l'impasse sur des fonctionnalités essentielles pour que les disques puissent être lus avec une qualité optimale.
«Le sujet est délicat», confie Richard Doherty, analyste chez Envisioneering Group. «La situation promet d'être très confuse pour les consommateurs et très décourageante» pour les fabricants d'ordinateurs. La confusion qui règne au sujet de la protection anticopie découle de la volonté des studios hollywoodiens d'éviter le piratage des films.
Si le DVD n'aime pas votre connexion: écran noir
Outre un gain de qualité d'image, la nouvelle génération de DVD sera équipée de nouveaux contrôles de gestion des droits numériques (DRM): ils incluront des règles informatisées strictes indiquant exactement quand et comment un film peut être visionné. Pour ceux qui achètent des lecteurs DVD autonomes et des téléviseurs haute définition, cela ne devrait pas poser problème, étant donné que les connexions adéquates seront généralement déjà intégrées.
Etc..
http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39312520,00.htm
+
La petite histoire du DVD haute définition continue de s'écrire. Toshiba American Consumer Products a annoncé hier qu'elle entamera sous peu une tournée dans plusieurs grandes villes américaines pour faire la promotion de ses deux premiers modèles de lecteurs HD-DVD.
http://www.branchez-vous.com/actu/06-02/10-154901.html
Publié par Reuther à 04:24:00 dans Actu P2P | Commentaires (0) | Permaliens
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