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News P2p

Droits D'auteurs - P2P - Podcasting - Mobiles et autres Technologies

News p2p en vrac | 11 janvier 2006

20 MILLIONS de téléchargements à Noël

Voilà le nombre de chansons qui ont été téléchargées légalement pendant la semaine précédent Noël.

La fin d'année s'est donc terminée en beauté puisque l'augmentation des téléchargements entre 2004 et 2005 a été de 147%, se fixant à 350 millions. L'industrie du CD continue sa chute libre en diminuant ses ventes de 7% par rapport à 2004.

L'industrie du téléchargement légal de musique est en très bonne posture pour 2006 grâce notamment aux milliards de dollars de lecteurs MP3 vendus dans le mois précédent Noel et différente décision légale qui ont fait chuter le téléchargement illégal de 11% entre juin et octobre dernier.

http://blogue.benefice-net.branchez-vous.com/archives/2006/01/20_millions_de.html

Les échanges en forte augmentation en fin d'année 2005

Nous vous relations il y a quelques semaines les chiffres des échanges par Peer to Peer aux Etats Unis. Malgré la répression incessante menée contre ces échanges par les maisons de disques et du cinéma, les chiffres augmentent toujours. Et décembre bat un nouveau record.

Big Champagne avait lancé une vaste enquête aux USA sur l'utilisation des réseaux d'échanges et leurs progressions au cours de l'année 2005. Si juillet 2005 a été un mois record avec 6,87 millions d'utilisateurs, le mois de décembre connu comme étant un mois où le commerce électronique bat son plein, vient de voir ce record tomber avec 6,98 millions d'utilisateurs. Il s'agit là d'une moyenne et si l'on prend le nombre de P2Pistes à un moment précis, ce chiffre monte à 9,47 millions d'utilisateurs connectés simultanément.

Si au cours de l'année 2004, la croissance du nombre des échanges était montée à 35 %, celle de 2005 est " seulement " de 25 %. Mais même à ce rythme, le phénomène n'est pas prêt de faire machine arrière...

Pour

la France, si des études ont été menées concernant le P2P, on ne dispose pas de chiffres très récents comme ceux de Big Champagne. Mais l'actualité des prochaines semaines autour du sujet devrait nous apporter quelques indications pour confirmer ou pas cette tendance à la hausse sur notre vieux continent

http://www.generation-nt.com/actualites/11227/p2p-chiffres

Musique ennuyeuse? C'est la faute d'Internet...

Selon une étrange étude de psychologues britanniques, la très grande facilité à télécharger et écouter de la musique aurait pour effet de blaser les gens...

La recherche britannique se base sur l'étude de 346 sujets dont les comportements et attitudes face à la musique ont été suivis pendant une période de deux semaines. Après l'analyse des résultats, les chercheurs concluent que les gens sont «plus passifs que jamais face dans leur consommation de musique».

Se référant au 19e siècle, une époque où la seule façon d'écouter de la musique était d'assister à un concert, les chercheurs soulignent que l'écoute était alors plus appréciée qu'aujourd'hui, et que la musique était même considérée comme «un trésor très précieux», estime Adrian North de l'École de psychologie de l'Université de Leicester, un des auteurs de l'étude.

Les chercheurs sont bien sûr conscients du fait que ce phénomène n'est pas nouveau, mais estiment qu'il s'accélère à cause de l'augmentation sans précédent de l'accessibilité à la musique par le biais de lecteurs MP3 et d'Internet. La musique serait donc davantage «un produit qu'on consomme pendant l'exécution d'autres activités» et ne serait pas «nécessairement caractérisée par un investissement émotionnel profond», confie le docteur North dans le communiqué de l'Université de Leicester.

http://www.branchez-vous.com/actu/06-01/10-133707.html

Com : c'est le même principe que le numérique. C'est bien , c'est génial mais il y en a trop

Thème par thème, les positions
de Ségolène Royal

Les nouvelles technologies

Notons que Ségolène Royal avait signé l'appel du Nouvel Observateur pour protester contre la répression qui touche les adeptes de peer to peer (P2P) et intitulé "Nous sommes tous des pirates".

http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060111.OBS1649.html

Com : Bien dit

Echanges P2P et musique en ligne : deux études à lire

Pour commencer, je souhaite à tous les lecteurs de ce blog une merveilleuse nouvelle année 2006! Remplie d'émotions, de découvertes et de bon son entre les oreilles!

Les mutations du marché de la musique en ligne continuent d'être décryptées au fur et à mesure grâce à de nombreuses études. Je conseille d'en lire deux en particulier, qui semblent intéressantes dans leur approche car elles segmentent les marchés/populations étudiés.

Pour rappel, le marketing est une discipline qui cherche à satisfaire le ou les désirs et besoins du consommateur ou de groupes de consommateurs (segments marketing), et à assurer la commercialisation des biens et services proposés dans les meilleures conditions de profit.

1- La première étude, de David Blackburn, sur les effets de la copie de fichiers : "On-line Piracy and Recorded Music Sales". Aux USA, la disponibilité des chansons sur les réseaux P2P a eu deux effets concomitants sur les ventes. Tout d'abord, il existe un effet direct de substitution des ventes car certains consommateurs sont plus enclins à télécharger qu'à acheter de le musique. En second lieu, il y a un effet de pénétration qui augmente les ventes, car la diffusion des morceaux d'un artiste l'aide à augmenter sa notoriété. Le premier effet est le plus fort pour les artistes déjà connus, alors que le second est le plus fort pour les artistes inconnus. On peut dire que le P2P réduit les ventes d'un artiste connu au profit d'artistes  moins connus. [ndrl : Existe-t-il un effet semblable sur le marché français ?]

David Blackburn nous apprend aussi page 7, que le P2P influence les ventes de deux façons:
- La première est l'effet d'exposition expliqué par Liebowitz (1982). L'effet d'exposition se rapporte à la capacité des consommateurs de prélever un échantillon avant d'acheter un bien. Le P2P peut permettre aux clients potentiels de lever leur incertitude quant au risque d'acheter un album entier en «échantillonnant» des chansons de l'artiste.
- La deuxième raison se concentre sur des effets de réseau : quand une certaine partie de la population consomme ou écoute la musique, cela augmente le désir d'achat pour d'autres consommateurs. Autrement dit, si certains consommateurs écoutent la musique d'un artiste, d'autres consommateurs aiment cet artiste seulement pour cette raison.

Blackburn (2003) démontre aussi que les sociétés avec des produits plus «mûrs» préfèrent moins de copie et que les sociétés avec de nouveaux produits préfèrent plus de copie...

2- La deuxième étude, de l'UFC Que Choisir, segmente les usages et les comportements des internautes concernant leurs motivations pour copier de la musique.
Voici les raisons pour lesquelles un français copie:

Voici les raisons pour lesquelles, un français ne copie pas:

L'étude nous apprend : «du point de vue du profil des copieurs, il apparaît que l'échange de copie est une pratique très répandue qui concerne pratiquement toutes les catégories sociales. Les copieurs ne peuvent pas uniquement être assimilés à des jeunes irresponsables ou à des resquilleurs. [...] Sur les facteurs explicatifs du copiage (probabilité d'être copieur et intensité du copiage), les variables significatives sont : un effet d'imitation et de contagion sociale (amis, familles, relations de travail...), l'accès à une diversité culturelle plus importante, le prix perçu des originaux, les compétences informatiques et dans une moindre mesure, le niveau d'études.»

Alors, est-ce que, effet d'exposition, effet de réseau et segmentation seront les maîtres mots de 2006 pour les offres de musique en ligne?

http://216.239.39.104/translate_c?hl=fr&u=http://mymusic.typepad.com/&prev=/search%3Fq%3Dweblogs%2Bp2p%26start%3D10%26hl%3Dfr%26lr%3D%26sa%3DN

Google se met au paiement en ligne


Le moteur de recherche a lancé une solution de paiement maison associée à son tout nouveau service de vente de vidéos.

 Google Wallet »,  »Google purchase » ... Attendue depuis un moment, d'autant que la société elle-même avait confirmé en juin travailler dessus, la solution de paiement en ligne grand public qu'elle était censée proposer vient finalement d'être lancée, sous le nom de Google Payment. Une nouvelle entité a été créée pour l'occasion, Google Payment Corp. Le nouvel outil est en fait associé au service de vente de vidéo en ligne, le Video Store, tout juste lancé. De la même manière, le service AdWords de liens commerciaux dispose de son propre outil de paiement.

Google continue à limiter les partenariats techniques. Pour sa boutique vidéo, il a développé son propre système de gestion des droits numériques (DRM), et son lecteur vidéo, issu d'un logiciel open source. L'outil de paiement est donc « made in Google ». Mais contrairement au service de vidéo, Google Payment n'a fait l'objet d'aucune annonce. Le moteur a simplement procédé à un changement dans les conditions d'utilisation de ses services payants.

L'utilisation de l'outil ne vaut que pour les Etats-Unis, et nécessite de la part de l'utilisateur l'ouverture d'un compte Gmail. « Il marche sur PC et uniquement sous Windows XP, il y a encore pas mal de limite , ajoute Olivier Andrieu, responsable du site Abondance.com, dédié à l'actualité des moteurs de recherche. Sinon, après, c'est une interface de paiement tout à fait classique. »

La question qui se pose maintenant est évidemment celle de l'arrivée de l'outil en Europe. Chez Google France, on indique juste que l'idée est « à l'étude ». Par contre, le moteur ne dit rien d'une éventuelle dissociation de Google Payment du Video Store pour proposer, comme tout le monde l'imaginait jusque-là, une solution de type Paypal à intégrer aux services payants d'autres sites.

http://www.01net.com/editorial/300929/achat/google-se-met-au-paiement-en-ligne/

Com : Google le Futur maître du monde ?

Apple a vendu 14 millions d'iPod lors du dernier trimestre 2005

Lors du discours d'ouverture du salon Macworld de San Francisco (9 - 13 janvier), Steve Jobs, le patron d'Apple, a fait le bilan des ventes records de son iPod.

Durant le quatrième trimestre 2005, Apple a ainsi vendu 14 millions de baladeurs numériques. Sur toute l'année, le constructeur a commercialisé un total de 32 millions d'iPod, et depuis son lancement en 2001: 42 millions. Un volume trois fois supérieur à celui du dernier trimestre 2004, où les ventes de l'iPod atteignaient 4,5 millions d'unités. 

Steve Jobs a également dévoilé de nouveaux Mac intégrant des puces Intel, et présenté une télécommande pour l'iPod nano. Un accessoire qui se connecte au baladeur lui ajoutant principalement la fonction de tuner radio.

Par ailleurs, d'octobre à décembre 2005, Apple a écoulé 1,25 million d'ordinateurs. Le chiffre d'affaires trimestriel atteint 5,7 milliards de dollars en augmentation de 63% par rapport à l'année précédente sur la même période.

http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39302181,00.htm

Apple lance iWeb, un outil de création de blogues

Lors du MacWorld Expo, Apple a dévoilé iWeb, un nouveau logiciel de sa suite iLife 06, dédié à la création de blogues multimédias.

Avec sa palette de sélection de modèles Apple, iWeb ferait de la conception Internet une simple affaire de glisser-déposer.

   L'utilisateur choisirait son modèle, sélectionnerait un type de page (blogue, album photo, podcast) et ouvrirait le navigateur multimédia intégré pour déposer n'importe quel contenu iLife.

   En offrant l'export de nombreux fichiers multimedia et l'hébergement gratuit, Apple devrait rapidement séduire les utilisateurs de Mac exploitant d'autres plateformes de blogue

http://benefice-net.branchez-vous.com/nouvelles/06-01/10-133703.html

France Télécom abaisse ses prévisions de CA et de marge

France Télécom a revu en baisse ses prévisions de chiffre d'affaires et de marge pour 2006 en invoquant un environnement réglementaire plus difficile et des pressions concurrentielles accrues qui amènent l'opérateur historique à accélérer sa mue et le rythme de ses investissements.

L'opérateur a indiqué tabler sur une croissance de 2% de son chiffre d'affaires proforma pour l'exercice qui vient de débuter - alors que jusqu'à présent il annonçait une croissance moyenne proforma de 3 à 5% sur 2006-2008 - ce qui s'accompagnera d'un recul d'un à deux points de son taux de marge brute opérationnelle par rapport à 2005.

L'an dernier, le titre France Télécom a accusé la plus mauvaise performance du CAC 40 avec un recul de 13,5%, alors que le groupe est confronté sur le fixe à un développement de la téléphonie sur internet (IP) et à un ralentissement de la croissance du marché des mobiles, qui arrive à maturité dans les grands pays occidentaux.

En France, alors que la part de marché du trafic sur IP était encore quasiment nulle en 2004 pour les particuliers, elle était déjà de l'ordre de 15% en 2005 et pourrait avoisiner les 40% cette année, selon l'opérateur. Par ailleurs, sous la pression des organes de régulation et des pouvoirs publics, les opérateurs ont dû se résoudre à réduire leurs confortables marges sur les SMS.

Le groupe explique dans son communiqué que "les tendances observées au 2e semestre 2005, plus défavorables que celles prévues lors du lancement du plan Next en juin 2005, devraient se poursuivre en 2006".

Il précise que tout en préservant les investissements, "la priorité sera donnée à la génération d'un cash flow organique de sept milliards d'euros".

http://fr.news.yahoo.com/11012006/290/france-telecom-abaisse-ses-previsions-de-ca-et-de-marge.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié par Reuther à 22:47:27 dans Actu P2P | Commentaires (0) |

News p2p en vrac | 11 janvier 2006

Riaa = Lois , Pouvoir, Argents, Arrestations , Fermeture de Sites P2P Resultats une forte augmentation en fin d'année. Le Pire c'est que ca ne va pas s'arranger ni au USA ni en Europe. A Mon avis Il faut une Alternative car la répression ne sert a rien

la Preuve, Mais une Licence Global amènerais a une catastrophe économique voici un exemple : Si Je télécharge un Max de DVIX quelle est l'intérêt d'aller louer un Dvd ? Qu'elle est l'intêret de louer C+ si on aime pas le foot ? Bon exemple Non ?

20 MILLIONS de téléchargements à Noël

Voilà le nombre de chansons qui ont été téléchargées légalement pendant la semaine précédent Noël.

La fin d'année s'est donc terminée en beauté puisque l'augmentation des téléchargements entre 2004 et 2005 a été de 147%, se fixant à 350 millions. L'industrie du CD continue sa chute libre en diminuant ses ventes de 7% par rapport à 2004.

L'industrie du téléchargement légal de musique est en très bonne posture pour 2006 grâce notamment aux milliards de dollars de lecteurs MP3 vendus dans le mois précédent Noel et différente décision légale qui ont fait chuter le téléchargement illégal de 11% entre juin et octobre dernier.

http://blogue.benefice-net.branchez-vous.com/archives/2006/01/20_millions_de.html

Les échanges en forte augmentation en fin d'année 2005

 

Nous vous relations il y a quelques semaines les chiffres des échanges par Peer to Peer aux Etats Unis. Malgré la répression incessante menée contre ces échanges par les maisons de disques et du cinéma, les chiffres augmentent toujours. Et décembre bat un nouveau record.

Big Champagne avait lancé une vaste enquête aux USA sur l'utilisation des réseaux d'échanges et leurs progressions au cours de l'année 2005. Si juillet 2005 a été un mois record avec 6,87 millions d'utilisateurs, le mois de décembre connu comme étant un mois où le commerce électronique bat son plein, vient de voir ce record tomber avec 6,98 millions d'utilisateurs. Il s'agit là d'une moyenne et si l'on prend le nombre de P2Pistes à un moment précis, ce chiffre monte à 9,47 millions d'utilisateurs connectés simultanément.

Si au cours de l'année 2004, la croissance du nombre des échanges était montée à 35 %, celle de 2005 est " seulement " de 25 %. Mais même à ce rythme, le phénomène n'est pas prêt de faire machine arrière...

Pour

la France, si des études ont été menées concernant le P2P, on ne dispose pas de chiffres très récents comme ceux de Big Champagne. Mais l'actualité des prochaines semaines autour du sujet devrait nous apporter quelques indications pour confirmer ou pas cette tendance à la hausse sur notre vieux continent

 

http://www.generation-nt.com/actualites/11227/p2p-chiffres

 

Musique ennuyeuse? C'est la faute d'Internet...

 

Selon une étrange étude de psychologues britanniques, la très grande facilité à télécharger et écouter de la musique aurait pour effet de blaser les gens...

La recherche britannique se base sur l'étude de 346 sujets dont les comportements et attitudes face à la musique ont été suivis pendant une période de deux semaines. Après l'analyse des résultats, les chercheurs concluent que les gens sont «plus passifs que jamais face dans leur consommation de musique».

Se référant au 19e siècle, une époque où la seule façon d'écouter de la musique était d'assister à un concert, les chercheurs soulignent que l'écoute était alors plus appréciée qu'aujourd'hui, et que la musique était même considérée comme «un trésor très précieux», estime Adrian North de l'École de psychologie de l'Université de Leicester, un des auteurs de l'étude.

Les chercheurs sont bien sûr conscients du fait que ce phénomène n'est pas nouveau, mais estiment qu'il s'accélère à cause de l'augmentation sans précédent de l'accessibilité à la musique par le biais de lecteurs MP3 et d'Internet. La musique serait donc davantage «un produit qu'on consomme pendant l'exécution d'autres activités» et ne serait pas «nécessairement caractérisée par un investissement émotionnel profond», confie le docteur North dans le communiqué de l'Université de Leicester.

 

http://www.branchez-vous.com/actu/06-01/10-133707.html

 

Com : c'est le même principe que le numérique. C'est bien , c'est génial mais il y en a trop

 

 

Thème par thème, les positions
de Ségolène Royal

 

Les nouvelles technologies

Notons que Ségolène Royal avait signé l'appel du Nouvel Observateur pour protester contre la répression qui touche les adeptes de peer to peer (P2P) et intitulé "Nous sommes tous des pirates".

 

http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060111.OBS1649.html

 

Com : Bien dit

 

 

Echanges P2P et musique en ligne : deux études à lire

Pour commencer, je souhaite à tous les lecteurs de ce blog une merveilleuse nouvelle année 2006! Remplie d'émotions, de découvertes et de bon son entre les oreilles!

Les mutations du marché de la musique en ligne continuent d'être décryptées au fur et à mesure grâce à de nombreuses études. Je conseille d'en lire deux en particulier, qui semblent intéressantes dans leur approche car elles segmentent les marchés/populations étudiés.

Pour rappel, le marketing est une discipline qui cherche à satisfaire le ou les désirs et besoins du consommateur ou de groupes de consommateurs (segments marketing), et à assurer la commercialisation des biens et services proposés dans les meilleures conditions de profit.

1- La première étude, de David Blackburn, sur les effets de la copie de fichiers : "On-line Piracy and Recorded Music Sales". Aux USA, la disponibilité des chansons sur les réseaux P2P a eu deux effets concomitants sur les ventes. Tout d'abord, il existe un effet direct de substitution des ventes car certains consommateurs sont plus enclins à télécharger qu'à acheter de le musique. En second lieu, il y a un effet de pénétration qui augmente les ventes, car la diffusion des morceaux d'un artiste l'aide à augmenter sa notoriété. Le premier effet est le plus fort pour les artistes déjà connus, alors que le second est le plus fort pour les artistes inconnus. On peut dire que le P2P réduit les ventes d'un artiste connu au profit d'artistes  moins connus. [ndrl : Existe-t-il un effet semblable sur le marché français ?]

David Blackburn nous apprend aussi page 7, que le P2P influence les ventes de deux façons:
- La première est l'effet d'exposition expliqué par Liebowitz (1982). L'effet d'exposition se rapporte à la capacité des consommateurs de prélever un échantillon avant d'acheter un bien. Le P2P peut permettre aux clients potentiels de lever leur incertitude quant au risque d'acheter un album entier en «échantillonnant» des chansons de l'artiste.
- La deuxième raison se concentre sur des effets de réseau : quand une certaine partie de la population consomme ou écoute la musique, cela augmente le désir d'achat pour d'autres consommateurs. Autrement dit, si certains consommateurs écoutent la musique d'un artiste, d'autres consommateurs aiment cet artiste seulement pour cette raison.

Blackburn (2003) démontre aussi que les sociétés avec des produits plus «mûrs» préfèrent moins de copie et que les sociétés avec de nouveaux produits préfèrent plus de copie...

2- La deuxième étude, de l'UFC Que Choisir, segmente les usages et les comportements des internautes concernant leurs motivations pour copier de la musique.
Voici les raisons pour lesquelles un français copie:

Voici les raisons pour lesquelles, un français ne copie pas:

L'étude nous apprend : «du point de vue du profil des copieurs, il apparaît que l'échange de copie est une pratique très répandue qui concerne pratiquement toutes les catégories sociales. Les copieurs ne peuvent pas uniquement être assimilés à des jeunes irresponsables ou à des resquilleurs. [...] Sur les facteurs explicatifs du copiage (probabilité d'être copieur et intensité du copiage), les variables significatives sont : un effet d'imitation et de contagion sociale (amis, familles, relations de travail...), l'accès à une diversité culturelle plus importante, le prix perçu des originaux, les compétences informatiques et dans une moindre mesure, le niveau d'études.»

Alors, est-ce que, effet d'exposition, effet de réseau et segmentation seront les maîtres mots de 2006 pour les offres de musique en ligne?

 

http://216.239.39.104/translate_c?hl=fr&u=http://mymusic.typepad.com/&prev=/search%3Fq%3Dweblogs%2Bp2p%26start%3D10%26hl%3Dfr%26lr%3D%26sa%3DN

 

 

 

Google se met au paiement en ligne


Le moteur de recherche a lancé une solution de paiement maison associée à son tout nouveau service de vente de vidéos.

 Google Wallet »,  »Google purchase » ... Attendue depuis un moment, d'autant que la société elle-même avait confirmé en juin travailler dessus, la solution de paiement en ligne grand public qu'elle était censée proposer vient finalement d'être lancée, sous le nom de Google Payment. Une nouvelle entité a été créée pour l'occasion, Google Payment Corp. Le nouvel outil est en fait associé au service de vente de vidéo en ligne, le Video Store, tout juste lancé. De la même manière, le service AdWords de liens commerciaux dispose de son propre outil de paiement.

Google continue à limiter les partenariats techniques. Pour sa boutique vidéo, il a développé son propre système de gestion des droits numériques (DRM), et son lecteur vidéo, issu d'un logiciel open source. L'outil de paiement est donc « made in Google ». Mais contrairement au service de vidéo, Google Payment n'a fait l'objet d'aucune annonce. Le moteur a simplement procédé à un changement dans les conditions d'utilisation de ses services payants.

L'utilisation de l'outil ne vaut que pour les Etats-Unis, et nécessite de la part de l'utilisateur l'ouverture d'un compte Gmail. « Il marche sur PC et uniquement sous Windows XP, il y a encore pas mal de limite , ajoute Olivier Andrieu, responsable du site Abondance.com, dédié à l'actualité des moteurs de recherche. Sinon, après, c'est une interface de paiement tout à fait classique. »

La question qui se pose maintenant est évidemment celle de l'arrivée de l'outil en Europe. Chez Google France, on indique juste que l'idée est « à l'étude ». Par contre, le moteur ne dit rien d'une éventuelle dissociation de Google Payment du Video Store pour proposer, comme tout le monde l'imaginait jusque-là, une solution de type Paypal à intégrer aux services payants d'autres sites.

http://www.01net.com/editorial/300929/achat/google-se-met-au-paiement-en-ligne/

 

Com : Google le Futur maître du monde ?

 

Apple a vendu 14 millions d'iPod lors du dernier trimestre 2005

Lors du discours d'ouverture du salon Macworld de San Francisco (9 - 13 janvier), Steve Jobs, le patron d'Apple, a fait le bilan des ventes records de son iPod.

Durant le quatrième trimestre 2005, Apple a ainsi vendu 14 millions de baladeurs numériques. Sur toute l'année, le constructeur a commercialisé un total de 32 millions d'iPod, et depuis son lancement en 2001: 42 millions. Un volume trois fois supérieur à celui du dernier trimestre 2004, où les ventes de l'iPod atteignaient 4,5 millions d'unités. 

Steve Jobs a également dévoilé de nouveaux Mac intégrant des puces Intel, et présenté une télécommande pour l'iPod nano. Un accessoire qui se connecte au baladeur lui ajoutant principalement la fonction de tuner radio.

Par ailleurs, d'octobre à décembre 2005, Apple a écoulé 1,25 million d'ordinateurs. Le chiffre d'affaires trimestriel atteint 5,7 milliards de dollars en augmentation de 63% par rapport à l'année précédente sur la même période.

http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39302181,00.htm

 

Apple lance iWeb, un outil de création de blogues

 

Lors du MacWorld Expo, Apple a dévoilé iWeb, un nouveau logiciel de sa suite iLife 06, dédié à la création de blogues multimédias.

Avec sa palette de sélection de modèles Apple, iWeb ferait de la conception Internet une simple affaire de glisser-déposer.

   L'utilisateur choisirait son modèle, sélectionnerait un type de page (blogue, album photo, podcast) et ouvrirait le navigateur multimédia intégré pour déposer n'importe quel contenu iLife.

   En offrant l'export de nombreux fichiers multimedia et l'hébergement gratuit, Apple devrait rapidement séduire les utilisateurs de Mac exploitant d'autres plateformes de blogue

http://benefice-net.branchez-vous.com/nouvelles/06-01/10-133703.html

 

France Télécom abaisse ses prévisions de CA et de marge

France Télécom a revu en baisse ses prévisions de chiffre d'affaires et de marge pour 2006 en invoquant un environnement réglementaire plus difficile et des pressions concurrentielles accrues qui amènent l'opérateur historique à accélérer sa mue et le rythme de ses investissements.

L'opérateur a indiqué tabler sur une croissance de 2% de son chiffre d'affaires proforma pour l'exercice qui vient de débuter - alors que jusqu'à présent il annonçait une croissance moyenne proforma de 3 à 5% sur 2006-2008 - ce qui s'accompagnera d'un recul d'un à deux points de son taux de marge brute opérationnelle par rapport à 2005.

L'an dernier, le titre France Télécom a accusé la plus mauvaise performance du CAC 40 avec un recul de 13,5%, alors que le groupe est confronté sur le fixe à un développement de la téléphonie sur internet (IP) et à un ralentissement de la croissance du marché des mobiles, qui arrive à maturité dans les grands pays occidentaux.

En France, alors que la part de marché du trafic sur IP était encore quasiment nulle en 2004 pour les particuliers, elle était déjà de l'ordre de 15% en 2005 et pourrait avoisiner les 40% cette année, selon l'opérateur. Par ailleurs, sous la pression des organes de régulation et des pouvoirs publics, les opérateurs ont dû se résoudre à réduire leurs confortables marges sur les SMS.

Le groupe explique dans son communiqué que "les tendances observées au 2e semestre 2005, plus défavorables que celles prévues lors du lancement du plan Next en juin 2005, devraient se poursuivre en 2006".

Il précise que tout en préservant les investissements, "la priorité sera donnée à la génération d'un cash flow organique de sept milliards d'euros".

http://fr.news.yahoo.com/11012006/290/france-telecom-abaisse-ses-previsions-de-ca-et-de-marge.html

 

Publié par Reuther à 22:45:48 dans Actu P2P | Commentaires (0) |

News p2p en vrac | 11 janvier 2006

SACEM et licence globale : Petitgirard/Lemesle, pourquoi tant de haine ?

 

La SACEM se montre farouchement opposée à la licence globale optionnelle, qui pourtant rapporterait une importante somme directement en droits d'auteurs musicaux et en droits voisins. Pourquoi cette étrange opposition à des recettes supplémentaires? Retour sur la tribune de MM.Petitgirard et Lemesle dans Lemonde.fr: «A chaque créateur le fruit de son œuvre».

Un débat aussi acerbe qu'utile oppose les partisans et les détracteurs de la licence globale optionnelle pour copie privée (légaliser le P2P pour les personnes acceptant de payer une redevance de 4 à7 euros), que les députés souhaitent établir pour légaliser et rentabiliser les échanges non marchands d'œuvres par P2P.
Le dernier avatar de cette querelle est une tribune: "A chaque créateur le fruit de son œuvre" , par Claude Lemesle (président du CA de

la SACEM) et le compositeur Laurent Petitgirard, sur Le Monde.fr.

On peut comprendre les positions d'UFC (favorables) et celle des quatre majors du disque (contre). Mais j'avoue avoir du mal à comprendre celle de

la SACEM, celle des auteurs compositeurs de musique.

La SACEM se montre farouchement opposée à la licence globale optionnelle, qui pourtant rapporterait une importante somme directement en droits d'auteurs musicaux et en droits voisins: au moins 100-200 millions d'euros dans toute estimation "à la louche". (nb: mes hypothèses: 8 millions de foyers en haut débit, hypothèse de 75% d'abonnés souscrivant une licence, et 2€ par mois de licence consacrée à la musique. Cela vous donne environ 150 Millions aujourd'hui, 200 millions en 2006 si le haut débit poursuit sa croissance en France).

Pour illustrer mon propos, voici quelques chiffres montrant la répartition des 726 millions d'euros de droits d'auteur perçus par

la SACEM en 2004, piochés sur son rapport annuel sur son site.

 

millions d'€

%

Etranger

65,385

9

Spectacle vivant

61,7525

8,5

Diffusion publique de musique enregistrée

148,9325

20,5

Copie privée

50,855

7

Radio

54,4875

7,5

Télévision

192,5225

26,5

Cinéma

14,53

2

Disques, DVD, internet

141,6675

19,5

 

726,5

100,5

On note que seuls 20% des droits d'auteur collectés proviennent du disque et du cinéma: si l'on supposait que, sitôt votée la licence globale, les internautes décident de mettre du jour au lendemain fin à tous leurs achats de disques, elle ne perdrait "que" 150 millions d'euros dans l'affaire. La licence globale compenserait une grande partie de ces pertes. Et nous parlons là d'un scénario hautement hypothétique et malthusien! N'oublions pas qu'aujourd'hui, le P2P est largement répandu et pratiqué, et il se vend encore des disques. Par ailleurs, une fois la licence légale établie, il y aura encore (voire plus que jamais) de la place tant pour les plateformes de téléchargements payants "à l'unité" ou par forfaits, que pour le disque (jusqu'à obsolescence de ce support, dont le déclin est tout à fait normal).

Voici donc un fait dérangeant: 80% des droits perçus par

la Sacem proviennent de ressources a priori complètement "à l'abri" de l'influence supposée du P2P sur les ventes de disques. Et les 20% restant ne disparaîtront pas d'un claquement de doigt. En revanche, la licence globale procurerait aux auteurs, compositeurs et éditeurs (pour ceux qui ne le savent pas, les éditeurs sont ces intermédiaires plus ou moins utiles qui s'approprient 50% des droits d'auteurs sur les chansons qu'ils s'engagent à promouvoir avec plus ou moins d'efficacité) un revenu supplémentaire de l'ordre de ce que génèrent les disques.

La licence légale, c'est donc de l'argent en plus pour

la SACEM.La Sacem devrait donc hurler de joie. Pourquoi fait-elle la tête?

J'ai eu la chance de m'entretenir de cette question avec un sociétaire lettré de cette honorable (mais souvent sénescente société), et nous sommes arrivés aux hypothèses suivantes, qui sont combinables entre elles.

1.L'ignorance technologique.

On connaît l'importance d'une culture technique suffisante pour appréhender les opportunités d'Internet. Tant M.Petitgirard que M.Lemesle sont peut-être des incultes technologiques. Je ne vois que cette explication à cet extrait de la tribune tenue par MM.Lemesle et Petitgirard, qui essaient de démontrer que la licence globale serait très difficile à répartir équitablement:

"Aucune analyse crédible et aucun sondage ne pourront permettre de calculer une juste rémunération pour les créateurs. Et les seuls sondages sur lesquels on pourra s'appuyer reposent sur la radio, la télévision et les ventes de disques"

Il semble que ces personnes n'aient même pas pensé qu'il était possible de faire des sondages... sur Internet, et portant sur le comportement des publics... internautes! Pourquoi s'appuyer sur la radio pour mesurer ce qui se passe sur Internet? Quelque chose m'échappe...

Qu'on utilise les technologies de Big Champagne, ou des sondages volontaires. Inutile de fliquer ce qui est permis... Il suffit de sonder les internautes pour qu'ils nous disent ce qu'ils écoutent et regardent... Cela coûte une fraction du coût des sondages d'audience

radio, qui ne peuvent être effectués que par téléphone.On peut aussi utiliser des solutions plus raffinées, comme la très intelligente solution exposée (sans grande rigueur orthographique, mais avec une grande rigueur technique) par M.Nicolas Charbonnier sur le site licenceglobale.com: il suggère un plugin volontairement installé sur un ordinateur, qui ferait le travail de collecte de l'info et le transmettrait.

Je voudrais le rappeler... La répartition est tout sauf un problème: les sondages et carottages permis par Internet peuvent porter sur des échantillons si grands, à un coût si modique (et avec la bonne volonté des internautes en plus, car qui n'a pas envie de faire connaître ses goûts?) que même un artiste téléchargé ou mis à disposition, ou écouté par quelques centaines d'internautes, pourrait toucher les droits d'auteurs qui lui reviennent.

"Il en résultera inévitablement que les artistes les plus médiatisés seront avantagés", disent nos duettistes. Là, on comprend un peu mieux ce qui fait dérailler nos interlocuteurs: en effet, aujourd'hui, le nombre de disques vendus est la principale clé de répartition de la redevance pour copie privée (celle sur les CD et DVD vierges et lecteurs MP3, etc.), ce qui provoque une scandaleuse sur-représentation de la répartition des produits des 50 millions de copies privées consacrés aux droits d'auteur. On dirait que MM.Lemesle et Petitgirard tiennent pour acquis une bonne fois pour toutes que la vente de disques serait le critère retenu pour répartir la redevance Internet!

Ceci dénote soit un esprit obtus, soit une méconnaissance de tout ce que permet Internet. Peut-être les deux.

L'âge moyen des sociétaires assistant aux assemblées générales de

la Sacem est, aux dires du bloggeur de Deepsound , plutôt de 60 ans (Guy Béart et Yvette Horner y assisteraient avec assiduité): cela donne un contexte, mais pas une explication. Je connais un musicien de plus de 65 ans qui compose sur ordinateur

2. La paresse


Et si

la Sacem redoutait que la licence globale la force à travailler plus et mieux pour les petits auteurs et compositeurs?

Les frais généraux de

la Sacem sont énormes. Ce n'est un secret pour personne. Jean-Pierre Guillard, président de

la Commission de contrôle des sociétés de perception et de répartition de droits (SPRD), déclarait l'année dernière: " On est donc plus proche de 25 % à 35 % [de frais de gestion]. Toutes sociétés confondues, on atteint une moyenne de 23 %. C'est énorme. Les gros ayants droit ont intérêt à ce que le système perdure, les petits ne sont pas assez informés pour râler. En fait, le système ne couvre pas de gros scandales, mais un fonctionnement trop cher." (retrouvez cet article ici: http://listes.rezo.net/...)

La SACEM compte 109 000 sociétaires. Selon son rapport annuel 2004, 61 088 (56%) ne touchent aucun droit d'auteur: ce sont eux, les "petits".

La SACEM, en revanche, accepte généreusement leurs frais d'inscription (plus de 100 euros, je crois).

Avec la licence globale, les petits, comme les compositeurs des "Flying Musette Chickens" se verraient attribuer les trois francs six sous qui leur reviendraient pour leur audience cantonale. Alors qu'aujourd'hui, ils ne touchent rien du tout. La licence globale aurait pour effet de donner accès aux droits d'auteurs à des personnes n'ayant ni ventes de disques (ou très peu), ni passages radio (ou très peu). D'un seul coup,

la Sacem devrait gérer un nombre très important de comptes supplémentaires, sans pouvoir vraiment augmenter ses effectifs et ses frais: cela attirerait l'attention des politiques (rappelons que M.Dionis Du Séjour adorerait faire voter un amendement à DADVSI qui mettrait

la Sacem à la merci d'un contrôle de

la Cour des comptes). Remarquez, resterait la solution de baisser les salaires. Or, Jean-Pierre Guillard disait aussi, au sujet des SPRD: " Nous avons constaté que le salaire moyen des employés et cadres de ces sociétés était bien supérieur au salaire moyen des cadres français. Il n'est pas normal que certains dirigeants de ces sociétés soient plus payés que le patron d'EDF."

En clair: la licence globale serait une excellente nouvelle pour les moyens et petits auteurs, compositeurs et éditeurs. Mais

la SACEM n'a aucune envie de s'occuper d'eux. Ce n'est pas rentable, et ce n'est pas le moment. Qu'importe que cela puisse donner un fabuleux second souffle au droit d'auteur.

Plutôt que de distribuer des droits à ses "petits" sociétaires,

la SACEM préfère donc se borner les plaindre... quitte à les instrumentaliser. MM.Lemesle et Petitgirard pleurnichent ainsi: "Le droit d'auteur constitue presque toujours l'unique revenu des auteurs et des compositeurs [...] qui ne bénéficient, à la différence des artistes interprètes, d'aucune indemnité au titre du chômage [...] La grande notoriété de certaines têtes d'affiche ne doit pas faire oublier l'extrême précarité dans laquelle vit la majorité des auteurs ". Selon le sociétaire que j'ai interrogé, ce discours est manipulatoire, voire mensonger: le droit d'auteur n'est la plupart du temps qu'un revenu annexe des auteurs et compositeurs. Très peu d'entre eux vivent uniquement de leurs droits: la plupart ont des emplois sans rapport avec la musique, ou sont aussi interprètes, ou autres...
Macroéconomiquement, la composition et l'écriture de paroles n'est pas financée par les droits d'auteurs. Si les 578 M€ distribués par

la SACEM en 2004 avaient été répartis uniformément sur les 109 000 sociétaires, cela rapporterait 5300 euros à chacun, soit quatre mois de SMIC. La règle pour les droits d'auteur, c'est qu'ils sont un revenu d'appoint. En vivre est une exception réservée aux gros éditeurs et aux vrais génies (il y en a, mais peu), aux héritiers de vrais génies (il y en a davantage).

La SACEM ne sait, en fait, pas grand-chose du niveau de vie de ses sociétaires. Sans doute suppose-t-elle que l'intégralité de ses 61 088 membres auxquels elle ne distribue rien sont au RMI et dorment sous les ponts. Pour ma part, je connais deux chefs d'entreprises et un stagiaire en journalisme qui en sont membres. Ils n'ont jamais rien touché, mais ils vont bien, merci. Ils soutiennent la licence globale.

MM.Lemesle et Petitgirard poursuivent: " Il n'est d'ailleurs pas difficile d'imaginer quelle pourrait être la réaction des auteurs, compositeurs et interprètes étrangers qui, eux aussi, seraient spoliés."
Voilà une autre indication de la flemmingite aiguë de

la SACEM, qui n'envisagerait pas une seconde de redistribuer aux ayant droit étrangers ce qui leur serait dû au titre de la licence globale. Pourtant, selon son rapport 2004, 50 000 auteurs et compositeurs étrangers perçoivent des droits qu'elle collecte. Mais il est vrai que là aussi, il faudrait gérer davantage de comptes.

Ce serait donc aussi par paresse de se réformer, d'améliorer sa productivité pour servir les petits auteurs, que

la SACEM redouterait la licence globale? L'hypothèse, j'en conviens, est bien fragile. Mais c'est une des seules qui me viennent à l'esprit.

3. La collusion économico-philosophique avec les majors


C'est un peu une extension de l'explication précédente...

Aujourd'hui, travailler avec les majors est simple: en payant au prix fort la publicité pour leur soupe sonore staracisante et popstéarique, les majors rendent impossible aux indépendants de les concurrencer. Ils garantissent un certain niveau de diffusion télé et radio (qui rapportent beaucoup à

la SACEM), et maintiennent le nombre de comptes à gérer à un niveau bas. De plus, à

la SACEM, plus vous percevez de droits, plus votre vote compte dans les AG, et plus vous votez pour que rien ne change, que vous continuiez à faire partie du club des riches.

La SACEM a un intérêt objectif à s'allier aux majors, au moins à court terme, et elle a choisi.

Son attitude désastreuse face aux webradios en est une première preuve. L'obligation de verser au minimum 75 euros par mois pour pouvoir émettre, même si les ressources publicitaires sont inférieures, est le frein principal au développement de ce qui pourrait pourtant être un canal majeur de promotion de la musique, contournant l'irrécupérable radio hertzienne.

Dans la tribune dont nous parlons, MM.Lemesle et Petitgirard trahissent ici leur reddition aux majors:

"Enfin, a-t-on seulement vérifié si la licence globale n'était pas une violation des conventions signées par

la France dans le cadre de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) ou à l'Organisation mondiale du commerce (OMC)?"

En tout cas, l'Alliance public artiste y a pensé, et il est certain que MM.Lemesle et Girard font semblant de l'ignorer. L'Alliance a fait faire une étude , et par un expert de l'OMPI et du CSPLA, excusez du peu, M.André Lucas. La réponse est donc oui: c'est compatible OMPI. Ceci dit, ce n'est pas l'avis d'un juriste internationalement reconnu qui empêcherait les majors d'intenter un procès à

la France auprès de

la Cour de Luxembourg. N'oublions pas que c'est la menace d'un tel procès qui a fait battre retraite à

la Commission européenne elle-même, quand elle a tenté de s'opposer à la fusion entre Sony et BMG. Mais là encore, la menace d'un tel procès est, à mon sens, une raison supplémentaire d'établir la licence globale: il est temps selon moi de briser l'oligopole, et

la France pourrait enfin mener une bataille planétairement utile sur l'arène européenne. Elle gagnerait.

La SACEM veut donc croire inéluctable l'ordre économico-juridique que les majors imposent aux députés du monde entier depuis 1994.

La dernière remarque, sur l'OMC, est encore plus symptomatique de cette capitulation: l'accord sur la diversité culturelle signé à l'UNESCO exclut du cadre de l'OMC les biens et services culturels. Musique comprise. Là encore,

la SACEM fait mine de l'ignorer.

Dernier signe de collusion,cette remarque: "Là où un internaute consacrait 6 euros à l'achat de six chansons sur des sites légaux, somme sur laquelle chaque auteur, interprète et producteur recevait sa part exacte, il va pouvoir, pour le même montant, en télécharger des milliers, quitte même à ne pas les écouter toutes." Le prix d'un euro par chanson, totalement surévalué, puisqu'il ne tient pas compte de l'absence totale de frais de transport et de reproduction ni de la perte de qualité sonore, est tenu pour acquis, acté, décidé.

C'est aussi la même surdité que les majors: la licence globale permet précisément que chaque auteur, chaque interprète, chaque producteur reçoive sa part exacte. En effet, en rendant licite l'échange P2P, on rend possible sa mesure et sa rétribution, car aucun internaute ne redoute plus de révéler exhaustivement ce qu'il télécharge, écoute ou partage, puisqu'il ne sera pas facturé "à la pièce". C'est une logique qui demande de réfléchir à "l'après disque"... Ce dont les majors, qui ont bâti leurs empires successifs sur les supports solides, qui sont aujourd'hui incapables.

La SACEM préfère que les ventes à la pièce sur internet continuent leur développement microscopique (au regard du P2P), pourvu que ses microscopiques revenus soient répartis au centime près... Alors que la licence globale lui apporterait immédiatement 200 millions d'euros qu'elle pourrait répartir avec tout autant de précision. Incompréhensible! C'est oublier que tant que la diffusion officielle de musique via internet ne progresse pas trop, le disque peut rester support de référence.

La SACEM a peur d'un monde sans CD.

Mais peut-être, au-delà de ceci, y a-t-il dans cette collusion un mal bien français. Celui du syndrome des "gens de bonne compagnie". Monsieur Lemesle et Monsieur Petitgirard se trouvent davantage d'affinités avec un Pascal Nègre ou un Seydoux qu'avec les Brassens ou Brel à venir. Ils côtoient les mêmes milieux, ont été ou seront liés par des liens contractuels, ou leurs amis le sont.

Et peut-être veulent-ilsêtre rassurés par l'idée que, eux au moins, ils sont des "professionnels". Pas des saltimbanques, pas des amateurs dilettantes. La passion, l'aventure, l'innovation, c'est bon pour les jeunes!

Ignorance, paresse ou collusion: ce sont trois bien maigres explications à l'incompréhensible position de

la Sacem!
J'espère que d'autres nous parviendront au cours des débats, avec force chiffres, qui font jusqu'à présent cruellement défaut.

Article rédigé par Bruno Moldave

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=5933

Com : d'accord pas d'accord en tout cas cette article déménage !!! avant de porter un jugement Sur

la Sacem , aller faire un tour ici :

VEUT-ON TUER

LA CREATION FRANCAISE ? (à propos des amendements à l'article 1 du projet de loi DADVSI)

http://www.sacem.fr/portailSacem/jsp/ep/home.do

 

Contre la licence globale !

On parle beaucoup, ces jours-ci, des droits des artistes, auteurs, compositeurs, interprètes, musiciens, producteurs et éditeurs, dans l'univers numérique, et la licence globale fait polémique.

De quoi parle-t-on?

  • Une loi de 1957, qui protège les droits des auteurs et des compositeurs
  • Une loi de 1985: (Loi Lang), complément qui vient créer les droits voisins (ceux des artistes interprètes et des producteurs)

L'évolution technologique rend nécessaire une adaptation de ces lois au contexte du numérique. Cette adaptation a été réalisée en 2001 par le biais d'une directive européenne qui, pour diverses raisons politiques, n'a pas encore été transposée dans le droit français, alors qu'elle l'a été dans 23 pays sur les 25 de l'Union européenne.

Du fait de ce retard,

la France a été condamnée par les instances européennes, ce qui a conduit le gouvernement à décider l'urgence de la procédure parlementaire.

Que dit la directive?

Elle autorise à protéger les œuvres dans l'univers numérique, par l'utilisation de mesures techniques adéquates.

Ces “mesures techniques” sont des outils communément dénommés “DRM”. Elles permettent de protéger les œuvres contre des usages non autorisés.

Ces outils peuvent être installés sur des supports physiques (DVD, CD...) pour empêcher le piratage, ou sur des fichiers numériques pour permettre le commerce électronique et la répartition des droits.

Néanmoins, ces systèmes doivent permettre (comme le précise déjà la loi française) la copie à titre privé, pour un usage personnel.

Le craquage de ces outils donne lieu à une sanction pénale.

Transposition de la directive dans le droit français.

La loi de transposition, telle que discutée avec les différents partenaires et présentée à l'Assemblée, respecte les termes et l'esprit de la directive. Le problème posé aujourd'hui vient d'amendements proposés par quelques députés, dont les plus graves concernent la “licence globale”.

Qu'est-ce que la licence globale?

L'internaute, moyennant un supplément (modique, estimé par ceux qui le proposent entre 2 et 6,90 euros) à son abonnement, obtient le droit de télécharger (download) et de diffuser librement sur Internet (upload), de façon illimitée, tout type d'œuvres, notamment les œuvres musicales, cinématographiques, littéraires, graphiques, les jeux, etc.

Ce système est optionnel pour l'internaute, qui choisit ou non l'option "licence globale", et donc son paiement. Son fournisseur d'accès est chargé de percevoir cette redevance et de la reverser à une société de gestion collective, qui la reverse aux sociétés de gestion collective existantes, avant qu'elle ne soit enfin reversée aux ayants droit de la musique, du cinéma, des arts graphiques et littéraires, etc. Je vous rappelle qu'il y a plus de 22 sociétés de gestion desdits droits en France, et qu'un artiste met en moyenne 18 mois pour toucher son dû auprès de

la SACEM!

Les artistes se voient ainsi expropriés de leurs droits sur leurs œuvres contre une rémunération forfaitaire dérisoire, et ceci au profit de la liberté de consommation des internautes.

Pourquoi la licence globale menace-t-elle la création?

I - Une rémunération indécente des créateurs et des producteurs: un système non viable économiquement.

La rémunération générée par la licence globale ne permettra pas de continuer à produire, car elle est sans commune mesure avec l'investissement nécessaire. Un tel système tuera dans l'oeuf la prise de risque et la création.

La licence globale reprend le modèle de la licence légale, qui a été conçue spécifiquement pour la radio, dans un cadre extrêmement régulé, limité, et en partie promotionnel. La licence légale ne génère que des revenus résiduels.

Un tel modèle ne peut pas être appliqué à la consommation des œuvres sur Internet, qui se substitue à la consommation des supports physiques.

Pourquoi les industries culturelles seraient-elles soumises à une rémunération par un système de paiement forfaitaire, alors que toute autre industrie est libre de fixer le prix de ses produits, et de récolter les recettes de son travail?

L'Internet constitue le réseau d'avenir pour la diffusion et la distribution des œuvres. C'est justement pourquoi il faut lui donner un cadre légal qui permette l'expansion et la création de modèles innovants (vente en ligne, P2P monétisé...), qui, eux, maintiennent une rémunération juste et directe des artistes.

II - Le système de licence globale touche à l'intégrité de l'œuvre.

Créateurs et producteurs perdent le pouvoir de décision quant à la mise à disposition ou non d'une œuvre.

La licence globale nie le droit moral des créateurs, ces derniers ne pouvant plus contrôler ni la qualité, ni le format, ni la circulation de leurs œuvres.

III - Un mécanisme irréaliste.

  • Il serait impossible de répartir ce prélèvement forfaitaire entre les ayants droit, compte tenu des milliards de fichiers (musiques, films, logiciels, jeux vidéos, livres, photos...) qui seraient échangés sans limite sur les réseaux du monde entier. Comment va-t-on distinguer les fichiers échangés?

    La Chine a pourtant démontré qu'il n'était pas possible de filtrer Internet de manière viable.

  • La licence globale est optionnelle: comment vérifier qu'un internaute ayant choisi de ne pas régler son abonnement "licence globale" ne téléchargera pas? Pourquoi payer une option, alors que techniquement rien n'empêche de se servir en toute liberté, et gratuitement?
  • Un mécanisme de licence globale serait anticonstitutionnel, contraire à la directive européenne et aux traités internationaux signés par

    la France en matière de protection des oeuvres littéraires et artistiques.

CONCLUSION

Ces amendements, qui assimilent le téléchargement d'une œuvre, depuis Internet à de la copie privée, autorisent “l'industrialisation” de la copie privée et la mondialisation du pillage légal.

Mais c'est surtout l'arbre qui cache la forêt des lobbies qui se battent afin de se garantir une part toujours croissante, sur le dos de la création.

Les contrats d'auteurs sont totalement inadaptés à la mondialisation découlant d'Internet, et obsolètes en termes de droits d'utilisation des oeuvres.

Le système de la licence globale à

la Yahoo! Music ou Napster est l'avenir, dans la mesure où il est possible d'identifier ce qui est effectivement téléchargé, afin d'effectuer une juste rétribution, au téléchargement près, aux véritables ayants droit. Ce qui implique de facto l'utilisation de DRM garant de la juste rétribution de l'auteur, en fonction de l'utilisation faite de son oeuvre.

Il est logique et cela va dans le sens de l'évolution liée au nouvelles technologies, que tout comme je m'acquitte chaque mois d'un abonnement forfaitaire et mensuel pour mon téléphone fixe, pour Internet, le satellite, le câble, mon téléphone portable, mon vidéo club, je me retrouve avec un abonnement forfaitaire et mensuel me donnant accès à plus ou moins de contenu, en fonction des offres.

L'industrie du disque et celle du film (ce dernier emboîtant le pas aux erreurs du premier) vont devoir se comporter comme le Phénix: mourir, pour mieux renaître de leurs cendres!

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=5827

Contre la licence globale « Explication de mr Astor »

Sur son blog My Music consacré aux stratégies de marketing dans la distribution de musique en ligne, Sylvie Krstulovic attire notre attention sur deux études consacrées au peer-to-peer (P2P), qu'elle juge intéressantes dans leur approche, parce qu'elles segmentent les marchés et les populations étudiés. Pour ma part, et avec tout le respect que j'ai pour Sylvie, que j'ai déjà eu l'occasion de rencontrer, je me pose de sérieuses questions sur leur pertinence aujourd'hui.

J'ai déjà digéré quantité d'études sur le sujet au cours des cinq dernières années et je m'interroge, en particulier, sur la pertinence de celle d'UFC-Que Choisir. Il suffisait en effet d'un peu d'intuition bon marché pour deviner que la gratuité est une des principales motivations de l'usage du P2P (70 % des personnes interrogées), quant à la cherté des originaux (argument avancé par 87 % d'entre elles), je crois que c'est avant tout une incitation à se tourner vers d'autres biens culturels comme les DVD ou les jeux vidéo - qui offrent un meilleur rapport entre prix et valeur ajoutée - et que face au caractère peu concurrentiel du CD, c'est surtout l'occasion (de la gratuité) qui fait le larron P2Piste.

Par ailleurs, il suffit de se pencher sur les statistiques de Big Champagne pour douter de la bonne foi de la plupart des P2Pistes qui disent (à 79 %) être motivés par la possibilité de découvrir de nouveaux artistes. Elles révèlent en effet, et ce depuis toujours, que la majorité d'entre eux télécharge surtout des oeuvres du Top 50.

Enfin, les plateformes de téléchargement payantes offrent elles aussi la possibilité de télécharger des titres à l'unité (raison invoquée par 79 % des P2Pistes interrogés) et de réaliser ses propres compilations (motivation de 68 % d'entre eux). Encore une fois, je crois que c'est surtout l'appât de la gratuité qui fait qu'un certain nombre d'entre nous se tournent plutôt vers les réseaux P2P. A quoi s'ajoute la possibilité de se libérer des contraintes de DRM, ce que l'étude ne met d'ailleurs pas en exergue. De deux choses l'une : soit ceux qui l'ont menée n'ont pas proposé cette réponse, soit ceux qui ont répondu n'ont même pas songé à l'évoquer, ce qui signifie qu'ils n'ont probablement jamais été confrontés au problème (ou payé pour télécharger des titres DRMisés).

Suite

 

http://blogs.zdnet.fr/index.php/2006/01/10/licence-globale/

 

Téléchargement de musique : bref bilan de l'année 2005

Finalement, après avoir passé en revue quelques chiffres et dialogué avec un certain nombre d'acteurs de l'industrie en France, pour un article à paraître dans le magazine professionnel Musique Info Hebdo du 19 janvier prochain, je me rends compte que le bilan de l'année 2005 en matière de développement du marché de la musique en ligne est plus positif que ce que je pensais. Sans dévoiler prématurément la teneur de cet article, voici un bref aperçu des tendances fortes de ce marché.

Je relevais dans une note précédente que la croissance du marché du téléchargement de musique avait marqué le pas aux Etats-Unis au cours des deuxième et troisième trimestres 2005. Ce fut le cas, puisque selon l'organisme américain Nielsen Soundscan, la progression séquentielle des ventes en ligne hebdomadaires, qui fut de 47,3 % au premier trimestre 2005, n'était plus que de 10,1 % au deuxième trimestre et de 7,5 % au troisième trimestre.

Mais le dernier trimestre de l'année a manifestement été l'occasion d'un rebond significatif, puisque le nombre de titres téléchargés chaque semaine sur les plateformes légales est passé de 5,7 millions en moyenne au premier semestre 2005, à 7,8 millions au deuxième semestre. Globalement, la progression des ventes a été de 150 % sur l'ensemble de l'année, contre 154 %