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Sans préjuger de la décision finale des députés sur la loi DADVSI en janvier prochain, les acteurs de l'Internet pèsent le pour et le contre de ce qu'entrainerait le vote de tel ou tel amendement. Ainsi, l'association de défense des libertés Iris s'exprime sur le point précis de la " réponse graduée " qu'elle juge inapplicable.
Pour les responsables de l'association Iris ( Imaginons un réseau Internet solidaire ), la " réponse graduée " qui consiste en une série d'avertissements et d'amendes pour lutter contre le piratage des oeuvres protégées est tout simplement inapplicable et même inacceptable.
A cela, plusieurs raisons. La création induite d'un " collège de médiateurs " correspondrait pour l'Iris à instaurer un tribunal d'exception aux ordres d'une police privée et donc porterait de nouvelles atteintes au droit à la vie privée et à l'État de droit. De plus, ce " collège de médiateurs " ne serait qu'un outil au service des groupes privés qui disposeront de pouvoirs répressifs indépendamment de toute instance juridique.
" Le collège de médiateurs ne serait pas une autorité administrative indépendante, mais un véritable tribunal administratif d'exception. Il serait chargé d'entériner les conclusions d'enquêteurs privés à la solde de l'industrie culturelle et de certaines sociétés de gestion des droits de propriété intellectuelle. "
Autre constat de bon sens selon l'Iris... La " réponse graduée " serait inapplicable dans la mesure où elle impliquerait la responsabilité du titulaire de l'abonnement Internet, lequel n'est pas obligatoirement l'auteur des faits reprochés. " Il faudrait dorénavant tenir à l'œil les membres de sa famille, ses invités, ses collègues, ses étudiants, ses employés... "
L'association, bien au fait de son rôle de défenseur des droits du citoyen remarque également que cette " réponse graduée " s'inscrit dans un mouvement gouvernemental de contournement de l'autorité judiciaire déjà amorcé avec les articles 6, 8 et 9 de la loi pour la confiance dans l'économie numérique et l'article 9 de la nouvelle loi informatique et libertés.
http://www.generation-nt.com/actualites/10964/dadvsi-iris-reponse-graduee
Aux Etats-Unis, les plaintes des grandes compagnies du disque et du cinéma contre les internautes qui téléchargent illégalement des fichiers se multiplient. Outre-Atlantique, on regarde avec un certain scepticisme s'engager le débat au sein de notre Assemblée Nationale...
Alors que la RIAA (Recording Industry Association of America) et la MPAA (Motion Pictures Association of America), soit les représentants respectifs de l'industrie du disque et de celle du cinéma aux Etats-Unis, rivalisent d'ingéniosité pour attaquer en justice les internautes qui se livrent au téléchargement de fichiers pirates, en France, une poignée de députés, en pleine nuit, refusent d'entériner un projet de loi pénalisant au sens strict du terme l'échange des mêmes fichiers.
Le gouvernement français pensait que le vote de son projet de loi ne serait qu'une formalité, un 'slam dunk'', comme on dit outre-Atlantique. Mais les représentants du peuple en ont décidé autrement, en trop petit nombre cependant pour enterrer définitivement le projet. Il sera débattu à nouveau vers la mi-janvier 2006, devant un hémicycle plus rempli, sans doute, et un vote formel aura alors lieu. Qu'ils soient ou non désavoués par le Sénat n'a que peu d'importance, puisque le texte de loi reviendra devant les députés en deuxième lecture, amendé ou non.
Aux Etats-Unis, on assiste à cette passe d'arme d'un air mi-amusé, mi-inquiet, car la France est en quelque sorte l'arbre qui cache la forêt du P2P (peer-to-peer) : d'autres pays européens vont devoir se prononcer sur ce thème dans les prochains mois, et la Cour européenne de Justice pourrait de toute façon adopter une position plus consensuelle que celle qui prévaut en Amérique. La notion de propriété intellectuelle est prise très au sérieux de l'autre côté de l'Atlantique, mais jusqu'ici, aucune plainte pénale n'a abouti : toutes les affaires ont été, soit réglées à l'amiable, soit tranchées par des juridictions civiles, les seules à même de juger ce genre de plaintes aux yeux de la justice américaine.
Chez nous, ce sont les juridictions pénales qui sont systématiquement saisies, notamment pour contre-façon (un délit grave, punissable d'une peine d'emprisonnement de trois ans, et d'une amende pouvant aller jusqu'à 300.000 euros), mais ce qui frappe le plus les esprits, ici comme là-bas, c'est le fait que pour la première fois depuis la réelection de Jacques Chirac en 2002, la majorité parlementaire UMP n'a pas voté un projet de loi présenté par le gouvernement.
Pendant que les représentants des artistes français se déchirent autour du projet de licence légalequi prévoit le paiement d'une taxe mensuelle sensée couvrir les téléchargements légaux de fichiers musicaux et vidéo--, les associations de consommateurs estiment que tout le monde aurait à gagner à une résolution amiable du problème, ce à quoi la SACEM (Société des Auteurs et Compositeurs de Musique), fondée en 1851, n'a pour l'instant rien répondu.
En 2004, la SACEM a reversé aux artistes qui y étaient inscrits 578 millions d'euros en royalties diverses et variées. On touche là au fond du problème...
http://www.generation-nt.com/actualites/10957/p2p-usa-assemblee-nationale-amendement
Les maisons de disques soupçonnées d'entente sur le prix de la musique en ligne
Le procureur général de l'Etat de New York vient de lancer une nouvelle enquête. Il veut vérifier l'existence d'un supposé accord secret entre les grandes maisons de disques sur le prix de la musique en ligne.
Et revoilà Eliot Spitzer. On savait le procureur général de l'Etat de New York chasseur de spams, ou pourfendeur de délits d'initiés, le voici maintenant qui enquête sur un supposé accord secret passé entre les principales majors du disque pour se partager le marché de la musique en ligne.
Selon le site News.com, citant des sources proches de l'enquête, le bureau du procureur aurait récemment envoyé des citations à comparaître à plusieurs géants du monde du disque : Universal Music Group, Sony BMG Music Entertainment, EMI et Warner Music. De ce quatuor, seul Warner Music a reconnu officiellement l'existence d'un tel document. La major a, par ailleurs, affirmé collaborer aux besoins de l'enquête en cours.
Selon une source du secteur citée par l'agence Reuters, l'enquête du procureur Spitzer porterait sur la manière dont les maisons de disques fixent (en amont) les prix de gros pour le téléchargement de musique sur Internet. Alors que celles-ci ne cessent de se plaindre de ne toucher que peu ou pas d'argent sur ces mêmes téléchargements, par la faute d'Apple.
Un prix-étalon trop faible pour les majors
France Télécom prépare un bouquet gratuit de TV sur ADSL
D'après le quotidien Le Figaro, France Télécom (FT) s'apprête à lancer début 2006 un bouquet gratuit de chaînes de télévision.
D'après le quotidien Le Figaro, France Télécom (FT) s'apprête à lancer début 2006 un bouquet gratuit de chaînes de télévision. Un service qui viendrait compléter MaLigne TV, l'offre de télévision par ADSL de l'opérateur historique.
Une vingtaine de chaînes seraient proposées, dont la diffusion des chaînes de la TNT (télévision numérique terrestre), des programmes de divertissement, de sport et d'information. Le lancement de ces chaînes interviendrait à l'occasion des Jeux olympiques d'hiver, qui se dérouleront à Turin du 10 au 26 février prochain. Cinq canaux exclusifs seraient alors mis en place pour la retransmission des compétitions.
FT s'est refusé à tout commentaire. Mais dans l'après-midi, France Télévisions a confirmé avoir conclu un accord avec l'opérateur pour lui vendre les images des Jeux olympiques de Turin. Une opération similaire s'était déroulée il y a deux ans, entre France Télévisions et Free, a rappelé France Télévisions.
http://fr.news.yahoo.com/26122005/7/france-telecom-prepare-un-bouquet-gratuit-de-tv-sur-adsl.html
La France en voie de légaliser les échanges de fichiers
Les députés de l'Assemblée nationale française ont adopté deux amendements qui pourraient éventuellement permettre aux internautes de télécharger des fichiers audio et vidéo en toute légalité.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, les députés français ont adopté, à 30 voix contre 28, des amendements à la loi sur le droit d'auteur qui permettraient le téléchargement de contenus des réseaux P2P, à condition que les copies récupérées restent privées et que les internautes paient une certaine redevance qui pourrait notamment être prélevée par les fournisseurs d'accès Internet.
Dans le site du journal Libération, un article détaillé relate les événements de La nuit où l'Assemblée a «dépénalisé» le P2P, et une mise à jour publiée jeudi soir suggère que le gouvernement français tenterait de faire rejeter ces deux amendements lors d'une nouvelle délibération (détails).
Cette nouvelle a été accueillie avec effroi par des représentants de l'industrie du divertissement, certains estimant qu'une telle loi signerait l'arrêt de mort de la musique en France.
Publié par Reuther à 03:32:29 dans Actu P2P | Commentaires (0) | Permaliens
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