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Copie privée: la BSA demande la révision du système de la redevance en Europe | 14 octobre 2005

Source : Zd Net

Auteur de l'Article : Estelle Dumont

L'alliance d'éditeurs estime que l'internaute qui télécharge sa musique n'a pas à rémunérer deux fois les ayants droit: via les royalties calculées dans le prix des fichiers et la redevance pour copie privée acquittée lors de l'achat de son équipement.

«Les consommateurs européens sont obligés de payer plusieurs fois des droits pour la même musique: lorsqu'ils la téléchargent [sur des plates-formes légales] et via les redevances sur leur équipement». Cette déclaration n'émane pas d'associations de consommateurs, mais de façon plus surprenante, de la Business Software Alliance (BSA). Cet organisme a été créé en 1988 par les éditeurs de logiciels pour lutter contre le piratage de leurs produits.

En quoi les taxes pour la copie privée imposées sur les lecteurs MP3, graveurs et autres disques durs en Europe, peuvent-elles bien le concerner? Parce qu'il compte parmi ses membres des spécialistes des solutions DRM (gestion numérique des droits), au premier rang desquels figure Microsoft. «Nous représentons également nombre d'ayants droit», rappelle à ZDNet.fr Francisco Mingorance, le directeur des affaires publiques de la BSA.

Le cas des redevances pour copie privée est particulièrement épineux au sein de l'Union européenne, car rien n'est uniforme entre les Etats-membres qui l'appliquent – tous sauf le Royaume-Uni, l'Irlande et le Luxembourg. Certains, comme la France, ont privilégié la redevance sur les supports vierges, comme les CD et les DVD, tout en taxant aussi les disques durs internes (des enregistreurs numériques, lecteurs MP3...). D'autres pays taxent en priorité les équipements (scanners, imprimantes, graveurs...).

Mais dans de nombreux cas, on arrive à des «situations aberrantes», estime Francisco Mingorance. Et de citer l'exemple de l'iPod Nano qui, en France, coûte plus cher pour 4 Go de stockage qu'un iPod classique de 20 Go.

L'alliance s'appuie aussi sur une étude réalisée par le Bitkom en Allemagne, qui rassemble quelque 700 entreprises du secteur des télécommunications et des nouvelles technologies. Selon elle, les consommateurs allemands paient jusqu'à 150 euros de redevance pour copie privée pour un équipement standard comprenant un PC, un scanner, une imprimante, un graveur de CD et de DVD. 

«Avec le rôle croissant des technologies DRM sur le marché (de la musique en ligne), ces redevances se sont transformées en une double taxe superflue pour les consommateurs», poursuit-il. Lorsqu'un internaute télécharge de la musique sur une plate-forme payante, il s'acquitte déjà de royalties, comprises dans le prix, censées dédommager les différents ayants droit pour l'utilisation et la copie de leurs œuvres, rappelle Francisco Mingorance. Et les DRM sont là pour limiter le nombre de copies conformément à ce qu'ont réclamé les ayants droit.

«Ces redevances ont été créées pour compenser des pratiques concernant la copie privée qu'on ne pouvait pas contrôler. Mais avec les DRM, ce raisonnement n'a plus de raison d'être», affirme-t-il. La BSA réclame donc que les mécanismes de redevance pour copie privée soient adaptés. «Nous demandons simplement que la directive européenne sur le copyright  (EUCD*) soit appliqué», précise-t-il. «Elle indique, dans un de ses articles, que lorsque des mesures techniques [anti-copie] sont présentes, il faut en tenir compte au niveau de la redevance pour copie privée.»

«De facto, ça implique une diminution de ces redevances», note le directeur. «Il faut que la croissance des revenus des ventes en ligne, [via des fichiers équipés de DRM] soit reflétée de façon proportionnelle par une baisse des redevances sur les supports vierges et les équipements. »

Interrogé dans nos pages en mai dernier, Patrick Boiron, avocat spécialiste du droit de propriété intellectuelle, poussait cette même analyse à son paroxysme: «Il faut arriver à la généralisation des DRM. C'est d'ailleurs ce que préconise la Commission européenne», nous indiquait-il. «Les DRM doivent permettre de dire à un utilisateur ce qu'il peut faire ou non avec un fichier. L'exception de copie privée dans le monde numérique n'a donc, à terme, plus de raison d'être.»

La copie privée entièrement régie par les DRM?

Publié par Reuther à 23:39:48 dans Actu P2P | Commentaires (0) |

Après la musique, Apple peut-il imposer sa loi sur le marché de la vidéo? | 14 octobre 2005

Source : Zd Net

Auteur : Estelle Dumont

Après la musique, Apple peut-il imposer sa loi sur le marché de la vidéo?

Pour lancer son service de VOD, Apple reprend le modèle stratégique qui a imposé l'iTunes Music Store comme plate-forme musicale de référence. Reste à convaincre les studios de cinéma, qui préfèrent la location à la vente de films en ligne.

Les nouvelles fonctionnalités vidéo de la plate-forme de téléchargement d'Apple iTunes Music Store (ITMS), liées à l'iPod vidéo, permettent de dessiner les contours d'un modèle économique susceptible de chambouler les marchés de la télévision, du cinéma et de la publicité, dans les années à venir.

L'offre de départ n'est pourtant pas révolutionnaire: ITMS propose une sélection limitée de programmes télévisés, séries, clips ou courts métrages en téléchargement, grâce à des accords avec Disney, Pixar (dont Steve Jobs est le P-DG) et le réseau ABC. Les clients américains peuvent télécharger pour 1,99 dollar l'unité, les épisodes des séries "Lost" ou "Desperate Housewives" dès le lendemain de leur diffusion.

L'Europe dispose également de contenus  vidéo, mais pour 2,45 euros le fichier. Et pas question d'avoir accès avant tout le monde aux fameuses séries américaines pour des problèmes de droits. Le catalogue européen est donc réduit à peau de chagrin.

Apple pose petit à petit ses jalons

Néanmoins, la perspective d'étendre le succès de l'ITMS à la vidéo laisse entrevoir des perspectives qui affolent déjà l'industrie toute entière.  «C'est une première étape gigantesque», a d'ailleurs affirmé Robert Iger, le directeur exécutif de Disney, lors de la présentation officielle du nouvel iPod. «En ce qui nous concerne, c'est le futur.»

Avec cette première incursion sur le marché de la vente de vidéos, Apple suit le même chemin qui a guidé ses pas pour la musique. Dans ce domaine, le fabricant a commencé par proposer un catalogue relativement restreint, accessible seulement aux utilisateurs de Mac. C'est ainsi qu'il est parvenu à convaincre les majors du disque, à l'époque plutôt frileuses, de la sécurisation de sa formule, et de la viabilité du modèle. Ce qui lui a permis ensuite d'étendre son service aux plates-formes Windows et surtout d'agrandir son offre.

Ses accords avec Disney semblent suivre la même stratégie "pas à pas". Et pour une première étape, le contenu est certes maigre, mais Apple va déjà plus loin que n'importe quelle autre offre en ligne à ce jour, en proposant l'achat des fichiers.

Les studios de cinéma toujours réticents

Le constructeur n'a pas voulu dire s'il allait négocier avec d'autres réseaux câblés, ou d'autres studios de cinéma: cela semble pourtant évident puisqu'il garantit que son offre grandira au fil du temps. La question qui se pose désormais est: comment ces sociétés vont accueillir l'offre d'Apple?

Précédemment les chaînes télévisées ont considéré avec appréhension l'arrivée aux États-Unis des magnétoscopes numériques à disque dur, qui permettent aux utilisateurs de zapper la publicité. Or un nouveau modèle dans lequel les consommateurs paient à l'unité des contenus, diffusés gratuitement à l'origine, ne peut que leur plaire.

Les studios de cinéma seront plus difficiles à convaincre. En privé, plusieurs dirigeants ont déjà exprimé de grandes réserves au sujet de la solution de gestion numérique des droits d'Apple, Fairplay. Pour l'instant, ils refusent toujours de permettre le téléchargement définitif de films en ligne, car la fameuse question de la chronologie des médias n'est pas réglée: autrement dit, combien de temps après sa sortie en salles, un film peut-il être proposé à la demande?

Canal Plus à l'offensive

Ces questions agitent aussi la France, où les formules de VOD font leur premiers pas. Canal Plus comme TF1 ne proposent que de la location: les fichiers sont en streaming (chez TF1), ou s'effacent automatiquement du disque dur au bout d'un mois (Canal Play). Et pour l'instant, les films ne peuvent être disponibles que neuf mois après leur sortie en salle.

Canal Plus a déjà prévu les étapes suivantes: «Nous avons intégré dans notre système toutes les autres possibilités de consommation: l'achat de films, la possibilité donnée au client de transférer ses fichiers vers d'autres périphériques et baladeurs». Du moment qu'ils sont compatibles avec les DRM de Microsoft, bien sûr, c'est-à-dire des appareils concurrents de l'iPod.

Et la filiale de Vivendi Universal entend également fortement miser sur les séries, dans les prochains mois. Rappelons qu'elle est le diffuseur pour la France de "Desperate Housewives", justement, (avant que M6 ne reprenne le flambeau l'année prochaine pour une diffusion non cryptée) ou très bientôt d'une nouvelle série baptisée "Deadwood".

A voir aussi sur CNETfrance.fr, l'avant-première et une vidéo du nouvel iPod d'Apple. etc...

Publié par Reuther à 23:37:39 dans Actu P2P | Commentaires (0) |

News technologies divers | 14 octobre 2005

Les internautes français achètent davantage en ligne et de plus en plus cher

 Les internautes Français achètent de plus en plus souvent en ligne et ce pour des montants de plus en plus élevés, selon une étude TNS Sofres publiée vendredi.En moyenne, les internautes ont acheté 5,3 produits en ligne en 2005 contre 4 en 2004, selon cette étude réalisée en juin 2005 auprès de 10.000 acheteurs ayant effectué un achat sur Internet entre janvier et juin 2005.

S'ils sont de plus en plus nombreux à acheter des produits de consommation courante (54% en 2005 contre 52% en 2004), les acheteurs en ligne commandent aussi des vêtements (39% en 2005, 38% en 2004) ou des produits de beauté, un secteur qui connaît une forte croissance: de 20% en 2004 ils sont passés à 27% en 2005.etc...

http://fr.news.yahoo.com/14102005/202/les-internautes-francais-achetent-davantage-en-ligne-et-de-plus.html

Yahoo envisagerait son entrée dans AOL

Le portail internet Yahoo a tenu des négociations préliminaires au sujet d'une prise de participation dans America Online, la filiale internet du groupe de presse et de divertissement Time Warner, apprend-on de source au fait de la question.

http://fr.news.yahoo.com/14102005/290/yahoo-envisagerait-son-entree-dans-aol.html

Les ventes de lecteurs numériques devraient exploser d'ici 2009

Les ventes mondiales de lecteurs numériques devraient fortement s'accroître pour atteindre le milliard d'exemplaires en 2009, grâce à l'intérêt des consommateurs pour les lecteurs de poche et à la baisse du coût des composants pour mémoires flash, selon le cabinet d'études IDC.

Prenant en compte tous les types de lecteurs portables numériques, du baladeur MP3 au lecteur portable de DVD en passant par les téléphones portables permettant d'écouter de la musique, IDC prévoit que les ventes annuelles de ce type d'appareils seront de 945,5 millions d'unités pour un total de 145,4 milliards de dollars, contre 224,9 millions d'unités et 46,7 milliards en 2004.

http://fr.news.yahoo.com/14102005/290/les-ventes-de-lecteurs-numeriques-devraient-exploser-d-ici-2009.html

"WAFS": la virtualisation de fichiers, comment et où ça marche

La technologie de virtualisation des fichiers repose sur deux procédés pour améliorer les accès distants à un serveur. L'un travaille sur le dialogue entre machines et serveurs, l'autre sur le stockage en cache. Second volet de notre dossier sur cette technologie.

La technologie WAFS (Wide Area File Services) permet d'optimiser les accès distants, depuis plusieurs sites, à un serveur de fichiers central. À la clé, une suppression des serveurs locaux facilitant l'administration (voir notre précédent article).

http://fr.news.yahoo.com/14102005/7/wafs-la-virtualisation-de-fichiers-comment-et-ou-ca-marche.html

166 000 exemplaires de PSP vendus en France

« Depuis l'avènement des consoles de jeux, jamais une console n'était rentrée aussi rapidement dans les foyers français » estime GFk Groupe, dans une étude portant sur les débuts de la petite PSP en France.

http://fr.news.yahoo.com/14102005/308/166-000-exemplaires-de-psp-vendus-en-france.html

Publié par Reuther à 23:32:53 dans News Technologies Divers | Commentaires (0) |