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Droits D'auteurs - P2P - Podcasting - Mobiles et autres Technologies

neuf Cegetel teste un disque dur virtuel de 9 gigaoctets | 08 décembre 2005

Source : Yahoo

Passée la guerre des prix dans l"ADSL, les fournisseurs d"accès à Internet se penchent aujourd"hui sur les services liés au haut-débit. Même si la télévision est la vedette du moment, d"autres offres sont testées, notamment autour du partage de contenus.

Alors que Free vient d"inaugurer une version bêta de son service d"échange de fichiers, neuf Cegetel, lui, va tester auprès d"une centaine d"abonnés un service baptisé « 9 Giga », prévu pour le mois de janvier.

Conçu en partenariat avec la jeune pousse Agematis, il s"agit d"un espace de stockage en ligne d"une capacité de 9 gigaoctets, qui permet d"accéder à ses propres fichiers n"importe où depuis le Web. Un autre FAI, AOL, a déjà lancé en France un service similaire, baptisé AOL Stockage, associé à un espace de 1 gigaoctet. Selon Patrick Asdaghi, directeur marketing de la division grand public de neuf Cegetel, il s"agit de répondre à « une demande forte de la part de nos clients de disposer d'un bureau virtuel sécurisé, pour stocker et partager avec les amis, la famille ».

Pour l"utilisateur, tout se passera comme si le disque dur virtuel était dans son PC. Le copier-coller des fichiers s"effectue par glisser-lâcher depuis son navigateur Internet, aussi simplement que depuis l"explorateur de Windows. Il aura même un outil de recherche à sa disposition.

Sauvegarde automatique

Une fois les documents stockés en ligne, l"utilisateur pourra donc les partager avec une liste d"amis. Ceux-ci recevront un lien Web, à partir duquel ils pourront visualiser le fichier ou l"enregistrer sur leur propre machine. Ils pourront aussi aller consulter l"album de photos de cet espace privatif.

Cette buddy list sera limitée en nombre. « Le but n"est pas de faire de cet outil un moyen d"échanger massivement des fichiers, un ersatz de peer to peer », indique Patrick Asdaghi, directeur marketing de la division grand public de neuf Cegetel. Conscient que l"industrie du disque ou du cinéma tiquera peut-être devant une telle capacité d"échange et de stockage, le groupe indique que ses conditions de vente seront très claires quant aux responsabilités de l"utilisateur. Et qu"il se réservera le droit de mettre fin à une utilisation jugée anormale (envois massifs et répétitifs de gros fichiers).

neuf Cegetel n"a pas encore fixé le prix de ce futur service. Il pourrait s"établir autour de 4 ou 5 euros par mois, ce qui risque d"être perçu comme relativement cher. Mais ce serait en tout cas moins que le service d"AOL, facturé 4,90 euros mensuels pour un espace neuf fois moindre. Le FAI compte par la suite faire évoluer 9 Giga. « Nous voulons aussi en faire un outil de sauvegarde automatique du disque dur de l"ordinateur », indique Patrick Asdaghi. Le client choisira ainsi les dossiers qui doivent être régulièrement dupliqués sur le Web. neuf Cegetel aimerait, par ailleurs, rendre 9 Giga accessible par d"autres voies : son téléphone GSM/Wi-Fi actuellement en test, mais aussi la télévision via le service neuf TV.

Publié par Reuther à 00:46:08 dans Actu P2P | Commentaires (0) |

Loi DADVSI : pétition et crainte des développeurs | 08 décembre 2005

Source : Clubic

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Au fur et à mesure que les jours passent, la transposition de la loi européenne EUCD (un équivalent du DMCA américain) dans le droit français sous le nom de DADVSI provoque de plus en plus d'interrogations et de craintes. La semaine dernière, c'était les Webradios et les développeurs de logiciels libres et gratuits qui s'insurgaient contre cette loi (voir cette brève), aujourd'hui certains éditeurs/développeurs de logiciels commerciaux s'inquiètent à leur tour. C'est d'ailleurs le cas de VSO, célèbre pour son logiciel de gravure Blindwrite, qui expose la situation et ses craintes sur son site officiel :

« le gouvernement français est sur le point de passer en force un arsenal legislative : DADVSI (Droits d'Auteur et Droits Voisins dans la Société de l'Information n°1206) interdisant tout ce qui peut être considéré comme un outil, une solution ou une information pour coutourner une protection ou aider à la lecture d'un format protégé. Les produits VSO sont directement concernés tout comme les clients P2P, les outils de communications instantannés, les clients emails, les serveurs internet pour les jeux sous licence GNU et les logiciels de lectures vidéos ou audios ( comme VLC par exemple ).

Les français ne pourront plus faire de copie de leur CD achetés, jeux, films ou contenu numérique puisque les outils de leur choix seront interdit.

« en plus de tuer le droit à la copie privé et malgré les redevances déjà appliquées, selon la directive DVDVSI, le simple fait de lire un DVD non autorisé par l'éditeur peut conduire à une peine de 3 ans de prisons et 300000 euros d'amende »

Justice
Il est également question de la remise en cause de la vie privé dans cette loi, les FAIs seront contraints d'installer un filtre pour empêcher les outils P2P et vérifier le contenu de vos emails. Cela serait la loi la plus restrictive dans le long, faisant de millions de consommateurs des pirates.
».



La loi DADVSI remet effectivement en cause le respect du texte sur la copie privée (voir cette brève) et le principe même des logiciels libres, ainsi que la survie de certains logiciels commerciaux dédiés à la création de copie privée. Etant donné que cette loi crée la polémique et que les membres du Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique et le Ministère de la Culture qui ont rédigé cette loi pensent désormais à faire passer le projet dans la nuit du 22 au 23 décembre prochain, dans un hémicycle qui sera certainement déserté par les parlementaires, fêtes de Noël obligent... le site EUCD.info demande aux internautes de se rendre sur signer la pétition pour demander le retrait de l'ordre du jour parlementaire du projet de loi DADVSI.

Publié par Reuther à 00:44:56 dans Actu P2P | Commentaires (0) |

La biométrie sur le P2P séduit Hollywood | 08 décembre 2005

Source : Silicon

Nos confrères du Register ont révélé le projet MuViBOXX de 'set top box' pour créer un réseau sécurisé qui exploite les réseaux et le P2P

MuViBOXX, développé par Veritouch Inc., est une 'set top box' de réseau, un boîtier qui prend place sur la télévision ou dans le salon, qui présente l'originalité de réunir deux technologies : le 'peer-to-peer' (téléchargement et échange de fichiers) à une solution de DRM (digital right management, gestion des droits numériques) biométrique.

Le boîtier se présente sous la forme d'un routeur Linux, avec un disque dur de 500Go, une connexion Ethernet et un accès réseau sans fil 802.11b/g/a, la compatibilité VoIP, un lecteur DVD et une sortie HDTV.

Mais ce qui a séduit Hollywood, c'est sa gestion biométrique du DRM. Car avec ce type de technologie, les affaires tournent au profit de l'industrie du cinéma. D'un côté, elle passe des accords avec Bram Cohen pour limiter la recherche sur BitTorrent, un réseau d'échange, et de l'autre côté, elle se propose d'accepter le P2P, sous contrôle d'un DRM biométrique.

Au moment où la télévision et le cinéma 'à la demande' se développent, l'arrivée d'une solution hautement sécurisée d'accès aux contenus ne peut en effet que satisfaire l'industrie. Car il s'agit ici moins de protéger le réseau particulier du foyer que de contrôler l'accès à l'information.

Il reste aussi à connaître le coût d'usage d'un tel boîtier, qui pour le moment semble si excessif que son fabricant évite de l'évoquer. S'il présente un réel intérêt pour Hollywood, il est en revanche peu probable que l'industrie finance même une partie du poste !

En attendant, les amateurs de téléchargement plus ou moins légal vont précieusement conserver le 'vieux' poste PC sur lequel ils téléchargent, en prévision du jour où le boîtier DRM, sous la forme du MuViBOXX ou sous une autre, s'imposera. Avec lui, le bricolage restera de mise et les solutions alternatives ne manqueront pas à l'appel !

Publié par Reuther à 00:42:02 dans Actu P2P | Commentaires (0) |

P2P : Kazaa se retire d'Australie | 08 décembre 2005

Source : Silicon

La firme responsable du fameux logiciel de P2P, Sharman Networks vient d'annoncer le blocage du téléchargement de son programme en Australie

C'est le retour de boomerang pour les internautes friands des échanges de PC à PC. Le pionner du P2P vient d'annoncer dans un communiqué, qu'il serait désormais impossible de télécharger son programme depuis sa page d'accueil, et cela uniquement pour les utilisateurs australiens.

Pour les internautes surfant la Toile depuis le pays des kangourous et qui décident de télécharger le programme malgré tout, un message apparaît : "Afin de se conformer aux décisions de la Cour fédérale, et dans l'attente d'un examen en appel en février 2006, l'utilisation de KMD n'est pas autorisée en Australie. Si vous êtes dans ce pays, vous ne devez pas télécharger ou utiliser Kazaa."

Néanmoins, il reste possible pour les utilisateurs qui disposent du programme d'installation sur leurs disques durs d'utiliser l'application, même si Sharman Networks le déconseille fortement. Car, pour la cour fédérale, l'utilisation de Kazaa est illégale.

Dorénavant l'utilisation de Kazaa est formellement interdite en Australie. En effet dans un jugement rendu dernièrement la cour fédérale australienne a donné un ultimatum à l'éditeur. Kazaa doit d'ici au mois de février mettre en place une technologie pour empêcher le téléchargement des œuvres protégées par les droits d'auteurs.

"Les maisons de disques australiennes ont atteint leur but : empêcher la poursuite de la distribution de Kazaa en Australie, jusqu'à ce qu'une cour d'appel décide si les injonctions de la cour fédérale sont justifiées ou non", explique Sharman Networks dans son communiqué. Du côté des maisons de disque, l'on estime que le retrait de Kazaa est une preuve du mépris du groupe envers le tribunal.

D'ailleurs, l'ARIA, (Australian Record Industry Association) qui représente les intérêts des majors australiennes, a bien l'intention de retourner en justice, pour violation d'injonction. Une menace qui ne semble pas inquiéter outre mesure Sharman Networks.

L'éditeur indique réfléchir à la mise en place d'un système de filtrage basé sur "l'empreinte acoustique" d'un morceau. Une façon originale de différencier un titre légal ou illégal.

Publié par Reuther à 00:41:14 dans Actu P2P | Commentaires (0) |

Contrefaçon: la menace se précise à l'encontre des éditeurs de logiciels P2P | 08 décembre 2005

Source : Zd net

Juridique - Le rapport du CSPLA est sur le bureau du ministre de la Culture. Mais il est loin de faire le consensus. Si les producteurs se réjouissent d'avoir obtenu gain de cause sur le P2P, ses détracteurs estiment qu'il privilégie la répression des utilisateurs.

À quelques semaines de l'examen par les parlementaires du projet de loi sur le droit d'auteur, les différents ayants droit de l'industrie musicale et les représentants des associations de familles et de consommateurs sont plus que jamais opposés sur la question du peer-to-peer.

Au cœur de la polémique, un rapport adopté ce jour par le Conseil supérieur pour la propriété littéraire et artistique (CSPLA), censé aiguiller le ministère de la Culture sur toutes ces questions, avant les séances parlementaires prévues le 20 et 21 décembre.

C'est dans ce texte que figure notamment le désormais fameux amendement "Vivendi Universal": il recommande de considérer directement comme des contrefacteurs les éditeurs de logiciels P2P qui n'utiliseraient pas de systèmes de DRM (gestion numérique des droits), afin de juguler les échanges illégaux. Il réfute également le concept d'une licence globale, permettant de légaliser les échanges illicites contre le paiement d'une redevance mensuelle.

Les producteurs phonographiques, par la voix de leur principale association le Snep, se sont réjouis de l'adoption de ce rapport: «Cette proposition permettrait, si elle était retenue par le gouvernement et le Parlement, d'élargir la palette des moyens dont les ayants droit doivent disposer pour responsabiliser non seulement les internautes, mais aussi tous ceux qui, avec cynisme et un sentiment d'impunité, incitent les internautes à des pratiques illicites», souligne le syndicat.

Un résultat désastreux et partial

Le Snep estime que cet avis «marque une étape d'autant plus positive qu'elle intervient après un an de débats intenses et contradictoires, au cours desquels toutes les parties en présence ont pu s'exprimer en toute transparence».

Une analyse que sont très loin de partager les membres du collectif Alliance Public-Artistes. Ils n'ont pas de mots assez durs pour critiquer le fonctionnement même du CSPLA, et en particulier de la commission chargée de plancher sur la diffusion des œuvres par internet.

«Si l'on s'en tient à la lettre de mission de ce Conseil, l'initiative [de discussions entre toutes les parties] était prometteuse, mais au final, le résultat est désastreux et partial», a souligné lors d'une conférence de presse Olivier Brillanceau, directeur général de la SAIF (Société des auteurs des arts visuels et de l'image fixe).

«Sa crédibilité reposait sur un équilibre entre les différentes parties (producteurs, auteurs compositeurs, interprètes, consommateurs, fournisseurs d'accès, ou encore éditeurs de services en ligne)», rappelle-t-il. Or la composition même de la commission a laissé «une forte prédominance à un groupe de pression», animé entre autres par la Sacem, le Snep, Universal ou encore Microsoft, qui détiennent la majorité des voix. «Si bien que les travaux de cette commission sont un échec.»

Un rapport pour valider la licence globale

L'Alliance n'admet pas, en particulier, que sa principale proposition, la mise en place d'une licence globale pour légaliser les échanges P2P, ait été «stigmatisée et caricaturée», selon les mots d'Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir, puis retirée du débat par la présidence de la Commission.

«Le CSPLA propose une vaste régression, [qui conduit] à la répression des consommateurs et à une atteinte aux libertés via la généralisation des DRM», prévient-il. Et de réfuter le caractère collégial de l'avis adopté aujourd'hui: «ce rapport n'est que l'offensive de quelques intérêts catégoriels, relayés par un organisme institutionnel».

Le texte est désormais entre les mains de Renaud Donnedieu de Vabres, le ministre de la Culture. Ce dernier peut s'en servir pour défendre son projet de loi, ainsi que pour introduire de nouveaux amendements, comme le préconise l'avis du CSPLA.

Ayant prévu cette issue depuis plusieurs mois, l'Alliance a commandé un rapport indépendant à l'Institut de droit privé de l'université de Nantes, sous la direction du professeur André Lucas. Il «rejette un à un les arguments juridiques du CSPLA» sur les actes de téléchargement, et valide l'alternative proposée par l'Alliance, celle de la licence globale. ZDNet.fr y consacrera un article détaillé dans sa prochaine édition.

Les débats en coulisses vont donc se poursuivre jusqu'à la dernière minute et l'ouverture des débats parlementaires, à coup de rapports «officiels» ou «indépendants».

Publié par Reuther à 00:39:58 dans Actu P2P | Commentaires (0) |